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Ovni: Ce site sérieux présente avec pédagogie et pragmatisme, les éléments historiques les plus solides sur le phénomène Ovni et ses grandes implications.
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Jean-Gabriel Greslé (commandant)

Pilote de chasse

En 1952, alors qu'il élève-pilote de chasse au Cadet Club de l'USAF en Caroline du Nord, Greslé entend à la radio annoncer que les émissions sont arrêtées dans tout le territoire des USA car des échos non identifiés viennent d'être détectés au-dessus de la Maison Blanche et du Pentagone. La radio demande de ne pas quitter l'écoute, mais au bout d'une demi-heure, on parle d'événement incertain. A la même époque, Un instructeur et son élève révèlent à Greslé leur expérience de croisement d'un engin "bizarre" en vol de nuit.
En Septembre 1955, à Cap Saint Jacques (Vietnam) avec un ami pilote de chasse également, il aperçoit une énorme boule jaune ressemblant à un météore, qui descend à 45° vers l'horizon puis semble rebrousser chemin en laissant derrière elle une traînée lumineuse d'un vert intense. Il travaille dans la prospection aérienne, ainsi que pour le Commissariat à l'Energie Atomique.
Pilote de ligne
En 1968 au Brésil, aux commandes d'un Boeing 707, entre Rio de Janeiro et Florianopolis, à 10800 m d'altitude, il remarque sur l'écran de son radar un écho en forme de goutte d'eau. Il pourra mesurer la vitesse de l'engin (près de 5300 km/h) mais n'aura jamais de contact visuel car il volait dans une couche nuageuse située sous le Boeing.
Ci-pilote à Air France, il a à l'occasion de lire le rapport Condon à l'époque sa parution à New York. La lecture est ardue, mais les annexes le convainquent que l'Armée de l'Air et le projet Blue Book ne sont pas sincères. Il est encouragé dans cette conviction par d'autres documents, tels les AFR-200-2 ou le JANAP-146, ou montrant l'intérêt pour le sujet par l'Armée américaine et les services de renseignement, en contradiction avec l'image qu'il perçoit dans la presse ou le public. Ayant accès à 1600 pages dactylographiées venant du FBI, il indique à qui veut le savoir comment se les procurer.
Le 27 juillet 1984 à 23 h 50, alors qu'il pilote le Boeing 747-Combi du vol Air France AF 6842 relie Los Angeles à Montréal : La nuit est parfaitement claire et la visibilité excellente tandis que nous passons au nord de la ville de Detroit. La fin du vol en croisière à 11500 m d'altitude approche. Dans la glace latérale droite, derrière la tête du copilote, j'aperçois une épaisse traînée lumineuse qui dépasse l'avion à grande vitesse. Elle est attachée à un groupe serré de 3 sphères d'apparence métallique et la trajectoire suivie par ce phénomène est rigoureusement parallèle à notre route. Son altitude est légèrement au-dessus de l'horizon. Un chronométrage précis permet de voir que les objets nous doublent en 15 s.
