Les Ovnis et la Science soixante années d’incompréhension
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    Les Ovnis et la Science soixante années d’incompréhension

    Recommander ce site :: ::::Par ovni :: 24/12/2008 à 18:33 :: Général

    Les Ovnis face à la Science

     

    Depuis quelques années, les scientifiques commencent à se dire : en effet, il faudrait peut-être les étudier. Jusqu'à maintenant les scientifiques affirment que les OVNIs n'existent pas et que nous ne sommes pas visité par une ou plusieurs civilisations Extraterrestres. Le fait de ne pas vouloir les étudier, ne montre il pas qu'ils ont peur de la conclusion de cette étude ? D'autres étudient certes le phénomène mais pour mieux en tirer profit dans leurs travaux personnels et n'ont que faire des témoins qu'ils méprisent. Que l'on ne l'oublie pas ce sont les pionniers qui font avancer la science. Or les ufologues sérieux comme Mr Velasco ne sont-ils pas justement des Pionniers et Précurseurs?

     

     

    La première "étude scientifique" connue sur les OVNIS le début de la mascarade rationaliste:

     

    Le 24 septembre 1235 au Japon, le général Yoritsume campe avec son armée. Soudain, ses sentinelles observent un curieux phénomène: de mystérieuses sources de lumière vont et viennent, tournoient au sud-ouest, décrivant des boucles, et cela jusqu'au matin. Le général Yoritsume ordonne qu'il soit procédé à un examen scientifique approfondi, et ses collaborateurs se mettent au travail. Il ne leur faut que peu de temps pour dresser leur rapport: le phénomène est tout à fait naturel. Ce n'est que le vent qui fait remuer les étoiles. Source Yusuke J. Matsumura, de Yokohama. 

     

    Les scientifiques face aux OVNIs

     

    Beaucoup de "scientifiques" affirment publiquement que les OVNIs n'existent pas notamment pour cause d'impossibilité d'effectuer de grands voyages spatiaux. Ces "scientifiques" affirment qu'il est impossible de faire de tels voyages car cela demanderait une quantité colossale d'énergie et des centaines d'années pour arriver à destination. Mais il ne faut surtout pas croire ces "scientifiques". Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que ces personnes se basent sur nos connaissances et technologies actuelles. Évidement, si nous Terriens voulions effectuer des voyages de ce type en utilisant nos lanceurs et moteurs classiques, cela prendrait énormément de temps et d'énergie.

     

    Par conséquent, ces "scientifiques" affirment que les OVNIs n'existent pas pour la simple raison que nous Terriens, nous ne pouvons effectuer ce type de voyage.

     

    Mais, pensez-vous vraiment que d'ici quelques dizaines d'années, nous utiliserons encore le pétrole, nos lanceurs et moteurs actuels ? Bien sûr que non : on utilisera des propulseurs plus puissant, nous permettant ainsi, d'aller plus loin dans les voyages spatiaux en une durée moindre.

     

    Ainsi, les civilisations Extraterrestres ayant une technologie plus avancée que la nôtre, peuvent voyager de planètes en planètes, et venir sur notre planète, la Terre. Leurs vaisseaux effectuant des manœuvres impressionnante pour nous Terriens, sont alors appelés OVNIs.

     

    "Les scientifiques aiment bien avoir l'initiative des questions. Lorsqu'un phénomène se produit en dehors de toute initiative de leur part, n'importe où, n'importe comment, devant n'importe qui, ils n'aiment pas ça du tout ; parce qu'à priori, ils sont dans la même position que n'importe qui, ils n'ont pas d'approche qui les spécifierait.(...) Et à ce moment-là, ils tendent à disqualifier le phénomène, ils tendent à disqualifier les témoins et à mettre l'ensemble sous le signe de la croyance. Et à ce moment-là, eux, deviendront les non-croyants, ceux qui rappellent les vertus de la rationalité scientifique." (...) "Il y a donc quelque chose de pathologique, à mon sens, car évidemment beaucoup de phénomènes nous posent problème sans que les scientifiques aient pris la moindre initiative. C'est donc une très mauvaise habitude qui se révèle notamment autour du phénomène OVNI et qui met en danger les relations démocratiques entre science et société."

    Isabelle Stengers / Chimiste, Philosophe des Sciences au CNRS


     

    Qu'est ce qu'un scientifique?

     

    Qu'est-ce qu'un "vrai" scientifique? Quelqu'un qui enseigne à la faculté des sciences? Est-ce qu'un biologiste, un médecin est particulièrement qualifié pour parler des ovnis? Et un chimiste, un mathématicien, un informaticien ? Est-ce qu'un ingénieur est un "vrai scientifique"? Les personnes qui travaillent sur les collisions d'ions lourds au GANIL de Caen sont de vrais scientifiques, vous pouvez m'en croire, ainsi que les étudiants thésards qui travaillent avec eux. Pourtant aucun d'eux n'accepterait de se reconnaître comme qualifié pour parler des ovnis. Alors, il y aurait de "vrais" scientifiques pour se spécialiser sur le phénomène ovni et trouver des crédits pour leurs recherches.

     

    De toute façon, il ne faut pas avoir sur le(la) vrai(e) scientifique je ne sais quel préjugé sur leur infaillibilité: les médecins de Molière avaient été de brillants étudiants de la Faculté de médecine de leur temps. Les scientifiques, d'aujourd'hui comme d'hier, sont d'abord d'anciens bons élèves du primaire, collège puis lycée, travailleurs dociles souvent, pleins de "réponses-réflexes" issues de leur cours et "régurgitées" sans réflexion personnelle quand une question se présente. Or l'économie, pour ne pas dire la parcimonie, dans la réflexion personnelle ne serait pas de mise pour une matière aussi révolutionnaire, aussi pionnière, qu'est (que serait) l'ufologie même devenue discipline universitaire avec maîtres de conférence, maîtres assistants, doctorants, étudiants en première année, deuxième, licence,"mastère"...

     

    Les "vrais" scientifiques face aux OVNIs

     

    Un scientifique est une personne étudiant des choses qui nous sont encore inconnues ou qui nous sont méconnues. Ainsi, les OVNIs font partie de ces choses méconnues : donc, à étudier.

     

    La coutume scientifique veut que, pour étudier quelque chose, il faut pouvoir l'étudier dans un laboratoire et/ou pouvoir reproduire cette chose dans ce laboratoire. Mais dans le cas des OVNIs, il n'est pas possible de prendre un OVNI et de l'amener dans un laboratoire (sauf en cas de crash de l'OVNI). Alors, peut-on créer un OVNI dans un laboratoire ? Oui, pour cela, il faut émettre des hypothèse quant aux modes de propulsion de ces OVNIs. Et là, on passe dans le domaine de l'aéronautique.

     

    Résumé d'une réflexion scientifique

     

    Mettons - nous alors à la place d'un scientifique et oublions les informations que nous connaissons sur les OVNIs.

     

    Dessin de Jean-Pierre Petit

     

    Voici une petite réflexion scientifique :

     

    Nous sommes en France.

