La Vague d'observation Belge (1989-1992) suite
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    La Vague d'observation Belge (1989-1992) suite

    Recommander ce site :: ::::Par ovni :: 17/03/2009 à 13:12 :: Général
    Après avoir visionné cette séquence bouleversante, j'ai bombardé de questions le colonel De Brouwer. L'objet pouvait-il être un ballon sonde?

    "Négatif" L'objet se comportait comme s'il était totalement indépendant des vents et des courants aériens, et nous avons fait, entre autres investigations, une étude météo complète. C'est pour cela que nous n'avons pas publie le rapport immédiatement: nous avons effectué toutes les vérifications possibles. Notre système de défense n'est pas préparé à ce genre de choses. Il nous a fallu du temps pour analyser, interpréter les données des ordinateurs, des cassettes vidéo des chasseurs."

    Etait-ce un phénomène naturel ou de rentrée dans l'atmosphère d'un débris de fusée?

    Non. Une météorite ou un fragment du fusée ne pénètre pas dans l'atmosphère en zig-zaz; or l'analyse des renseignements radar fait état de nombreux changements de direction. En outre, les conditions atmosphériques excluaient tout phénomène de nature électromagnétique.

    "Mais, demandai-je, le fameux F117A, l'avion furtif américain que beaucoup croient être l'ovni?

    - Cet appareil n'est absolument pas conçu pour une pénétration à basse altitude. Par ailleurs, sa vitesse minimale est de 278 Km/h, alors que celle de l'objet est descendue jusqu'à 40 Km/h. Le F117-A ne possède pas de réacteurs de sustentation qui lui permettraient d'évoluer aussi lentement. En outre, aucun appareil n'est capable de voler à 1 800 Km/h aussi près du sol, dans un air aussi dense, et à fortiori sans faire de bang."

    Sur ce, il me tend le télex adressé par l'attache militaire de l'ambassade des Etats-Unis au Q.G. de la Force aérienne belge attestant que jamais le F117-A n'a stationné sur le territoire européen ni ne l'a survolé. Le professeur Jean-Pierre Petit, qui m'accompagnait lors de ma visite au Q.G. de la Force aérienne belge, est un ancien lieutenant de l'armée de l'air et avait jadis été contrôleur dans une opération d'interception aérienne. Ce physicien de haut niveau, directeur de recherche au CNRS, qui vient de publier le livre "Enquête sur les ovnis" (ed. Albin Michel), est formel:

    "Pourquoi la Belgique et des milliers de témoignages?"

    "Il n'existe actuellement aucune machine fabriquée par l'homme, avion ou missile, qui soit capable de telles performances, notamment de voler à vitesse supersonique sans faire de bang. Quelle confiance peut-on accorder a une telle preuve? La même que celle que l'on a attribuée à la première détection d'une supernova en 1987 dans la galaxie du Nuage de Magellan. En effet, la preuve de l'existence de ces cataclysmes stellaires appelés supernovae repose sur une unique observation. Je suis intimement convaincu que ce type d'interception d'ovni par radar s'est déjà produite un très grand nombres de fois depuis trente ans (soit avec des moyens aussi sophistiqués que ceux du F-16, et qui sont utilisés dans toutes les forces aériennes du monde depuis plus de dix ans, soit antérieurement, avec des moyens radar plus rustiques) et que les états-majors des pays concernés ont gardé rigoureusement secrète cette information de peur d'affoler les populations. {2}

    - Mais alors, que se passe-t-il en ce moment, quelle est la raison de ces révélations?

    - Nous vivons à une époque qui commence à être celle de la transparence. Après le mur de Berlin, le mur du silence est en train de s'effondrer. S'agissant du phénomène ovni, nous entrons dans une phase complètement différente des précédentes. C'est la fin du mercantilisme et du charlatanisme. Les véritables scientifiques entrent en scène. Regardez les travaux du professeur Meessen ..."

    A la Sobeps {3}, qui a enregistré plus de mille témoignages sur la vague d'ovnis en Belgique, j'avais appris quelques choses de tout à fait passionnant. Dans la nuit du 31 mars 1990, à 30 Kilomètres au sud-est de Bruxelles, trois témoins que l'on peut considérer comme parfaitement fiables, Lucien Clerebaut, secrétaire général de la Sobeps, Patrick Ferryn, producteur-réalisateur de films, et José Fernandez observent un phénomène lumineux au ras de l'horizon. Cette lumière grossit, s'approche. Un engin de forme triangulaire aux angles arrondis, porteur de quatre phares très puissants, doté à sa périphérie de nombreuses lumières et d'un diamètre apparent équivalant à six fois celui de la lune, passe au-dessus de leur têtes, à une altitude évaluée entre 300 et 400 mètres. M. Ferryn prend quatre clichés de l'objet avec un film de très haute sensibilité (1 600 Asa). A titre de contrôle, il prend quelques minutes plus tard, avec la même ouverture et la même vitesse, des clichés d'un avion en vol.

    Au développement: surprise! Sur les clichés, les phares de signalisation de l'avion (volant à beaucoup plus haute altitude que l'engin) forment trois taches blanches, alors que les énormes phares de l'ovni sont à peine visibles; la forme générale de l'objet, pourtant parfaitement visible à l'oeil nu, a complètement disparu.

    Se souvenant qu'un simple rayonnement infrarouge peut empêcher la pellicule d'être impressionnée, le professeur Meessen fait alors réaliser une expérience dans son laboratoire. A l'aide d'un simple prisme, il projette directement sur un film négatif couleurs un spectre (allant du rouge au violet) en s'arrangeant pour superposer à cette lumière visible, dans une partie inférieure du cliché, un rayonnement infra-rouge. Au développement, le spectre est parfaitement visible dans la partie de la pellicule que n'a pas touchée le rayonnement infrarouge mais considérablement atténué, sinon totalement annihilé, dans la partie irradiée.

    "Si, commente le professeur Meessen, les ovnis sont réellement des objets, et s'ils émettent de l'infrarouge, il serait tout à fait normal que des témoins photographes aient des surprises au moment du développement de leurs cliches, pouvant aller jusqu'à la disparition totale de ce qu'ils avaient observé visuellement et photographie, ce qui expliquerait le nombre très restreint de clichés que nous avons pour cette vague d'ovnis et, de façon générale, la quasi-impossibilité d'obtenir des photos d'objets rapprochés."
     
    Le professeur Meessen demeure extrêmement prudent. En bon disciple de Claude Bernard, il reste fidèle à la démarche scientifique qui consiste à observer les faits, puis a proposer différentes hypothèses qu'il soumet à la vérification expérimentale. Pour lui, il est essentiel d'étudier cet énigmatique dossier. "Déjà, au niveau des témoignages, il y a trop de témoins indépendants, la plupart du temps dignes de foi, parlant d'effets physique cohérents, trop de concordance dans les événements relatés pour ne pas prendre au sérieux ce dossier. Si tous ces gens inventent, c'est une maladie qu'il faut comprendre. Mais il y a les effets physiques... Le rapport de l'armée de l'air permet d'appréhender le phénomène de facon rationnelle et scientifique. L'hypothèse la plus simple est l'hypothèse extra- terrestre, mais elle pose d'autres problèmes. Nous ne sommes pas pressés de conclure. Nous continuons à travailler." Lorsque je l'ai rencontré, le professeur Meesseen n'avait pas eu la chance de voir le document que m'a fait visionner le colonel De Brouwer. Le rapport de l'état-major de la Force aérienne sur l'interception réussie du 30 mars permet de comprendre pourquoi l'armée avait mis à la disposition de la Sobeps des moyens aussi importants (les deux F-16 de surveillance du territoire, un bimoteur Hawker pouvant emporter un nombre important de personnes et tant d'appareils de mesure, dont une énorme caméra infrarouge) lors du fameux week-end qui mobilisa des dizaines de milliers de personnes. En haut lieu, l'armée savait que l'ovni était bien réel, mais elle ne disait rien. Elle voulait en savoir davantage.