En tendant ma main à bout de bras, tout en alertant mon équipage, j'obtiens des mesures angulaires précises du phénomène. Au moment où je vais demander des explications au contrôleur de la navigation aérienne sur ce "trafic" non annoncé, c'est lui qui appelle pour me demander de décrire ce qui vient de nous dépasser. 2 autres vols commerciaux, un Olympic Airways et un Lufthansa, interviennent sur la même fréquence pour confirmer cette observation. Je demande alors à la tour de contrôle si ses radars visualisaient ce curieux engin et lui annonce que j'envisage de déposer un "airmiss", une procédure prévue en cas de risque de collision grave. Très gêné, le contrôleur confirme que l'avion d'Air France était bien le plus proche du phénomène mais que celui-ci n'avait jamais été à moins des 9 km réglementaires pour justifier une telle procédure. Cette distance minimum de passage de l'objet me permet d'évaluer ses dimensions et sa vitesse. Les calculs montrent que le phénomène se déplaçait à une vitesse supérieure à 3400 km/h. Le groupe d'engins qui précédait la traînée lumineuse pouvait avoir un diamètre de 100 m environ tandis que la traînée, très dense, opaque et lumineuse sur toute sa longueur, s'allongeait sur environ 2 km... Il a été estimé que les 3 objets sphériques étaient à 10 km du Boeing 747, volaient à 3300 km/h (contre 900 km/h pour l'avion) et avaient un diamètre de 40 à 50 m environ.
Le soir du 5 Novembre 1990 à Gretz-Armainvilliers (Seine-et-Marne), en sortant d'un cours il aperçoit avec des amis une structure rectangulaire se déplaçant vers l'est et balisée de nombreuses lampes rouges. Elle a la forme d'une flèche de grue avec, à l'avant, deux phares projetant une lumière blanche. La longueur apparente de l'objet est estimée à 400 m et son épaisseur à 80 m environ, soit des dimensions un peu plus grandes que celles de la Tour Eiffel. La vitesse de l'objet est assez faible (entre 150 et 300 km/h) mais le plus impressionnant est le silence avec lequel il se déplace.
Après 39 ans d'aviation et 17500 h de vol, Greslé prend sa retraite et écrit divers livres témoignant de ses enquêtes et expériences personnelles sujet des ovnis. Il continue de s'interroger, non pas sur la matérialité d'un phénomène — qu'il considère comme amplement prouvée — mais sur son origine. Il déclare : Pour moi, prises dans leur ensemble, mes observations se rapportent peut-être à des technologies humaines gardées secrètes par les états-majors militaires ou alors à des phénomènes relevant d'une science que l'humanité ne possède pas encore.
En 1995, il fait partie avec Alain Boudier des experts audtionnés pour l'élaboration du rapport sur les ovnis issu de la DRM. Cette année-là Bernard Thouanel, qui prévoit un 1er numéro VSD HS consacré au sujet mais ne connait pas grand monde dans le milieu ufologique français, contacte notamment Greslé, qui a collaboré à l'hebdomadaire lors de l'affaire de l'"autopsie de Roswell". Greslé, avec Boudier, devient conseiller du magazine, propose des thèmes pour ce 1er numéro consacré à l'ufologie, tels les "anomalies lunaires" ou le "visage de Mars" mais qui ne convainquent pas la rédaction. Le sérieux officiel et scientifique que le magazine recherche sera trouvé en 1998 à l'occasion de la préparation d'un nouveau numéro, et d'un déjeuner-débat dans le restaurant parisien Fouquet's, en Février, où Greslé et Boudier sont invités comme consultants aux côtés de personnalités intéressées par le phénomène ovnis, tels Jean-Jacques Vélasco, François Louange, Jean-Claude Ribes, Bernard Norlain, ou André Lebeau.

