Poursuite avion/ovni: L'Incident de Téhéran, Iran (1976) suite et fin
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    Poursuite avion/ovni: L'Incident de Téhéran, Iran (1976) suite et fin

    Recommander ce site :: ::::Par ovni :: 30/12/2008 à 18:28 :: Général

    D. Peu de temps après que le second objet se réunit avec le premier, un autre objet sembla sortir de l’autre côté de l’objet initial, en descendant tout droit vers le sol à très grande vitesse. L’équipage du F-4 avait [alors] retrouvé les communications et le panneau de contrôle de l’armement. Il observa l’objet qui s’approchait du sol, en s’attendant à une forte explosion. Cet objet se posa doucement sur le sol, où il projeta une lumière très
    brillante sur une aire d’environ 2 à 3 km [de rayon]. L’équipage descendit de son altitude de 25000 à 15000 [pieds], en continuant à observer et à marquer [mentalement] la position de l’objet. Ils avaient [ensuite] quelques difficultés pour adapter leur vision nocturne en vue de l’atterrissage. Après avoir tourné plusieurs fois autour de Mehrabad, ils ont pu s’engager dans un atterrissage rectiligne normal.

    E. Il y avait beaucoup d’interférences sur UHF et chaque fois qu’ils passaient par la direction magnétique de 150° à partir de Mehrabad, ils perdaient les communications (UHF et interphone), tandis que le système de navigation inertielle (INS) fluctuait de 30° à 50°. L’unique avion civil qui s’approcha à ce moment de Mehrabad connut [aussi] des défaillances de communication dans la même région (Kilo Zulu), mais il ne signala pas avoir vu quelque chose [d’anormal. Les pilotes ont cependant tendance à ne rien dire dans ce cas.] Pendant que le F-4 était engagé dans une longue approche finale [pour atterrir], l’équipage remarqua un autre objet de forme cylindrique avec de fortes lumières stables aux deux extrémités et une lumière pulsante au milieu. Suite à leur
    demande, la tour [de contrôle] déclara qu’il n’y avait pas d’autre trafic connu dans cette zone. La tour ne l’a pas vu quand l’objet passa au-dessus du F-4, mais après que le pilote leur dit de regarder entre les montagnes et la raffinerie, ils ont pu l’apercevoir.


    F. En lumière du jour, l’équipage du F-4 fut transporté en hélicoptère dans la région où l’objet avait apparemment atterri. Rien ne fut remarqué à l’endroit où ils pensaient que l’objet s’était posé (dans le lit d’un lac asséché), mais quand ils se mirent à tourner vers 10 l’ouest de cette zone, ils captèrent un signal pulsé très notable. À l’endroit où ce signal était le plus intense, il y avait une petite maison avec un jardin. Ils atterrirent et
    demandèrent à ses habitants s’ils avaient remarqué quelque chose d’étrange au cours de la dernière nuit. Ces personnes racontèrent qu’il y eut un bruit intense et une lumière très brillante, comme un éclair. L’avion et la zone où l’objet est supposé avoir atterri sont examinés pour détecter des traces possibles de radiations... (deux lignes supprimées). Plus d’informations seront communiquées dès qu’elles sont disponibles. »

    Ce document, appelé « mémorandum pour la documentation », fut rédigé par le Colonel Jerry Johnon et le Colonel Olin Mooy, officiers de l’USAF auprès du MAAG (US Military Assitance and Advisory Group) à Téhéran. Cet organisme avait été mis au courant par le Général Azarbarzin de la Force Aérienne de l’Iran. Le Colonel Mooy a assisté à l’interview du second pilote, mais il ne disposa que d’une courte version du récit du premier pilote[4].
    C’est lui qui signa ce document, tandis que le Colonel Frank B. McKenzie du DAO (US Defense Attache Office) l’a envoyé par télétype aux instances citées dans l’introduction.

    McKenzie dit à Bob Pratt, qui l’interrogea par téléphone, que cela faisait partie de leur job. Cet événement était inhabituel et il avait suscité une réaction importante dans les journaux locaux [3]. McKenzie a affirmé que les sources étaient multiples. La figure 3 reproduit la fin du document et montre qu’il a dû être « déclassifié », mais d’autres données sont encore toujours traitées comme un Secret d’État.