    La presse s'est étonnée de l'insuccès de cette chasse pascale. Tout s'explique maintenant. On ne peut pas dire que l'ovni n'était pas au rendez-vous, puisqu'il y eut des observations au sol; mais, si l'engin est reste à moins de 200 mètres d'altitude, il était indécelable par les radars.

    Maintenant, les témoignages se raréfient. Mais les questions demeurent. Comme elle est déconcertante, cette vague d'ovnis belges? D'abord, pourquoi la Belgique? Pourquoi ces milliers de témoignages en six mois? Pourquoi, dans les décennies précédentes, les témoins faisaient-ils état d'atterrissages alors que ces ovnis-là ne se posent pas? Pourquoi des machines triangulaires (plus de 90 % des témoignages)? Autant de questions pour l'instant sans réponses.

    "Pour nous, la communication de ce rapport de la Force aérienne belge et la confiance qu'elle traduit représentent la récompense de dix-huit années de travail", conclut Lucien Clerebaut.

    C'est le premier document au monde concernant les ovnis. Sur la carte, le colonel De Brouwer du Q.G. de la Force aérienne belge montre l'endroit de l'interception: au sud-ouest de Bruxelles.

    Insensible à la déroutante irrégularité du phénomène (vague d'apparitions alternant avec de longues périodes d'absence) ainsi qu'aux sarcasmes d'une partie du monde de la recherche violemment hostile à ce genre d'investigation considérée comme malsaine, des scientifiques de poids comme les professeurs Meessen, Brenig, Petit et d'autres continuent leur travail de fourmis. Maintenant, il est temps de les aider.

    L'ARTICLE DE PARIS MATCH:



    PARIS MATCH est un magazine français sensationnaliste mais également une référence journalistique. On y trouve pêle-mêle les derniers potins mondains sur les princesses et vedettes les plus populaires et des articles sérieux sur des sujets politiques et scientifiques. L'article nous remémore les nombreuses apparitions d'OVNIS au-dessus de la Belgique ayant fait l'objet de centaines de témoignages et d'une tentative d'interception par l'armée de l'air Belge, alors qu'un de ces OVNIS était visible sur les radars militaires au sol et aéroportés.

    (1) Le g est l'unité d'accélération. 1 g équivaut à l'accélération de la pesanteur terrestre, c'est-à-dire à 9.81 m/s par seconde.

    (2) Voir à ce sujet le livre de Jean Sider: "Ces ovnis qui font peur" (ed. Axis Mundi).

    (3) La Sobeps (74, avenue Paul Janson, 1070 Bruxelles, tel.: 19 32 2 524 28 48) édite une revue trimestrielle.
     
    http://adelmon.free.fr/vaguebelge/vb.html

    Deux détections radar exceptionnelles


     Ceux qui admettent a priori que le phénomène OVNI n'est pas réel sont peut-être ravis, puisqu'ils auront tendance à penser que si les F-16 n'ont détecté que des masses d'air humide, cela "prouve" qu'il n'y avait pas d'OVNI à détecter. Pour eux, il n'y en a jamais eu, mais cela ne tient pas compte des nombreuses observations d'OVNI, faites depuis longtemps dans le monde entier. Ce n'est même pas en accord avec ce qui s'est passé au cours de la nuit du 30/31 mars 1990. L'incident des F-16 m'a permis, en effet, de découvrir une trace que je ne peux pas expliquer de manière conventionnelle. C'est la trace linéaire de la figure 16.


    vidéo ovni belgique

    La trace inférieure représente une partie de la trajectoire suivie par le premier F-16. Il avait activé son IFF (identification friend or foe) et en principe le radar de Semmerzake ne devait retenir que ses échos, mais les avions de chasse sont petits et très agiles. Dans un tournant, le radar en a perdu la trace et substitué des échos venant du second F-16. Cela explique la différence entre les points enregistrés (I.375) et la courbe continue, représentant la trajectoire du premier F-16 que M. Gilmard a adoptée (II.fig.10.4). La trace rectiligne définie par les cercles ouverts est apparue au même moment à Semmerzake. Les cercles fermés sont les échos que j'ai extraits des listings du radar de Glons. La correspondance spatio-temporelle indique que les deux radars militaires ont détecté le même "objet".


    Figure 16 : La ligne droite est la trace d'un OVNI, détecté par les deux radars militaires au sol pendant le vol des F-16 au cours de la nuit du 30/31 mars 1990.

    Le premier écho est apparu près de l'autoroute E-40, entre Gent et Bruxelles, à une altitude de 900 m. Il est passé à 2000 m au-dessus de Liège et semble avoir grimpé ensuite très fortement, puisque le dernier écho a été enregistré à 4000 m. La direction suivie est celle d'un survol rectifié de l'autoroute E-40. Les intervalles entre échos successifs montrent déjà que la vitesse de l'objet insolite était supérieure à celle des F-16. Les vitesses indiquées par les deux radars militaires fluctuaient effectivement entre 820 et 1200 km/h. Quand on considère seulement les points extrêmes sur la figure 15 et le temps écoulé, on constate que la composante horizontale de la vitesse moyenne est de 825 km/h pour Semmerzake et de 900 km/h pour Glons. Rappelons que la vitesse des F-16 était comprise entre 650 et 850 km/h, à une altitude d'environ 3000 m.

    A cause de la direction et de la grandeur de la vitesse de l'objet détecté par deux radars au sol, on peut affirmer que c'était ni un mirage ni une masse d'air humide ni un ballon sonde. Il ne peut pas s'agir non plus d'un ULM (ultra light motorized), bien qu'un des sceptiques ait prétendu sans vergogne que toute la vague belge s'explique de cette manière22. Pourtant, ce n'est pas un avion, pour une série de raisons. Il n'y avait pas d'identification par transpondeur et les militaires sont formels: il n'y avait pas d'autres avions militaires en l'air à ce moment, or il s'agit d'un objet évoluant rapidement, même au départ à une altitude assez basse. En outre, un avion ne disparaît pas des écrans radars de cette manière. Il est particulièrement remarquable que le radar de l'aéroport civil, situé à Bertem, n'a enregistré aucun écho qui pourrait être associé à cet objet. Il passait pourtant tout près. Puisque les intensités varient en 1/d4, le signal devait être relativement intense.

