Ovni: Les témoignages des astronomes et physicien
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    Ovni: Les témoignages des astronomes et physicien

    Recommander ce site :: Imprimer cette page:: Par ovni :: 16/12/2008 à 21:17 :: Général

    Ovni: Les témoignages des astronomes

     

    Si certains astronomes ont vu des ovnis qu'ils n'ont pu expliquer ce ne fut généralement pas derrière un télescope, mais comme la plupart des autres témoins, à l'œil nu, ou aux jumelles. Difficile de croire que des spécialistes peuvent confondre un phénomène spatial quelconque avec un objet de toute évidence non naturel n'est-ce pas?



    “ Si les ovnis existaient, les astronomes en verraient? ”

     Depuis l'époque des premiers débats, les scientifiques ont opposé aux amateurs de soucoupes divers arguments. Aux vitesses auxquelles elles sont censées évoluer, elles devraient produire le fameux “ bang ” supersonique ; mais elles ne devraient pas pouvoir prendre les virages à angle droit parfois signalés par les témoins. Certains physiciens ont néanmoins répondu à ces arguments. Notamment le physicien Jean-Pierre Petit grâce à son modèle propulsion inspiré par la MHD (magnétohydrodynamique)[1]. Dans un ouvrage récent, Jean-Pierre Pharabod qualifie cet argument anti-ovni de “ pseudo-constatation ” et explique qu'“ il y a belle lurette que les ingénieurs aéronautiques américains ont réussi à évacuer ce fameux mur du son, du moins à l'intérieur de souffleries transsoniques ”[2]. N'étant pas physicien, je ne peux prendre part à cette discussion. Il y a par contre un autre aspect du débat sur lequel j'ai quelque prise.

    De façon générale, les porte-parole de la science expliquent que si les ovnis existaient, ils n'auraient pas pu passer inaperçus aussi longtemps sans que les scientifiques s'en aperçoivent, et plus particulièrement les astronomes. Les ovnis apparaissent dans le ciel, les astronomes étudient le ciel. Donc… Mais voilà, les astronomes ne voient pas d'ovnis. Dixit certains porte parole de la profession comme James Lequeux ou André Brahic[3]. S'il y a une remarque naïve, c'est bien celle-là. Pour plusieurs raisons. D'abord, il arrive que des astronomes voient des ovnis. Ensuite, sans un programme de recherche, il n'y a aucune raison pour qu'un phénomène s'impose aux chercheurs.

    Donc, les astronomes voient parfois des ovnis. Exemple fameux : l'observation faite par Clyde Tombaugh, l'astronome qui découvrit la planète Pluton, en 1949 à Las Cruces. Une série de rectangles faiblement lumineux. D'autres exemples existent. Ainsi, Donald Menzel, grand pourfendeur des soucoupes volantes, observa en 1949 une lumière non identifiée dans le ciel du Nouveau Mexique. Son rapport figure dans les archives du programme militaire américain d'étude des ovnis, le projet Blue Book. Une observation d'ovnis par un astronome ne signifie rien quant à la réalité d'éventuels phénomènes inexpliqués : les astronomes peuvent se tromper comme tout le monde. Mais cela indique qu'ils ne sont pas à l'abri du “ syndrome ovni ”, quels que soient les ovnis. Ce qui n'a rien d'étonnant d'ailleurs car, pour voir un ovni, un astronome doit se trouver dans la même situation que les autres témoins recensés par les ufologues. En effet, lorsqu'ils voient des ovnis, ces astronomes sont dans une situation non professionnelle, ils ne sont pas dans le cadre de leur travail. Tout est là. Du coup, ils observent avec leurs yeux. À cela rien de plus normal : après tout un astronome aussi a besoin de ses yeux. Il observe le ciel, non ? Et bien non, justement. C’est un point très important : le succès des sciences au cours des deux derniers siècles a été de passer de l’observation de la nature à la production des faits scientifiques. Au départ, les savants recueilliaient les phénomènes auprès d’informateurs (les phénomènes météorologiques, les espèces animales, etc.). Aujourd’hui, les faits scientifiques sont produits en laboratoire, la plupart d’entre-eux sont d’ailleurs totalement invisibles sans les instruments scientifiques actuels. Ce passage de l’observation et de la collecte à la production des faits a nécessité de discipliner ces faits et de souvent transformer leur identité. Dans le cas des astronomes, l'observation visuelle a été remplacée par l'observation instrumentale. Les instruments sont plus sensibles que les yeux.

    Mais ces instruments sont calibrés pour des programmes de recherches précis qui n'ont pas été prévus pour les ovnis. En science, pour voir il convient de créer les conditions qui le permettent. Or, les instruments de l'astronomie sont conçus pour des objets lointains, pas pour des objets proches. De plus, si le regard scientifique s'appuie sur des instruments, il ne faut pas non plus oublier les réseaux de collègues qui acheminent l'information et les théories qui permettent de leur donner sens. Et il n’existe pas, à tort ou à raison — là n'est pas le propos —, de réseau de scientifiques préoccupés par des choses comme les ovnis. Il est tout à fait possible que, de temps à autre, des astronomes ou d'autres scientifiques fassent des observations et ne sachent tout simplement pas quoi en faire ni à qui les rapporter[4].


    L'Observatoire du mont Mégantic

    Quelques scientifiques ont expliqué qu'il n'y avait rien à trouver. Comme le disait Carl Sagan : “ les cas intéressants ne sont pas fiables et les cas fiables ne sont pas intéressants ”. Dans un livre récent, André Brahic affirme : “ chaque fois que les scientifiques se sont penchés sur ces témoignages, ils ont trouvé une explication simple quand le rapport contenait suffisamment d'informations et ils n'ont pas pu conclure lorsque les faits étaient vagues, imprécis et incomplets. ” Si seulement les choses pouvaient être aussi limpides ! Car, force est de le constater, les analyses auxquelles les scientifiques se sont “ chaque fois ” livrées peuvent être qualifiées de dilettantes. Si l'on excepte le travail effectué par le GEPAN au cours de ses premières années d'existence, il est bien difficile de citer une étude scientifique “ officielle ” du problème. De même, quand des scientifiques se sont risqués à prendre position, il est difficile de dire qu’ils avaient les moyens de leurs affirmations. Cela ne signifie pas que s'ils y avaient passé davantage de temps ils auraient forcément changé d'avis ou qu'ils auraient découvert que nous sommes envahis par les extraterrestres. Simplement, le temps qu'ils y ont passés ne leur a de toute façon pas permis de poser correctement le problème et de trouver quoi que ce soit.

