Où en sommes nous en Ufologie?Quoi qu'on en dise l'étude des Ovnis nous a apporté les réponses. Nous savons pas mal de choses aujourd'hui. Cependant, la psychosociologie humaine freine l'étude rationnelle du phénomène ovni. Pour quelles raisons?
Ce dossier est en cours de construction et de relecture merci de votre compréhensionBien souvent les personnes qui découvrent le phénomène ovni s'exclament et disent :"Je ne sais pas pour l'instant. On doit faut étudier les phénomènes ovnis pour savoir et avant de conclure à des visites extraterrestres"Cela montre une méconnaissance de l'histoire ufologique. D'une part, on n'a pas attendu aujourd'hui pour se pencher sur le sujet. Cela fait 60 qu'il existe de nombreuses études (générales ou spécifiques pour une affaire particulière). Toutes ne sont pas objectives car orientées par les militaires US lors d'opérations de désinformation comme le Comité Condon. Certains invoquent d'ailleurs cette fausse étude pour dire que le phénomène n'a pas d'intérêt scientifique.
D'autre part, le fait de dire cela revient à aller dire à un prix Nobel de physique vous devez étudier la physique pour savoir. En effet, la formulation n'est pas bonne, ce n'est pas "on doit étudier" en incluant les spécialistes mais "vous devez étudier" ou "je dois étudier". Étudier en prenant connaissance de tous les faits sérieux. Ce sont les personnes qui découvrent le sujet qui doivent étudier en se documentant avec pertinence. Bien sûr ce n'est pas évident c'est pourquoi vous disposez de ce blog et d'une sélection de faits.
Il faut bien comprendre désormais que nous ne sommes plus dans une logique qui consiste à savoir si les ovnis existent, cela est un fait attesté mais dans l'optique de présenter des preuves matérielles aux scientifiques pour débloquer la situation. La question n'est plus de savoir si certains ovnis sont des engins qui disposent d'une technologie non humaine et donc extraterrestre, c'est un fait au vu des affaires et témoignages que nous disposons depuis longtemps. Cela peut paraître surréaliste mais pour comprendre vous devez au minimum prendre connaissance des grandes affaires.
La définition du problème à résoudrePour montrer que cette définition n'est pas évidente, je discuterai les idées que l'astrophysicien et ufologue français Pierre Guérin a présentées récemment [27]. Je l'ai rencontré au cours des années 70 et j'ai toujours apprécié son honnêteté intellectuelle. Il dénonce avec vigueur les blocages psychologiques et intellectuels chez des astronomes français de l'Union rationaliste qu'il a rencontrés personnellement. Il nous livre aussi une sorte de « testament » de cinquante années d'expérience dans le domaine de l'ufologie. Puisqu'il a certainement voulu que son livre puisse activer la réflexion, je pense qu'il faut relever ce défi. La vision que Guérin propose révèle en effet l'existence de difficultés fondamentales, intrinsèques à l'ufologie.
J'ai effectivement écrit [28] :
« Il résulte d'un très grand nombre d'observations que les manifestations d'OVNI relèvent d'une technologie que nous ne connaissons pas. Elle est probablement d'origine extraterrestre, mais cela reste une hypothèse à démontrer ». Pierre Guérin rétorque vivement [29] :
« Eh bien non, ça n'est pas une hypothèse, mais un fait ! ». Puisque cette affirmation a été mise dans un contexte où il est beaucoup question de désinformations, je voudrais éviter qu'il y en ait une autre, concernant la nature même du problème à résoudre. Il ne suffit pas d'affirmer que les ovnis sont d'origine extraterrestre,il faut le démonter par des moyens adéquats pour convaincre la communauté scientifique. Ceci demande quelques explications.
Dès ma première intervention [30], j'ai déjà insisté sur le fait que
« la plupart des observateurs ont décrit les OVNI comme des engins » et qu'il est donc
« normal que l'on s'interroge sur le mécanisme de leur propulsion ». En examinant les propositions qui avaient été avancées, je fus contraint de reconnaître qu'elles n'étaient pas acceptables pour un physicien. Expliquer veut dire qu'on parvient à relier l'inconnu au connu d'une manière parfaitement logique. C'est ce que je cherchais à faire pour les aspects physiques du phénomène ovni. Il se peut évidemment que certains aspects fassent appel à des lois physiques que nous ne connaissons pas encore, mais d'autres aspects devraient pouvoir s'expliquer à partir des lois connues. Ceci concerne par exemple les lois de la mécanique et de l'électromagnétisme, mais il faudra peut-être les appliquer dune manière innovante. Avant de s'engager dans une recherche plus spécifique, il faudrait cependant considérer et évaluer toutes les hypothèses envisageables. On peut les grouper dans trois catégories [31].
L'hypothèse psychosociologique postule que tout ce qui a été observé résulte d'erreurs de perception ou d'interprétation (ce qui inclut les avions secrets), d'hallucinations ou d'autres processus mentaux (y compris des effets éventuels de l'inconscient collectif). Quand on examine vraiment les faits observés, on constate que cette hypothèse est incapable de rendre compte de toutes ces données. Elle est donc être éliminée.
L'hypothèse paranormale établit un lien avec d'autres phénomènes mal compris, bien que leur réalité ne soit pas bien établie non plus. Cette hypothèse ne peut pas être écartée totalement, mais elle est méthodologiquement inefficace, puisqu'on ne peut pas expliquer ce qu'on ne comprend pas à partir de quelque chose qu'on comprend moins encore. Ceci inclut aussi bien des idées purement spéculatives sur des espaces parallèles, des vitesses superluminiques ou l'antigravitation, que le concept du diable ou des fantômes, par exemple.
Il reste l'hypothèse extraterrestre avec des engins en
« tôles et boulons », provenant d'autres systèmes planétaires de notre galaxie. C'est l'hypothèse ET au premier degré. On a introduit ce terme pour suggérer qu'il eut mieux valu de la remplacer par l'hypothèse ET au second degré, incluant des effets de type paranormal. Ce n'est pas mon point de vue. Je pense au contraire qu'il ne faut pas se laisser impressionner par certains aspects bizarres, probablement mal interprétés, mais commencer par ce qui est susceptible d'être compris.
Dans ce sens, il me semblait
« raisonnable d'admettre, comme hypothèse de travail, que les OVNI puissent être des engins matériels, d'origine extraterrestre ». En 1973, j'ai proposé une première esquisse d'un modèle de propulsion de type MHD, puisque c'était un argument fondamental pour dire que l'hypothèse extraterrestre (au premier degré) était réaliste. J'ai ajouté qu'il est
« surtout important de montrer qu'il est possible d'appliquer des méthodes scientifiques à l'étude du problème des OVNI ». J'étais arrivé au modèle MHD, en partant de l'idée que la propulsion des ovni devait nécessairement résulter d'une mise en oeuvre du principe de l'action et de la réaction.
