Ovni: Les trois plus gros canulars de l'histoire de l'ufologie (fin)
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    Ovni: Les trois plus gros canulars de l'histoire de l'ufologie (fin)

    Recommander ce site :: ::::Par ovni :: 11/09/2009 à 19:43 :: Général

    Successivement, Adamski aurait du commencer par viser la soucoupe à l’aide du chercheur télescopique puis, après avoir bien fixé le télescope, il aurait du effectuer les opérations suivantes :

    1°) ouvrir l’obturateur pour effectuer la mise au point sur le verre dépoli situé à l’arrière du boîtier photo.
    2°) fermer l’obturateur puis retirer le dépoli en le faisant coulisser sur ses glissières
    3°) remplacer le dépoli par le châssis porte-plaque en insérant ce dernier dans les glissières.
    4°) retirer le cache protégeant la plaque en le faisant coulisser dans ses propres glissières
    5°) ouvrir l’obturateur, effectuer la pose, fermer l’obturateur
    6°) replacer le cache protège plaque en le faisant coulisser en sens inverse par rapport à la première fois
    7°) retirer le porte-plaque en le faisant coulisser à nouveau sur les glissières
    8°) Réinsérer le verre dépoli pour refaire une nouvelle mise au point
    Une fois toutes ces opérations effectuées, la seconde photo pouvait être prise, en réitérant, évidemment, toutes les différentes actions qui viennent d’être décrites.

    D’un point de vue pratique, non seulement toutes ces opérations nécessitent du temps, mais aussi de la précision et surtout des dizaines de gestes et des déplacements du corps d’un côté à l’autre du télescope. Tout cela aurait bien entendu engendré des vibrations qui auraient nécessité au minimum une nouvelle mise au point à chaque coup, sinon un réajustement complet de l’ensemble du dispositif de visée (le télescope avec son boîtier photo). Adamski expliqua qu’un moment donné il changea volontairement le cadrage. C’était un luxe inouï (et incompréhensible d’un point de vue logique) pour une personne qui disposait d’un matériel si malaisé et si lent à manipuler et qui devait pourtant agir dans la précipitation! Comme on n’en est pas à un prodige près dans cet épisode rocambolesque, admettons pourtant ce changement de cadrage. L’ennui c’est que lorsqu’on regarde les quatre photos qui furent publiées par Adamski (trois dans l’édition originale et une quatrième dans une réédition bien plus tardive) il n’y a pas moyen de les mettre dans un ordre logique qui corresponde à son récit, le recadrage n’étant pas intervenu, manifestement, au moment où il le situa et pour la raison qu’il avança.
    Même en n’examinant pas ici toute une série d’autres arguments d’ordre technique qui découlent de l’emploi du télescope que possédait Adamski, il est clair que le récit de cet homme n’a rien de véridique.

    Mais voici mieux : une cinquième photo, dont Adamski n’avait jamais parlé, a fini par être diffusée par des gens qui avaient hérité des archives du contacté. Manque de chance : ils ne se sont pas rendu compte que non seulement elle compliquait les données de la performance (voir plus haut) mais qu’elle contredisait formellement le témoignage écrit Adamski qui avait précisé de la manière la plus claire qu’il n’avait pu prendre que quatre photos.

    Mais voici la cerise sur le gâteau : Adamski prétendit que, juste après qu’il eut pris ses photos, son voisin, un certain Baker, avait pu à son tour photographier l’engin avec un petit appareil Kodak alors qu’il passait au-dessus de sa propriété. Cela fut écrit bien avant que Baker se dispute avec Adamski et dévoile le pot aux roses : c’est Adamski lui-même qui réalisa cette photo à une date inconnue, hors présence de témoins, et qui, par un chantage habille, sut convaincre Baker d’en endosser la paternité pour rendre plus crédible son récit. Ces aveux, dont ne parlent évidemment jamais les adamskistes, furent recueillis et publiés par Jim Moseley.
    Dans le livre qui relata ses voyages dans l’espace, Adamski publia quatre autres photos censées montrer une portion éclairée d’un grand vaisseau spatial derrières les hublots duquel lui et un extraterrestre sont censés apparaître indistinctement. Or, quand on reprend la description du vaisseau spatial faite par Adamski, on apprend qu’il était constitué de deux parois espacées de plusieurs mètres et que chaque hublot était en fait constitué par un “tube” aux deux extrémités desquelles se trouvait une “vitre”. En outre, en plein milieu de ces tubes se trouvait encore un système de lentille permettant des agrandissements du paysage survolé. Bref, entre Adamski et la paroi externe du vaisseau mère, il y aurait eu au minimum trois “vitres” sur lesquelles le faisceau lumineux de la soucoupe qui aurait éclairé la scène devait se réfléchir. Or, il n’y a pas de réflexion du tout, ce qui indique qu’Adamski posa simplement derrière un trou rond découpé dans un carton ou toute autre matière peinte en noir et éclairée par un spot puissant.