    La situation des ovnis évoque, et c'est bien sûr la tarte à la crème dans ce genre de discussion, l'affaire des météorites. Rapide rappel : en 1803, Jean-Baptiste Biotdémontra à l'Académie des Sciences l'existence des “ pierres qui tombent du ciel ”, connues auparavant par les récits de témoins occasionnels et les collections des cabinets de curiosités[7]. Avant Biot et quelques autres, les chutes de météorites étaient expliquées de façon prosaïque. Pour deux raisons : d’abord la catégorie “ météorites ” n'existait pas ; à la place il y avait des curiosités qui regroupaient des choses très différentes, à l’instar de la catégorie “ ovnis ” de nos jours qui réunit des phénomènes connus mal identifiés, des phénomènes naturels inconnus, etc. D’autre part, les savants se contentaient des explications classiques qui réduisaient par exemple les “ pierres tombées des nuages ” à des roches volcaniques expulsées des cratères en activité. On peut ainsi très bien imaginer que, s'il existe des phénomènes naturels inconnus derrière certains ovnis, leur observation suscite des explications de type ballon sonde, avion expérimental, etc. Cela ne veut pas dire qu'on doive interpréter la moindre lumière comme un tel phénomène mais plutôt que, pour construire l'identité d'un éventuel phénomène nouveau, les scientifiques doivent élaborer un univers socio-technique qui aille au-delà des témoignages.

    Entre les pierres qui tombent du ciel des paysans du XVIIe siècle et les météorites dont Jean-Baptiste Biot “ démontra l'existence ” devant l’Académie en 1803, il y a peu de points communs. Les paysans parlaientde pierres tombant des nuages dotées de vertus curatives, Biot construit un objet qu’il dépouille de toutes ces caractéristiques populaires pour le rendre à la mécanique céleste. On l’oublie trop souvent lorsqu’on dit que “ Biot a prouvé que les paysans avaient raison ”. Ce qu’a fait Biot, c’est démontrer qu’il avait raison, lui. Biot ne cherchait pas à confirmer que les témoins et les amateurs de curiosités étaient dans le vrai. Ces derniers regroupaient météorites et autres objets énigmatiques parmi les “ pierres de foudre ” auxquelles Biot ne croyait pas. Il n'a pas démontré l'existence de pierres tombant des nuages aux vertus curatives mais bien l'existence d' “ uranolithes ”, de corps circulant à travers le système solaire et croisant l'orbite de la Terre. Il s’intéressait juste à certains détails des témoignages. Ceux-ci, associés à la pluie exceptionnelle de L’Aigle en 1803 lui ont permis de traduire devant ses collègues les récits et les objets recueillis sous forme d’un phénomène naturel. La comparaison avec Biot s’avère pertinente dans le cadre d’ovnis qu’on supposerait être des phénomènes naturels inconnus. Seule une partie des ovnis finira alors sur la paillasse du chercheur et la révolution qui en résultera n’aura rien à voir avec celle soupçonnée par certains ufologues qui espèrent détcter la présence d'extraterrestres.

    Soyons clair : il ne s'agit pas d'utiliser l'exemple des météorites pour dire que les ovnis existent parce qu'ils semblent subir le même sort. Il s'agit simplement de dire que l'argument comme quoi “ les ovnis n'existent pas parce que la plupart sont expliqués et parce que les astronomes n'en voient pas ” est un argument boiteux. Les différences entre astronomes et témoins d'ovnis ne tiennent nullement à des différences entre rationalité et irrationalisme mais davantage entre les façons d'habiller le regard et de produire des faits. Les scientifiques observent la nature à travers des instruments ; les témoins d'ovnis à travers les grilles de lecture de la culture dite populaire. D'autre part, les phénomènes étudiés par les scientifiques ne fonctionnent pas comme les objets étudiés un physicien comme Biot. Les phénomènes naturels du type “ météorites ” sont rares et ne constituent plus de nos jours le lot quotidien du scientifique. On ne cherche plus à observer, à surprendre des phénomènes naturels ; on les produit, on les fabrique en laboratoire par le biais d'expériences coûteuses. Biot est allé à la pêche aux météorites avec une épuisette. Les épuisettes modernes ont pour nom accélérateur de particules, microscope électronique, spectromètre de masse, etc. De Biot à la physique moderne, l'organisation de l'activité scientifique et la forme des phénomènes étudiés ont été profondément remaniées. Les scientifiques étudient des phénomènes souvent si ténus (cf. l'exemple des neutrinos) qu'ils nécessitent de vastes réseaux d'observations instrumentales ; les témoins voient les ovnis s'imposer à eux sans qu'ils n'aient rien demandé.

    Peut-être est-il plus intéressant de comparer les soucoupes avec le magnétisme animal, ce “ phénomène paranormal ” du XVIIIe siècle. Franz Anton Mesmer prétendait, en 1784, que les états magnétiques dans lesquels il plongeait ses patients étaient la preuve de l’existence d’un fluide qui emplissait l'univers et que le magnétiseur pouvait canaliser et diriger sur une personne. Comme les Académiciens n’ont pas réussi à isoler ce fluide, ils en ont conclu que les magnétisés étaient des sujets facilement influençables dotés de trop d’imagination[8].

    Or, les commissions sur les soucoupes fonctionnent comme les commissions mises en place au XVIIIe siècle sur le magnétisme animal : elles ne posent le problème que sous un angle très précis. En dehors de cet angle, point de salut, ou plutôt point de réalité. Si l'on compare avec les ovnis, la situation est identique : on n’arrive pas à mettre la main sur les ovnis en dépit des témoignages qui font état d’un phénomène de grande ampleur. On peut même affirmer que la capacité à démontrer l’existence des ovnis est inversement proportionnelle à l’importance de la “ rencontre ”. Plus l’ovni interagit avec le témoin, plus le phénomène est renvoyé par les sceptiques à la psychologie.

     Or, une fois devenu “ hypnose ”, le magnétisme animal a réussi à se frayer un chemin et s'extraire de la catégorie des sciences occultes. On peut donc imaginer que, mieux posée, la question des ovnis pourrait donner autre chose. On pourrait penser que les ovnis correspondent plus au modèle du magnétisme qu'à celui des météorites. Mais les sceptiques font la même erreur que les Académiciens. Pour eux, si le phénomène est insaisissable, il relève de l’imagination. C’est possible. Il demeure néanmoins, à l’image des situations hypnotiques[9], des “ situations d’expérience ovni ”.

    Pour découvrir ce que ces situations recouvrent, il est nécessaire de poser la question de la réalité des ovnis autrement. Comment se défaire de l’arbitraire et discipliner les faits ? Comment passer du règne de l’opinion à celui de l’expérience ? Comment passer de l’observation fugitive et accidentelle de soucoupes volantes au recueil de données sur des phénomènes aériens ? Comment transformer le témoin en instrument ? En parapsychologie par exemple, en passant des collections de poltergeist et de fantômes aux expériences de laboratoire de la chaire de parapsychologie de l'université d'Edimbourg, une partie des phénomènes a été domestiquée et les questions de départ ont été profondément transformées.    