Les ovnis n'éjectent pas de la matière, comme nos fusées, mais ils sont souvent entourés d'une luminosité qui peut être attribuée à une ionisation de l'air ambiant. Du moment qu'un ovni produit des particules chargées dans son environnement immédiat, il peut exercer des forces sur celles-ci au moyen de champs électriques et magnétiques adéquats. Cela pouvait être relié à différents effets observés et ouvrait donc une voie de recherche concernant un système de propulsion original, quasi-silencieux, très flexible et efficace. En 1975, Jean-Pierre Petit a pris connaissance du phénomène OVNI. Puisqu'il travaillait à ce moment dans le cadre d'un projet de recherche en MHD, il proposa également que la propulsion des ovnis résulte de ce type de lois. Il y pensa donc indépendamment de moi, un peu plus tard et par la suite, il a développé certains aspects de cette théorie.
Aujourd'hui, je pense encore que le modèle MHD est le plus prometteur et je continue à travailler dans cette voie. Un article récent [33] illustre le fait que je cherche toujours à relier des développements théoriques nouveaux aux faits observés dans une série de cas. Je privilégie donc l'hypothèse extraterrestre, mais je ne la considère pas comme étant déjà établie. Au contraire, il faut s'efforcer d'imaginer ce qui pourrait se cacher derrière les apparences, construire une théorie qui doit être logiquement cohérente et chercher à la confirmer ou l'infirmer par d'autres faits observés. C'est la méthode habituelle dans les sciences exactes et je pense que c'est uniquement comme cela qu'on parviendra à ébranler l'indifférence et les préjugés qui règnent actuellement dans la communauté scientifique. Il y a un peu partout dans le monde des scientifiques qui œuvrent dans ce sens ou sont prêts à le faire. Beaucoup d'entre eux ne peuvent pas sortir de l'ombre, parce qu'ils risqueraient de compromettre leur carrière. C'est absurde et même dramatique, mais malgré tout, on peut avancer et j'espère qu'on arrive assez rapidement à resserrer les rangs pour dépasser ces difficultés.
L'étude des aspects physiques du phénomène ovniElle est indispensableQuand je contemple l'évolution de l'ufologie au cours des 50 dernières années et surtout ce qui s'est passé pendant et après la vague belge, je suis obligé d'en conclure qu'il ne suffit pas d'accumuler de plus en plus de témoignages et de données objectives pour modifier les attitudes de la communauté scientifique par rapport au phénomène ovni. Il faut qu'on puisse montrer que ce qui a été observé n'est pas irrationnel ! Au fond, on refuse d'étudier les faits, parce qu'on ne les comprend pas, mais pour les comprendre, il faudrait d'abord les étudier !
On peut considérer que ces faits sont trop extraordinaires, mais il faut respecter la logique interne du problème posé. Si les ovnis sont des engins construits et pilotés par des intelligences extraterrestres, capables de traverser les espaces interstellaires,nous sommes évidemment confrontés à une situation inégalée, mais ce n'est pas une raison pour s'en désintéresser. Au contraire, il faudrait clarifier ce problème avec détermination, en y mettant tous les moyens nécessaires, à cause de ses implications possibles. Ce que nous savons des ovnis signifie, par exemple, qu'ils doivent disposer d'une source d'énergie que nous ne connaissons pas. Ce serait déjà une raison suffisante pour essayer d'en savoir le plus possible. L'étude des aspects physiques du phénomène ovni pose évidemment des problèmes très complexes et difficiles, mais cela n'est pas non plus une raison suffisante pour s'en désintéresser. Commençons par résoudre les problèmes que nous pouvons résoudre, en nous servant de ce qui a été observé assez fréquemment et des lois physiques connues. Ensuite, on verra ! Nous ne devons pas nous plaindre du risque de ne pas arriver, si nous ne nous mettons même pas en route.
Une autre difficulté à vaincre concerne les blocages psychosociologiques. Nous les examinerons au chapitre suivant, mais pour l'instant, nous pouvons déjà remarquer qu'on parvient à trouver des excuses apparemment logiques pour ne rien faire. Hubert Reeves se réfère au « rapport Condon », en supposant qu'il s'agit vraiment d'une étude scientifique. Quand on examine le contenu et le contexte de cette étude, on constate qu'elle n'était pas objective et on comprend pour quelles raisons. Le second argument avancé par Hubert Reeves pour évacuer le problème des ovnis [24] provient de l'ouvrage du psychanalyste Carl Gustav Jung [25]. Au lieu d'examiner les effets physiques produits par les ovnis, Reeves affirme qu'on a affaire à des effets de l'inconscient collectif. Jung a introduit ce concept, en partant de mythes anciens qui font intervenir des « visions dans le ciel ». Par la méthode des associations d'idées, il arrive alors à établir un lien entre les observations d'ovnis et ces anciens mythes, en suggérant qu'ils résultent tous les deux du désir inconscient d'établir un contact avec des puissances supérieures. S'il le faut, on invente un substitut.
Pourquoi nous n'avançons pas dans la recherche?Ce n'est pas tant dans la recherche que l'on avance pas mais plutôt dans la façon d'aborder les choses. On n'avance pas parce qu'on ne veut pas! En effet c'est plutôt une répulsion idéologique qui bloque tout. Pour arriver à sortir la communauté scientifique de sa léthargie intellectuelle, qui a déjà duré plus que 50 ans, il est surtout nécessaire d'étudier les aspects physiques du phénomène ovni pour établir un lien entre le connu et l'inconnu. On doit cependant veiller à ne pas perdre de vue les aspects qui concernent la psychosociologie des extraterrestres.
Certaines personnes sont tellement effrayées voir déstabilisées à la simple pensée d'extraterrestre qu'elles sont obligées de s'auto-convaincre que cela n'existe pas pour calmer leurs esprits apeurés. C'est une forme de négationnisme. De même que tourner en dérision et de traiter de fous ceux qui y croit ou qui ont été témoins. La moquerie est un moyen d' expiation de la peur face a quelque que nous ne comprenons pas et qui nous fait monter la tension artériel avec le cœur et les sueur froides
L'homme a toujours eu peur de ce qu'il ne connait pas, sans oublier que dans l'inconscient collectif, l'extraterrestre est généralement représenté comme le méchant avec une tête de monstre à faire peur. Il n'y a qu'à voir les films et les livres traitant du sujet depuis les années 50.
Bien entendu les principaux concernés diront le contraire!
« Négationnisme » et « révisionnisme » La notion de « négationnisme » est fondamentalement à distinguer de celle de « révisionnisme ».