    Le fait que le radar civil n'a pas détecté cet objet volant non identifié est cependant conforme au fait que je n'ai trouvé aucune traces dans les enregistrements de l'aéroport national que j'aurais pu corréler avec les observations d'OVNI faites à partir du sol. Il se peut que cet objet se présentait d'une manière plus favorable à une détection par les radars militaires, mais ils ont aussi une sensibilité plus grande, parce qu'ils sont équipés d'un processeur LNA (low noise amplifier) qui améliore le rapport signal/bruit.

    Ceux qui voudraient affirmer que c'était un avion furtif américain, prennent leurs désirs pour la réalité. Cette idée n'est soutenue par aucun fait observé. En outre, elle est techniquement et politiquement insensée. Il suffit de penser aux précautions à prendre en cas d'accident. Des tests au-dessus de la Belgique, tellement peuplée, ne se justifieraient pas et provoqueraient un incident diplomatique s'ils étaient effectués en secret. L'ambassade américaine a d'ailleurs démenti cette rumeur d'une manière explicite (I.126). Il faut se rendre à l'évidence. Il n'y a pas d'explication conventionnelle et je ne crois pas que j'ai des leçons à recevoir des sceptiques, en ce qui concerne le sens critique qu'on doit avoir dans cette matière.

    Il convient de signaler que les militaires n'ont pas découvert cette trace, ni pendant ni après l'intervention des F-16. Il en résulte qu'il pourrait y en avoir d'autres qu'on n'a pas remarquées, mais cela ne m'étonne pas tellement. Il faut qu'il y ait des raisons pour examiner une trace ambiguë. Ayant examiné très attentivement plus de 180 heures d'enregistrement du radar civil, j'y ai vu des échos qui apparaissaient brusquement et avançaient comme des avions. Bien que ces traces n'étaient pas accompagnées d'un sigle d'identification, il pouvait s'agir d'avions. Le transpondeur s'est enclenché parfois de manière tardive, en révélant alors qu'il s'agissait d'un avion qui survolait notre pays à une altitude élevée. Puisque les radars militaires mesurent l'altitude, ce n'était pas le cas pour l'objet volant insolite de la figure 16. J'ai cependant trouvé une trace sur les écrans du radar civil qui est manifestement anormale. Elle correspond aux cercles fermés de la figure 17.


    Figure 17 : La détection d'un OVNI par le radar civil, le 18 mars 1990.

    Le premier écho de cette série est apparu à 20 h 32, le 18 mars 1990, un peu au sud du couloir aérien Bruxelles-Liège, aux environs d'Eghezée. Quand je visionnais l'enregistrement dans la salle des ordinateurs, j'ai remarqué de suite que cet écho se déplaçait assez rapidement, mais il progressait d'abord de manière linéaire. Quand il s'est mis à zigzaguer, j'en étais stupéfait, parce que je n'avais rien vu de semblable - et c'était déjà près de la fin de mon enquête. Ce qui apparaît sur l'écran, c'est l'écho qui résulte du dernier balayage, suivi de trois échos moins intenses qui figurent les positions du même objet au cours des trois balayages précédents. Cela suffisait pour repérer de suite une "tortillement" tout à fait inhabituel.
    La figure 17 présente l'enchaînement des échos enregistrés à partir du moment où ce comportement devenait évident. Les chiffres indiqués correspondent aux minutes après 20 heures. J'ai dessiné une trajectoire passant par les points qui figurent les échos enregistrés, en admettant que la direction du mouvement devait changer de manière continue ou que l'objet devait avoir une certaine inertie. Au début, il y a eu quelques ratés (1,0,1,0,1,1,0,0,1), mais après cela, l'objet a été détecté à chaque tour de l'antenne jusqu'à sa sortie de l'écran. Il se dirigeait vers le sud-est, mais a changé de cap quand il a rejoint un avion, venant du sud-ouest. On a l'impression que l'objet insolite a suivi cet avion.

    Puisque le radar civil ne mesure pas les altitudes, il pourrait l'avoir survolé. Cette association dans le couloir aérien de Francfort me semble aussi étonnante que la forme générale de la trajectoire suivie. Les traits interrompus définissent des repères, liés aux voies aériennes. Sachant que l'antenne a effectué 5 tours par minute, on trouve, même si l'on ne tient pas compte des boucles, que la vitesse moyenne de l'objet volant non identifié est d'environ 780 km/h, tandis que celle de l'avion est d'environ 640 km/h. Se comporter de cette manière à une vitesse aussi élevée reste pour moi un singularité que je ne peux pas expliquer. C'est un candidat OVNI, mais les circonstances étaient telles qu'il n'a malheureusement pas été possible de compléter ces données par ceux des radars militaires (II.407).

    La surface des OVNI de la vague belge

    Il résulte d'un très grand nombre d'observations que les OVNI relèvent d'une technologie que nous ne connaissons pas. Elle est probablement d'origine extraterrestre, mais cela reste une hypothèse à démontrer. Pour ma part, je rassemble des informations sur les aspects physiques du phénomène et je cherche à comprendre le mode de fonctionnement de ces engins. Malgré l'ampleur de cette énigme, je progresse quand même dans cette étude, en combinant les observations avec les lois physiques connues. Certains aspects nous échappent. Nous ne connaissons pas la source d'énergie, par exemple, mais d'autres aspects doivent être liées aux théories physiques connues. Il s'agit en particulier des lois de la mécanique et de l'électromagnétisme.

    J'ai consacré le plus de temps à l'analyse des observations d'OVNI classiques, à symétrie axiale. J'ai pensé déjà au début des années 70 que leur système de propulsion pourrait être de type magnétohydrodynamique. Cela veut dire que les "soucoupes" ionisent l'air ambiant et exercent des forces sur les particules chargées qui en résultent au moyen de champs électriques et magnétiques adéquats. Ce modèle s'est précisé au fil des ans, parce que j'ai pu rendre compte d'observations très diverses au moyen d'un très petit nombre d'hypothèses. L'essentiel est de s'appuyer uniquement sur des lois physiques connues, mais dont on n'a pas nécessairement exploré toutes les conséquences possibles. Une des questions fondamentales concerne la création du champ électromagnétique requis.

    L'analyse de certains faits observés a révélé que c'est un champ de très basse fréquence, extrêmement intense près de la surface de l'OVNI, mais évanescent pour des distances croissantes, à tel point qu'il n'y a même pas de rayonnement. Or, il existe une solution des équations de Maxwell qui a ces propriétés remarquables, mais elle exige que la surface des OVNI classiques devrait être supraconductice à température ordinaire. Nous n'avons pas encore découvert des matériaux de ce type, mais on s'en approche et il n'y a pas d'objections de principe qui interdiraient qu'on puisse y parvenir. Il est évident que si cela était vrai, ce serait d'une importance considérable et rien que cela pourrait déjà justifier une étude scientifique du phénomène OVNI.

    L'idée de surfaces supraconductrices est parfaitement compatible avec le fait que les OVNI classiques ont été détectés assez souvent par les radars. Ce fait est connu depuis longtemps23,24 et certains cas plus récents le confirment de manière spectaculaire (I.352-355). Mon étude a révélé cependant que les OVNI de la vague belge étaient très difficilement détectables par les radars. Cela veut dire, en fait, que la surface de ces OVNI n'est pas électriquement conductrice. Il ne s'agit ni d'un métal ni d'un supraconducteur ! L'étude sur la détection radar des OVNI m'a donc conduite finalement à une information sur une propriété physique importante des OVNI de la vague belge.