    (Extrait d'un article de Pierre Lagrange en juillet 2000 consultable ici)

     

    Astronomes et OVNIS, les témoignages

     

    La plupart des personnes ont été menées à croire que les astronomes ne voient jamais le moindre OVNI dans le ciel. Cette croyance a été propagée par des sceptiques amateurs largement relayée dans les médias. En fait, les télescopes et les instruments d'astronomie ne sont pas du tout idéaux pour capturer le moindre OVNI; ils ne capturent pas non plus les avions de toute façon et personne ne douterait de l'existence des avions en affirmant que les "astronomes ne les voient pas dans leurs télescopes." De fait les astronomes voient des OVNIS à l'oeil nu la plupart du temps, comme les sceptiques plus informés pourraient vous le dire. Cependant, il y a également des cas où des OVNIS ont été capturés par des astronomes à l'aide de télescopes. Un exemple en est l'observation rapportée par l'astronome d'amateur Jesse Wilson du 18 mars 1959, de Denville, New Jersey, USA.

    Il avait décidé de prendre quelques photographies de la lune à travers son télescope. Quand il a développé la série de photographies, il a noté que l'unde d'entre elle a capturé 34 objets lumineux dans une formation en ligne courbant à partir de la lune.

     


    Il a alors examiné son télescope pour déceler tout défaut possible. Il n'y en avait aucun. Il a examiné les négatifs avec une loupe pour déceler des défauts, tels que des éraflures mécaniques. Il n'en a trouvé aucun. Alors, il a envoyé les photographies au Projet Blue Book de l'US Air Force pour examen.

     

    Le 18 juillet 1967 avait été un jour comme les autres pour la station astronomique soviétique des environs de Kazan, du moins jusqu'au soir. Le crépuscule tombait et les deux astronomes de service commençaient les observations de routine, lorsque, soudain, un immense objet volant glissa silencieusement dans le ciel, passant juste au-dessus de l'observatoire. C'était un énorme croissant émettant une lumière orangée, d'une taille environ huit fois plus grande qu'un avion, et dont les pointes orientées vers l'arrière émettaient des traînées similaires à celles de nos avions à réaction.

     

    Volant très rapidement, il disparut à l'horizon en quelques secondes. Sur le moment, les deux astronomes ne firent pas de rapport, craignant de n'être crus de personne. Mais bientôt, d'autres astronomes allaient confirmer l'existence de vaisseaux géants. Le 8 août suivant, un autre croissant gigantesque survola la station d'astrophysique de Kislovdsk. L'objet fut observé par une douzaine de témoins. Le même engin, ou un autre identique, fut signalé et suivi par des astronomes, les 4 septembre, 18 octobre, et plusieurs autres fois en juin 1967. En février 1968, plusieurs de ces observations furent confirmées par Moscou dans une déclaration officielle. Selon les mesures effectuées par les astronomes de Kazan sur plusieurs observations, le diamètre des engins mystérieux était compris entre 500 et 600 m, et leur vitesse était d'environ 5 km/s, soit près de 18 000 km/h, c'est-à-dire un peu supérieure à Mach 15. 

     

    Clyde William Tombaugh (docteur) (1906-1997)

     

     

    Astronome et physicien, Tombaugh découvre la planète Pluton en 1930, ce qui va le rendre célèbre.

    1ère observation (1949)

     

    Le 20 août 1949, à Las Cruces, à 65 km de la zone d'essai de fusées de White Sands où travaille Tombaugh, avec sa femme et sa fille (sa belle-mère ?), il observe un groupe géométrique de rectangles lumineux bleu-vert, comme 6 à 8 objets volants rectangulaires en formation ellipsoïdale. Les objets sont de couleur jaune-vert et se déplaçent du nord-ouest au sud-est.

     

    Dessin retraçant l'observation de Tombaugh, mais doublant le groupe de rectangles et les représentant attachés à des disques 

     

    Tombaugh observe à l'oeil nu un objet volant en forme de cigare irradiant une lumière vert-bleu, et doté de "hublots" éclairés par une lumière verdâtre : Il déclarera : Pendant les milliers d'heures que j'ai passées à observer le ciel, il ne m'a jamais été donné de constater quelque chose d'aussi étrange [VSD 2007 H].

     

    Voici sa déclaration officielle :

     

    Je vis l'objet vers 23 h une nuit d'août 1949, depuis le jardin de ma maison de Las Cruces, au Nouveau Mexique. Il se trouvait que je regardais au zénith, admirant le beau ciel transparent d'étoiles, lorsque soudain je remarquais un groupe géométrique de faibles rectangles bleus-verts semblables aux "Lumières de Lubbock". Ma femme et sa mère étaient assises dans le jardin avec moi et les virent aussi. Le groupe se déplaça au sud-sud-est, les rectangles individuels se raccourcirent, leur espace de formation devint plus petit (d'abord d'environ 1 ° de travers) et l'intensité plus mate, s'atténuant à la vue à environ 35 ° au-dessus de l'horizon. La durée totale de visibilité fut d'environ 3 s. Je fus trop flabbergasted pour compter le nombre de rectangles de lumière, ou pour noter d'autres caractéristiques sur lesquelles je me suis interrogé plus tard. Il n'y avais aucun son. J'ai fait des milliers d'heures d'observation du ciel, mais n'ai jamais vu quelque chose d'aussi étrange que cela. Les rectangles de lumière étaient de faible luminosité ; s'il y avait eu la pleine Lune dans le ciel, je suis sûr qu'ils n'auraient pas été visibles [Tombaugh, 9 août 1957, < Swords, 1999].

     

    Tombaugh racontera son observation dans une lettre le 10 septembre :

     

    J'étais tellement peu préparé à une vision aussi étrange que je fus réellement pétrifié de surprise (...) Les rectangles illuminés que je vis maintenaient une position fixe exacte les uns par rapport aux autres, ce qui conforterait l'idée de solidité. Je doute que le phénomène était une quelconque réflection terrestre... Je fais vraiment beaucoup d'observations (à la fois télescopique et à l'oeil nu) dans la cours arrière et rien de ce type n'est jamais apparu avant ni par la suite.