Le néologisme « négationnisme » a été créé par l’historien Henry Rousso en 1987 [4]. Son utilité est de désigner correctement la démarche de falsification historique comme celle de Robert Faurisson ou d'Henri Roques, qui se qualifient eux-mêmes indûment de « révisionnistes ». Il entend ainsi marquer la différence entre ce qu'il estime relever avant tout d’une idéologie servie par la négation malhonnête de la « réalité » des faits, et le révisionnisme historique, aspect normal de l'activité scientifique exercée par les historiens lorsqu'ils réexaminent une « interprétation » antérieure de faits.
Il s'agit donc principalement de dénoncer les méthodes employées par les négationnistes : contre-vérités, falsifications, discrédit jeté sur les témoins, etc.
Le négationnisme vient en parfaite contradiction des évènements qui se sont effectivement déroulés, lorsque le révisionnisme essaye de réinterpréter ou de remettre en perspective des faits, en accord avec les données objectives, sans opérer de sélection dans celles-ci.
La psychosociologie humaine
Une sous informations depuis des années qui a des conséquencesAlors que de nombreuses générations ont été témoins d'observations d'ovnis en France, on s'aperçoit que depuis les années 50-60 le phénomène à perdu en intensité. Quand vous n'êtes plus concerné dans votre quotidien par cela vous n'y pensez plus et cela n'attire plus votre attention. Ainsi les générations depuis 1960 ont vécu presque sans "soucoupes" dans les parages ce qui leur a donné l'impression que cela n'était qu'un délire de leurs ancêtres de leurs parents et grand parents.
Le problème c'est que ce sont principalement les jeunes qui ont la capacité de remettre en cause les dogmes et les préjugés, ils peuvent s'y intéresser et changer leur avis initial. Les jeunes générations construisent leur vision du monde. Par conséquent, si ils n'ont pas accès à des informations ufologique ces faits ne seront pas intégrés à cette construction psychologique du monde. Les "anciens" ne veulent pas et ne peuvent pas changer leur vision du monde cela déstabilisait leur équilibre psychologique construit depuis leur adolescence. Il faudrait qu'ils vivent un événement extrêmement troublant pour changer d'avis et encore rien n'est moins sûr. Devant l'inexplicable certains préfèrent se voiler la face et s'auto-persuader que cela n'est jamais arrivé. Ils préfèrent nettement des explications triviales et irréalistes que d'accepter une certaine vérité.
Comme vous le voyez ce vide dans les manifestations d'ovnis a fait qu'aujourd'hui peu de monde est capable de se remettre en cause profondément pour accepter les conclusions de l'étude du phénomène ovni. Il faut bien souvent vivre des choses "traumatisantes" pour changer sinon on continue à vivre sans se soucier de certains faits et problèmes. Que l'on ne puisse pas accepter certaines idées est une chose mais mener une guerre farouche contre le phénomène ovni à la manière des sceptiques bornés en est une autre. Ce n'est pas parce qu'on en est pas capable qu'il faut se jeter sur les ufologues. De toute façon les faits historiques parlent d'eux même (observations de pilotes, astronautes et études scientifiques).
La difficulté des changements de paradigmeComment se fait-il que même des scientifiques, habitués à donner la préséance aux faits observés, ne le font pas quand il s'agit d'ovnis ? Pierre Guérin cite par exemple la réponse [41] que le président de l'Association des Ecrivains scientifiques français a donnée quand on lui a demandé ce qu'il ferait si on lui montrait une soucoupe volante passant dans le ciel : «
Je tournerais la tête à l'opposé pour ne pas la voir. » Une des raisons possibles est que l'idée d'une intrusion venant d'ailleurs est insupportable pour certaines personnes. Cela peut résulter d'associations conscientes ou inconscientes avec des sentiments (anti)religieux, mais cette explication est certainement insuffisante.
J'ai posé des questions liées aux enlèvements d'êtres humains à un neurophysiologiste allemand que je connais très bien depuis des années. Il m'a répondu :
« si c'était vrai, on en parlerait dans des revues scientifiques comme Nature. » Rappelons que Hubert Reeves disait également :
« Si le débarquement se produisait, on le saurait ! » C'est ce qui devrait se produire, mais ce mécanisme ne fonctionne pas nécessairement. Puisque le sujet n'est pas jugé sérieux, il est de bon ton de ne pas lui donner de place dans des revues sérieuses. Même dans les librairies, on range la littérature sur le phénomène ovni dans le rayon du paranormal et de l'ésotérisme. Les livres qui traitent des ovnis sont d'ailleurs de valeur très inégale, parce qu'il n'y a pas de filtres de type scientifique. C'est un cercle vicieux, mais la faute ne revient pas simplement au sujet lui-même. Il y a une forte composante psychosociologique.
En science, on attache beaucoup d'importance au consensus, parce que cela permet de séparer plus facilement le bon grain de l'ivraie. Ce système n'est pas infaillible, puisque l'histoire des sciences fournit des exemples éclatants où des idées innovatrices tout à fait pertinentes ont été freinées. En outre, la science progresse normalement d'une manière
« adiabatique », c'est-à-dire par une succession de petits changements. Les grandes mutations sont rares et chaque fois quand il a fallu changer sa
« vision du monde » d'une manière assez radicale, il y a eu de fortes résistances. Le passage de la mécanique d'Aristote à celle de Newton exigeait déjà qu'on abandonne l'idée qu'il y avait un point privilégié dans l'Univers qui serait au repos absolu. Cela n'a pas été facile. Le passage de la mécanique classique à la théorie de la relativité et à la mécanique quantique n'a pas été aussi simple qu'on le présente a posteriori dans les manuels et si l'on doit abandonner le concept d'un espace-temps continu, cela bouleversera également les habitudes de pensée.
Des idées profondément ancrées dans l'esprit ne peuvent pas être extirpées facilement pour les remplacer par d'autres. Les « changements de paradigmes » sont effectivement semblables à des révolutions [42]. Beaucoup d'astronomes sont maintenant prêts à accepter le « principe de banalité » pour les planètes extrasolaires et même pour l'apparition de la vie et de civilisations très évoluées en de nombreux endroits de notre galaxie, mais supposer que des extraterrestres puissent venir nous visiter impliquerait qu'un contact direct est possible et poserait donc des problèmes d'un autre genre.