     

    Je suis un scientifique s'intéressant à l'astronomie, l'astrophysique et l'aéronautique. Un jour, j'entends parler de plusieurs observations d'OVNIs en France. Je me dis : les témoins ont vu des phénomènes atmosphériques, des ballons sondes ou ils ont eu des hallucinations. Par conséquent, je rigole et je ne m'y intéresse pas.

    Quelques jours plus tard, j'apprends qu'il existe des dizaines de milliers d'observations d'OVNIs dans le monde. Là, je me dis que les témoins ne sont pas intelligents de prendre des ballons sondes pour des OVNIs. Cependant, comme il y a beaucoup de témoignages, que je suis un scientifique et qu'un scientifique se doit d'étudier de nouvelles choses, des domaines inconnues (afin de faire progresser la science), je me décide donc à étudier les OVNIs (afin de montrer scientifiquement que les témoins ont eu des hallucinations, ont vu des ballons sondes ou Vénus, …).

     

    J'ai ainsi récupéré des dizaines de milliers d'observations d'OVNIs et je m'aperçois que les pilotes d'avions ont eu aussi vu des OVNIs. Etant scientifique, j'étudie alors les témoignages des pilotes (les pilotes étant plus fiables du fait de leurs fonctions). Avec ces témoignages, je trouve des traces radars qui confirment ce qu'ils ont vu (tout du moins, le fait que ce qu'ils ont vu sont bien physique et que ces "objets" allaient à des vitesses énormes). Ces détections radars confirment alors que ces OVNIs vont à une vitesse folle : Mach 20 voir plus.

    Je décide donc de me renseigner sur les technologies aéronautiques existantes et même celles qui sont à l'études actuellement (études effectuées par des scientifiques civiles et non militaires). J'apprends alors l'existence de la MHD (Magnétohydrodanymique), ce qui permet d'aller à de telle vitesse. J'apprends aussi l'existence de l'antigravité (actuellement à l'étude avec plusieurs théories proposées afin de la soutenir). Je me dis alors que si les études civiles sont à ce stade, cela veut dire que les études scientifiques des militaires sont bien plus en avance. J'émet alors l'hypothèse que ces OVNIs sont des prototypes militaires secrets exploitant au mieux ces dernières technologies (même si cela paraît énorme).

     

    Afin de savoir si mon hypothèse est vraiment la bonne, je continue donc à étudier les OVNIs. Et là, je tombe sur une période (pendant la seconde guerre mondiale) où l'on parlait de Foo Fighters. Ces Foo Fighters, considéré comme des OVNIs (Objets volant non identifiés), concerne donc mon étude. Je m'aperçois que les deux camps ont observés ces OVNIs. Et ce qui m'a surpris le plus, c'est que chacun croyait que c'était des appareilles adverses ! Je m'intéresse alors aux caractéristiques de ces OVNIs : lumière blanche, métalliques, volant avec et autour des avions, grandes accélérations. Ces Foo Fighters sont donc dirigés par des êtres vivant et au vu de leurs caractéristiques, se ne sont pas des objets terrestres (impossible que ces Foo Fighters soient des prototypes militaires).

     

    Là, il y a un problème mais qui ne contre dit pas totalement ma précédente hypothèse, cependant, une autre origine des ces OVNIs existe.

     

    Dessin de Jean-Pierre Petit

     

    Conclusion

     

    A la fin de cette petite étude des OVNIs, j'ai découvert :

     

    * Des témoignages : des milliers de témoignages à travers le monde et à travers les années.

    * Des photos : lorsque l'on apporte une photo d'un OVNI à une tiers personne, celle-ci nous dit évidemment qu'il ne s'agit pas d'une preuve. Il est vrai qu'une photo seule, ne constitue pas une preuve de l'existence des OVNIs. Mais, si on regroupe les milliers de photos d'OVNIs non truquées, cela nous donne un début de preuve de l'existence des ces OVNIs (Objets Volant Non Identifiés). Il ne faut donc pas ignorer ces photos et ne pas conclure que toutes les photos sont fausses.


    * Des vidéos : même réaction des tiers personnes que pour une photo, il ne s'agit pas d'une preuve. Mais déjà là, la personne est plutôt intéressée par cette vidéo, sans pour autant qu'elle change d'avis concernant les OVNIs. Là aussi, si on regroupe toutes les vidéos non truquées, cela nous donne un début de preuve de leur existence.


    * Des détections radars : en regroupant ces débuts de preuves, cela nous donne une bonne preuve de l'existence des OVNIs.


    * Des traces au sol

     

    En résumé, en étudiant sérieusement un minimum les OVNIs, on s'aperçoit qu'il y a effectivement des preuves de l'existence de "vaisseaux" dirigés par des êtres vivant : des êtres sûrement d'origine Extraterrestre.

     

    Ufologie et science, soixante années d’incompréhension.

    Par Thibaut Canuti


    Avec Kenneth Arnold, l’affaire Roswell et la première Commission Soucoupe de l’US Air Force, l’année 1947 a vu s’ouvrir une polémique qui demeure toujours intacte soixante années plus tard.

     

     

    Les premiers temps de cette controverse furent consacrés à la discussion autour de la réalité du phénomène. Vinrent ensuite les époques de l’ufologie organisée -dans le même temps où les premiers récits des contactés venaient opportunément encadrer et ridiculiser l’attrait pour le phénomène-, celle de l’assimilation culturelle, par le biais du cinéma notamment, de la dénonciation du secret gouvernemental autour du phénomène, le temps des modélisations et des recherches scientifiques autour de la propulsion des ovnis notamment, en écho aux permanences relevées dans l’observation du comportement des ovnis, celui des ouvertures vers d’autres postulats (forme de conscience universelle, thèses paranormales, jusqu’à la négation de la réalité des ovnis), l’époque actuelle étant marquée par des dossiers connexes tels que celui des enlèvements qui viennent interroger la question du sens, des motivations de cette intelligence qualifiée d’extraterrestre, faute d’hypothèse plus plausible comme le fait souvent remarquer avec justesse l’ingénieur ex-responsable du GEIPAN, Jean-Jacques Velasco.

    Durant tout ce temps, ufologie et science n’ont pas été capables d’accorder leurs discours et de sortir d’une défiance réciproque qui a des causes multiples et profondes, alors même que le discours de la plupart des ufologues importants, pour l’essentiel des scientifiques de formation, affirmait sans relâche que l’avenir de l’ufologie résidait dans l’implication de la science et des scientifiques.

    Mais la science dans son fonctionnement est-elle armée pour s’emparer de tels sujets, si tel était le cas, serait-elle à même de résoudre l’énigme des ovnis et enfin, est-il vraiment nécessaire d’être un « vrai » scientifique pour faire de la « bonne science » ?
     