Auteur de :
[Greslé 1993] Objets volants non identifiés : un pilote de ligne parle (Guy Trédaniel 1993)
[Greslé 1994] Hypothèse Extra-Terrestre (Guy Trédaniel, 1994)
Les documents interdits - Ce que savent les états-major (Dervy 2004, ISBN 2844542743)
http://rr0.org/personne/g/GresleJeanGabriel/
Interwiew et déclarations:
L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Le Figaro, Paris, France, le 11 mai 2004.

EXPLIQUEZ-VOUS
Jean-Gabriel Greslé "Nous ne sommes pas seuls dans l'univers"
Pilote de chasse, formé dans les années 50 par l'US Air Force, commandant de bord pendant vingt ans dans une grande compagnie aérienne française, Jean Gabriel Greslé ne cesse de s'interroger sur les incursions d'objets volants non identifiés dans l'espace aérien. Et s'étonne du silence qui entoure le sujet, en dépit de la multitude des documents officiels consacrés à ces étranges phénomènes (1).
LE FIGARO.
Quand et comment avez-vous commencé à vous intéresser à l'existence possible d'extraterrestres?
Jean Gabriel GRESLE. -- J'emploie peu ce mot d'extraterrestres. On ne sait pas ce qu'il pourrait recouvrir. Ce n'est qu'une étiquette sur notre ignorance! Mon intérêt a été éveillé en 1952. J'étais élève pilote dans l'US Air Force. Le 19 juillet, les programmes radio ont été interrompus pour annoncer que des engins inconnus survolaient le district de Washington, en pleine zone interdite. Le samedi suivant, cela a recommencé. Au sein de l'US Air Force, nous avons vite compris que les explications rassurantes données au public ne tenaient pas debout. Mes camarades et moi savions que ces engins inconnus avaient bel et bien été suivis par des radars et vus par les avions intercepteurs lancés à leur poursuite. Durant l'été, un instructeur et son élève, en vol de nuit au-dessus de la Caroline du Nord, ont été dépassé par un fuselage sans aile. L'année suivante, nous avons reçu la première version d'un règlement intérieur qui précisait la conduite à tenir en cas de rencontre avec un objet volant non identifié. Il ne s'agissait pas de divagations d'ivrognes!
Depuis, votre intérêt ne s'est jamais démenti.
N'est-ce pas le cas, à chaque fois que vous êtes face à une question à laquelle vous n'avez pas de réponse?
Quand j'étais commandant de bord à Air france, une fois, au-dessus de Detroit, j'ai été dépassé par un engin inconnu, lumineux, très rapide. Le radar me l'a signalé et cela a été confirmé par deux autres pilotes de ligne. D'autres équipages ont vécu des expériences semblables.
Vous avez amassé une somme de documents troublants.
Pour l'essentiel, il s'agit de documents des archives du FBI, quelques 1600 pages. Des documents indiscutables qui tous, apportent la preuve que les phénomènes étranges observés depuis la seconde guerre mondiale ne peuvent pas être de simples phénomènes atmosphériques mais qu'il s'agit d'incursions d'engins inconnus dont les performances techniques sont très supérieures à celle des avions de chasse américains. Et puisque personne sur cette terre n'a pu mettre en oeuvre une telle technologie on est amené à postuler, je ne dis pas à croire, mais à postuler qu'il y a quelque chose...
Mais quoi?
Je ne sais pas. Mais je déplore que ce sujet qui pose au minimum un problème de défense nationale - des pays réputés puissants ne peuvent s'opposer à l'incursion dans leur espace aérien d'objets volants non identifiés dont la technologie est supérieure à celle dont ils disposent - soit occulté ou réservé à un cercle d'initiés taxés de doux dingues. Ce sont les réactions épidermiques que suscitent l'évocation de ce problème qui me semblent délirantes et pas le sujet qui lui, est on ne peut plus sérieux.
Vous émettez des hypothèses que ce quelque chose...
C'est forcément, ou une ethnie terrestre inconnue ou des visiteurs. Et, si nous ne sommes pas seuls, s'il existe ailleurs, quelque part, une présence qui dispose d'une technologie furtive, mais qui n'a pas besoin de prendre un contact officiel avec nous, cela mériterait bien qu'on y réfléchisse...
Qu'est-ce qui vous paraît le plus troublant?
C'est que la presse française refuse de parler du rapport Cometa, un rapport intitulé "les ovnis et la défense," signé, notamment, par deux amiraux et cinq généraux, donc des personnes a qui on a confié la défense de notre pays. Il y est dit que bien que non démontrée, l'hypothèse de visiteurs extraterrestres est la moins improbable pour expliquer de tels phénomènes.
Propos recueillis
par Christine Favet-Mycia
http://www.ufologie.net/press2/lefigaro11mai2004f.htm