     

    Tombaugh discutant des satellites proches de la Terre avec Lincoln La Paz, le 3 mars 1954 [Albuquerque Journal] 
     
    En 1952 son observation est relatée dans un article de Life. Howard Menzel en proposera une explication d'illusion d'optique, qui sera contestée par le météorologue James McDonald. Pour ce dernier, la transparence inhabituelle de l'atmosphère qui avait amené Tombaugh et sa famille à voir les étoiles, couplée à l'absence de tout signe de couche d'inversion, décrédibilisent l'explication de Menzel : En fait, aucune inversion jamais connue dans l'histoire de la météorologie ne pourrait donner une réflexion à l'incidence quasi-normale (i.e., droit vers le haut) impliquée ici McDonald, 1966 < Swords, 1999.

     

    2ème observation

     

    Tombaugh fait une 2nde observation : alors qu'il est au télescope n° 3 à White Sands, il observe un objet de magnitude -6 (4 fois plus brillant que la planète Vénus a sa plus grande brillance) voyageant du zénith à l'horizon sud en 3 s environ. L'objet execute les mêmes manoeuvres que l'objet lumineux nocturne de sa 1ère observation. Aucun son n'est associé, comme pour la 1ère observation.

     


    Tombaugh 

     

    Dans le cadre du projet Stork, Tombaugh relate cette dernière observation à Hynek. Tombaugh déclare à ce dernier qu'il est prêt à coopérer à une étude de ces phénomène, et que, si on lui demande officiellement, il peut mettre ses télescopes de White Sands à la disposition de l'Air Force, ainsi qu'avoir des observateurs en alerte et prêts à prendre des photographies si un objet apparaît. Le 9 janvier 1955, La Patrie, un grand hebdomadaire de Montréal, souligne l'intervention de Tombaugh, à l'occasion de l'ouverture du 9ème congrès annuel de l'American Rocket Society : devant 3000 chimistes, physiciens, astronomes, métallurgistes, etc., Tombaugh déclare que des centaines de satellites naturels gravitent autour de la Terre, à des vitesses incroyables, et dont nous avons ignoré l'existence.

     

    Références :

    Ayer, Frederick, II, "L'étude Tombaugh", Etude Scientifique des Objets Volants Non Identifiés, 1969 - Description dans le rapport Condon
    Hynek, J. Allen, "Interview avec des astronomes", Rapport n° 4 du projet Stork - Description d'une l'interview de Tombaugh sur les ovnis et de son ouverture à aider toute étude sur le sujet.
    Swords, Michael D., "Clyde Tombaugh, Mars, and UFOs", JSE, vol. 13, n° 4, pp. 685-694, 1999

     

    http://www.rr0.org/personne/t/TombaughClydeWilliam/index.html

     

    Josef Allen Hynek


    Josef Allen Hynek (1910-1986) était un astronome et ufologue américain. Il est célèbre pour avoir été conseiller scientifique du projet Blue Book entre 1951 et 1969.

     

    Vie et carrière


    Josef Hynek est né le 1er Mai 1910 à Chicago, dans l'état du Michigan, aux Etats-Unis. Ses parents étaient originaire d'Autriche-Hongrie, de l'actuelle République Tchèque. En 1931, il reçoit son Bachelor of Science, à l'Université de Chicago. En 1935, il reçoit son Ph.D en astrophysique à l'observatoire Yerkes. l'année suivante, il rejoint le Département de Physique et d'Astronomie de l'Univsersité d'Etat de l'Ohio. Il devient spécialiste de l'évolution stellaire ainsi que des étoiles binaires.

     

    Durant la Seconde Guerre mondiale, il intègre le Johns Hopkins Applied Science Laboratory , où il travail sur les radars. Après la guerre, il revient à l'Université d'Ohio, où il devient Professeur en 1950. Il part ensuite travailler dans les premiers projets de satellites américains, en 1956. En 1960, il devient titulaire d'une chaire d'astronomie à l'Université Northwestern.

     

    Ci-dessous: le 14 juillet 1978, aux Nations Unies, auditions sur la question des OVNIS à l'initiative de la Grenade. De gauche à droite: dr Claude Poher (GEPAN, France), Sir Eric Gairy (Grenade, initiateur des auditions), Kurt Waldheim (Autriche, Secrétaire Général de l'ONU), Gordon Cooper (Astronaute et pilote américain, témoin d'OVNIS dans les années 50), dr J. Allen Hynek (ancien consultant de l'USA en matière d'OVNIS, astronome et ufologue), dr Jacques Vallée (ufologue français).

     


    Projets Sign, Grudge et Blue Book


    En réponse aux très nombreuses observations d'OVNI à la fin des années 40, l'US Air Force crée en 1948 le projet Sign, pour étudier ces cas, qui devient projet Grudge l'année suivante et enfin projet Blue Book en 1951. Dès le projet Sign, Hynek devient consultant scientifique de l'Air Force, chargé de démasquer les cas de confusion avec des objets astrnomiques connus, comme des météores par exemple.

     

    Au début, Hynek était sceptique quant à l'existence réelle des OVNI. Il pensait que toute ces apparitions pouvaient s'expliquer par des confusions avec des canulars et des phénomènes naturels ou avec des avions. En 1948 il déclara même que "ce sujet entier semble ridicule" et qu'il s'agit d'un phénomène de mode qui s'eteindra bientôt.

     

    Cependant, après avoir examiné des centaines de témoignages, dont beaucoup émanaient de témoins crédibles (astronomes, pilotes de chasses, policiers, offiers militaires, etc.), sa croyance s'effrita et il commença à douter et à réviser son opinion. Il déclara : "En tant que scientifique, je dois être conscient du passé; trop souvent, des sujets d'une grande importance scientifique ont été négligés car le nouveau phénomène sortait de la norme scientifique du temps".

     

    Dans une interview donnée en 1985, quant on lui demanda ce qui lui avait fait changer d'opinion, il répondit :

     

    "Deux choses, en fait. La première était l'attitude complètement fermée de l'Air Force. Ils ne donnaient pas aux OVNIs une chance d'exister, même si ils volaient au-dessus d'une rue en plein jour. Tout doit avoir une explication. Je commençais à m'énerver, même si à l'origine je ressentais la même chose qu'aux, je savais maintenant qu'ils n'étaient pas sur la bonne voie. Vous ne pouver supposer qu'une chose n'existe pas si vous n'avez pas de preuve. Deuxièmement, la qualité des témoins a commencé à me troubler. Quelques cas ont par exemples été rapportés par des pilotes militaires, et je savais qu'ils avaient été bien entrainés, c'est donc là que pour la première fois j'ai pensé que peut-être il y avait quelque chose derrière tout cela."