    Le désormais fameux paradoxe de Fermi nous offre un excellent point de départ pour conduire cette réflexion. Carl Sagan, dans son livre « Vie intelligente dans l’univers », dévoile une anecdote survenue un jour d’été 1950 au cours d’un dîner dans l’un des réfectoires du laboratoire militaire américain de Los Alamos (Nouveau Mexique), et qui passa à la postérité sous l’appellation de « Paradoxe de Fermi ». Ce raisonnement ne fut pourtant jamais formulé ailleurs par son auteur, Enrico Fermi, Prix Nobel de Physique en 1938 et initiateur de la première réaction nucléaire en 1944.

    « Mais où sont-ils donc ? » s’exclamera t’il, parlant des extraterrestres.

    Le paradoxe de Fermi peut ainsi être interprété en 4 points :

    1. Notre civilisation n’est pas la seule civilisation technologique de l’univers.
    2. Notre civilisation est typique en ce sens qu’elle n’est pas plus avancée, ne souhaite pas moins s’étendre dans le cosmos et communiquer, qu’une autre de ces civilisations
    3. Les voyages stellaires sont envisageables pour des civilisations technologiquement à peine plus avancées que la notre.
    4. La colonisation de la galaxie peut s’envisager comme une étape rapide.
     
    Les points 3 et 4 se vérifient de manière certaine. Nous savons aujourd’hui que plusieurs projets incluant de nouveaux modes de propulsion seront très vraisemblablement adoptés dans un laps de temps relativement limité, rendant les systèmes les plus courts distants de seulement quelques dizaines d’années de la Terre. Les points 1 et 2 se confirment avec les découvertes récentes et nombreuses d’exo-planètes, avec les progrès de l’astronomie et de l’exobiologie, qui nous apprennent que les éléments chimiques connus constituent l’univers, et si l’on admet le principe selon lequel les mêmes causes produisent les mêmes effets, nos chances statistiques d’être la seule vie organisée dans l’univers s’épuisent singulièrement.

    Alors pourquoi ne voit-on pas les extraterrestres ?
     
    Serions-nous la seule civilisation technologiquement avancée de l'Univers? Enrico Fermi a fait la supposition de l'existence d'une seule civilisation extra-terrestre capable du voyage intersidéral (à une vitesse toutefois inférieure à la vitesse de la lumière). Il a supposé cette civilisation intéressée à la conquête de la Galaxie (quels qu'en soient les buts) et qu'elle progressait par bonds, colonisant une planète pendant quelques centaines ou milliers d'années, puis envoyant des dizaines de vaisseaux vers de nouvelles conquêtes.
     
    Le problème est que - après seulement quelques centaines de milliers d'années – l'ensemble de la Galaxie est sous l'emprise de cette civilisation extra-terrestre (la faible vitesse de déplacement des vaisseaux étant largement compensée par l'augmentation exponentielle du nombre de vaisseaux de colonisation). D’où le raisonnement et le questionnement d’E. Fermi.

    Mais où sont-ils ?
     
    Si les sceptiques prétendent que c’est parce que les ovnis ne sont le fruit que d’affabulations et de méprises ou que le voyage sur de telles distances est pratiquement impossible, certains ufologues invoquent des raisons de surveillance furtive de notre aire d’influence et croient en une volonté extraterrestre de ne pas interférer dans notre développement.
     
    Il faut en fait s’interroger sur la volonté de la science en tant que corps socioculturel, de ne pas considérer le problème ovni. C’est ce qui fait dire au sociologue des sciences, Pierre Lagrange : « Le fait scientifique ne se voit pas spontanément : il se construit, se diffuse via un réseau comprenant des professeurs, des thèses, des laboratoires et des publications. Il met souvent du temps à être accepté… Si une trace de l’existence des extraterrestres existe, il faut la chercher dans les poubelles de la science ».

    Le même Lagrange, évoquant les recherches menées à l’observatoire de Meudon relate que « Les chercheurs qui y travaillaient au début des années 60 s’intéressaient au suivi des satellites. Ils ont bien capté des mouvements très bizarres qui ne correspondaient à aucun véhicule connu. Mais ils ont été encore plus surpris de découvrir le lendemain que ces données étaient passées à la poubelle parce que le professeur qui supervisait la recherche ne voulait pas avoir l’air d’un dingue auprès de ses collègues américains ».


    La grande lunette de l’Observatoire de Meudon en 1896
     
    C’est bien de cette question que je souhaite discuter. Au « Mais où sont-ils donc ? » de Enrico Fermi, il faudrait vraisemblablement substituer la question suivante, « Mais pourquoi refuse t’on de les voir ? ».
     
    En effet, pour les étudiants sérieux du phénomène ovni que nous sommes, il n’est plus question de s’interroger sur la présence de cette altérité, qu’il s’agisse ou non d’une présence extraterrestre au sens strict du terme. Notre propos ne sera donc pas de tenter de convaincre en présentant une fois de plus les cas les plus documentés et irréfutables, -pour la France les quelques cas reconnus comme PAN de la catégorie D par le GEIPAN, c’est à dire les observations d’ovnis corrélés par différents biais, humains et technologiques-. Il est certes intéressant de contribuer à les faire connaître du plus grand nombre, la majorité de la population n’ayant pour l’essentiel pas connaissance de ces cas les plus déterminants, mais ces informations sont à présent massivement disponibles, dans des livres et revues et sur Internet, malgré les risques de ce que la journaliste Marie-Thérèse de Brosses appelle justement « l’autoroute de tous les dangers ».

    Par contre, il est intéressant et profitable à toutes les parties de cette énigme controversée de prendre connaissance de l’histoire et de la sociologie de l’ufologie, de ses acteurs et non-acteurs, sans doute parce que les ovnis sont aussi intéressants que toutes les raisons pour lesquelles nous ne les voyons pas ou nous refusons de les voir.
     
    C’est un fait admis du point de vue des ufologues que la science est en grande partie responsable de cet état de faits, qu’elle se soit associée à des commissions ou études gouvernementales qui n’avaient pour but que de conclure à la non existence du phénomène ovni (je pense singulièrement au projet Blue Book de l’université du Colorado), ou qu’elle ait évacué le sujet par dogmatisme, cette tournure d’esprit poussée jusqu’à l’absurde, faisant dire au fameux astronome Evry Schatzmann, membre de l’Union rationaliste, à qui l’on demandait ce qu’il ferait si une soucoupe volante se posait dans son jardin, « je tournerais la tête.

    Pour cette mouvance de pensée, les éléments du débat se limitent à cette équation : les ovnis n’existent pas parce qu’ils ne peuvent pas exister, donc, ils n’existent pas. Sans revenir sur les tenants de l’interprétation socio-psychologique du phénomène ovni, -je renvoie aux livres de Bertrand Meheust, Barthel et Brucker ou Michel Monnerie par exemple (notons au passage que Meheust avec son ouvrage « l’Anomalie belge » est revenu avec courage et honnêteté intellectuelle sur sa théorie première)-, il est important de préciser que des chercheurs en sciences sociales se sont très tôt déterminés pour affirmer que le phénomène ovni, dans ses caractéristiques et par sa densité notamment, ne pouvait être réduit à une interprétation socio-psychologique du type de l’hystérie ou de l’hallucination collective.