    Il faut évidemment qu'elle puisse être corrélée avec d'autres informations. or, nous savons que les OVNI de la vague belge étaient différents des OVNI classiques. Ce n'étaient pas des objets à symétrie axiale, mais des plates-formes à 3 ou 4 coins, dotées d'énormes "phares". Ceux-ci projetaient des "faisceaux lumineux" vers le bas. Je ne dis pas que c'étaient des faisceaux de lumière, puisqu'il est parfaitement possible qu'il ne s'agissait pas de lumière émise par les phares. Certains faits que j'expliciterai dans le prochain numéro d'Inforespace indiquent en effet que ces "phares" servent à ioniser l'air. J'ai également des arguments théoriques qui justifient l'idée que ces faisceaux pourraient correspondre à des ondes de plasma d'un type très particulier. Pour l'instant, ce n'est qu'une hypothèse de travail, mais elle est justifiée par des lois physiques connues et elle rend compte d'une ionisation de l'air dans tout le volume du faisceau. Les recombinaisons des particules chargées provoquent alors une émission de lumière visible et ces ondes de plasma fournissent un autre moyen de propulsion, cette fois-ci purement électrique!

    S'il n'y avait pas de champ magnétique oscillant, on comprendrait pourquoi les OVNI de la vague belge n'ont pas produit des "effets électromagnétiques". Bien que les OVNI de la vague belge aient été observés assez souvent à basse altitude au-dessus des autoroutes et des villes, je ne connais pas de cas où les moteurs des voitures se seraient arrêtés et où leurs systèmes électriques auraient été perturbés. Or, il est hautement probable que ces effets sont produits par les disques volants, à cause du champ magnétique oscillant qui les entoure. Si les OVNI de la vague belge n'avaient pas besoin d'un champ magnétique oscillant, leur surface ne devait pas être supraconductrice. Elle pouvait être électriquement isolante et dans ce cas, la rétrodiffusion des ondes radar devait être faible, sans être nulle. Cela peut expliquer la figure 16, en même temps que la rareté des détections radars d'OVNI pendant la vague belge, bien que j'y avais consacré beaucoup d'effort et d'attention.

    Si la figure 17 décrit la trajectoire d'un OVNI, il pouvait s'agir éventuellement d'un OVNI classique. Ceux-ci se déplaçaient parfois comme si la propulsion était pulsée. Kenneth Arnold avait créé en 1947 le terme de "soucoupe volante", en disant25 que les neuf objets qu'il voyait devenaient périodiquement très brillants, en se déplaçant "comme des bateaux de course sur de l'eau houleuse" ou encore qu'ils volaient "comme des soucoupes qu'on lancerait au-dessus de l'eau". Cela est conforme à mon modèle d'une propulsions MHD pulsée, si l'on admet un champ EM de très basse fréquence. Il serait utile de vérifier si les OVNI de forme non classique, comme les "boomerangs" dont la présence a été signalée plus souvent au cours des dernières années, sont détectés rarement ou souvent par les radars. Si quelqu'un pouvait rassembler des informations à cet égard, je serais heureux d'en connaître le résultat, quel qu'il soit.

    Conclusions

    Cela vaut toujours la peine d'effectuer une étude approfondie d'un sujet fondamental qu'on ne comprend pas, même quand il s'agit d'OVNI. Nous avons tous eu l'occasion d'apprendre quelque chose.
    On croyait connaître l'effet Doppler et les radars aéroportés, mais il me semble qu'il y avait des aspects auxquels on n'avait pas prêté une attention suffisante. Cela a des conséquences théoriques et pratiques. Il faudrait donc continuer à faire d'autres vérifications avec des radars Doppler à impulsion. Cela pourrait éventuellement conduire à des améliorations. Ce qui se cache derrière les faits observés n'est pas toujours facile à reconnaître. On peut même se tromper, mais ce qui importe, c'est de rester critique... vis-à-vis de soi-même.

    Le phénomène OVNI nous confronte à une technologie inconnue et à des problèmes scientifiques d'importance fondamentale. Il est absurde qu'on ne se décide pas à s'engager résolument dans une étude objective, avec les moyens techniques et conceptuels qui sont déjà à notre disposition.

    Je tiens à exprimer mon respect aux autorités civiles et militaires qui ont accordé des autorisations nécessaires pour avoir accès aux données qui sont à la base de cette étude. L'esprit d'ouverture et d'objectivité dont ils ont fait preuve devrait encourager d'autres pays à en faire autant.

    Je remercie le professeur Schweicher et le colonel Salmon de l'Ecole Royale Militaire, ainsi que le professeur Quinet de l'Institut Royal Météorologique pour des discussions que nous avons eues à l'occasion de la rédaction de cet article.

    http://home.nordnet.fr/~phuleux/lephnom.htm

    Émission Mystères - TF1: OVNI (Belgique)



    Témoignages et opinions

    Un lecteur d'ufologie.net a écrit le récit suivant le 17 Septembre 2002, relatif à la vague d'OVNI qui a eu lieu au-dessus de la Belgique particulièrement en 1989-90.

    La vague belge 17 Septembre 2002.

    J'habite la région de Verviers, le centre géographique de cette vague, je confirme les milliers de témoins. Plusieurs personnes de ma connaissance ont vu ces triangles, parfois de très près (juste au dessus des maisons).

    Pour ceux qui s'intéressaient au phénomène, l'ambiance était exceptionnelle. Je me rappelle être allé sur le plateau des Hautes Fagnes à la suite de l'appel d'une radio locale. Je suis malheureusement arrivé trop tard pour le spectacle; mais il y avait là plus d'une centaine de personnes et l'excitation était indescriptible: 2 engins avaient tourné une bonne demi-heure au dessus du lac de la Gilleppe. Le tout s'était terminé par l'apparition-disparition d'une énorme sphère orange. Ce cas est relaté dans le premier livre de la Sobeps sur la vague.

    Ce qui m'a étonné pendant toute cette période, c'est la différence de réaction dans la population. A peu près tout le monde connaissait quelqu'un qui avait été témoin du phénomène. On baignait en plein mystère et la presse ne disait pas grand chose.

    Certaines personnes étaient curieuses, d'autres s'en foutaient; mais il y avait assez bien de gens qui avaient manifestement peur. Il se jetaient sur le moindre article de journal qui dédramatisait l'affaire pour pouvoir enfin rire des gogos qui croyaient aux "petits hommes verts."

    Ces gens avaient vraiment la trouille et agressaient verbalement tout ceux qui se posaient des questions. Les debunkers étaient nombreux, ce n'était pas l'armée belge ni la CIA, c'était monsieur tout le monde. Je me rappelle que des scouts avaient fait un feu d'artifice et s'étaient déguisés en martiens, un journal en avait fait un article, quel soulagement, tout était expliqué.