Christian de Duve est prix Nobel de biochimie et professeur à l'Université Catholique de Louvain. Il a publié un livre [43] qui me semble très important dans le contexte scientifique actuel. Il écrit en effet : « Il y a environ autant de planètes vivantes dans l'Univers que de planètes capables de générer et de soutenir la vie », parce que les processus biochimiques sont tels que l'apparition de la vie est presque automatique. L'évolution biologique est à son tour régie par des processus biochimiques : « Une fois qu'une direction a été prise, l'envergure des changements futurs se rétrécit, et elle se rétrécit même davantage à chaque pas évolutif ultérieur La direction qui mène à la formation de circuits polyneuronaux a beaucoup de chances d'être spécialement privilégiée à cet égard, puisque les avantages qui y sont liés sont tellement grands Ma conclusion est : Nous ne sommes pas seuls. ». Il est important de remarquer que
« le hasard s'exerce dans un cadre de plus en plus contraignant, plus contraignant qu'on ne le croit généralement. »Les extraterrestres pourraient donc nous ressembler, mais on doit aussi s'attendre à ce que ceux qui sont actuellement capables de réaliser des voyages interstellaires ont un cerveau plus développé que le nôtre, parce que cela concerne un domaine où l'évolution continue sans doute de manière préférentielle. En 1997, j'ai pris contact avec monsieur de Duve, pour lui demander s'il connaissait la problématique des ovnis et en particulier celle des enlèvements. Je pensais que cela devrait l'intéresser et qu'un dialogue serait possible. Eh bien non. Il a coupé court. On peut penser qu'il avait peur que sa renommée puisse en souffrir, mais l'argument était qu'il trouvait invraisemblable que des extraterrestres puissent nous visiter et agir comme certains l'affirment. Ce scientifique éminent, créatif et même visionnaire, trouvait que la discontinuité était trop grande. Au lieu d'une suite de petits pas, il faudrait faire un pas énorme. Il y a effectivement un fossé, mais le plus difficile, c'est de se décider à le franchir.
Source"L'éloignement" historique des faits importants

Les faits importants en ufologie datent principalement des années 40, 50 et 60. Nous avons bien sûr des cas dans les années 2000 et la vague Belge en 1990. Tout cela n'arrange pas les choses. Cela nous semble loin et certains n'hésitent pas à nier des faits qui se sont produits alors qu'ils n'étaient pas encore de ce monde. Et oui le négationnisme sous toutes ses formes se manifeste en Ufologie.
On ne doute pas de la réalité historique de la seconde guerre mondiale alors pourquoi dire que le crash de Roswell n'a jamais eu lieu?
Fatalisme et non compréhensionSous prétexte qu'ils ne comprennent soi disant pas certaines personnes souhaiteraient que cela soit de même pour tout le monde? Avec un comportement du genre:
"puisque je ne comprend pas le phénomène ovni et que je ne suis pas idiot les autres ne doivent pas comprendre aussi"Quel drôle de jugement! Dans une classe, il y a des élèves qui comprennent et d'autres non. C'est la vie et il est intolérable que des personnes diffusent et transmettent un fatalisme injustifié en s'exclamant à multiple reprises
"c'est incompréhensible!"Ce que nous savons après l'étude du dossierDes pseudos spécialistes affirment à qui veut l'entendre que nous ne savons rien sur les ovnis. Ils se rapportent souvent à cette citation:
"Ce que je sais sur les Ovnis tiendrait sur un timbre poste" Aimé MICHELAimé MICHEL est très pessimiste dans cette phrase, il ne tient même pas compte de ses découvertes. Au contraire nous en savons même beaucoup comme vous allez le voir ou comme vous l'avez constaté. Les évidences suivantes risquent de provoquer de l'urticaire chez certaines personnes alors qu'il ne s'agit que de constat que tout le monde peut faire. Généralement quand on demande à des gens sceptiques au sujet de l'hypothèse extraterrestre, s'ils connaissent la vague Belge, la rencontre de valensole, les observations de phœnix et les principaux cas de rencontre par des pilotes..., on obtient souvent des réponses négatives. Comment dans ces conditions s'opposer à cette explication sans en connaitre au minimum les bases, les fondements?
Surtout n'oubliez pas que pour arriver à ces conclusions il faut connaitre l'ensemble du dossier ovni. C'est la fin d'une réflexion d'ensemble que vous venez peut être de débuter.
On sait que certains ovnis sont matériels et manufacturésAutrefois les ovnis n'était pas aussi éloignés des témoins. En effet lors de la célèbre vague de 1954 nous n'avions pas affaire uniquement à de simples lumières mais à des engins de type soucoupe qui se posaient dans nos campagnes devant les agriculteurs. De plus certains ovnis sont détectés par nos radars et l'us air force a répertorié un certain nombre d'engins avec des hublots en forme de soucoupe. A partir de là la matérialité des ovnis n'est plus à débattre.
Par exemple ce cas est caractéristique:
L'observation de Chiles et Whitted 1948 - Cf. Rapports déclassifiés de l’armée Brézilienne pour les évènements de Colares en 1977.Rapport de l’ ARMEE DE L’AIR DES FORCES ARMÉES BRITANNIQUE dans la forêt de Rendlesham en 1980:« Il y avait des lumières étranges dans la forêt. Pour moi, au début, cela ressemblait presque à un arbre de Noël, un étalage de Noël. A ce moment nous nous sommes regardés et nous avons décidé que nous ferions bien d’aller voir de plus près car nous ne savions pas à quoi nous avions affaire. Ce que nous voyions était irréel. J’ai commencé à voir une forme définie et je me suis rendu compte à ce moment que ce n’était pas un avion écrasé ni un feu, ni rien de ce genre. L’air était chargé d’électricité. Nous pouvions la sentir sur notre peau alors que nous approchions de l’objet.Nous avions l’impression d’avancer au ralenti, avec les cheveux qui étaient dressés derrière la tête, nous avions l’impression de contrôler très peu notre corps ».Penniston, ne percevant pas d’hostilité, s’approcha de l’objet et l’examina. Il avait à peu près la taille d’un réservoir, et il était de forme triangulaire. Sous l’appareil, il y avait une lumière blanche très intense qui en émanait, et il était bordé de lumières rouges et bleues, alternées. En haut et à gauche de l’objet, il y avait une inscription: “Elle mesurait six pouces de haut (15 cm), avec des symboles qui me semblèrent familiers, mais je ne sais pas pourquoi.” Il observa l’objet pendant environ vingt minutes.
« Celui-ci commença à reculer lentement, en se déplaçant entre les arbres… Il s’éleva dans l’air et partit en un clin d’œil ».-Rapport de gendarmerie de Stephen Michalak en 1967:“Brusquement, la trappe fut obturée par trois panneaux coulissants et Stephen reporta son attention sur l’objet en passant sa main dessus. Le contact lui évoqua celui du « verre dépoli ». Soudain, la toile des gants que portait le témoin se mit à fondre, l’obligeant à rapidement retirer sa main. Immédiatement, l’objet tourna sur lui-même, et Stephen se retrouva face à une grille d’une trentaine de centimètres de large percée de trous.”Force est de constater sur ces cas solides la matérialité physique de ces OVNIs ainsi que la cohérence comportementale de ses occupants pour immobiliser les témoins.