    Michel Monnerie auteur de "SI LES OVNI N'EXISTAIENT PAS" 1977 et pourtant ls OVNI sont toujours là ...
     
    Les crispations entre ufologues et scientifiques tenants d’une interprétation socio-psychologique prirent racine à l’ « âge d’or » des ovnis, dans les années 70, époque où le phénomène, à défaut d’être correctement pris en charge par le milieu scientifique, l’était par des organisations informelles telles que celle du « Collège invisible » des français Aimé Michel et Jacques Vallée et par pléthore d’auteurs qui généraient alors une imposante production éditoriale qui a aujourd’hui rang de véritable « phénomène littéraire ». Les ufologues qui cherchaient alors, au travers d’organisations comme le GEPA (Groupement d’Etudes des phénomènes aérospatiaux), à avancer significativement dans la compréhension du phénomène, avec quelques décennies de retard par rapport à leurs homologues américains, vécurent cet assaut « rationaliste » comme un recul, d’autant qu’il venait des rangs de l’ufologie elle même, Monnerie étant un des piliers de la revue ufologique « Lumières dans la nuit ». Ils n’avaient pas complètement tort même si la pensée des sociologues et anthropologues, en cela finalement peu dissemblable de celles de leurs collègues des sciences dures, ne se résumait pas uniquement à une posture de dénégation méprisante.
     
    Citons pour étayer encore nos propos, un extrait de la déclaration écrite du Dr. Robert L. Hall, sociologue et psychologue, lors du symposium sur les objets volants non identifiés du House Committee on Science and Astronautics à Rayburn, Etat de Washington, le 29 Juillet 1968, où ce dernier observe de profondes différences entre cas documentés d’hystérie de masse et rapports d’observations d’ovnis. C’est dire que dès la fin des années 60, moment où le mouvement des « nouveaux ufologues » en France notamment, prenait de l’ampleur, des chercheurs en sciences sociales l’avaient déjà réfuté.

    « Les psychologues sociaux ont étudié un certain nombre de cas d'hystérie de masse et de contagion hystérique (Cantril, 1940; Johnson, 1945; Kerckhoff Et Dos, 1968; Medalia Et Larsen, 1958). Dans mon jugement les rapports OVNIS du "noyau dur" ne ressemblent pas à ceux de ces cas documentés. Ces cas étaient généralement de courte durée - un jour, une semaine, ou au plus quelques semaines; les rapports d'OVNIS ont persisté pendant des décennies, au moins, en dépit de beaucoup de ridiculisation et une très faible couverture des cas sérieux par la presse récente. Les cas documentés de l'hystérie de masse n'ont pas comporté d'observations calmes et prolongées telles que celle des officiers de police près de Red Bluff, en Californie. Les cas documentés nous donnent certaines indications plausibles selon lesquelles les personnes impliquées ont été en contact entre elles (Kerckhoff et Dos, 1968) ou précédemment exposées en commun à de l'information qu'elles incorporent à leur rapport (par exemple, Johnson, 1945; Medalia Et Larsen, 1958). Les cas documentés n'ont pas été mondiaux, au contraire des rapports d'OVNIS. Ils n'ont pas impliqué des phénomènes qui ont été simultanément observés par des médias différents tels que le contact visuel direct et le contact radar.

    Dans des cas documentés d'hystérie de masse je ne connais pas de preuves provenant de personnes peu disposées à en rapporter; dans les observations d'OVNIS il y a de nombreux cas de la sorte. L'hypothèse de l'hystérie de masse, dans mon jugement, ne s'adapte pas d'une manière très satisfaisante aux rapports du « noyau dur ».
     
    En 1999, Pierre Lagrange tentait encore de dissiper ces malentendus :

     

     

     

    « [1]Les témoins suivent non leurs fantasmes mais les indications fournies par leurs cinq sens. Ils puisent dans leurs lectures et leur culture pour interpréter les bizarreries du ciel (ce que nous ferions tous dans la même situation, ne voyons-nous pas tous les jours le soleil "se lever" et "tourner autour de la Terre"?). Il faut donc renverser la perspective. Ces filtres (culture, psychologie) ne contribuent pas à déposer des couches d’interprétation sur un stimulus original, et par conséquent à noyer un signal physique dans du bruit culturel, ils contribuent au contraire à mettre en évidence un nouveau signal qui ne se contente pas d’être naturel mais également culturel. Quand de prétendus sceptiques (épinglés dans le rapport Cometa-VSD) comme Bertrand Méheust ou moi évoquons le rôle de la culture dans l’invention des soucoupes, ce n’est pas pour réduire celles-ci à celle-là mais bien pour "irréduire" les soucoupes, pour montrer toute leur richesse. »

     


    Un ouvrage du sociologue Pierre Lagrange.
     
    Le sociologue symbolise bien à lui seul l’incompréhension entre « vrais scientifiques » et ufologues, les premiers ne pouvant nécessairement pas se placer dans la posture militante des seconds – leur objet étant d’étudier ce qui fait sens dans ces questionnements inexpliqués adressés à la science-, les seconds reprochant aux premiers de ne pas s’engager, convaincus qu’ils étaient que l’engagement de la science à considérer et souhaiter résoudre l’énigme des ovnis serait la clef de la compréhension du phénomène voire de sa prise en compte massive par la population. On oubliait au passage un peu vite que Lagrange avait été un des premiers à considérer que sciences et parasciences ne pouvaient être dissociées[2], toutes deux appartenant à une seule et même culture scientifique et ne pouvant être analysées à partir de postulats différents.
     
    Par ailleurs, il est important de préciser que contrairement à une idée reçue relativement tenace, les scientifiques constatent le fait ovni comme le reste de la population.

    L’une des argumentations les plus éculées pour dénier toute réalité au phénomène ovni est par exemple d’affirmer, parfaitement gratuitement, que si les ovnis existaient, ceux qui font profession d’observer le ciel les verraient et en témoigneraient. On trouve de nombreux rapports anciens d’observations d’ovnis par des astronomes mais les cas les plus éloignés étant toujours sujets à caution, nous n’en retiendrons que quelques-uns, compilés pour nous par le Dr. Mc Donald :