    Un autre changement dans l'opinion d'Hynek est venu après qu'il ai fait un sondage chez ses collègues astronomes (dont Clyde Tombaugh, le découvreur de Pluton). Sur 44 astronomes, 5 d'entre eux (c'est à dire un peu plus de 11%) avaient déjà vu des phénomènes aériens qu'ils n'avaient pu expliquer avec la science conventionelle. La plupart n'avait rien rapporté avant par crainte du ridicule et de répercussions sur leurs carrières. Hynek à également noté que cette proportion de 11% de phénomènes non-identifiés était plus importante que dans les études portant sur les observations faites par la populations générale. C'est donc que contrairement à la croyance entretenue par les sceptiques, les astronomes ne voient non pas moins, mais plus d'OVNI inexplicables. De plus, les astronomes sont normalement plus informée que le grand public au sujet de l'observation celeste, ainsi leurs observations en sont d'autant plus crédibles. Hynek était par ailleurs scandalisé par l'attitude arrogante et prétentieuse de certains scientifiques sceptiques à l'égards des OVNIs et des témoins.

     

    Il commente :

     

    Plus de 40 astronomes furent interrogés, dont 5 firent des observations d'une sorte ou d'une autre. C'est un pourcentage plus élevé qu'au sein de la populace dans sa globalité. Peut-être ceci doit-il être attendu, puisque les astronomes regardent effectivement, après tout, le ciel. D'un autre côté, ils ne sont pas susceptibles d'être trompés par des ballons, avions et objets similaires, comme pourrait l'être la populace générale. Il est intéressant de remarquer l'attitude des astronomes interrogés. La grande majorité n'était ni hostile ni extrêmement intéressée ; ils donnèrent le sentiment général que l'ensemble des signalements de soucoupes volantes pouvait être expliqué par des erreurs d'interprétation d'objets bien connus et qu'il n'y avait rien d'intrinsèque dans la situation pour causer une préoccupation. Je pris le temps de parler plutôt sérieusement avec quelques-uns d'entre eux, et de les mettre au courant du fait que certaines des observations étaient vraiment intrigantes et pas du tout facilement explicables. Leur intérêt fut presque immédiatement éveillé, indiquant que leur léthargie générale est due au manque d'information sur le sujet. Et certainement un autre facteur contribuant à leur désir de ne pas parler de ces choses est leur peur submergeante de la publicité. Un titre dans les journaux de la nation avec l'effet que "Un astronome voit une soucoupe volante" suffirait à cataloguer l'astronome comme douteux parmi ses collègues. Ayant pu parler avec les hommes dans la confidence, j'ai pu recueillir beaucoup plus de leurs pensées intimes sur le sujet qu'un journaliste ou un interrogateur ne l'aurait pu. La véritable hostilité est rare ; la préoccupation de leurs propres problèmes scientifiques immédiates est trop grande. Il ne semble pas y avoir de méthode pratique par laquelle les problèmes peuvent être attaqués, et la plupart des astronomes ne souhaitent pas s'impliquer, non seulement en raison du danger de la publicité mais parce que les données semblent ténues et non fiables.

     

    Edward J. Ruppelt, le premier chef de Blue Book, déclara à propos de Hynek : " Le Dr. Hynek fut l'un des scientifiques les plus impressionnants que j'aie rencontré en travaillant sur le projet ovni, et j'en ai rencontré un bon nombre. Il évita de faire 2 choses que certains d'entre eux faisaient : vous donner la réponse avant de connaître la question ; ou immédiatement commencer à exposer ses réalisations dans le domaine de la science"

     

    Bien que selon Hynek, Ruppelt fut un chef qui orienta le projet Blue Book dans la bonne direction, il ne dirigera Blue Book que 2 ans entre 1951 et 1953. Après le départ de Ruppelt, Hynek nota que la qualité de Blue Book diminua, et il commença à exprimer publiquement ses désaccord avec l'US Air Force.

     

    En Mars 1966, 40 personnes, dont 12 policiers, avaient vus un groupe d'OVNI se poser dans des marécages près d'Ann Harbor, dans le Michigan. Hynek ne put trouver aucune explication, cependant, les offiers de Blue Book lui ordonnèrent d'expliquer à la presse que les témoins avaient vus une émission de gaz des marais.

    En 1969, il est congédié à la fin du projet Blue Book, et se consacrera à l'étude des OVNI via des association. Il fut également dès les années 60 le mentor et ami de l'ufologue français Jacques Vallée. Ils étudieront le phénomènes OVNI ensemble et coécriront plusieurs livres dans les années 60 et 70. Par ailleurs, ce fut lui qui sensibilisera en 1969 un autre scientifique français au phénomène OVNI : Claude Poher, futur fondateur et directeur du GEPAN.

     

    Par ailleurs, Il inventa une méthode de classification des cas d'OVNIs, la classification de Hynek.


    Associations ufologiques

     

    Hynek a été le fondateur dans les années 60 du Collège Invisible, un réseau informel de scientifiques interessés par une étude rigoureuse du phénomène OVNI, auquel faisait partie entre autre Jacques Vallée, Claude Poher ou Yves Rocard.

    En 1973, à partir du Collège Invisible, il créa le Center for UFO Studies (CUFOS).

     

    Des scientifiques prennent position:

     

    Voici ce que le Dr J. Allen Hynek exprima devant les Nations Unies le 27 novembre 1978. Encore une fois, un scientifique respecté ayant passé trois décennies à étudier le problème des OVNIS s'est mis en avant pour montrer que ce sujet est suffisamment sérieux pour que les Nations Unies contribuent à sa résolution.


    EXTRAIT:


    "Monsieur le président, je n'ai pas toujours tenu l'opinion que les OVNIS étaient dignes d'une étude scientifique sérieuse. J'ai commencé mon travail en tant que conseiller scientifique de l'Armée de l'Air des États-Unis en tant que sceptique à l'esprit ouvert, dans la croyance ferme que les OVNIS ne sont qu'une aberration mentale et une nuisance publique. C'est seulement face aux faits implacables et aux données semblables à celle étudiés par la commission française... que j'ai été forcé de changer d'avis. "  


    LE DISCOURS:

    Dr. J. Allen Hynek
    Parlant aux Nations Unies
    27 Nov. 1978


    M. le Président:

     

    Je suis enchanté d'avoir été invité par monsieur Eric Gairy et la Mission de Grenade à parler à ce comité au nom de plusieurs de mes collègues scientifiques au sujet des Objets Volants Non Identifiés. Il y a de nombreuses années, dans une conversation avec son excellence U. Thant, j'ai été informé par lui que le protocole exigeait qu'un pays membre présente d'abord un sujet devant l'Assemblée Générale avant que la moindre action à propos de ce sujet puisse être lancée.