    La découverte du ‘rapport d’évaluation’ de la DIA

    À la fin de 1978, Todd Zechel, un des fondateurs du CAUS (Citizens against UFO Secrecy) découvrit un autre document remarquable. Il s’agit d’un rapport d’évaluation, rédigé déjà le 22 septembre 1976 par le Major Roland Evans de l’USAF, sur un formulaire préétabli. En 1979, Richard Hall a pu l’interviewer par téléphone. Il devint Colonel, mais en 1976, il était Analyste des capacités militaires pour l’Agence de Renseignement de la Défense (DIA) à Washington. Il a précisé [3] que son domaine de compétence était « la guerre électronique » et
    que ce qui était important à ses yeux, c’est que plusieurs systèmes électroniques avaient été bloqués en même temps. « J’aimerais savoir comment cela est possible… Cela ne se limitait pas à un brouillage, mais coupa ces systèmes et les rendit complètement inopérants…
    capacité électronique était très intéressante et cela dépasse de loin ce que n’importe quel pays que je connais est capable de faire…Ces effets électromagnétiques devaient être étudiés. »



    Cette Figure 3 : La dernière partie du rapport du rapport de la DIA

    La figure 4 fournit une copie de ce rapport d’évaluation, tel qu’il a été fourni. La qualité visuelle est médiocre, mais c’est un document qui prouve que le Service de renseignement technique des Etats-Unis attachaient une grande importance à ce qui s’était passé. Le sigle IR qui apparaît deux fois dans la partie supérieure désigne l’Iran. Dans les rubriques suivantes, il est précisé que « la fiabilité fut confirmée par d’autres sources » et que « la valeur du renseignement est élevée », c’est-à-dire unique, opportune et de signification majeure.



    Figure 4 : Copie du rapport d’évaluation de la DIA

    Sous la rubrique ‘remarques’, l’analyste à ajouté : « Un rapport exceptionnel. Ce cas est un classique, qui répond à tous les critères requis pour une étude valable du phénomène ovni :

    a. L’objet a été vu par plusieurs témoins à partir de différents endroits (Shamiran, Mehrabad, le lit du fleuve asséché) et différents points de vue (aéroportés et au sol).

    b. La crédibilité de beaucoup des témoins était élevée (un général de la Force aérienne, des équipages qualifiés de vol et des contrôleurs aériens expérimentés.)

    c. L’observation visuelle fut confirmée par radar.

    d. Des effets EM similaires ont été rapportés par trois avions distincts.

    e. Il y eut des effets physiologiques semblables sur certains membres d’équipage (perte de vision nocturne due à la luminosité de l’objet).

    f. Les ovnis ont fait preuve de manoeuvrabilité dans des proportions inhabituelles. » Il est normal que l’USAF s’inquiéta de la capacité de rendre inopérant différents systèmes électroniques et en particulier la commande de tir à des distances de l’ordre de 30 à 50 km. Il serait totalement illogique que cela n’ait pas fait l’objet de recherches plus approfondies, mais on n’a pas nécessairement compris comment cela fut réalisé.

    Un document du Centre de Guerre Électronique


    Des demandes introduites auprès de la NSA sur base du FOIA ont livré en 1981 encore un autre document intéressant. Il s’agit d’un article du Capitaine Shields, paru dans le « MIJI Quarterly » qui est éditée par le Centre de Guerre Électronique dans le cadre de l’USAF Security Service [9]. L’abréviation MIJI vient de « Meaconing, Intrusion and Jamming Incidents. » Le terme ‘Meaconing’ veut dire que la réception d’un signal de positionnement suscite le renvoi d’un autre signal à la même fréquence, pour brouiller le système de
    navigation de l’émetteur.


    Cet article reprend le contenu du rapport de l’attaché militaire, mais le Capitaine Shields disposait d’une version non expurgée, puisqu’il dit qu’à 00h30, quatre coups de téléphone arrivèrent en succession rapide au poste de commandement de la Force Aérienne Iranienne à Téhéran. Il mentionne aussi que l’officier supérieur n’a pas pu convaincre ceux qui appelaient, lorsqu’il leur dit que qu’ils voyaient des étoiles. Quant à l’objet lumineux qui
    s’approcha très rapidement du second F-4, c’est le choix des mots qui importe : « Le pilote tenta de tirer une fusée AIM-9 sur l’objet nouveau, mais fut empêché par une perte de courant dans le panneau du contrôle des armements. Les communications UHF avec la tour de contrôle et les communications entre pilote et co-pilote étaient perdues simultanément. » Près de la maison où le signal du ‘beeper’ était le plus fort, « on prit des dispositions pour effectuer différents tests. » C’est plus explicite, mais comme il est normal pour des Services secrets, l’indication la plus significative est à la fois cachée et bien mise en évidence.