    « [3]Cette question m'a été posée par un grand nombre de gens, y compris un certain nombre d'astronomes. Au cours d’une discussion où j’eus l’occasion de parler devant un groupe d'un laboratoire d'astronomie important, le directeur m'a demandé pourquoi les astronomes ne les voyaient jamais. Dans la salle, parmi son personnel, il y avait deux astronomes qui avaient vu des objets non conventionnels tout en faisant des observations astronomiques mais qui avaient demandé que les informations qu'ils m'avaient délivré au sujet de leurs observations restent confidentielles. Je comprends ces limites, même si elles rendent les choses un peu difficiles. Ce phénomène mettant en cause des scientifiques professionnels voyant avec des objets volants non identifiés et qui s’avèrent peu disposés à l'admettre est plus courant qu'on ne pourrait le penser. Un physicien très hautement qualifié qui était en excursion dans une région montagneuse de l'Ouest observa un disque d'aspect métallique, l'examina avec des jumelles, et le vit accélérer rapidement en l'air (selon un rapport de deuxième main que je tenais d’un collègue). J’ai essayé pendant des mois de rédiger un rapport directement avec lui; il était peu disposé à en discuter ouvertement. Le NICAP a eu des rapports de cadres de grandes firmes dans des domaines techniques avancés qui ont insisté sur le fait que, du simple fait de leurs positions, leurs noms ne devaient pas être diffusés dans le public. Des exemples semblables peuvent être cités presque à n'en plus finir. Les types mêmes de témoins dont le témoignage apporterait le plus grand crédit s'avèrent souvent les moins disposés à admettre leurs observations; ils semblent juger qu'ils ont beaucoup à perdre à le faire. Tandis que je rédigeais ce document il ya peu, j'ai parlé à un pilote de lignes à la retraite d'une observation dans laquelle il était impliqué il y a environ dix ans. Après que l' "explication" officielle ait reçu de la publicité, il a décidé qu'il ne rapporterait plus jamais d'autres observations. Je prévois que les psychologues sociaux vont avoir un nouveau domaine de recherche dans quelques années, l'étude de la grande ignorance qui a conduit tant de personnes à cacher un si grand nombre d'observations pendant si longtemps.
     
    Si l'on en revient, cependant à la question de pourquoi les astronomes ne voient jamais d'OVNIS, une appréciation quantitative doit être citée immédiatement. Selon un compte rendu récent la Société Astronomique Américaine compte environ 1800 adhérents; en revanche, notre pays a environ 350.000 officiers d'application de la loi. Avec presque 200 fois plus de policiers, shérifs, adjoints, personnels d'état, etc., qu'il n'y a d'astronomes professionnels, il n'est aucunement surprenant que beaucoup plus de rapports OVNI proviennent des officiers de police que des astronomes. En outre, l’idée préconçue selon laquelle les astronomes passeraient la majeure partie de leur temps à regarder le ciel est tout à fait incorrecte; un patrouilleur de base fait presque observe certainement plus le ciel de façon hasardeuse que l'astronome professionnel moyen.
     
    En dépit de ces considérations, il y a beaucoup d'observations d'OVNIS par des astronomes, en particulier les amateurs, qui dépassent de loin les professionnels en nombre. Quelques exemples sont à considérer.
     
    1. Cas 20. Las Cruces, Nouveau Mexique, 20 Août 1949:
              
    Menzel (réf. 25) donne un bon exposé de cette observation par le Dr. Clyde Tombaugh, découvreur de la planète Pluton. De mes propres discussions avec le Dr. Tombaugh, j'ai confirmé les détails principaux de cette observation. A environ 22:00 le 20.08.1949, Tombaugh, son épouse, et sa belle-mère se trouvaient dans la cour de leur maison à Las Cruces, admirant ce que l’astronome décrivit comme un ciel d'une transparence rare, quand Tombaugh, regardant à l'Ouest presque au zénith, repéra un ensemble de lumières jaune pâle se déplaçant rapidement à travers le ciel vers le Sud-Est. Il les a désigné à l'attention des deux autres, qui les ont vues juste avant qu'elles ne disparaissent à mi-chemin de l'horizon. La rangée entière des lumières occupait un angle que Tombaugh a estimé être d'environ un degré, et cela a pris seulement quelques secondes aux lumières pour traverser 50 ou 60 degrés dans le ciel. La rangée comportait six "rectangles semblables à des fenêtre" de lumière, disposés dans une configuration symétrique; elles se sont déplacées trop rapidement pour des avions, trop lentement pour un météore, et n'ont fait aucun bruit. Menzel cite Tombaugh disant, "je n'ai jamais vu quoi que ce soit de semblable avant ou depuis, et j'ai passé beaucoup de temps à regarder le ciel de nuit quand la visibilité est bonne."
     
    (…)
     

    Dr. James E. Mc Donald.
     
    2. Cas 21. Fort Sumner, Nouveau Mexique, 10 Juillet 1947:
     
    Une observation en milieu de journée par un spécialiste des météorites de l'Université du Nouveau Mexique, le Dr. Lincoln La Paz, et par les membres de sa famille a été reprise dans le magazine Life il y a des années (réf. 37) sans citer le nom de La Paz. Bloecher (réf. 8) donne plus de détails et note que c'est un cas officiellement non identifié. A 16:47 MST le 10.07.1947, quatre membres de la famille La Paz ont presque simultanément remarqué "un curieux objet lumineux, bas, presque immobile" sur l'horizon à l’Ouest, près d'un groupe de nuages. L'objet a été décrit comme ayant la forme d’une ellipse, blanchâtre et aux contours nets. Il a vacillé un peu pendant qu'il planait de manière stationnaire juste au-dessus de l'horizon, puis s'est déplacé vers le haut, est passé derrière des nuages avant de réapparaitre plus loin vers le Nord, dans un laps de temps que La Paz a estimé comme étant trop court pour suggérer la vitesse de déplacement d'avions connus. Il est passé devant les nuages sombres en paraissant avoir sa propre luminosité en contraste. Il a finalement disparu parmi les nuages. La Paz a estimé qu'il pouvait avoir été peut-être à 20 milles de distance, à en juger par les nuages; et il a estimé sa longueur à peut-être 100 ou 200 pieds.
     
    (…)
    .
    5. Cas 24. Kislovodsk, Caucase, 8 Août 1967:
     
    Zigel, qui est affilié à l'Institut de l'Aviation de Moscou, rapporte dans le même article (réf. 38), une observation à 20:40 le 08.08.1967, faite par l'astronome Anatoli Sazanov et ses collègues travaillant à la station d’astrophysique de l'Académie des sciences soviétique, près de Kislovodsk. Sazanov et dix autres membres du personnel ont observé "un croissant asymétrique, avec son côté convexe tourné dans le sens de son vol" se déplaçant vers l'Est à travers le ciel Nordique à une altitude angulaire d'environ 20 degrés. Juste en avant de lui, et se déplaçant à la même vitesse angulaire se trouvait un point de lumière comparable à une étoile de première magnitude. L'objet en forme de croissant était rougeâtre-jaune, avait une largeur angulaire d'environ les deux tiers de celle de La lune, et laissait des traînées vaporeuses à l'arrière des extrémités des cornes de son croissant. Tandis qu'il reculait, il a diminué en taille et « a instantanément disparu (…) ».
     
    Il ne s’agit là que de quelques cas qui suffisent à écarter la théorie saugrenue selon laquelle les astronomes seraient immunisés contre les observations d’ovnis. Il est intéressant de noter que lors de la même intervention, le Dr. Mc Donald cita également de nombreux cas de météorologues impliqués dans des observations similaires.
     
    Dans « The UFO Experience », Hynek démentit l’idée reçue selon laquelle les scientifiques ne faisaient pas d’observations d’ovnis.

    En 1952, dans le cadre du projet « Bear » du BMI (Battelle Memorial Institute), J. Allen Hynek fit le tour du pays pour interroger 44 de ses collègues astronomes sur leur point de vue sur les ovnis, en privé.