    Il est difficile de dresser un portrait type de ce genre de paniqueurs; mais s'ils ont une formation scientifique, ils se croient automatiquement obligés de protéger la pensée humaine de toute dérive inquiétante. C'est dans cette optique là qu'on peut comprendre les réactions de Marc Hallet et quelques scientifiques de l'Université de Liège (voir l'article sur ce site: l'anti vague belge)

    L'affaire dans la presse

    L'article qui suit est paru dans le bien connu "Figaro Magazine" en France le 13 avril 1991, durant la vague Belge.

    OVNI: ILS ONT TOUS VU ÇA!

    Dix-huit mois d'observations et de témoignages ininterrompus. Le Phénomène a pris une ampleur telle que scientifiques, militaires et civils belges ont décidé d'unir leurs efforts. Pour traquer cette millénaire énigme de l'univers: l'ovni

    PAR PIERRE FLIECX/PHOTOS C. FRANÇOIS

    Le "patron" de l'armée de l'air belge:

    "- Même si, jusqu'à présent, il n'y a pas eu de menace, il faut aujourd'hui reconnaître que le ciel belge, depuis seize mois, est témoin de phénomènes assez extraordinaires. Exceptionnels."

    Le physicien de l'université de Louvain, spécialiste de la question:

    "- J'ai la certitude qu'il existe un problème extraordinaire et d'une ampleur considérable. On est probablement en présence d'une technologie extraterrestre. En tout cas, non terrestre."

    Le secrétaire général de la Société belge d'étude des phénomènes spatiaux:

    "- Nous sommes en présence d'engins, de machines. Qui sont bien le produit d'une technologie. Qui font preuve d'un comportement intelligent. Mais dont les caractéristiques sont incompatibles avec tout ce qui est connu."

    L'unanimité! La vague d'observations d'ovnis (objets volants non identifiés) qui déferle sur la Belgique depuis près de dix-huit mois réunit dans ses conclusions: MM. De Brouwer, Meessen et Clerebaut. Drôle d'histoire. Car Wilfried De Brouwer n'est rien moins que général-aviateur de la force aérienne, numéro trois de la hiérarchie militaire belge. Auguste Meessen est un éminent enseignant de l'université catholique de Louvain-la-Neuve. Et Lucien Clerebaut est le secrétaire général de la Sobeps, qui s'apprête à fêter ses vingt ans. Du sérieux, pour un problème qui ne l'est pas moins.

    Rappelez-vous: l'an dernier, à pareille époque, nous avions participé pendant quatre jours et trois nuits (Figaro-Magazine du 23 avril 1990) à une "chasse" à l'ovni organisée conjointement par les militaires, des scientifiques et les bénévoles de la Sobeps. Opération médiatique et médiatisée ("trop", avouent les organisateurs), qui avait parfois fait sourire. Pourtant, cette conjonction "militaires-scientifiques-civils" constituait une première mondiale. Et un an plus tard, les ovnis sont toujours là! Plus présents encore.

    Depuis dix-huit mois, pas une semaine ne s'est écoulée sans qu'un cas d'observation n'ait été signalé (de un à cinq, six, voire dix témoins). Avec trois dates majeures pour ce début d'année 1991: le 21 janvier, où le témoin est Martine Matagne, journaliste de radio bien connue en Belgique. Puis le 23 février. Avant l'apothéose du 12 mars dernier.

    UNE LUMIÈRE JAMAIS VUE

    Cette nuit-là, près de deux cents personnes sont témoins, en des endroits différents et à des heures différentes, de la même observation. Mieux: par deux fois, à Brame-le-Comte, dans l'Ouest, et entre Haillot et Marchin, près de Huy, des amateurs ont la présence d'esprit et le temps de le filmer au Caméscope. Documents d'importance, puisque durant d'une à près de cinq minutes. Pour Richard Rodberg, Concessionnaire d'un garage à Haillot, c'est le hasard qui en fait un témoin. il est près de 21 heures quand sa femme émet le souhait de faire un tour à Namur pour regarder les vitrines.

    Richard sort mettre du carburant dans la voiture:

    "- Au loin, dans la nuit, à près de deux kilomètres, en direction d'un radar militaire, j'aperçois une forte lumière. Là où il n'y en a jamais. J'appelle ma femme, mon beau-frère, mon fils et son copain (deux adolescents). Et ma femme propose de prendre la voiture pour aller voir. Nous l'avons retrouvé. A trois kilomètres. Il planait à une trentaine de mètres du sol, complètement silencieux, à environ trois cents mètres de nous. Et brusquement, il est venu droit sur nous et s'est immobilisé au milieu du champ qui borde la route. C'est là que j'ai filmé. C'était incroyable: le champ entier était baigné dans une lumière blanche comme je n'en ai jamais vue. On aurait trouvé une aiguille dans l'herbe. Puis... sans virer ni pivoter, il s'est éloigné sur notre gauche, en direction de la centrale nucléaire de Tihange."

    DEUX ETAGES DE HAUTEUR!
    Lors de la reconstitution, nous avons mesuré les distances: l'objet s'est trouvé à moins de soixante mètres des cinq témoins. Plusieurs témoins confirmeront sa présence près de la centrale. Quant au beau-frère de Richard Rodberg, depuis, il se relève chaque nuit pour guetter à sa fenêtre. "Pour revoir. Savoir ce que c'était."

    "- Des cas comme celui là nous en avons des centaines. Avec des témoins fiables qui, à plus de 90 % décrivent, sans le savoir, sans se connaître ni s'être concertés le même objet triangulaire, avec un énorme phare à chaque angle."

    Dans le bureau de la Sobeps, à Anderlecht, Lucien Clerebaut ouvre des placards, des tiroirs, sort les dossiers. Lui-même témoin l'an dernier, il n'entend pas lâcher le morceau. Vingt ans de bénévolat et la chance d'être, cette fois, en première ligne en Belgique. Car l'affaire est d'importance: les descriptions, toutes concordantes, font état d'un objet de cinquante à cent mètres d'envergure!

    L'épaisseur du triangle? Près de deux étages! Et des déplacements ou sustentations inexplicables. Un mystère à éclaircir. Ne serait-ce, ajoute Clerebaut, que pour savoir "ce que signifie cette violation quasi quotidienne de notre espace aérien."

    Un problème qui a dû "chatouiller", bien entendu, les ministères de la Défense et de l'intérieur. Des notes officielles, et loin d'être tenues secrètes, en attestent. D'autant que l'armée détient les "preuves" d'un phénomène encore inexpliqué: les films de cinémitrailleuses de chasseurs F16 mis en alerte et envoyés en interception d'échos radars suspects depuis la base de Beauvechain. Neuf tentatives "de verrouillage" de l'objectif (lock on) ont été tentées par les F16. Trois ont réussi, dont nous publions les photos. A chaque fois, l'approche par les chasseurs a provoqué une brutale modification dans le comportement de l'objet.

    Analyse du général De Brouwer:

    "- Il restait deux hypothèses, en fin de compte: un phénomène d'interférence électromagnétique, ou un objet réel. Techniquement, il est possible d'avoir une interférence. Donc, sur le radar d'un avion en vol. Mais pas sur deux. D'autant que les F16 volent à plusieurs kilomètres de distance. C'est un phénomène qu'on ne peut pas simuler: inexplicable, car dans le même temps un autre radar, au sol, le radar OTAN de Glons, donne lui aussi les mêmes indications; et il est totalement impossible que les trois radars soient victimes de la même interférence or le phénomène a été enregistré à deux reprises."