    Il s’agit du titre : « Maintenant vous le voyez et l’instant après, vous ne le voyez plus. » L’auteur attire donc l’attention sur le fait que cet ovni avait la capacité de changer très brusquement de place en étant alors invisible. Cela ne l’a pas laissé indifférent.

    La figure 5 reproduit ce titre et l’introduction [2]. Elle montre aussi que ce texte fut vraiment ‘secret’ avant de devenir ‘confidentiel’ et d’être enfin ‘déclassifié’. D’après la couverture de ce numéro de la revue MIJI, c’était seulement prévu pour le 31 décembre 2008.


    Figure 5 : Le début de l’article de la revue MIJI, en 1978

    L’introduction est révélatrice : « À un moment donné dans sa carrière, chaque pilote peut s’attendre à rencontrer des événements étranges, inhabituels, qui ne seront jamais expliqués de manière adéquate ou complète par la logique ou des enquêtes ultérieures. L’article qui suit raconte justement un épisode de ce genre, tel qu’il fut rapporté par les équipages de deux F-4 Phantom de la Force Aérienne Impériale de l’Iran vers la fin de 1976. Aucune information supplémentaire ou explication des événements étranges n’est apparue. Cette histoire sera stockée dans des classeurs et probablement oubliée, mais cela constitue une lecture
    intéressante et peut-être perturbante. »

    On sent une certaine frustration. Est-ce que personne ne fait attention à ces données ? Est ce qu’on nous cache les résultats des études qui s’y rapportent ou est-on incapable d’y voir clair ? Evans a détaillé son point de vue [3] : « Les effets EM étaient très intéressants pour moi, en tant qu’officier de guerre électronique… L’ovni n’a pas seulement brouillé les communications (en les couvrant d’autres bruits). Il les coupa. Il les rendit inopérants… Peu importe ce que sont les ovnis, ces effets EM devraient être étudiés… J’ai toujours trouvé
    énigmatique que toute l’investigation fut abandonnée. » Au début de ses enquêtes, le Capitaine Ruppelt [10] eut également l’impression que l’USAF était incroyablement indifférente ou négligente en matière d’ovnis. Beaucoup d’autres données ont cependant démontré que ce type de recherches furent toujours menées de manière ultra-secrète. Le Centre de Guerre Électronique n’en était pas informé, mais les études sur des ‘sujets avancés’ ont toujours été soumises à une très forte compartimentation. Cet article démontre cependant
    que ce Centre eut au moins connaissance de certaines données. En fait, on dirait que même la plupart des ufologues cherchent très peu à comprendre les effets EM des ovnis, pourtant bien documentés. C’est encore plus vrai de leur capacité d’effectuer des sauts brusques, de changer d’apparence et de devenir même partiellement ou entièrement transparents. Certains auteurs y ont même vu un argument pour envisager
    « l’hypothèse paranormale. » C’est le cas, par exemple, de Hynek et de Vallée [10].

    À mes yeux, ceci n’est qu’une solution de facilité, dont on doit se méfier aussi longtemps qu’on n’a pas exploité les indices disponibles pour comprendre la physique qui est sous-jacente à la propulsion et aux propriétés caractéristiques fondamentales des ovnis. Dans toute recherche, il y a une hiérarchie à respecter. Ces problèmes m’interpellent en tant que physicien et il y a des pistes à explorer, sans devoir faire appel à des espaces parallèles, par exemple.

    L’interview du Général Azarbarzin Bob Pratt téléphona déjà le 3 janvier 1977 au Lt. Général Abdullah Azarbarzin, le numéro un de la Force Aérienne Impériale de l’Iran. Il confirma effectivement que cet incident eut lieu et marqua son accord pour donner plus de détails, mais c’est John Cathcart, éditeur du National Enquirer, qui réalisa cette interview par téléphone, le 4 janvier 1977. Nous en extrayons les parties les plus significatives [2]. Le Général précise, par exemple, que chacun des deux F-4 avait un équipage de deux personnes, qu’ils ont réalisé tous les deux un « verrouillage » radar sur l’ovni et que celui-ci a fortement perturbé l’électronique de trois avions : les deux F-4 et un avion civil. Le général a parlé de « jamming », ce qui désigne normalement un brouillage par d’autres signaux, mais ce terme peut être utilisé aussi dans un sens plus général. Azarbarzin insiste fortement sur le fait qu’on n’a jamais donné l’ordre de tirer sur l’ovni.