    Ses conclusions sont les suivantes :

        « [4]Plus de 40 astronomes furent interrogés, dont 5 firent des observations d'une nature ou d'une autre. C'est un pourcentage plus élevé qu'au sein de la population globale. Peut-être était-ce prévisible, puisque les astronomes font profession d’observer le ciel. D'un autre côté, ils ne sont pas susceptibles d'être trompés par des ballons, avions et objets similaires, comme pourrait l'être la population. Il est intéressant de remarquer l'attitude des astronomes interrogés. La grande majorité n'était ni hostile ni extrêmement intéressée ; ils donnèrent le sentiment général que l'ensemble des signalements de soucoupes volantes pouvait être expliqué par des erreurs d'interprétation d'objets bien connus et qu'il n'y avait rien d’intrinsèquement préoccupant dans cette situation. Je pris le temps de parler plutôt sérieusement avec quelques-uns d'entre eux, et de les mettre au courant du fait que certaines des observations étaient vraiment intrigantes et difficilement explicables. Leur intérêt fut presque immédiatement éveillé, indiquant que leur léthargie générale était due au manque d'information sur le sujet. De plus, un autre facteur contribuant à leur souhait de ne pas parler de ces choses était certainement leur crainte de la publicité, facteur prééminent chez eux. Une manchette dans les journaux nationaux indiquant que "Un astronome voit une soucoupe volante" suffirait à qualifier l'astronome comme douteux parmi ses collègues. Ayant pu parler avec les hommes dans la confidence, j'ai pu recueillir beaucoup plus de leurs pensées personnelles sur le sujet qu'un journaliste ou un interrogateur n'aurait pu le faire. La véritable hostilité est rare ; la préoccupation immédiate de leurs propres problèmes scientifiques est trop importante. Il ne semble pas y avoir de méthode pratique par laquelle les problèmes peuvent être attaqués, et la plupart des astronomes ne souhaitent pas s'impliquer, non seulement en raison du danger de la publicité mais parce que les données semblent ténues et non fiables. »
     
    En 1974, Peter Sturrock interrogeait les membres de l'AIAA et découvrait que nombre d'astronomes, si on leur garantissait l'anonymat, relataient des observations d'ovnis comme le faisaient d'autres témoins[5]. Un questionnaire adressé aux membres du prestigieux American Institute of Aeronautics and Astronautics démontrait qu’un groupe de personnes scientifiquement qualifiées rapportait des phénomènes aériens semblables aux "rapports d'OVNIS."

    Sturrock évoque un autre point : « Les scientifiques ont sans doute été découragés de prendre le problème sérieusement par la nature bizarre de certains des rapports et l'insistance sur l'hypothèse extra-terrestre (H.E.T.). Le fait que la plupart des rapports soient de nature anecdotique et viennent de non-scientifiques provoque aussi le scepticisme ».
     
    Dans le même temps, de nombreuses personnalités scientifiques évoquaient leur intérêt pour le fait ovni, parmi lesquelles le Dr. James Mc Donald, doyen de physique à l'université de l'Arizona, le Dr. Carl Sagan, astronome à la Cornell University, l’astrophysicien français du CNRS Pierre Guérin, et plus près de nous le physicien Auguste Meessen pour ne citer que ceux-là.
            
    Carl Jung. Courtesy of the Library of Congress.


    Carl Jung.
     
    En 1958, une personnalité aussi éminente que le psychanalyste Carl Jung, disciple de Freud, déclarait dans un article du « New-York Herald Tribune » en date du 30 juillet 1958 :

     Un mythe moderne ( carl gustav jung )

        « Je puis seulement dire qu'il est certain que ces choses ne sont pas une simple rumeur. Des choses ont été vues. Une explication purement psychologique est à éliminer."
        "J'ai recueilli une masse d'observations d'objets volants non identifiés depuis 1944. Les disques ne se comportent pas selon les lois physiques, mais comme s'ils étaient sans poids."
        "Si l'origine extraterrestre de ces phénomènes est confirmée, ceci prouverait l'existence d'une relation avec une intelligence interplanétaire. Ce qu'un tel fait pourrait signifier pour l'humanité ne peut pas être prévu."
        "Mais cela nous mettrait sans doute dans la position extrêmement périlleuse des communautés primitives en conflit avec la culture plus avancée des blancs."
        "Que la construction de ces machines prouve une technique scientifique immensément supérieure à la notre, cela ne peut pas être contesté. »
     
    Alors quelles sont les raisons qui ont tenu éloignée de la science officielle – et donc de la respectabilité populaire - la question des ovnis, malgré les preuves évidentes de la duplicité de l’Etat impliqué le premier dans la recherche officielle autour des ovnis, les Etats-Unis d’Amérique, et ces déclarations et prises de position de nombreux scientifiques, que nous venons d’évoquer?
     
    Nous passerons vite sur une des raisons de cette incompréhension, les « abus intellectuels » des ufologues qui auraient présenté le phénomène ovni sous un jour si peu scientifique, qu’ils auraient détourné les savants de cette étude. En effet, l’argument peut être retourné aux scientifiques eux-mêmes. Les scientifiques peuvent émettre des théories erronées. Ils ont pu également, à certaines époques de l’histoire, servir des visées totalitaires ou amorales. L’idée d’une rectitude qui serait intrinsèque à la pensée scientifique, méthodologique ou morale, est purement conceptuelle.

    Par ailleurs, on peut leur objecter que le fait même qu’ils se soient détournés de l’étude de ce phénomène, n’a pas contribué à le rendre plus crédible ni scientifiquement acceptable et intelligible par la communauté scientifique. En outre, cette dernière est censée, par sa formation et son usage de la documentation, savoir séparer « le bon grain de l’Ivrée ». Et c’est un fait acquis, surtout depuis que le phénomène n’a plus le même impact médiatique, que la qualité des intervenants dans le débat n’a cessé de croître par un simple effet mécanique, de moins en moins d’acteurs intervenant de manière déterminante dans le débat.
     
    D’abord, comme nous venons de l’évoquer, les scientifiques ont sans doute été détournés de la question par des commissions ou études partisanes, présentant le sujet sous un angle peu favorable à soulever l’intérêt scientifique. De ce point de vue, la regrettable expérience de la commission Blue Book et ses conclusions, fut déterminante.

    Pour mémoire, rappelons que l'un des membres du projet, le docteur David Saunders, en fouillant dans les archives des négociations préalables au projet avec l’Armée de l’Air américaine, découvrit un mémorandum de Robert Low, (administrateur et coordinateur du programme Blue Book, sous la direction du docteur Condon), décrivant comment l'étude pourrait être orientée vers la non-réalité des ovnis, tout en présentant une face objective. Cette « fuite », rendue publique notamment par le Dr. James McDonald, fut à l’origine de nombreuses démissions qui décrédibilisèrent cette commission.
     
    Ensuite, dans ses caractéristiques mêmes, le phénomène ovni se dérobe au regard scientifique, accoutumé à trouver des concordances, des systèmes, des permanences et à expérimenter une reproductibilité des phénomènes observés. En substance, les observations d’ovnis relatent des faits si extraordinaires, insensés le phénomène échappe à une compréhension globale.