Part. I Grand déballage de « fusées soviétiques »...
Comme on pouvait le prévoir, les médias ont unanimement passé sous silence le dixième anniversaire des événements du 5 novembre 1990. Toutes les précautions semblent avoir été prises, pour qu'ils ne ressortent jamais des oubliettes. Mais il n'entre pas dans la vocation de Lumières dans la Nuit, de contribuer aux grandes amnésies collectives en matière d'OVNI, c'est pourquoi il nous faut revenir sur ce sujet capital, et sur le scandale qu'a constitué son magistral escamotage médiatique. La France a connu trois vagues majeures d'apparitions d'ovnis. Chacune d'elles constitue une prodigieuse mine d'indications sur ce que sont et ne sont pas les apparitions d'ovnis. La première, celle de l'automne 1954, a duré environ 3 mois; la seconde s'est étalée sur plusieurs années, grosso modo de 1973 à 76. Quant à la troisième, elle s'est déroulée en... un quart d'heure environ. C'était le 5 novembre 1990, aux alentours de 19 h. Jamais, sans doute, autant de personnes n'ont assisté, en si peu de temps, à une telle profusion de spectacles insolites: il y eut ce soir-là, en une quinzaine de minutes, des centaines et des centaines de témoins. Certains d'entre eux, probablement, ont vu la rentrée atmosphérique d'un élément de fusée soviétique, comme le veut l'explication officielle. Mais cela n'explique pas tout: ils ont été des centaines, à observer, souvent dans d'excellentes conditions, tout autre chose qu'une rentrée d'un objet spatial. Ce sont ces témoignages-là qui posent un formidable problème. Ils en disent long sur la validité de l'affirmation simpliste, selon laquelle tous les témoins, ce soir-là, auraient observé un seul et unique phénomène.
Sauzet (Lot), taille apparente: supérieure à la largeur du champ visuel...
Monique Gabrielli a recueilli, il y a cinq ans, le témoignage d'un homme qui a finalement préfèré que son identité ne soit pas publiée. Nous le désignerons simplement par ses initiales: XH. Il a vécu l'une des rencontres les plus rapprochées de cette soirée: il se trouvait trop près de 1'« immense masse » pour pouvoir en distinguer l'ensemble des contours !
Le 5 novembre, comme tous les soirs, il quitte Cahors, où il travaille dans l'informatique, pour rentrer chez lui, en empruntant tout d'abord la D 27. Il est un peu moins de 19 h, et il fait nuit. A l'entrée de Trespoux-Rassiels, il découvre en face de lui, vers le sud-ouest, des lumières blanches qui se déplacent très lentement, assez bas dans le ciel. Il poursuit son chemin. La route étant sinueuse, il voit ses lumières tantôt face à lui, tantôt sur sa droite. Elles semblent se diriger du sud-ouest vers le nord-est. Elles se trouvent si bas sur l'horizon que par moments, elles sont masquées par le paysage et la végétation du bord de route.

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Dans la ligne droite de la D 656, après Villesèque, les lumières se trouvent face à lui, ou légèrement sur sa gauche. Un kilomètre environ avant l'entrée dans Sauzet, il ne les voit plus: la route est bordée de maisons et de haies. Arrivant à Sauzet, au niveau du panneau qui indique le nom de la commune, XH voit une masse énorme passer au-dessus de lui. De stupeur, il cale, et se retrouve légèrement en travers de la route, juste devant la brocante « Il était une fois ». La masse gigantesque se stabilise à droite de la route, entre l'église et le carrefour. XH sort de sa voiture, s'avance vers le carrefour, traverse la route de Luzech...
Une lumière orangée, ronde, s'allume, puis une seconde, identique et de même couleur, un peu plus à gauche. Ces lumières sont parfaitement statiques. A gauche de la seconde, une troisième lumière s'allume. Elle oscille, et paraît s'activer de plus en plus, tandis que passe une sorte de banc de brouillard. La « masse », d'une taille « immense », est toujours stationnaire, entre la route de Luzech et celle d'Albas. Dès l'apparition de la première lumière orange, toute panique a disparu chez le témoin, qui reste, au contraire, anormalement calme face à ce spectacle incompréhensible.