    L'HYPOTHESE F 117 ? EXCLUE, RIDICULE


    Au début de la vague d'apparitions, certains ont évoqué un avion furtif américain F117 comme hypothétique "coupable". Le général De Brouwer dément catégoriquement:

    "- Exclu. Nous sommes en présence d'un objet qui ne se déplace guère, reste stationnaire, évolue à des altitudes très basses: ça ne colle absolument pas avec les performances des avions furtifs. Aucun doute là-dessus."

    La science peut elle apporter la bonne réponse? Professeur de physique et chercheur passionné, Auguste Meessen s'intéresse au sujet depuis plus de vingt ans, à l'échelle mondiale:

    "- Depuis longtemps, je me suis rendu compte qu'il y a là un problème non résolu. Comme il possède des aspects physiques et que je suis physicien ça m'interpelle", dit-il.

    Rigueur et patience du scientifique! Auguste Meessen est allé sur le terrain des premières manifestations: sa région natale, les cantons belges de langue allemande. Il a recueilli les témoignages. Puis s'est penché sur les radars et leurs mystères, grâce à la compréhension et la collaboration des autorités militaires. Il travaille aujourd'hui avec les données de quatre radars civils et militaires. Auguste Meessen garde une prudence professionnelle. Demande encore du temps, des expériences. Mais lâche:

    "- Le phénomène semble technologique. Mais les formes décrites ne correspondent pas du tout à notre système de propulsion et de portance. Pas d'ailes d'avion, de tuyères, d'hélices, pas ou peu de bruit. C'est inexplicable. Et c'est ce qui m'intéresse: comment cela fonctionne-t-il? Il se passe quelque chose de remarquable en ce moment en Belgique. il est dommage que la communauté scientifique ne relève pas le défi. Parce que les scientifiques sont très occupés. Mais aussi parce qu'on vit dans un monde où on attache plus d'importance aux croyances qu'à l'examen des faits."

    Et les faits sont là. Encore et toujours là, depuis que l'"ufologie" (de l'américain UFO "unidentified flying objects" existe depuis près d'un demi-siècle). En 1967, lors du 7e Congrès international des experts en UFO, Hermann Oberth, père de la navigation spatiale et "maître" de Wernher von Braun, déclarait:

    "- Les UFO sont sans doute des vaisseaux spatiaux venus d'autres mondes. Les êtres qui les dirigent sont en avance sur nous et, si nous nous comportons intelligemment, ils peuvent nous apprendre beaucoup de choses."

    A suivre...

    PIERRE FLIECX http://ufologie.net/htm/figmag13apr1991f.htm

    liens http://home.nordnet.fr/~phuleux/lephnom.htm

    Les hypothèses des sceptiques

    Globalement l'explication des sceptiques, sur cette vague comme sur tous les milliers de cas d'ovnis rapportés depuis 1947, est toujours la même.

    A la base peut être une confusion peu banale (avion, hélicoptère, à la rigueur un avion secret militaire) mais réelle. Par la suite une vague de désinformation médiatique et le désir de "croire" du grand public, amplifiant les habituelles méprises quotidiennes (lune, vénus, avions, etc.), le tout saupoudré d'une bonne dose d'affabulateurs ou de truqueurs de photographie, trop heureux de décrocher à moindres frais quelques heures de célébrité internationale ! Ce qu'il y a d'imparable avec ce raisonnement c'est que 1) on peut l'avancer tout le temps, 2) il ne nécessite strictement aucune preuve de la part de ses partisans, la charge de la preuve est intégralement reportée sur ceux qui n'y adhéreraient pas d'instinct.

    Voyons tout de même un peu plus en détail ce que cela a donné pour la Vague Belge 89-93.

    Prototype d'avion secret : F117, LoFlyte, TR-3B "Astra"

    On nous avait déjà fait le même coup après la vague française de 1954. Sauf qu'au lieu du F-117A ou plus récemment du TR-3B "Astra", il s'agissait alors du Coléoptère de l'ingénieur Leduc, dont le premier vol officiel de l'unique prototype eut lieu le 5 mai 1959 et la construction fut définitivement abandonnée quelques mois plus tard après l'accident grave dont fut victime son pilote.

    Les medias ont tout d'abord largement répandu l'idée dans le grand public que l'ovni triangulaire de la vague Belge était l'avion furtif américain F117-A. En particulier le magazine scientifique français Science & Vie qui titrait en couverture dans son N° 873 de juin 1990 "L'OVNI c'est lui !". Le journaliste Bernard Thouanel publiait page 84 un long dossier censé étayer cette explication.

    Hélas cette "explication minute", issue du raisonnement biaisé des ufosceptiques ne tient pas la route.
    Citons pour s'en convaincre une source impartiale (ie : non inféodée à un quelconque mouvement ufologique), puisqu'il s'agit de La Rédaction Nationale, responsable de la publication officielle des interventions au Parlement belge. En l'occurence il s'agit de la réponse (document 969700625, département D 20), présentée à la mi-mai 1997, à la question n° 222 de Monsieur le Député Van Eetvelt en date du 23 décembre 1996 (source = Inforespace décembre 1997) :

    (1) Les USA n'ont jamais demandé l'autorisation de faire des vols expérimentaux au-dessus de la Belgique.

    (2) De tels avions n'ont pas l'autorisation de voler dans le trafic aérien normal sans être équipés de réflecteurs radar. Ils doivent pouvoir être observés par les radars sinon ils poseraient un danger potentiel pour le trafic aérien.

    (3) Ce type d'avion vole à une vitesse conventionnelle. Pour voler à de très basses vitesses telles que décrites dans les témoignages, ils devraient disposer d'un système de propulsion dirigeable (vectored thrust). Pour autant que nous soyons au courant, ceci n'est pas le cas. En tout cas, pour rester immobile ou pour voler à très basse vitesse, il faut développer une poussée plus grande que le poids de l'avion. Avec tous les systèmes de propulsion connus actuellement, ceci est impossible sans génération d'un bruit très important.
    (4) L'ambassade américaine a fait un communiqué de presse pour confirmer qu'il n'y a pas eu de vols F 117A au-dessus de la Belgique.

    NB : le suffixe "A" (parfois "B") accolé au nom du F117 ne signifie pas qu'il s'agit d'un prototype (ils sont généralement identifiés par le préfixe "Y"), ni qu'il s'agirait d'un appareil mono ou biplace. Il s'agit tout simplement de variantes du modèle, en l'occurrence ici :

    * Have Blue (XST) : prototype (2 construits)
    * YF-117A : version de Pré-Production
    * F-117A : Production version (59 construits)
    * F-117B : Proposed improvement
    * F-117N : Proposed naval version

    Le LoFlyte

    Une rumeur a ensuite été lancée (par qui ?) prétendant qu'il pouvait s'agir d'un engin encore plus secret : le LoFlyte. Cette hypothèse farfelue a été rapidement démontée, notamment par Thierry Wathelet, alors membre d'UFOCOM. Lire son excellent dossier ici (suivre les liens, plus de 5 pages denses en tout).
    Le premier vol d'essai "grandeur nature" de cet avion se déroulera seulement dans le courant du mois de novembre 96, soit 7 ans après le début de la Vague Belge, à Dryden. Jusqu'à lors, l'avion était simplement un modèle réduit de 100 pouces (~2m54) subissant des tests aérodynamiques dans leur "tunnel à vent".
    Voir également l'excellente page sur le site "Les ovnis vus de près" de Patrick Gross.