    Cette incertitude, sur la nature même de l’objet d’étude, se retrouve jusque dans la définition de l’ufologie. La seule définition de science de l’étude des ovnis pour l’ufologie ne suffit pas. Pour certains, l’ufologue est avant tout un enquêteur, homme de terrain. Pour d’autres, il ne saurait s’intéresser qu’aux aspects scientifiques du problème, avec une prédominance pour les sciences exactes. Pour certains enfin, le terme même d’ufologie est associé aux dérives les plus mercantiles, sectaires ou sensationnalistes du phénomène ovni.

    Rien n’interdisait pourtant au phénomène ovni d’être pris en compte du point de vue des disciplines scientifiques connues, Physique, Astronomie, Exobiologie, Histoire, Sociologie ou Ethnologie mais du fait du silence de la communauté scientifique et du caractère polémique que revêtirent les propos des rares scientifiques qui prirent part au débat, il fallut bien à cette communauté de chercheurs isolés, ne serait-ce que pour communiquer, se constituer en parascience, en tant que corps social parallèle institué ou mouvement scientifique, afin de résister et surtout, d’être admis. C’est d’ailleurs un trait de beaucoup d’ufologues que de cultiver plus ou moins secrètement cet attrait pour la reconnaissance de leurs travaux ou le rejet de leurs condisciples jugés trop peu « scientifiques » ou formés pour prendre part au débat.
     
    Ainsi dans l’idéal, l’ufologie serait peut-être la traduction pluri-scientifique des différentes résonances du fait ovni. Elle appelle à des débats scientifiques absolument fondés, qu’il suffise d’évoquer la théorie des univers gémellaires de l’astrophysicien Jean-Pierre Petit qui lui fut inspirée par des lettres Ummites ou la théorie des Universons de Claude Poher, ancien responsable du GEPAN, mais surtout interpelle sur ce qui fait sens et ce qui pose problème à la société. En soi, les parasciences telles que l’ufologie, appellent à un dialogue entre citoyens et scientifiques, réclamant un sens partagé aux connaissances produites et investiguées par les scientifiques. Pour l’essentiel, il faut admettre que cet appel est resté sans réponse univoque.

    Du point de vue des scientifiques, cet état d’esprit relève sans nul doute d’une forme de « pathologie »[6], selon les termes d’Isabelle Stengers, philosophe et historienne des sciences. Les scientifiques aimant à être à l’origine de leurs investigations, répugneraient à s’y intéresser autrement qu’en disqualifiant le phénomène et les témoignages particuliers, les plaçant dans le champ péjoratif de la croyance. Le discours scientifique devient alors pédagogie de la rationalité. Au discours prétendument cohérent et univoque de la science, est opposé celui des pseudo-sciences, sinueux et irrationnel, comme si la science était seule exempte de toute interpénétration par la culture, l’époque, les modes, l’environnement ou les croyances des individus qui en sont le corps.
     
    L‘ufologie est donc une parascience, terme plutôt flatteur auquel les scientifiques rationalistes substituent celui clairement plus péjoratif de pseudo-science, démarche prétendument scientifique qui n'en respecterait pas la méthode. Cette appellation a été clairement établie afin de dénoncer certaines disciplines en les démarquant des démarches dont la communauté scientifique reconnaît justement le caractère scientifique.
    Arrêtons-nous un instant sur ces pseudo-sciences telles qu’elles sont définies en France.

    Ce terme est inauguré par le titre de la revue de l'AFIS (Association française pour l'information scientifique) Science et pseudo-sciences en 1985. Les critiques des pseudo-sciences auxquelles est rattachée l’ufologie sont bien connues
     
    La discipline n'est pas enseignée dans le monde académique.

    Le fait même que la discipline ne soit pas enseignée à l'université et n'ait pas de publications à comité de lecture, en feraitune pseudo-science. Ce critère est surtout utilisé par ceux qui considèrent qu'il n'est pas possible de trouver de critères objectifs portant sur le discours de la discipline. Le consensus scientifique déterminerait alors la validité de l’objet scientifique. Outre que l’argument est plus que spécieux, il est erroné, des revues telles que Inforespace de la Société d’Etude Belge des Phénomènes Aérospatiaux (SOBEPS), bénéficiant d’un comité de lecture.
     
    L’impossibilité d’une vérification scientifique des hypothèses formulées.

    La science se doit de proposer une description du monde observable en se servant de concepts définis avec précision, qui constituent des théories validées ou non par des expériences. Ainsi, si des études portent sur des concepts pour lesquels il n'existe pas de définition précise et qui ne peuvent donc pas être expérimentées en laboratoire, ces études sortent du cadre scientifique.

    Une fois encore, l’argument ne tient pas. Ce serait alors dénier à toute forme de recherche fondamentale, le moindre intérêt et plus grave, à toutes les sciences humaines et sociales. Par définition, un témoignage ne peut être répété dans le cadre d’une expérimentation scientifique. Il n’en reste pas moins qu’il demeure possible, sur le modèle des enquêtes les plus fouillées du GEPAN SEPRA par exemple, d’écarter des possibilités de tricheries, de le recouper, de l’estimer et donc en conséquence, de le valider, parfois même par le biais de mesures scientifiques (Cf. Les cas radars-visuels).
     
    Enfin les dénonciateurs des pseudo-sciences mettent en avant des arguments tels que des erreurs méthodologiques et manipulations statistiques des résultats obtenus au cours d’enquêtes, des conclusions hâtives ou erronées au vu des résultats qui seraient le fait des disciplines telles que l’ufologie. Ils dénoncent aussi les « apparats » de la science, qui seraient évidemment usurpés et ne viseraient qu’à donner au sujet concerné une apparence de reconnaissance, tels que des dénominations usant du suffixe – logie- (Cf. Graphologie / Astrologie etc.), la création de pseudo académies, facultés ou instituts ou l'emploi d'expressions volontairement hermétiques et d'un vocabulaire scientifique.

    Là encore le raisonnement est aisément discutable dans la mesure où l’on peut objecter que, de quelque formes qu’elles se parent et même lorsqu’elles essaient d’aborder un sujet avec les règles de la recherche scientifique, ces disciplines sont accusées de servir la volonté de masquer le vide ou le grotesque du propos. L’accusation est ici particulièrement pernicieuse, car ce procédé est en effet celui de nombreux charlatans, ascientifiques aux visées sectaires notamment. Mais il est singulièrement malhonnête de réduire l’ufologie à cet aspect. Les étudiants sérieux du fait ovni sont souvent convaincus du contraire, d’abord parce que d’authentiques chercheurs ont investi ce champ, important leurs méthodologies mais aussi parce que l’ufologie dans son ensemble est globalement plutôt soucieuse de dénoncer au contraire les abus intellectuels et les discours délirants d’une certaine frange, perçue comme dévoyant un sujet qui mérite au contraire une grande rigueur.
     