    « Il était inoffensif. Nous n’avions aucune raison pour tirer dessus. Nous voulions seulement nous en approcher le plus possible. » Cela n’empêche pas que le pilote du second F-4 ait voulu tirer, lorsqu’il se sentit menacé. Cela résultait d’un réflexe d’autodéfense, naturel ou acquis. Lorsque le Général a interrogé ce pilote, il lui a dit : « tout était verrouillé (sur la cible), mais quand j’ai atteint la distance de tir, tout le système s’est éteint : le contrôle de feu, la radio, les aides à la navigation et même l’interphone. » Le Général confirme que le
    mécanisme de la mise à feu fut bloqué à une distance de 15 à 20 miles de l’objet. [C’est considérable, mais n’implique pas qu’on a spécifiquement voulu empêcher le tir. Il est plus probable qu’on voulait en quelque sorte paralyser, sans effets permanents.]

    Quand on interroge le numéro 1 de la Force Aérienne Impériale Iranienne sur les investigations ou études qu’elle compte encore entreprendre, le Général répond : « Non, non. Nous n’en faisons pas. Tout ce que nous avons fait, c’est de fournir toutes les informations. C’était la demande (request) des États-Unis. Nous avons donné toutes les informations à notre MAAG. Je pense qu’ils les ont envoyées à l’organisation aux État-Unis » [qui est en charge de ce type d’études.] « Nous n’avons fait rien d’autre depuis lors. » Vous voulez dire que vous avez transmis l’information à l’USAF ? « Oui. » Est-ce qu’ils l’exigeaient ? « Eh bien ! En réalité, ils ont cette procédure [institutionnalisée.] Si nous avions des informations sur les ovnis, nous devions simplement échanger toute cette information et c’est ce que nous avons fait. » [L’USAF attache donc beaucoup d’importance à ce type d’informations, sans qu’on puisse s’attendre à en recevoir en retour.]

    Est-ce que vous considérez vous-même cet incident comme très étrange et inexplicable ? Le Général répond : « C’est vrai. Je peux le dire, parce que nous avons trouvé (found out) que la technologie qu’ils utilisaient pour perturber les systèmes électroniques était quelque chose que nous n’avions jamais eu et que nous ne possédons pas. Cela n’existe pas, puisque cela s’est produit dans une très large bande. Ce ‘jammer’ était capable de perturber différentes fréquences en même temps. C’est très inhabituel. »

    Avez-vous vu des rapports des équipages impliqués ou avez-vous parlé avec eux ? « Je les ai interviewés. J’ai parlé avec eux. » Et vous croyez ce qu’ils disent, parce qu’ils sont des pilotes expérimentés ? Le Général est très affirmatif : « oui, oui, nous pouvions les croire. Il n’y a pas de doute. Il n’y a pas de doute. » Il mentionne alors qu’un des pilotes « a décrit la forme du cockpit… Il était hémisphérique. La couleur de la lumière à l’intérieur était
    différente de ce qu’il y avait à l’extérieur.

    C’était proche du jaune. » Rien qui ressemble à n’importe quel véhicule aérien ? « Non, non, non. Pas du tout. » Parfois les ovnis étaient beaucoup plus rapides que les F-4 ? « Oui, la vitesse fut estimée à Mach 3… C’est ce qu’on a calculé… Quant à l’accélération ultra-rapide, résultat du temps nécessaire pour passer d’une vitesse nulle à Mach 3, aucun autre objet volant [terrestre] n’en est capable. »