Les ovnis sont pilotés par une intelligenceIl est évident au vu des multiples témoignages que les ovnis sont pilotés par une intelligence. Pour vous en convaincre nous vous conseillons de prendre connaissance des témoignages des pilotes sur
cette page en cliquant iciC'est un fait qui ne peut être nié et qui est attesté à de multiples reprises dans l'histoire de l'ufologie. Un engin manufacturé avec des hublots est forcément controlé par une intelligence car non naturel. Après comme cette intelligence ne peut être humaine au vu des capacités de vol de ces engins la moins mauvaise des explications est celle de visiteurs extraterrestres.
Utilisation d'une technologie pour paralyser les témoins
Les ovnis ou les engins non identifiés ont des occupants, ceux-ci utilisent une certaine technologie. Comment le savons-nous avec certitude allez-vous dire? Eh bien comment ne pas arriver à ce constat logique en prenant connaissance des faits? Nous vous proposons ainsi une petite liste non exhaustive:
-France, Marius Dewilde le 10 Septembre 1954: “il est aveuglé par une lumière qui le surprend”
-Yves David le 17 Septembre 1954: “Il était épouvanté parce qu’il ne pouvait pas bouger, il est resté un long moment à observer l’objet qui était immobile.
-Venezuela, le 29 Novembre 1954: “une lanterne qui a ébloui Gonzales en l’empêchant de voir pendant un moment ce qui se passait”
-France, 3 enfants, le 9 Octobre 1954: ”une lampe qui lançait des rayons, (…) On avait peur, mais nous pouvions pas bouger (…) Quand il a éteint sa lampe, nous nous sommes sauvés.”
-1er Juillet 1965, Maurice Masse: ”L’un d’eux sortit un tube d’une gaine de sa ceinture et la pointa en direction de Masse. Il fut ainsi complètement immobilisé.”
La rencontre de Valensole (1965)
Lorsque je suis arrivé à 7 m d'eux, celui qui était tourné dans ma direction m'a alors aperçu. Il a dû faire un signe à l'autre, tous 2 se sont redressés, celui qui avait le dos tourné a fait volte-face et a pointé un tube dans ma direction qu'il prit dans un étui sur son côté droit; à ce moment-là, j'ai été totalement immobilisé. Je ne ressentais rien, je n'étais pas engourdi ni contracté mais je ne pouvais pas faire un seul geste. J'ai très bien distingué que celui qui m'avait paralysé remettait de la main droite, dans l'étui qu'il portait à gauche, ce fameux tube. Ces 2 êtres sont ensuite restés quelques minutes discuter en me regardant la plupart du temps. J'ai remarqué que leurs yeux bougeaient et j'entendis une sorte de gargouillement provenant certainement de leur gorge. Ils n'avaient presque pas de cou tant leur tête était rentrée dans les épaules. Ils semblaient se moquer de moi, pourtant leurs regards n'étaient pas méchants, tout au contraire. Au bout de 4 à 5 mn, ils retournèrent, avec une agilité surprenante, dans leur appareil en s'aidant de la main droite, puis de la main gauche. Une fois montés à bord, une porte à glissière se referma d'une façon qui m'a semblé automatique, de bas en haut, de la même manière qu'une porte de meuble.
Consulter le dossier sur la rencontre de Valensole (1965)
Ils sont capables d'évoluer dans divers milieuxLes ovnis ne se contentent pas de sillonner notre atmosphère, ils explorent aussi nos océans avec autant d'aisance. C'est ce dont il est question dans ce dossier:
Les observations d'Objets Aquatiques Non Identifiés (O.A.N.I.) On sait que les ovnis choisissent des lieux précis Ils sont donc de façon certaine sous un contrôle intelligent.
Les centres d'intérêt des ovnisSi les ovnis étaient contrôlés par une intelligence extraterrestre ils s'intéresseraient aux ressources de notre planète, à nos bases militaires, à nos moyens de transport, à nos conflits et nos modes de vie. Eh bien c'est exactement ce qu'il se passe, ce qui prouve d'autant plus qu'il ne s'agit nullement de phénomènes naturels mais bien de manifestations intelligentes.
Voir le dossierContrôle Stratégique Aérien, Installations Nucléaires et ovnisIl y a un lien évident entre l'apparition d'Ovni et le nucléaire. Dès l’explosion de la première bombe atomique en 1945, les OVNIs ont harcelé les installations du complexe militaro-industriel, avec une prédilection pour les sites nucléaires. En France, nous avons cette histoire au sujet du plateau d'Albion, mais ce n'est pas la seule.
Il semblerait que les ovnis s'intéressent aux activités nucléaires de notre civilisation. Des conseillers Américains auraient eu l'idée de provoquer des explosions volontairement afin de mesurer le temps que mettaient les OVNI pour arriver sur site. Il est à noter que le site de Roswell n'est pas très loin de la base ou la première bombe atomique fut créée! Des cas français démontrent le même intérêt nucléaire de la part des OVNI, notamment une observation au-dessus de la zone de tests atomiques de Colomb-Béchar dans le désert algérien en décembre 1965.
Voir le dossierComme vous pouvez le constater nous savons pas mal de choses sur ce que nous appelons communément "ovni" sans autres précisions mais qui sont en réalité bien plus que de simples lumières insaisissables. Le fait qu'il s'agisse d'engins manufacturés, qui choisissent leurs lieux d'apparition, qui sont pilotés par une intelligence qui paralyse les témoins ne devrait plus nous permettre de douter de l'explication par des visiteurs "extraterrestres". Cette hypothèse n'a décidément plus rien de ridicule au vu des éléments.
Où va l’ufologie ? Ou : peut-on se passer de la SOBEPS ?Léon BrenigProfesseur à l’Université Libre de Bruxelles, Léon Brenig est un physicien spécialisé dans le calcul symbolique sur ordinateur, la physique statistique et celle des plasmas. Il participe également à une unité de recherche sur le développement de l’enseignement de la physique. Sa route a croisé celle de la SOBEPS dès les premiers jours de la vague, en décembre 1989.
Vicente-Juan Ballester Olmos, Patryck Ferryn et de Leon Brenig de la SOBEPS. Schererville, Indiana, ce jeudi 16 août 2007 vers 20h20, un étudiant revient chez lui en voiture. Soudain, il remarque un objet anormalement lumineux et de très grande dimension flottant au-dessus du croisement des routes US 30 et US 41. Le jeune homme constate en s’approchant que l’objet ne ressemble en rien à un avion commercial ou privé. La partie frontale est immense, fortement illuminée et constituée de plusieurs rangées de sources de lumière. Il semble se déplacer lentement à moins de 3000 mètres d’altitude et entame un virage vers le nord. Lors de la manœuvre, l’engin découvre sa base inférieure triangulaire et parsemée de lumières multicolores. L’étudiant décide de suivre l’objet en voiture, le perd de vue comme s’il s’était instantanément rendu invisible. Continuant à rouler vers le nord, le témoin le retrouve quelques kilomètres plus loin. Ce qui le frappe alors est que l’assiette de l’engin a changé tout en continuant à se déplacer vers le nord : il vole lentement sur le côté, sa base inférieure triangulaire, auparavant horizontale, se retrouvant dans un plan vertical ! Après d’autres péripéties, l’étudiant perd l’objet de vue définitivement.