    D'ailleurs dans un document officiel issu du Ministère de la Défense Belge et transmis par fax, via la Rédaction Nationale, en date du 03 juin 1997, il est clairement établi que non seulement les hypothèses LoFlyte, F117 et ULM sont totalement écartées par les autorités Belges, mais que globalement le cas est loin d'être clôs, comme l'avaient abusivement clamé tous les médias de l'époque après une certaine déclaration du ministre M. Poncelet.
    Mais bien évidemment, autant les messages "anti-OVNI" ont été abondamment médiatisés, autant ce document, pourtant nettement plus prudent, est passé complètement sous silence...

    Aurora

    Le Loflyte commençant à faire "long feu", les spéculations ont alors franchi un degré de plus dans l'invérifiable pour tomber dans la science-fiction voire le complot. Certains ont donc avancé que ces mystérieux triangles belges seraient des prototypes encore plus secrets et encore plus avancés technologiquement, issus des mythiques "black programs" : Aurora, TR3-A Black Manta, TR3-B, Hypersoar, dirigeable furtif géant, etc. Antigravitation, MHD propulsive, ces engins secrets US n'ont semble-t-il rien à envier aux soucoupes volantes extraterrestres !

    Ce qui caractérise toutes ces hypothèses, hormis qu'elles soient strictement invérifiables, c'est généralement qu'elles sont émises par des personnes ne connaissant pas la vague belge, ni souvent l'ufologie en général, n'ayant jamais enquêté sur le terrain, et n'ayant même pour la plupart aucune compétence dans les domaines aéronautiques de pointe. Un certain Edgar Fouché est connu pour répandre ces théories sur le web, reprises également par jean-marc Roeder (lire la revue TOP Secret) et bien d'autres. Mais le web fourmille de forums et sites amateurs/complotistes détaillant à loisir ces engins mystérieux.

    Notons par exemple, sur le site de Jeff Rense, cette page (en anglais) de l'ufologue Tim Matthews, du 13/6/1999, citant un autre ufologue, Eric Morris, du BUFOSC. Ce dernier reprend à son compte les paroles d'un supposé pilote de la Force Aérienne Belge (non cité évidemment), affirmant que la vague belge était un cover-up pour camoufler les vols d'une plateforme militaire triangulaire secrète, basée dans le sud-ouest de l'angleterre ! Nul ne s'étonnera dans cet article que Tim Matthews cite à l'appui de sa thèse une seule source, le fameux ufo-sceptique flamand Wim Van Utrecht, dont on pourra apprécier sur cette page toute la "pertinence" du jugement et la rigueur de ses enquêtes ! Nul ne s'étonnera non plus que Tim Matthews (dis)qualifie du terme "agents du gouvernement" tous ceux qui, comme Nick Pope ou votre serviteur, rappellent avec bon sens qu'aucune armée au monde ne dispose encore d'engins volants ayant les caractéristiques et performances en vol des "vrais" ovnis. Il n'y a pas de complot pour cacher la vérité sur les ovnis, non, il y a un complot pour cacher que nos militaires, tout en montrant de coûteux avions censés représenter le "top" de la technologie, dispose en réalité d'une panoplie de "soucoupes" et de "plateformes géantes" à faire palir de jalousie de commandant Kirk ou Buck Rogers ... bin voyons !

    En réalité, même secrets, les programmes d'avions militaires d'avant-garde américains doivent respecter certaines contraintes :

    * budgétaires : ces programmes coûtent très cher, et cela doit se voir sur les budgets militaires ou de sécurité. Voir par exemple (attention format pdf) : "Secteur privé et gestion du domaine de la défense en amérique du nord : la dynamique créée suite à la fin de la guerre froide", par Yves Bélanger, département de sciences politiques, université du Québec à Montréal. Ou cet article plus récent dans L'Express du 29/08/2002 : "Les très chères emplettes du Pentagone".
    * de sécurité : rappelons en effet que, s'agissant de prototypes et non d'avions de série, imaginer que les Américains auraient pu venir en tester un (à fortiori, vu le coût, plusieurs) au-dessus de la Belgique, qui est un des pays dont la densité de population est la plus élevée d'Europe et ce, dès 1989, relève du délire pur et simple !
    * d'efficacité : l'état de l'art, le "top" de l'aviation US pour les 15 ans à venir est censé être le Joint Strike Fighter (code F35), dont on pourra juger sur le lien ci-joint (pdf) des "performances". Pourquoi les USA dépenseraient-ils de manière visible des dizaines de milliards de dollars chaque année dans des programmes "officiels", pour des appareils ayant des performances tout juste supérieures à celles de nos avions actuels, s'ils disposaient déjà en 1990 d'appareils dignes de la science-fiction ? Comme le disait le capitaine Ruppelt (responsable du projet Blue book) :

    "Nous dépensions des milliards de dollars pour fabriquer des avions atteignants tout juste la vitesse du son, il eut été stupide de penser que tout cet argent servait à dissimuler l'existence d'une arme du genre des UFO".

    Une remarque vieille de plus de 50 ans mais qui conserve toute sa pertinence. A moins de tomber dans les thèses complotistes les plus spéculatives. Avouez que pour des "sceptiques" qui veulent réfuter les ovnis et l'HET, ce serait un comble non ?

    Enfin, last but not least, notons que nous sommes maintenant 16 ans après le début de la vague des triangles belges. Et qu'aucun des supposés prototypes secrets censés avoir joué à cache-cache avec la population à cette époque, n'a été encore dévoilé par l'armée américaine, comme cela fut le cas avant pour le F117 et pour tous les avions "secrets". Non seulement ça, mais les plateformes plus-légères que l'air de transport de masse, ou les avions capables de furtivité totale et de performances en vol de type Aurora, sont encore aujourd'hui de simples "projets" dans les cartons à dessin, quand ce ne sont pas purement et simplement des spéculations webophiles issues de l'imagination débordante de chasseurs de mystères auto-proclamés 'experts es-aréonautique de pointe' ! L'Aurora ou le TR3-A étaient déjà de la science-fiction en 1990, ils le restent encore aujourd'hui, jusqu'à preuve du contraire.

    La preuve justement parlons-en.

    C'est à celui qui fait une affirmation, extraordinaire qui plus est, d'en apporter la preuve dit-on. Dans ce cas les défenseurs de l'explication "prototype ultra-secret" doivent apporter deux preuves :

    - que des appareils tels que ceux (trop) souvent cités ci-dessus existent bel et bien
    - qu'ils sont capables d'expliquer les observations de la vague belge

    Je leur souhaite bon courage.