    En 1994, on a interviewé plusieurs acteurs importants de l’incident de Téhéran dans le cadre d’une émission de télévision américaine [12]. Yaddi Nazeri [apparemment le copilote du premier F-4] a confirmé qu’ils ne sont pas parvenus à rattraper cet objet, bien que leur avion se déplaça à Mach 2. « C’est alors que j’ai pensé que c’est un ovni. Aucun pays n’avait ce type d’objet volant. J’ai donc pensé que cet engin est d’une autre planète. »
    Le Général Yousefi qui ordonna la montée des F-4 reconnut que lui aussi, il acceptait cette idée. « À cause de l’expérience que j’ai vécue le 19 septembre 1976, je crois qu’il y a quelque chose là haut. Nous ne savons pas ce que c’est ou d’où ça vient. » Il précisa que le second F-4 essaya à nouveau de poursuivre l’ovni. Bien qu’il volait à Mach 2, il ne réussit pas à s’approcher de l’ovni. L’équipage décida alors d’atterrir à l’aéroport de Mehrabad, mais pendant l’approche, la tour de contrôle l’avertit que maintenant, il était lui-même suivi. Pirouzi raconta que le pilote était paniqué et que lorsque l’objet est passé au-dessus de Mehrabad, à une altitude de seulement 650 à 750 m, la tour de contrôle perdit tout courant, bien que d’autres parties de l’aéroport n’étaient pas affectées. L’ovni qui fut perçu à la fin était de forme cylindrique, aussi grand qu’un bus de tourisme, avec des lumières très fortes et continues aux deux extrémités et des impulsions lumineuses au milieu. [Ceci rappelle la
    figure 1, étant donné que les lumières aux extrémités pouvaient avoir changé de couleur et être pulsées plus rapidement.]

    Le Général Azarbarzin, également interviewé dans le cadre de cette émission, a précisé que le copilote du second F-4 a vu que l’objet avait la forme d’un disque et il a confirmé que le cockpit avait l’air d’une demi-sphère. À l’intérieur de celle-ci, on perçut une lumière assez faible, orange ou jaunâtre, mais pas d’équipage. Toute la commission d’enquête aurait été convaincue que l’ovni avait délibérément bloqué l’électronique des deux F-4 et de la tour de contrôle, [au lieu d’admettre simplement un effet secondaire du système de propulsion.]
    Le Général fut très franc: « Je ne peux pas ignorer l’existence des ovnis. Ils essayent de trouver une voie pour contacter les gens de la Terre, [ce qui requiert une préparation, pour que ce contact ne soit pas trop bouleversant.] Azarbarzin aurait dit par ailleurs à Bruce Maccabee [13] que les rapports complets de l’investigation ont été remis à l’USAF. Le Gouvernement américain dispose donc encore d’autres documents que les trois que nous avons cités (venant de McKenzie, Evans et Shields). Il le fait sans doute dans l’espoir de pouvoir en tirer un avantage stratégique, mais il lui est également difficile de reconnaître qu’il a menti au monde
    entier et désinformé la communauté scientifique pour un sujet d’une telle importance.

    L’opinion d’un sceptique

    L’incident de Téhéran est également très révélateur en ce qui concerne la méthodologie des soi-disant « sceptiques. » L’Américain Philip Klass en est un. Il a affirmé dans un de ses livres [14] que ceux qui le soir du 18 septembre 1976, ont téléphoné au contrôle aérien et au poste de Commandement de la Force Aérienne à Téhéran auraient simplement vu un objet astronomique, probablement Jupiter. Le reste serait dû à l’incompétence des pilotes et à des pannes purement accidentelles de leurs équipements.

    J’ai vérifié que le 18 septembre 1976, Jupiter s’est levé à Téhéran à 21h38. À 22h30, ce qui est l’heure du premier coup de téléphone à Pirouzi, cette planète ne se trouvait évidemment pas au-dessus d’une maison au nord-est de Téhéran. À minuit, ce qui est probablement l’heure à laquelle Pirouzi observa lui-même le ciel, Jupiter se trouvait à une élévation de 27°45’ et dans l’azimut de 85°17’ par rapport au Nord. Ce n’est manifestement pas au nordest de la ville. Puisque Bruce Maccabee a indiqué sur une carte la position de l’aéroport de Téhéran et les endroits à partir desquels les premières observations visuelles furent signalées [15], nous pouvons même dire que la direction par rapport au Nord était au maximum égale à 50°, ce qui est encore loin de 85°. Toutes les déclarations de Monsieur Klass dans cette affaire sont ahurissantes, comme dans d’autres cas où il s’est exprimé. Il a retenu un seul élément : à l’oeil nu, la lumière ressemblait à celle d’une étoile, puisque cela correspondait à ses préconceptions. Il escamote toutes les autres données et est toujours décidé à combattre ce qui ne lui plaît pas. Pour lui, il ne peut pas y avoir d’ovnis, éventuellement extraterrestres. Ce n’est pas une hypothèse de travail, mais une idée fixe, obsessionnelle, faisant perdre le sens des réalités.