Ce témoignage recueilli récemment par l’organisation ufologique américaine HBCC UFO fait partie d’une multitude d’observations similaires enregistrées dans le monde actuellement. Or, de fin 1989 à 1992, des milliers de témoins dans notre pays ont observé des phénomènes spatiaux totalement semblables à ceux-là tant en forme qu’en caractéristiques de vol. La SOBEPS a fait face à cette vague de manière exemplaire en envoyant des enquêteurs, organisant des campagnes d’observation et faisant faire des analyses en laboratoire des documents vidéos et photos obtenus par les témoins. Elle a su organiser un vaste réseau d’enquêteurs, établir des protocoles de collaboration officielle avec la Gendarmerie Nationale, la Force Aérienne et la Régie des Voies Aériennes. En dépit de ce déploiement unique de savoir-faire et d’énergie, il faut bien reconnaître que l’identification des objets observés lors de la vague d’ovnis en Belgique reste un mystère total encore actuellement.
Ce constat s’étend, en fait, à l’échelle de la planète. Des objets triangulaires et de formes variées sont observés par des centaines de milliers de témoins occasionnels, cela va de la soucoupe « classique » à la sphère avec de nombreux « engins » en forme de cylindre, rectangle voir même de « méduses » volantes. Si la géométrie extérieure est variable, les caractéristiques de vol, elles, sont communes : maniabilité étonnante, silence quasi complet, accélérations énormes, tant dans le plan horizontal que verticalement, changements abrupts de direction, disparition soudaine, vol stationnaire sans souffle au sol.
In ovni veritas ?Pourtant, depuis la fin de la vague belge, quinze ans se sont écoulés. Quinze années au cours desquelles de multiples conflits armés ont eu lieu en Afghanistan, Tchétchénie, Yougoslavie, Irak, pour ne citer que ceux-là. Si les observations de la vague belge représentaient d’éventuels prototypes militaires secrets, ces avions auraient dû être utilisés lors de ces guerres. Or, aucun média, même spécialisé en aviation militaire, n’a jamais rapporté l’apparition d’engins aussi remarquables sur les zones de combat. Peut-on imaginer un instant que les programmes de recherche secrets très longs et coûteux nécessaires pour mettre au point de tels progrès technologiques aussi considérables, ne soient pas amortis ensuite par l’utilisation de ces avions dans des conflits? L’argument qui consiste à supposer que c’est la furtivité de ces engins qui les rend invisibles ne tient évidemment pas puisque, dans ce cas, ils n’auraient pas déclenché les vagues d’observations constatées en Belgique et ailleurs.
Ce pourrait-il, alors, que toutes les observations faites lors de la vague belge aient été le fruit d’hallucinations individuelles ou collectives ? C’est sans compter avec le fait que les témoignages présentaient une très grande cohérence dès le début alors que la presse n’avaient pas encore eu le temps de diffuser vers le grand public un portrait robot des observations. C’est oublier également que les premiers témoins étaient des agents assermentés connus pour leur professionnalisme. C’est oublier aussi que la plupart des descriptions des témoins étaient faites en des termes généralement très modérés, parmi lesquels même les mots « ovni » ou « extraterrestre » n’intervenaient pratiquement jamais.
C’est, en outre, ne pas se rappeler qu’énormément de témoins ont demandé l’anonymat lors des enquêtes et que les personnes acceptant de témoigner en mentionnaient très souvent d’autres, présentes lors de l’observation, qui refusaient de se confier. Cette attitude très répandue à l’époque montre que la plupart des témoignages n’étaient pas faits dans le but de faire parler de soi. Dans ce cas, à quoi bon inventer une histoire croustillante ? Il était la plupart du temps évident que ces gens tenaient à avoir une explication pour un événement qui les avaient surpris au plus haut point jusqu’à les inquiéter et les inciter à appeler la gendarmerie ou à contacter la SOBEPS quand ils en connaissaient l’existence. Cela dit, s’il s’agit d’une hallucination, elle se poursuit encore maintenant de par le monde ! Il ne se passe pas une semaine sans que des personnes civiles ou assermentées des diverses régions du globe ne fassent état d’observations répondant aux mêmes caractéristiques que celles décrites plus haut. De plus, la popularisation de moyens efficaces de prises d’images comme les caméras vidéos, appareils photos numériques, téléphones portables munis d’appareil photo, permet à de nombreux témoins d’étayer leurs dire par des images dont la qualité s’améliore d’année en année.
Évidemment, on me rétorquera que les possibilités de truquage augmentent également avec l’avènement des appareils numériques. Ici on quitte le domaine de l’hallucination pour entrer dans celui de la falsification volontaire. L’hypothèse qui consiste à penser que des milliers de personnes dans le monde cherchent à truquer des images numériques pour faire croire qu’elles ont observé des objets volants inhabituels souffre des mêmes difficultés que l’hallucination collective. En effet, ces témoins demandent souvent l’anonymat et quand ils ne le demandent pas, ils savent qu’ils risquent d’affronter la dérision de leurs parents, amis, collègues, employeurs et ne recherchent pas la publicité. Il me paraît clair que les témoins qui osent confier leur observation et les images qu’ils en ont prises sont plus souvent poussés par la volonté de comprendre un événement extraordinaire qu’ils ont vécu que par celle de tromper les chercheurs, gendarmes ou médias !
Enfin, si les possibilités de truquage augmentent, parallèlement, les techniques d’analyses d’images progressent à un rythme encore plus grand, car contrairement aux premières, ces dernières font l’objet de recherches coordonnées dans de nombreux laboratoires tant civils que militaires. En fait, ces recherches sont rendues nécessaires par la multiplication des images obtenues par la télédétection satellite et des moyens très importants leur sont donc affectés. Ces techniques peuvent être utilisées pour détecter des falsifications dans les images rapportées par les témoins. La SOBEPS a montré la voie dans ce domaine en confiant des documents photos ou vidéos à de grands laboratoires spécialisés dans l’analyse d’image comme celui du professeur Marc Acheroy à l’École Royale Militaire.