     

    Maintenant, de nombreuses années plus tard, un des plus petites nations sur la terre a courageusement présenté le sujet dérangeant des OVNIS à l'Assemblée Générale, et a ainsi rendu possible cette réunion aujourd'hui. Je loue l'initiative que son excellence monsieur Eric Gairy a prise; il a fait un pas en avant là où des nations plus puissantes craignent de mettre le pied.

     

    Monsieur le président, il existe là aujourd'hui un phénomène mondial... en effet si ce n'était pas un phénomène à l'échelle du monde, je ne m'adresserai pas à vous et à ces représentants de nombreuses régions du monde. Il existe là un phénomène global dont la portée et l'ampleur ne sont pas généralement reconnues. C'est un phénomène si étrange et étranger à notre mode de pensée terrestre quotidien qu'il est fréquemment accueuilli pas la ridiculisation et la dérision par des personnes et des organismes non familiarisés avec les faits. Cependant, le phénomène persiste; il ne s'est pas éteint comme certain d'entre nous avions prévu qu'il le ferait quand, il y a des années, nous l'avons considéré comme une mode ou une folie passagère. Au lieu de cela, il a touché les vies d'un nombre croissant de gens autour du monde.

     

    Je me réfère, naturellement, au phénomène des OVNIS... Les Objets Volants Non Identifiés... que je voudrais définir ici simplement en tant que "toute observation, en l'air ou au sol, ou enregistrement instrumental (par exemple, radar, photographie, etc...) qui reste non expliquée par des méthodes conventionnelles même après examen compétent par les personnes qualifiées.

     

    Vous noterez, monsieur le président, que cette définition n'indique rien au sujet de petits hommes verts de l'espace extra-atmosphérique, ou de manifestations de royaumes spirituels, ou de diverses manifestations psychiques. Il énonce simplement une définition opérationnelle. Une erreur majeure, et une source de grande confusion, a été la substitution presque universelle d'une interprétation du phénomène OVNIS au phénomène lui-même.

     

    C'est un peu comme avoir attribué comme cause aux aurores boréales une communication angélique avant que nous ayons compris la physique du vent solaire.

     

    Néanmoins, dans l'esprit populaire le phénomène OVNI est associé au concept de l'intelligence extraterrestre et ceci pourrait encore s'avérer correct dans un certain contexte. Sûrement, ce serait une plaisanterie énorme jetée sur nous tous s'il vient à apparaître que les preuves de l'intelligence extraterrestre étaient exactement ici sous nos nez depuis le début tandis qu'un grand effort pour la rechercher était dépensé ailleurs!

    Mais je répète et souligne, monsieur le président, que le phénomène global des rapports d'OVNIS, des rapports fréquemment rédigés par les personnes fortement responsables, n'est pas encore compris. Pourtant c'est un phénomène qui a attiré l'intérêt et l'attention de millions de personnes. Dans les seuls Etats-Unis, le sondage de Gallup a non seulement montré une conscience remarquablement élevée de la part du public du sujet des OVNIS, mais indique que 57% de la population des Etats-Unis... bien plus de cent millions de personnes... pensent que les OVNIS sont réels et non une création de l'imagination.

     

    Les termes soucoupe volante et OVNI sont maintenant apparus dans les dictionnaires de nombreux pays... ce qui est en soi un signe sûr de la conscience populaire. Donc, nous avons les termes:

    O.V.N.I.-Objetos Voladores No Identificados dans les pays latino-américains et en Espagne, Soucoupe Volante en France, Fliegende Untertasen en Allemagne, Letauci Talire en Tchékoslovaquie et ainsi de suite dans une foule d'autres langues.

     

    Le sujet est vraiment dans les esprits de beaucoup de peuples. En effet, d'après notre catalogue de rapports d'OVNIS UFOCAT, des rapports ont été rassemblés à partir de 133 pays différents! Comme vous l'avez probablement déjà remarqué dans le matériel que nous vous avons fourni.

     

    Je dois également souligner ici, monsieur le président, que s'il s'était avéré que ces rapports, aussi nombreux soient-ils et malgré leur nature globale, aient été seulement produits par des irresponsable et des personnes ignorantes, je ne devrais pas être ici ce matin. Les faits sont tout à fait autre: des rapports d'OVNIS en nombres significatifs ont été rédigés par des personnes fortement responsables, par exemple: des astronautes, des experts en matière de radar, des pilotes militaires et commerciaux... beaucoup, beaucoup de ces derniers... sont des officiels des gouvernements, et des scientifiques, comprenant même des astronomes!

    Nous avons dans nos dossiers de nombreuses dizaines de milliers de rapports d'OVNIS. En accordant même que tout ces derniers ne soient nullement de haute qualité, ils incluent des comptes rendus extrêmement intrigants et provocateurs sur des événements étranges vécus par des personnes fortement honorables... qui défient notre conception actuelle au sujet de notre monde, et qui peuvent effectivement signaler une nécessité de changer certains de ces concepts... un point qui a été apporté il y a quelque temps dans une émission de radio à la nation française par le ministre de la défense, M. Robert Galley, soulignant l'importance d'étudier ce qui est vraiment inconnu.

     

    Dans cette interview radio du 21 février 1974, il a déclaré:

     

    "Je dois dire que si vos auditeurs pouvaient voir par eux-mêmes la masse des rapports entrant à la gendarmerie aéroportée, à la gendarmerie mobile, et à la gendarmerie chargée de mener les investigations, tous ces rapports qui sont expédié par nous au C.N.E.S. (centre National les Etudes Spatiales), alors ils verraient que cela est vraiment troublant. Mon opinion au sujet de la gendarmerie est que ce sont des gens sérieux. Quand ils élaborent un rapport, ils ne le font pas au hasard. Mais je dois vous dire qu'en fait le nombre de ces rapports de gendarmerie est très grand et ils sont considérablement variés. La chose entière est, naturellement, toujours très fragmentaire mais je dois souligner que dans ces affaires d'OVNIS, il est essentiel de garder un esprit très ouvert.

     

    Une grande partie des données d'OVNIS sont des données "dures", pas nécessairement comme ce terme serait employé par les physiciens, mais certainement plus "dures" qu'une grande partie des données utilisées dans les sciences sociales et dans la pratique de la loi.

     

    Peut-être que les données les plus dures que nous possédons sont jusqu'ici les rencontres rapprochées alléguées du deuxième type, autrement connues sous le nom de cas avec traces physiques. Ce sont des cas dans lesquels on signale qu'en concomitance et simultanément avec l'occurrence d'un événement OVNI, il apparaît là des indices physiques de la présence immédiate de l'OVNI. Ceci peut prendre la forme d'effets physiques immédiats sur la matière animée ou inanimée, ou sur les deux. Ainsi, des effets physiologiques sur des humains, des animaux et des plantes ont été très sûrement rapportés, comme l'ont été des interférences avec les systèmes électriques de la proximité immédiate et l'apparition de zone de sol perturbées également à proximité immédiate de l'événement OVNI rapporté. Il y a maintenant plus de treize cent cas avec traces physiques dans les dossiers.