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Les trois lumières orange s'éteignent, et c'est alors que XH distingue une structure: des rangées de petites lumières innombrables apparaissent; elles se réverbèrent dans cette structure; elles sont comme autant de petits hublots alignés en rangées bien régulières, sur une très grande longueur, jusqu'au côteau qui se trouve à quelque quatre cents mètres du carrefour ! XH se trouve alors quasiment sous l'immense chose, dont il ne distingue même pas l'extrémité opposée, du côté de la colline. Il est trop près du monstre pour bien en percevoir la forme: elle remplit toute la largeur de son champ visuel. S'il faut donner une estimation de taille apparente, elle est de l'ordre de... 1,5 m à bout de bras !
Enfin, la masse commence à se déplacer doucement, horizontalement, en direction du nord-est, puis brusquement tout s'éteint. Tout a disparu. A aucun moment le témoin n'a entendu de bruit. L'observation rapprochée a duré quelques minutes: probablement entre deux et cinq, à partir de l'arrêt de la voiture. (A cette durée, il faut ajouter les huit minutes nécessaires pour parcourir, à 90 km/h, les 12 kilomètres séparant Trespoux de Sauzet). La durée totale de l'observation semble donc se situer entre 10 et 13 minutes, ce qui fait de cet incident l'un des plus longs, et peut-être le plus long que l'on connaisse; à la date du 5 novembre.

Un ami de XH, qui circulait en compagnie d'une autre personne, vers la même heure, sur le trajet Montauban-Cahors, affirme avoir vu lui aussi des lumières blanches se déplaçant très lentement et régulièrement, dans la même direction. Monique Gabrielli précise encore que XH, après avoir hésité, s'est décidé, quelques jours plus tard, à témoigner par téléphone auprès du SEPRA. De toute cette histoire, il est sorti complètement écoeuré, ayant subi les moqueries de tous (proches et autres), et il regrette d'avoir témoigné. Cette observation de Sauzet est de celles qui fournissent une localisation précise de ce qu'il faut bien appeller, faute de mieux, la chose observée: ce n'est pas seulement le témoin qui se trouvait à Sauzet, la chose était là aussi, à quelques mètres de lui, ou tout au plus, à quelques dizaines de mètres. On peut s'étonner du fait que la présence de cet objet immense (d'une longueur probablement supérieure à 100 m) n'ait été signalée que par un seul témoin. On peut faire toutes les suppositions qu'on veut, quant aux nombres de personnes qui, un lundi soir de novembre, vers 19 h, pouvaient se trouver dehors, en position de voir le phénomène. On peut même, à juste titre, trouver invraisemblables tous les témoignages de ce genre, et imaginer que les témoins ont été victimes d'illusions provoquées (mais par qui, et comment ?). Un fait demeure: si l'on prend au pied de la lettre les déclarations du témoin, sans rien arranger, sans rien interpréter, cet « objet » immense se trouvait, à un moment donné, au ras de l'agglomération de Sauzet, il était visible sous un diamètre apparent épouvantable, et il est resté quelques instants immobile, ce qui n'est pas précisément caractéristique d'une rentrée atmosphérique: ce genre de chose traverse un territoire comme la France en un temps de l'ordre de deux minutes. Celui qui aurait la malchance de voir cela de très près noterait probablement un « léger » déplacement d'air ! Quoiqu'il en soit, intéressons-nous à d'autres témoignages qui fournissent une localisation précise des lieux survolés par la « fusée soviétique »: nous allons voir que la fusée en question était partou en même temps, qu'elle ne craignait pas de folâtrer très loin de sa trajectoire officielle, et qu'elle se permettait de prendre les aspects les plus variés.
Périgueux (Dordogne): la chose passe entre deux groupes de témoins
Mme Soubeyran nous a communiqué deux témoignages qui permettent une intéressante comparaison. L'un émane d'un homme qui se trouvait à Trélissac, dans la partie Est de l'agglomération, l'autre d'une personne située aux Vergnes, un quartier nord. Or le premier témoin, regardant vers le nord, a vu défiler le phénomène de sa gauche vers sa droite, tandis que le second, tourné vers le sud, indique un déplacement de sa droite vers sa gauche. On peut en déduire, à coup sur, que si un seul et même objet a été observé des deux sites, alors il est passé entre eux, c'est-à-dire rigoureusement à la verticale de Périgueux. Or cette ville n'est pas sur la trajectoire de rentrée du troisième étage de fusée soviétique: l'écart est d'une centaine de kilomètres. Dans le cas de Sauzet, c'était 200 km (et nous verrons « mieux » encore dans le troisième exemple).