Alors, que répondre à la question
« les ovnis existent-ils ?» ? Ma conclusion provisoire est que de nombreux cas d’objets volants réellement non identifiés (OVNI) sont confirmés. N’oublions pas que ces cas constituent le résidu de l’ordre de vingt pourcents d’un ensemble plus vaste de témoignages dont la majorité s’avèrent être non pas des hallucinations ou des falsifications mais simplement des confusions involontaires avec des objets ou phénomènes naturels bien identifiés. Tout ce que l’on peut affirmer est que ces vingt pourcents d’observations correspondent à des objets artificiels, c’est-à-dire des engins construit par des êtres intelligents ayant une technologie développée.
Ce que l’on ne peut, par contre, pas affirmer est que ces êtres ne sont pas humains ! En effet, nous n’avons aucune preuve matérielle analysable qui puisse être soumise à l’investigation des chercheurs civils ou militaires et qui fournisse une preuve scientifique d’une éventuelle origine extraterrestre.
Tout ce que nous pouvons avancer est un faisceau d’indices qui, pris ensemble, donnent un portrait général du phénomène ovni peu compatible avec une origine humaine. Ces indices sont de deux types. Tout d’abord, les performances de vols déjà mentionnées plus haut ne semblent pas pouvoir être atteintes dans l’état actuel de nos connaissances scientifiques et des moyens techniques qui en découlent.
Les accélérations énormes dont font preuve ces engins, le vol lent ou stationnaire en silence et sans souffle sur l’environnement, les disparitions instantanées impliquent un ou des modes de propulsion radicalement nouveaux et difficiles à concilier avec ce que nous savons actuellement des lois de la nature. Ensuite, les motivations de ceux qui effectuent des vols à basse altitude, tous feux allumés au-dessus de zones densément peuplées semblent incompréhensibles s’il s’agit de missions programmées et effectuées par des humains. Car à quoi bon effectuer de tels vols « exhibitionnistes » s’il s’agit de prototypes secrets et pourquoi faire encourir des risques aux populations s’il s’agit de tests de fiabilité ? Pourquoi faire stationner un engin volant tant au-dessus d’une ferme ou d’un cimetière que d’une ligne haute tension ou d’une centrale nucléaire ? Pourquoi effectuer des manœuvres apparemment absurdes comme des mouvements de va-et-vient alternatifs ou des vols en dents-de-scie ? De plus, comme je l’ai déjà développé plus haut, un temps suffisant s’est écoulé depuis la vague belge, par exemple, pour nous permettre de savoir que ces « prototypes » n’ont jamais été utilisés lors de missions réelles dans les zones de conflits. En effet, ces conflits se passent également en zones densément peuplées et le passage de ces engins devrait donc être aussi visible par les habitants de ces zones que lors de leurs essais en tant que prototypes par les habitants de notre pays !
Cependant, ces arguments ne suffisent pas à donner une preuve scientifique du caractère étranger à la Terre de ces objets. Une telle preuve serait fournie si nous disposions, par exemple, d’échantillons de matière en provenance de ceux-ci. Une analyse chimique et isotopique suffirait alors pour décider sans ambiguïté de leur origine terrestre ou non. Une autre preuve serait obtenue si nous pouvions observer un ovni avec des instruments permettant d’analyser ce qui est émis par celui-ci dans l’environnement pour assurer sa propulsion, ondes électromagnétiques, ionisation de l’air environnant, radioactivité, paires particule-antiparticule, déchets chimiques. Dans ce cas, la preuve d’une éventuelle origine extra-terrestre sera plus difficile à démontrer que dans le cas précédent mais pas totalement impossible. Un troisième type de preuve, évidente celle-là, serait obtenue par la possession de matériel biologique provenant de ces engins.
Statut de l’hypothèse extraterrestreTout ceci nous mène à discuter du statut de la tant décriée hypothèse extraterrestre. Beaucoup d’opposants de l’ufologie classent celle-ci dans les sciences dites du paranormal, autrement dit parmi les pseudo-sciences. Ce qui les pousse à le faire est l’hypothèse extraterrestre qui est souvent avancée pour expliquer le phénomène ovni.
Or, contrairement aux phénomènes dits paranormaux, télépathie, télékinésie, prédiction du futur, manifestations d’esprits de défunts, l’hypothèse de l’existence de vie extraterrestre n’a rien d’extravagant.
Les phénomènes paranormaux que je viens d’énumérer supposent des violations flagrantes des lois de la physique et de la biologie telles que nous les connaissons actuellement. Par contre, l’hypothèse que la vie puisse se développer ailleurs que sur la Terre n’implique rien de tel. La biologie contemporaine considère que dans toute région de l’Univers où les conditions chimiques, climatiques sont remplies, la vie devrait se développer spontanément à partir des éléments chimiques disponibles. Cela ne veut pas dire qu’elle prendra des formes similaires à celles de la vie terrestre. Il suffit de considérer la diversité déjà très importante des espèces animales terrestre nées pourtant sur la même planète : qu’y a-t-il de commun au moins extérieurement entre un poulpe et un chimpanzé ? Rien de commun dans le plan organisationnel de l’organisme à part le fait de posséder une bouche et un anus, une tête et deux yeux, et surtout un cerveau et un comportement intelligent.
On peut donc envisager que des différences encore plus grandes puissent exister entre d’éventuels organismes vivants extraterrestres et terrestres. Des êtres biologiques extraterrestres pourraient avoir développer des comportements cognitifs sophistiqués comme une pensée scientifique ou philosophique sans pour autant nous ressembler. Il n’y a rien dans ces hypothèses qui soit en contradiction avec les possibilités que la science actuelle permet. Il n’en est pas de même avec les esprits des défunts. La science ne sait déjà pas définir ce qu’est un esprit ou une âme, pas plus qu’elle ne sait définir la conscience ! Quant à la survie de « quelque chose » après la mort, cette même science est encore moins capable d’affirmer quoi que ce soit…
Un autre fait scientifique vient à l’appui de l’hypothèse extraterrestre : les découvertes d’un nombre croissant de planètes dans des systèmes stellaires différents de notre système solaire. Avec le développement de télescopes en orbites spatiales, la découverte de ces petits objets astronomiques devient possible même à des distances de plusieurs années-lumière. Parmi ces planètes récemment identifiées, on en compte quelques-unes ayant des caractéristiques proches de celles de la Terre : mêmes dimensions et masses approximatives, distance de l’étoile proche de celle de la Terre au Soleil, constitution rocheuse et non gazeuse etc… De telles similitudes rendent possible l’existence d’eau à l’état liquide, ce qui est considéré par la biologie comme une condition nécessaire à l’apparition spontanée de la vie.