    L'avion de télécommunications AWACS

    L'astrophysicien Belge P. Magain (encore lui ! Voir l'article sur la photo de Petit-Rechain) a eu une révélation en 1992 après avoir observé personnellement dans le ciel les 3 feux de signalisation d'un AWACS en mission (chose fréquente en Belgique à cette époque) : les ovnis de la vague Belge, c'était ça. Une méprise avec un AWACS. Une telle idée géniale ne mérite pas plus de commentaire ...

    Autres
    Il a aussi été mention de la possibilité que ces ovnis étaient en fait des drones d'espionnages. Aurait-on plus d'informations sur la description des observations pour vérifier si cela serait compatible avec un engin volant conventionnel ? Pourrait-on écarter toute confusion possible avec un drône ou en engin de manufacture terrestre ?

    Les sceptiques

    Wim Van Utrecht

    Wim Van Utrecht est un sceptique néerlandais, fondateur de deux groupes ufologiques : SVL (Groupement d'Etudes des Apparitions d'Objets Lumineux Inconnus, dont il est le président) et Caelestia (dont il est le rédacteur en Chef).

    Ce "sceptique", comme nous l'avons vu plus haut, continue à prétendre que l'ovni du 29/11/89 observé par les gendarmes von Montigny et Nicoll était ... Vénus, et que la photo de Petit Rechain est un grossier trucage. Pour le reste il se contente d'afficher ses croyances en niant simplement toute réalité à cette vague, sans guère d'arguments. Voir les réfutations de ces "explications" dans les pages consacrées à ces deux cas particuliers.

    Marc Hallet

    Marc Hallet est un ultra-sceptique zététicien, les soucoupes sont pour lui un mythe. Il est d'autant plus virulent qu'il reconnait avoir été dans son adolescence un "croyant" très naif ... Depuis il n'en finit plus de se venger ... Son site est édifiant : Il est devenu tellement extrémiste qu'il fustige même les traditions populaires : il veut supprimer toutes les fêtes usuelles (Paques, Noel, Halloween,...) au prétexte qu'elles dérivent de supersititions ancestrales ?!

    Principaux 'arguments' de Marc Hallet :

    * La communauté scientifique Belge n'a pas approuvé le travail de la SOBEPS
    * La poursuite F16 : Meesseen se rétracte dans le vol2 (NDR : "Vague d'OVNI sur la Belgique, tome 2") et admet que ça peut être un artefact météorologique. Or il s'agit de la seule "preuve physique" à part la photo de Petit Rechain
    * Dénigrement du Pr Meesseen qui se serait laissé piéger par un "son d'ovni" factice
    * Débunk de la photo de Petit-Rechain
    * Les témoignages de "lumières en triangle" ne valent rien sans photo/vidéo car rien ne prouve que ce n'étaient pas simplement des avions ordinaires
    * Enqueteurs SOBEPS biaisés et mauvais : déclarations de Jean-Luc Vertongen et Genevieve Van Overmeire (chefs de la SOBEPS démissionnaires) qui parlent de la SOBEPS comme étant une "secte dévouée à l'hypothèse extraterrestre"
    * Nombreuses incohérences textuelles détectées dans les deux tomes "Vagues d'ovnis" de la SOBEPS

    Discussion :

    Voir cette page, qui démonte point par point l'un des textes les plus significatifs de Marc Hallet sur la vague belge, et notamment tous les 'arguments' ci-dessus.
    Autres points de vue sceptiques

    * le site de Michel Leurquin (3 pages relativement anecdotiques sur le sujet, témoignant surtout de la croyance - négative - de leur auteur). Une excellente critique d'un texte du sceptique Michel Leurquin par Patrick Gross : http://ufologie.net/htm/stupidbelgium01f.htm

    * le site de Tim Printy (en anglais, un long article qui a le mérite de détailler la position des sceptiques)
    * le texte de Marc Lafleur, des Sceptiques du Québec, qui visiblement critique sans rien connaitre de la vague belge, sans avoir aucunement enqueté. Il continue même de soutenir la thèse du F117, réfutée depuis unanimement (lire "deuxième preuve" vers 30% du texte).
    * Werner Walter (UFOs, Die Wahrheit, 1996) prone lui aussi (comme Wim Van Utrecht) la thèse des ultra légers motorisés (ULM) sans la moindre enquête sur place et sans tenir compte de ce qui a été observé réellement.
    * Paul Vanbrabant
    * Thierry Veyt (ancien membre de la SOBEPS, exclu de l'association, et qui a intenté un procès ensuite (perdu) à la SOBEPS)

    De l'attitude des "sceptiques"

    Pour en revenir aux ufosceptiques néerlandophones, il est également très regrettable que cette équipe ait attendu près de 10 ans pour faire entendre sa voix et affirmer sa différence alors qu'il lui aurait été possible dès les premiers jours de la vague de se joindre aux équipes d'enquêteurs, étonnement peu nombreux, qui ne savaient littéralement plus où donner de la tête et des jambes alors qu'ils sillonnaient la région pour effectuer leur travail de fourmi. Compte tenu de la quantité de matière, ils auraient même plutôt été les bienvenus ! Ce fut par exemple le cas du NUFOC qui a fort obligeamment transmis à la SOBEPS des copies de plusieurs de ses enquêtes.

    Enfin, comment ne pas soupçonner dans cette tardive autant qu'inattendue démarche de la part de ces ufologues néerlandophones ce que dans son livre référence F. Parmentier qualifie de "ciblage" :

    "le ciblage : [consiste à] choisir un cas dont un ou plusieurs détails peuvent être attaqués afin de fragiliser la cohérence d'ensemble et, en corollaire, se taire sur les cas n'offrant pas de prise" (PAR2004, p 275)

    car c'est exactement ce dont il s'agit ici. Pour toutes ces raisons, l' "invention" comme dirait P. Lagrange, tardive et "de circonstance" de cette explication ne peut donc qu'être rejetée.

    Bibliographie :

    * INF95 : Article du Pr Meessen dans Inforespace, revue de la SOBEPS, n°95 d'octobre 1997. Et sa version Internet : "Etude de 2 observations du 29/11/1989" ( http://meessen.free.fr/AMeessen/Gileppe/)
    * VOB1 et 2 : Vague d'Ovni sur la Belgique, Tome 1 et Tome 2.
    * PAR2004 : François Parmentier, "OVNI : 60 ans de désinformation" éd. du Rocher.

    http://adelmon.free.fr/vaguebelge/skeptic.html

    Lectures complémentaires


    Les témoignages détaillés

    Pour en savoir plus sur le sujet vous pouvez consulter la rubrique du forum sur la vague Belge où vous trouverez de nombreux témoignages. N'hésitez pas à vous inscrire pour participer aux recherches et vous informer (attention au choix du pseudo voir le règlement) : http://www.forum-ovni-ufologie.com/la-vague-d-observation-belge-1989-1992-f102/

    Etude scientifique de la Vague Belge

    A voir absolument l'étude scientifique de Mr MEESSEN, Professeur à l'U.C.L.Inforespace, n° 100, 2000, 5-40.: cliquez-ici svp

    Des photos amateurs inédites avec film

    Observations multiples d'ovnis de 1990 à 1992 en Belgique:Un cas exceptionnel jamais rendu publique avec témoins multiples et crédibles, photographies et films. cliquez-ici svp 

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