    Conclusions

    Les observations visuelles faites par six personnes à Téhéran, par le contrôleur aérien Pirouzi et ses collègues, par l’officier de garde au poste de Commandement de la Force Aérienne de l’Iran et par le Général Yousefi, ainsi que par les équipages des deux F-4 qui sont montés l’un après l’autre, donc par au moins 16 personnes, démontrent qu’il y eut réellement un objet insolite dans le ciel de l’Iran au cours de la nuit du 18/19 septembre 1976. Ceci est même confirmé par des verrouillages radar et des anomalies EM qui impliquent plusieurs pilotes de ligne. Il n’est pas réaliste d’affirmer simplement que tous ces témoins étaient des « personnes enclines aux fantaisies » et qu’il n’y eut « pas d’effets physiques. »

    Le comportement de cet ovni était hautement remarquable, à cause de ses changements d’apparence, ses mouvements de saltation et sa capacité de se mouvoir à d’énormes vitesses, avec des accélérations fulgurantes. En outre, il était capable de rendre différents systèmes électroniques inopérants à une distance de l’ordre de 30 à 50 km.

    Les intentions de l’intelligence qui se cache derrière le phénomène ovni se sont révélées de manière assez directe. L’ovni n’était pas agressif, mais il a réagi de manière préventive à ce qui aurait pu être menaçant. Il a cependant voulu attirer l’attention et démontrer sa supériorité. Cela a un sens pour une intelligence ET, effectuant parfois des expériences de type psychosociologique, pour voir si la société humaine est encore engluée dans des croyances et des préjugés ou si elle est capable de « voir » les faits tels qu’ils sont ? Est-ce que nous cherchons à les comprendre ? Avons-nous acquis une maturité suffisante pour qu’un contact ne soit pas traumatisant ? Ne devrions nous pas nous demander nous-mêmes pourquoi il y a encore toujours des blocages culturels, psychologiques et politiques à cet égard ?

    Références
    1. http://en.wikipedia.org/wiki/1976_Tehran_UFO_incident (1976 Tehran UFO Incident).
    2. http://mufon.com/famous_cases/1976%20Iran%20Part%201%20MUFON%20Case%20File.pdf
    3. http://www.ufoevidence.org/Cases/CaseSubarticle.asp?ID=209 (The Pentagon’s Classic UFO Case).
    4. B. Maccabee : An update on the 1976 Iranian jet chase, MUFON UFO J. May 2006, 2-11, June 2006, 13-15.
    5. L. Fawcett and B.J. Greenwood : Clear Intent. The Government Coverup of the UFO Experience. Prentice
    Hall, 1984. p.81-86.
    6. http://home.att.net/~jbaugher1/f4_44.html (Phantom with Iran).
    7. Iranian Air Force Jets Scrambled, NICAP, The UFO Investigator, November 1976.
    http://www.cohenufo.org/iranafjet.html (The Iranian AF Jet Encounter, 1976).
    8. C.A. Huffer : Information Bulletin 7, 1-7, UFO SIG (Special Interest Group of Am. Mensa), 30 Sept. 1977.
    9. H.S. Shields : Now You See IT, Now You Don’t, MIJI Quarterly, n°3, 1978, 8-12.
    10. E.J. Ruppelt : The Report of Unidentified Flying Objects, Ace books, 1956.
    11. J.A. Hynek and J. Valée: The Edge of Reality, Henry Regnery Co, 1975, voir p. xiii, 34, 60-61, 258-263
    12. S. Michaels : Sightings, Simon & Schuster, 1996, p. 177-185.
    13. http://www.answers.com/topic/1976-tehran-ufo-incident-1 (1976 Tehran UFO incident).
    14. P.J. Klass : UFOs: The Public Deceived, Promeheus Books, 1983.
    15. http://brumac.8k.com/IranJetCase/IRANIAN%20JET%20CASE.doc (Iranian Jet Case).

    http://www.meessen.net/AMeessen/Teheran.pdf

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