Quant à l’évolution de ces formes de vie vers des espèces intelligentes ayant développé des technologies capables de les faire sortir de leur système stellaire, notre propre existence est la preuve que cela est biologiquement et physiquement possible. Cela nous permet-il de supposer que de telles espèces existent et sont parvenues à se déplacer dans l’Univers jusqu’à notre planète ? Pour cela, elles devraient avoir dépassé de peu notre propre développement scientifique actuel, puisque nous sommes déjà capables de visiter notre propre système stellaire. Cette éventualité n’a rien d’improbable. En effet, le développement de notre espèce s’est fait durant les derniers neuf millions d’années, période où des primates africains ont progressivement évolué vers la bipédie et vers la forme actuelle, l’homo sapiens. Or neuf millions d’années ne sont rien en regard des quatorze milliards d’années que l’Univers existe depuis le Big-Bang. Il est très probable que parmi les planètes de types Terre qui se trouvent dans un rayon de quelques années-lumière, des espèces vivantes aient évolué vers des formes intelligentes avec une avance de quelques milliers d’années seulement sur nous.
Or, la vitesse du progrès scientifique et technique que notre espèce engendre montre clairement qu’une différence de quelques siècles seulement peut mener à des différences énormes dans les moyens de transport par exemple. En moins de deux siècles, nous sommes passés du déplacement à cheval et en voilier à l’automobile et à la navette spatiale. Une espèce qui n’aurait que deux siècles d’avance sur nous pourrait donc avoir fait des progrès insoupçonnés en matière de modes de déplacement. Or que représentent deux siècles par rapport à neuf millions d’années et par rapport à quatorze milliards d’années ?
De fait, peu de scientifiques actuellement contestent cette possibilité. La seule inconnue qui subsiste est le calcul de la probabilité de l’apparition d’organismes vivants primitifs lorsque les conditions physico-chimiques sont remplies sur une planète. Cette question fait l’objet de nombreuses recherches actuellement et revient à comprendre l’origine physico-chimique des premiers organismes vivants monocellulaires tels que les bactéries. Connaître cette probabilité permettrait de savoir combien de temps doit s’écouler après l’apparition des conditions adéquates pour que les premières formes de vie apparaissent sur une planète. Sur la Terre, cette durée a été de l’ordre de un milliard d’année après la formation de celle-ci comme planète rocheuse. La question est de savoir de quels facteurs physiques et chimiques dépend cette durée.
Une question liée à celle-là est de savoir si la seule forme de vie possible doit être absolument basée sur la présence d’eau liquide et de molécules organiques, c’est-à-dire constituée de molécules constituées de plusieurs atomes de carbone entourés d’atomes d’hydrogène et d’autres éléments atomiques du tableau de Mendeléev. Á ce propos, une découverte récente pourrait bien bouleverser complètement nos connaissances.
Des physiciens russes et allemands viennent de démontrer (voir les articles cités dans la bibliographie) que des structures ayant toutes les caractéristiques de la vie, c’est-à-dire un métabolisme leur permettant de se construire à partir d’éléments nutritifs de leur environnement ainsi que la capacité de se reproduire et de transmettre un code permettant la reproduction à l’identique, apparaissent spontanément dans les gaz de poussières interstellaires. Ces gaz sont constitués d’un mélange de molécules et d’atomes ionisés, d’électrons et de grains de poussières macroscopiques (c’est-à-dire contenant des milliards de milliards de molécules agrégées) chargés électriquement.
Ces gaz représentent plus de soixante pourcents de la matière visible dans l’Univers ! Ces physiciens ont montré théoriquement et expérimentalement en laboratoire que des structures ordonnées composées de ces grains de poussières chargés apparaissent dans des conditions semblables à celles qui règnent dans l’espace. Ces structures ne sont donc pas constituées de molécules organiques et, pourtant, elles possèdent un métabolisme, en fait, elles se « nourrissent » d’électrons et de molécules ionisées, et sont capables de se reproduire identiquement en transmettant leurs caractères acquis. Elles ont donc bien tout ce qui fait un organisme vivant ! Or la probabilité que de telles structures puissent apparaître est incroyablement plus élevée que celle de l’apparition de la vie basée sur le carbone et l’eau. Cela implique qu’il y a de fortes chances que de tels « organismes » existent dans l’espace et y soient même abondants !
Les auteurs de cette découverte datée du mois d’août 2007 proposent d’utiliser des télescopes actuellement en orbite autour de la Terre pour détecter la présence de ces organismes qui devraient théoriquement émettre des signaux reconnaissables dans le spectre infrarouge qui constituent leur signature. Ce nouveau développement va bien au-delà de ce que le programme SETI recherche puisque celui-ci se contente de rechercher des formes de vie basée sur le carbone comme la nôtre.
Continuer ou abandonner l’ufologie ?Notre association, la SOBEPS, a décidé de mettre fin à son existence. Cela veut-il dire que nous pensons qu’il faut abandonner la recherche en ufologie ?
Certainement pas ! Des moyens sont apparus ou se développent qui feront progresser la recherche ufologique de manière décisive dans le futur proche. Des images satellite d’une précision extraordinaire sont et seront mises à la disposition du public sans limitations militaires. « Google Earth » en est un exemple dès maintenant.
Cet outil accessible gratuitement à tout propriétaire d’un ordinateur permet de voir en n’importe quel point de la planète des objets de la taille d’un bâtiment ou même d’un camion. Les ovnis décrits dans l’abondante littérature ufologique sont généralement de tailles comparables. Au stade actuel de développement de Google, l’accès gratuit ne concerne que des images anciennes prises à des époques arbitraires. Mais on peut accéder à des images correspondant à des coordonnées géographiques données et à un instant précis moyennant payement. Ce genre de données va se multiplier avec l’envoi de satellites de plus en plus nombreux et précis. On pourra donc tenter de retrouver, mon vieux rêve, un ovni décrit par un témoin dans une zone précise et à un instant correspondant à celui du témoignage !
De plus, les échanges d’information par Internet permettent d’ores et déjà, et permettront encore plus dans le futur, des échanges d’informations et la coordination d’actions concertées telles que des campagnes d’observation.
Alors, est-ce bien le moment de dissoudre la SOBEPS ? La réponse est que sous son ancienne forme, notre association avait été au bout de ses capacités et ce ne fut pas négligeable ! Mais le Phénix renaîtra peut-être de ses cendres sous une forme électronique, qui sait ? En tout cas, si vous voulez le savoir, suivez dans les mois qui viennent ce qui va se passer sur le site Internet de la SOBEPS.
Bibliographie
V.N. Tsytovitch, G.E. Morfill, V.E. Fortov, N.G. Gussein-Zade, B.A. Klumov et S.V. Vladimirov, New Journal of Physics, volume 9 (2007), page 263 (accessible gratuitement sur Internet), « From plasma crystals and helical structures towards inorganic living matter ». Ceci est un article assez technique et en anglais.
Des informations plus vulgarisée sur cette découverte peuvent être obtenue sur Google en introduisant les mots-clefs « vie » et « gaz interstellaire » ou en anglais « life » et « interstellar dust ».
http://www.sobeps.org/html/actualite.html#méheust
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