Venons-en aux témoignages. Tout d'abord, celui d'un photographe de métier, M. André Gauthier, rue des géraniums, aux Maurilloux, à Trélissac. Voici ce qu'il écrit: « J'ai observé, pendant 8 à 10 secondes, vers 19 h, un ensemble lumineux se déplaçant d'ouest en est (très précisément) selon une trajectoire qui, à partir du moment où j'ai aperçu cet ensemble, jusqu'au moment où la colline proche me l'a caché, a occupé la moitié du ciel visible pour moi, soit 90°. Mon observation, d'autre part, s'est faite sous un angle de 45° par rapport à l'horizontale, et vers le nord. »
C'est M. Gauthier lui-même qui nous expose le second témoignage, et qui commente l'ensemble: « Une dame domiciliée aux Vergnes, lieu-dit situé au-dessus des « grandes Arcades », a vu, à la même heure, un ensemble lumineux défilant de telle manière qu'elle a cru qu'il s'agissait d'un camion entrant dans la caserne Ardant du Picq (jugement qu'elle a rectifié quand elle a constaté que l'ensemble dépassait la caserne, et la survolait en fait). Donc, déplacement à faible altitude, au sud par rapport à son emplacement, s'effectuant d'ouest en est, de droite à gauche pour elle (alors que pour moi, c'était de gauche à droite) et sous un angle qui, par rapport à l'horizontale, était certainement inférieur à 45°.

La somme des distances séparant chacun des points A et B de la (projection au sol de la) trajectoire, estimée à 1 km au maximum, permet d'évaluer, à peu de chose près l'altitude CD. En conclusion: Les points lumineux constituant l'ensemble étaient disposés selon un rectangle parfait, qui ne s'est pas modifié, si ce n'est par l'effet d'une perspective, du fait du déplacement de l'ensemble. Ils n'étaient reliés entre eux par aucun élément visible. J'estime que leur grosseur, en fonction de la distance, était de l'ordre de 1 à 2 mètres de diamètre. Il semblait s'agir de globes lumineux à limites nettes, et non de sources ponctuelles diffusant la lumière émise dans une sorte de brouillard. Ils sont restés visibles, tous et dans leur totalité de volume, pendant tout le déplacement de l'ensemble; donc rien ne les cachait en tout ou partie, qui aurait appartenu à l'ensemble, mais qui n'était pas visible. Leur couleur était orangé, de puissance faible, comparable tout au plus au phare d'une voiture distante de 200 mètres. Les dimensions du rectangle, compte tenu de la distance, estimée entre 200 et 400 mètres par rapport au sol, seraient de 15 x 25 m environ. Les feux étaient disposés (sauf légère erreur) comme suit:

Les deux feux à l'arrière laissaient deux traînées lumineuses très distinctes, visibles sur une longueur de 1 km environ, de même luminosité que les points lumineux, et s'éteignant peu à peu. La vitesse de déplacement, toujours en fonction de la distance d'observation, ne dépassait pas 100 km/h. Le déplacement s'effectuait dans le silence le plus total. »
Voici un troisième exemple de survol au zénith, c'est-à-dire, de passage du phénomène à la verticale de la position du témoin. Cette fois, l'écart par rapport à la trajectoire de rentrée de la fusée (Royan-Bitche) est voisin de 300 km !
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