    La théorie du complot, ou toute évocation de quelque forme que ce soit d’un secret gouvernemental dans l’étude de ces disciplines est également considérée comme étant une des caractéristiques des pseudo-sciences.
    Là aussi le raisonnement est particulièrement pervers puisqu’en effet, le conspirationnisme dans ses formes extrêmes est une réalité qui a donné lieu aux pires abus et à d’authentiques tentatives de falsification de l’histoire notamment à des fins partisanes (Cf. Le complot juif ou franc-maçon pour ne citer que ces deux exemples). Néanmoins, il est fréquent que des théories du complot soient confirmées par l'histoire : par exemple le coup d'État de 1973 au Chili, la chute de Mossadegh en Iran ou celle de Ceaucescu en Roumanie. D'autres événements étranges (comme l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy immédiatement suivi de celui de son meurtrier présumé, ou les attentats du 11 septembre 2001) ont été réexaminés comme pouvant être apparentés à des complots par plusieurs contre-enquêtes sans que les arguments présentés soient toujours baclés ou basés sur des études partielles ou infondées.

    Ces constatations s’appliquent particulièrement à la question de l’ufologie, la plupart des scientifiques admettant que la vie extra-terrestre est possible et même probable (avec des tentatives de communiquer comme le projet SETI), mais considérant le phénomène ovni comme improbable, ou tout du moins comme une hypothèse qui n'est pas appuyée par des preuves.

    Cette analyse critique est justement et unanimement rejetée par la communauté ufologique qui dénonce une mainmise militaro-industrielle notamment, puis américaine sur le sujet qui verrouillerait l'accès au savoir dans ce domaine. Je renvoie les lecteurs aux livres de Gildas Bourdais qui évoquent très largement cet aspect, au livre de François Parmentier, « OVNI : 60 ans de désinformation » ainsi qu’à mon livre « Un fait maudit », qui établissent l’existence d’un secret épais autour du fait OVNI, sur la foi de témoignages nombreux et provenant d’acteurs essentiels de cette question ainsi qu’aux archives déclassifiées du FBI, de la CIA et de l’Us Air Force pour ne citer que celles-ci. C’est une réalité qui est difficilement contestable aujourd’hui pour qui s’est honnêtement documenté sur l’histoire de l’ufologie ou a compulsé les 1600 pages d’archives déclassifiées du FBI relatives aux ovnis et remontant pour les plus anciennes à 1947, lesquelles étaient censées ne pas exister au début des années 1990.
     
    Une autre clef de l’analyse de cette incompréhension réside sans doute dans la prise en compte du poids du doute cartésien dans nos schémas associés à la science. Face à une nouvelle sensationnelle, supposant de nombreuses implications majeures, le pré-requis de la preuve n’en est que plus important. Marcello Truzzi, professeur de sociologie à l'Université du Michigan Ouest et fondateur du CSICOP, (centre pour la recherche scientifique sur les affirmations du Paranormal), résume parfaitement cette idée :

    « [7]En science, le fardeau de la preuve incombe à celui qui fait un postulat; et plus son postulat est extraordinaire, plus le fardeau de la preuve exigé est lourd. Le vrai sceptique prend une position agnostique, celle qui consiste à dire que le postulat n'est pas prouvé, plutôt qu'à dire qu'il est réfuté. Il affirme que le postulant n'a pas réussi à apporter la preuve et que la science doit continuer à construire son modèle cognitif de la réalité sans incorporer ses affirmations extraordinaires comme s'il s'agissait de "faits" nouveaux ».

    Naturellement, cette posture produit un effet pervers qui fait du prétendu sceptique un non-croyant, pris au jeu de celui qu’il prétendait dénoncer. Truzzi poursuit ainsi :

    « Les critiques qui émettent des affirmations pour nier, mais qui se qualifient de manière erronée de "sceptiques," agissent souvent comme s'ils n'ont aucunement le devoir d'apporter la preuve de leurs dénégation (…) Le résultat de cet état de faits est que de nombreux critiques semblent croire qu'il leur est seulement nécessaire de présenter un argument pour leurs contre-affirmations basées sur la plausibilité plutôt que sur des preuves empiriques. »

    Il s’agit là d’un des aspects majeurs de cette incompréhension, chacune des parties se cloisonnant sans même parfois s’en rendre compte, dans une posture caricaturale censée opposer naïfs et pourfendeurs d’irrationalité.
     
    Comment faire alors en sorte que ce type de phénomène, rétif au culte de la preuve et de la reproductibilité, puisse être relayé pour être finalement pris en charge par la société, c'est-à-dire que le témoignage soit finalement considéré ? La science peut-elle sortir d’une certaine tournure idéologique moralisante, visant à expliquer au peuple non savant ce qu’est un véritable objet scientifique ?
     
    Pour certains ufologues, la solution réside dans l’adoption d’un langage scientifique, d’us et coutumes en adéquation avec les usages de la communauté scientifique, des considérations de forme (mention rigoureuse des sources, joutes oratoires publiques autour de théories, interdisciplinarité etc.) et de sociabilité (travail en réseau, interventions validantes dans la presse spécialisée, instances académiques, réunions, symposiums etc.).

    Pour d’autres, il s’agirait de sensibiliser et informer les observateurs potentiels plutôt que de chercher des témoignages présentant toutes les garanties de sérieux possibles, cela afin d’obtenir des rapports qui seraient dénués de toute subjectivité.

    Une piste plus intéressante réside sans doute dans la volonté de se doter de réels moyens d’investigation sur un temps significatif, ce qui est peut-être déjà accompli à l’insu des citoyens, surtout si l’on considère par comparaison les moyens colossaux mis à disposition des centrales de renseignement telles que la NSA pour la surveillance des communications privées. Cette idée se trouve très bien résumée par le savant Léon Brenig de la SOBEPS sur le site LUXORION.

     

    «Le problème ne peut pas progresser si on se limite aux observations accidentelles. Je suis partisan d'une action volontaire et organisée de collecte systématique de données. Il est nécessaire d'entreprendre des campagnes de détection et de mesures physiques. Ces mesures doivent être complétées par celles provenant de réseaux d'enregistrements automatiques utilisant la télédétection par satellite et par radar. Le premier travail du scientifique n'est pas d'imaginer des théories explicatives mais plutôt de tout mettre en oeuvre pour collecter des mesures physiques et des images fiables du phénomène. Ensuite, après avoir collecté un matériel suffisant il pourra enfin élaborer les hypothèses et les modèles explicatifs ! »

     

    Cette volonté ne nous semble pas, pour louable et profitable qu’elle soit, devoir entrainer un mouvement de fond de la communauté scientifique, parce qu’elle est historiquement liée aux origines mêmes de l’ufologie sans qu’elle soit parvenue à des résultats significatifs.La situation actuelle n’est pas définitive. Le cas de la vague belge et l’exemple original de collaboration entre les forces militaires et la SOBEPS en 1989-1990 apporte la preuve que ce rapport malsain entre scientifiques et population peut être dépassé, offrant une véritable perspective démocratique nouvelle.

     

    La suite de l'article ici

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