     

    Monsieur le président, n'importe quel phénomène qui touche les vies de tant de personnes, et qui engendre une telle interrogation et même de la crainte parmi ces personnes, est donc non seulement d'intérêt et de signification scientifique potentielle mais également d'importance sociologique et politique, d'autant plus qu'il porte en lui de nombreuses implications concernant l'existence d'intelligences autres que la notre. Je confinerai mes remarques, cependant, aux aspects scientifiques du sujet. Le Dr Vallée, je crois, abordera lui-même plus directement les aspects sociologiques, et par conséquent, des aspects politiques du phénomène.

    En parlant alors pour moi-même en tant qu'astronome, et je pense en parlant au nom de plusieurs de mes collègues aussi bien, il n'y a plus le moindre doute dans mon esprit quant à l'importance de ce sujet. C'est mon avis bien pesé, basé sur de nombreuses années d'étude, tous deux en tant que conseiller scientifique à l'Armée de l'Air des Etats-Unis, et ces dernières années, en tant que scientifique impliqué, que le phénomène des OVNIS quelle que puisse être son origine puisse s'avérer être, est éminemment digne d'étude.

    Et je ne suis nullement seul dans cette opinion. Il y a aujourd'hui une communauté croissante de scientifiques, de beaucoup de pays, qui ont déclaré un intérêt, en privé ou ouvertement, à poursuivre le défi présenté par le problème des OVNIS, et qui recueillent et analysent les données appropriées.

     

    Ceci semble être particulièrement le cas en France et aux Etats-Unis, bien que cette conclusion puisse simplement surgir parce que j'en sais plus au sujet de la situation dans ces deux pays. J'ai connaissance de ce que la France a assumé un rôle majeur dans l'approche scientifique des OVNIS. L'action sous l'instruction de la gendarmerie française a diligemment entrepris des recherches sur de nombreux rapports d'OVNIS. Leurs investigations ont à leur tour fourni le matériel pour plus d'étude à un groupe scientifique dirigé par le Dr Claude Poher, du CNES, appelé GEPAN. Ce groupe a compris des spécialistes de nombreuses disciplines, non seulement celles de la science physique mais également en psychologie et sciences sociales, et également en médecine légale. Le travail de ce groupe a été passé en revue par un conseil scientifique indépendant de l'organisation mère, le CNES, et le groupe reçu les instructions de continuer à travailler sur une base élargie et correctement financée.

     

    Ce travail supplémentaire, crois-je savoir, n'a pas matériellement avancé et, c'est également ma compréhension de par des sources fiables que ses résultats préliminaires ont comporte du travail effectué sur des cas de haute étrangeté et de crédibilité élevée. On a dit que seulement un cas a été trouvé, selon ce que l'on m'a dit, comme ayant une explication conventionnelle. Les autres étaient des cas de "rencontres rapprochées", c.-à-d., d'OVNIS apparaissant censément approximativement à 200 mètres des témoins, et deux de ces derniers ont été rapportés comme étant des rencontres rapprochées du troisième type... c'est-à-dire, ceux dans lesquels la présence d'êtres intelligents est rapportée. On a également signalé que le soin avec lequel la mesure des directions, distances, et manoeuvres, aussi bien que l'évaluation des facteurs psychologiques impliqués, ont été effectuées était exemplaire et de loin supérieur aux études précédentes dans d'autres pays.

     

    Pour la plupart des cas soigneusement étudiées, on a conclu que le rapport OVNI impliquait un phénomène matériel qui ne pouvait pas être expliqué comme un phénomène naturel ou un engin humain. Si mon information est correcte, alors les implications de cette recherche française, pour la science et le public dans son ensemble, sont profondes. L'histoire de la science abonde en bénéfices inattendus résultant de la recherche sur l'inconnu.

     

    Qui peut dire quels avantages pourraient surgir de l'étude des OVNIS. Cela pourrait bien mener à la solution de nombreux problèmes urgents se posant à l'humanité aujourd'hui.

     

    Mais nous n'avons pas besoin de baser nos avis ou actions seulement sur les investigations françaises, aussi compétentes qu'elles aient pu avoir été. Des conclusions semblables déjà ont été tirées indépendamment par les scientifiques avec lesquels j'ai été associé, dont beaucoup, cependant, ont été peu disposés à exprimer leurs avis ouvertement. Il y a un nombre étonnamment grand de scientifiques différents qui m'ont exprimé, en privé et personnellement, leur souci à propos du défi que constitue le phénomène OVNI, et entretiennent des avis conformes à ceux du rapport français. Ces scientifiques, dans de nombreux cas, sont associés à de grands et prestigieux organismes scientifiques, gouvernementaux et privés, qui, en tant qu'organismes sont silencieux ou même se moquent officiellement du sujet du phénomène OVNI. Les individus dans ces organismes qui ont une connaissance intime du phénomène OVNI sont tenus par la politique de leur organisation de rester officiellement silencieux au sujet de leur intérêt et de leur travail privé sur le sujet des OVNIS.

    Il y en a beaucoup d'autres, pas aussi retenus, qui, indépendamment en de petits groupes, étudiant tranquillement le sujet avec quelque moyen dont ils puissent disposer.

     

    Ce sont ces scientifiques et ces spécialistes dans ces deux catégories qui sont le souci principal de mon adresse à vous aujourd'hui, monsieur le président. Ces personnes n'ont aucun moyen par lequel elles peuvent partager les résultats de leur recherche avec d'autres travailleurs, ou les mettre en commun au profit d'autres, comme il est de pratique normalisée dans les sujets scientifiques. Il n'y a pour elles rien qui ressemble de loin à l'organisation mondiale de la santé ou l'organisation météorologique mondiale, par laquelle elles peuvent publier et partager les résultats de leur recherche et apprendre ce que leurs collègues font dans ce domaine. Il n'y a pas non plus la moindre organisation non gouvernementale pour atteindre cet objectif. Collectivement, ces scientifiques possèdent une information et des résultats qui, à mon avis, sont importants et devraient être partagés avec leurs collègues ailleurs. Je dis que tout ce qui est nécessaire est un mécanisme par lequel un tel échange puisse être accompli; les processus investigateurs et analytiques réels demeurant de la responsabilité des scientifiques dans leurs pays respectifs.