    Le célèbre film Rodeffer dont les Adamskistes disent tant de bien est lui aussi un audacieux trucage obtenu par simple superposition de deux scènes filmées distinctement à l’aide d’une caméra qui permettait un rebobinage intégral de la pellicule. Là encore, Adamski parvint à faire endosser son film à une personne (Madeleine Rodeffer) qu’il sut manipuler à sa guise. Quand le film revint du laboratoire de développement, les rares protagonistes qui le virent furent terriblement désappointés. Il avait l’air, selon les propres termes de Madeleine Rodeffer, indiscutablement truqué, l’engin paraissant livide et certaines séquence étant “bizarres”. En fait, cette apparence provenait du fait qu’en certains endroits la lumière avait été mal dosée à l’aide du diaphragme et que certains plans des deux “décors” se chevauchaient certainement ici et là. Adamski expliqua à Madeleine Rodeffer que pour le discréditer la CIA avait certainement remplacé son film par des bouts du vrai accolés à des bouts de faux. Nuitamment, avec Fred Steckling, il coupa toutes les séquences embarrassantes et ne laissa subsister que les autres. Ensuite, d’un commun accord, les compères affirmèrent que s’il manquait des séquences dans ce film censé montrer toutes les évolutions d’un OVNI de près jusqu’à son éloignement dans le lointain, c’était parce que la CIA en avait volé les plus intéressantes parties alors qu’il avait été laissé dans une chambre d’hôtel. Et c’est ce récit fumeux, très éloigné de la réalité vécue par Madeleine Rodeffer, qui fut longtemps propagé jusqu’à ce qu’un jour la principale intéressée se laisse aller à des confidences dont elle ne mesura certainement pas la portée et les conséquences... Avec impudence, certains adamskistes actuels prétendent que la firme Kodak et la NASA ont reconnu l’authenticité du film alors que les preuves contraires existent.

    On a dans ce cas un bel exemple des mensonges et des manipulations extraordinaires auxquels Adamski pouvait avoir recours pour se moquer des foules tout en trompant et manipulant ses adeptes les plus crédules.
    Cet homme commença sa carrière de mystificateur dès les années 30 quand il se bombarda chef d’une secte au sein de laquelle et par laquelle il diffusa des enseignements prétendument reçus au Tibet. En fait, il s’agissait d’un mélange de doctrines ésotériques pêchées ici et là. Il publia alors différents textes et brochures que rédigeaient sous une forme correcte Alice K. Wells et Lucy McGinnis. Avant même la fameuse observation de Kenneth Arnold, Adamski publia un roman de science-fiction intitulé “Pionniers de l’espace” dans lequel il développa longuement ses enseignements philosophiques en les mettant dans la bouche d’extraterrestres que des astronautes américains rencontraient sur Vénus, Mars et la Lune. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, aidé dans cette tâche par la naïve Charlotte Blodget, il se contenta de reprendre des idées et des passages entiers de ce roman de science-fiction pour composer ses récits de voyages dans l’espace en compagnie d’extraterrestres. “A l’intérieur des vaisseaux de l’espace” qui fut publié en 1955 contient en effet des quantités de détails descriptifs et de longs monologues qui se retrouvent mot pour mot dans “Pionniers de l’espace”. De même, dans les années 60, Adamski republia certains de ses enseignements des années trente en y changeant à peine quelques mots pour faire croire qu’ils provenaient cette fois non plus du Tibet, mais bien des Maîtres extraterrestres rencontrés au cours de multiples voyages en soucoupes volantes et cigares volants. Les plus proches de ses fidèles disciples qui furent ses complices ou ses dupes finirent par expliquer ou croire que, déjà enfant, Adamski avait été initié au Tibet par des extraterrestres. Et pourquoi cela? Parce qu’il était un extraterrestre lui-même, ayant choisi de se réincarner ici pour mener à bien une mission de portée mondiale. Tout cela est si beau que l’on comprend que des gens puissent souhaiter que c’est vrai et finissent même par l’admettre...

    Au fil des années, j’ai démonté l’écheveau des mensonges d’Adamski et j’ai publié bien des textes et documents prouvant tout ce qui est expliqué ici. Ce qui précède n’est qu’un résumé de mes conclusions et ne doit donc pas être confondu avec les démonstrations que j’ai publiées auparavant. Je prie ceux qui voudront en apprendre davantage et entrer dans les détails des démonstrations de s’en référer à mes publications passées qui, certes, sont pour la plupart épuisées mais qui doivent encore sans doute pouvoir s’emprunter auprès de quelques spécialistes. Si vous ne pouvez vous les procurer, patientez un peu jusqu’à l’ouverture prochaine de mon site où vous trouverez, en langue anglaise, une démonstration assez courte mais néanmoins étayée de documents incontestables.

    Marc HALLET

    http://lejournaldelufologie.free.fr/2002/Mai/Adamski/

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