     

    Je ne suis pas, donc, monsieur le président... et je souligne le 'pas'... en train de demander que l'Organisation des Nations Unies crée sa propre commission pour mener une recherche dans le domaine des OVNIS, mais simplement qu'elle fournisse un moyen par lequel des travaux et des investigations déjà effectuées et accomplies par des scientifiques dans leurs propres pays puissent être rapidement disséminés à leurs collègues dans d'autres pays.

     

    Spécifiquement donc, monsieur le Président, je demande, au nom de mes collègues en ce pays et d'autres pays, que vous recommandiez par les canaux appropriés, que soir conçu là un mécanisme dans l'organisation des Nations Unies par lequel les scientifiques et d'autres spécialistes dans des pays membres puissent rassembler et échanger leurs idées et leur travail investigateur avec des collègues dans d'autres pays membres. Monsieur le président, je demande votre conseil et aide sur la façon dont un tel procédé pourrait être réalisé sans que ce soit un fardeau financier pour l'organisation des Nations Unies et sans que cela ne gêne les nombreuses autres activités essentielles de cette organisation.

     

    Un tel mécanisme, monsieur le président, faciliterait également l'échange immédiat d'informations sur l'activité courante des OVNIS dans des pays membres.

     

    Ainsi, par exemple, et seulement comme exemple, est parue il y a peu de temps une nouvelle au sujet d'une observation d'OVNI au Koweit par un certain nombre d'ingénieurs fortement qualifiés.

     

    Il est évidemment important que les scientifiques intéressés dans toutes les régions du monde soient au courant de s'il y a le moindre intérêt dans un tel rapport, et si oui, pour aider à la recherche et à l'analyse des événements rapportés. Les énormes quantités de données OVNIS demeurent actuellement dans le statut de "brèves nouvelles", et des données d'importance potentielle élevée pour la science et le monde sont continuellement perdues par manque d'un moyen d'empêcher leur perte.

     

    La création d'un tel mécanisme fournirait également le moyen par lequel les scientifiques intéressés dans des pays membres puissent se connaître entre eux, et peuvent donc se fournir en travaux de recherches déjà terminés ou en rapports sur l'état d'avancement de recherches.

     

    Monsieur le président, nous traitons ici un phénomène non expliqué qui a été rapporté jusqu'ici depuis 133 nations, et qui a éveillé le souci, et souvent la crainte, de fractions significatives de leurs populations. Pratiquement chacun des 133 pays est un Etat Membre des Nations Unies. C'est un phénomène qui a donc de grandes implications sociologiques et politiques possibles, aussi bien qu'un potentiel scientifique. Il est sûrement dans la prétention de l'organisation des Nations Unies de considérer sérieusement cette demande que je fais au nom de mes collègues scientifiques partout dans le monde.

     

    En conclusion, monsieur le président, permettez-moi de déclarer de nouveau clairement que c'est mon avis considéré, en tant que scientifique qui a consacré beaucoup d'années à son étude, que le phénomène OVNI est vrai et non pas la création d'esprits dérangés, et qu'il a des implications graves et importantes pour la science et pour le bien-être politique et social des peuples de cette terre. Il est donc, à mon avis, digne d'être connu par l'Organisation des Nations Unies, et digne d'étude en tant que phénomène. Je distingue clairement ici, de même que mes collègues, entre n'importe quelle théorie donnée pour expliquer les OVNIS, comme par exemple, cela qu'ils proviennent d'un certain système stellaire spécifique, et le phénomène lui-même, le contraire serait mettre la charrue avant les boeufs.

     

    Monsieur le président, je n'ai pas toujours tenu l'opinion que les OVNIS étaient dignes d'une étude scientifique sérieuse. J'ai commencé mon travail en tant que conseiller scientifique de l'Armée de l'Air des Etats-Unis en tant qu'ouvertement sceptique, dans la croyance ferme que nous traitions d'une aberration mentale et d'une nuisance publique. C'est seulement face aux faits têtus et aux données semblables à celles étudiées par la commission française... que j'ai été forcé de changer d'avis. Je reconnais, monsieur le président, qu'une opinion, aussi fondée ou perspicace ou solidement basée puisse-t-elle être, ne constitue pas toujours une preuve positive. La création d'un mécanisme au sein des Nations Unies pour faciliter l'échange et la traduction des rapports et des études effectuées dans divers pays membres, je le pense fermement, rendra plus proche le jour où cette opinion sera transformée en connaissance scientifique ferme.

     

    Le phénomène OVNI, comme étudié pas mes collègues et moi-même, plaide en faveur de l'action d'une certaine forme d'intelligence... mais d'où cette intelligence jaillit, si elle est vraiment extraterrestre, ou si cela annonce une réalité plus élevée non encore identifiée par la science, ou même si elle est d'une manière ou d'une autre une manifestation psychique étrange de notre propre intelligence, est vraiment la question. Nous cherchons votre aide, monsieur le Président, pour aider des scientifiques, et en particulier ceux déjà associés aux nombreux organismes investigateurs formels et informels autour du monde, en fournissant un procédé de centre de vérification par lequel le travail se faisant déjà localement puisse être rassemblé globalement dans une approche sérieuse et concentrée à ce défi des plus exceptionnels à la science actuelle.

     

    http://ufologie.net/htm/hynekunf.htm

     

    Jacques Fabrice Vallée (docteur) (1939)

     

     
    Vallée naît à Pontoise (France) le dimanche 24 septembre 1939, d'un père magistrat.

     

    En 1958 Vallée est agréablement surpris à la lecture du 1er livre d'Aimé Michel. Il correspond avec lui. En 1959 il obtient une license de mathématiques à l'Université de Paris/Sorbonne et part poursuivre des études d'astrophysiques à Lille. Il finit par rencontrer Michel et commence à mettre ses talents à son service en 1961, année où il obtient sa maîtrise d'astrophysique à l'Université de Lille. Cette année-là son premier roman de science-fiction, Le sub-espace, publié par H. Gallet, directeur du "rayon fantastique", remporte le prix Jules Verne.

     

    La suite de l'article ici

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    Le 21/12/2008 à 11:46, par titilapin2
    Félicitations pour ton site et tes synthèses.
    Lapin
    Le 21/01/2010 à 21:18, par franklin
    ils se déplacent avec hiérarchie et avec ordre a proximité des vaisseaux mère. image télescope astronome,un de vos sujet en image ! grande similitude avec les faits recenser depuis de nombreuses observations sur notre bonne vielle terre
    Le 29/01/2010 à 0:09, par malone
    je ne pose plus de question au sujet de leur existance puisque je les ai vu.je me demande seulement quelles sont leurs intentions.je pense qu'ils viennent en paix ,autrement je ne serais plu là pour en parler.je réve chaque nuit de ce que j'ai vu et j'ai la conviction qu'ils ont un (plan) pacifique nous concernant

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