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Ce site sérieux présente avec pédagogie et pragmatisme, les éléments les plus solides sur le phénomène Ovni et ses grandes implications.
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Search for Extra-Terrestrial Intelligence (SETI)
La faiblesse du projet SETI tient à sa construction intellectuelle dont l’ordonnancement repose sur un curieux paradigme, le postulat consiste à considérer les extraterrestres selon ce que nous sommes. Or rien n'indique que les extraterrestres utilisent la même technologie et surtout qu'ils souhaitent nous contacter. De plus il explore une infime partie de notre galaxie et ce projet était financé à l'origine par la trés suspecte Nasa. Et si tout cela finalement n'avait pas pour but de détourner l'attention et de montrer aux gens que les ovnis ne peuvent avoir une origine extraterrestre puisque SETI ne détecte rien? Beaucoup de scientifiques tombent dans le panneau ce qui met d'autant plus en exergue leurs critiques sur l'ufologie.

Search for Extra-Terrestrial Intelligence, abrégé par SETI et que l'on peut traduire par « recherche d'une intelligence extraterrestre », est un programme d'origine américaine qui date des années 1960. Il regroupe des projets dont le but est de détecter les signaux qu'une intelligence extraterrestre pourrait émettre, volontairement ou non, depuis sa planète d'origine. Les projets analysent le spectre électromagnétique provenant de l'espace et essaient de détecter les signaux par opposition au bruit aléatoire.
Le programme ne suppose pas forcément que ces extraterrestres essayent de nous contacter. Il essaie de repérer les ondes émises de manière intentionnelle ou non. De même, les ondes électromagnétiques émises de la Terre à chaque instant pourraient être détectées depuis l'espace sans que les humains cherchent pour autant à signaler leur présence.
Depuis le premier projet Ozma de Frank Drake en 1959, on en compte aujourd'hui plus de 70.
Parmi les initiateurs du projet, on peut citer Carl Sagan.
La radioastronomie
En construisant son télescope à miroir, Newton a probablement remarqué ses limites. Que peut-on faire lorsque la lumière est cachée par un nuage ou lorsque le temps est maussade ? L'invention du radiotélescope remonte à Karl Jansky et démontra rapidement sa supériorité sur l'astronomie optique. A ce jour la radioastronomie nous permet de franchir des distances extragalactiques jusqu'aux confins de l'univers. Nous pouvons l'utiliser 24 heures sur 24, sur un large spectre de fréquences. La méthode est moins coûteuse que l’astronautique par exemple, rapide, évidente pour une autre civilisation, car il nous faut "dialoguer" avec qui que ce soit, sans tenir compte de son degré d'évolution, il faut qu'il découvre cette méthode sans devoir y appliquer trop de règles.

Le radiotélescope mis au point par Karl Jansky en 1930 lui permit de découvrir le rayonnement radioélectrique des étoiles et la Voie lactée. Grâce à cette invention aujourd'hui les radioastronomes sont capables d'enregistrer l'émission des atomes situés aux confins de l'univers.
Document Bell Labs.

Karl Jansky
Le débat est lancé. La radioastronomie a-t-elle pour but de rechercher une "civilisation" extraterrestres où est-ce un moyen d'appréhender la nature[1] ? Le débat qui nous occupe concerne notre curiosité intellectuelle. Philosophes, biologistes et astronomes se sont à toutes les époques posé une question : Pourquoi existons-nous ? A défaut de trouver une réponse simple, nous pouvons orienter le débat vers une approche plus réaliste.
Nous avons déjà dit que dans l'univers il existe un langage commun. Les lois de la nature ont conditionné la science, car communes à tout l'univers observable pour une raison qui nous échappe encore : les lois de la physique quantique sont partout les mêmes. Le spectre d'une bougie est identique sur Terre et probablement à 15 milliards d'années-lumière d'ici. Bien que le spectre d'une flamme n’est pas identique à celui d'une étoile, nous comprenons parfaitement l’un et l’autre. Si la vie est un phénomène convergeant dans l'évolution de l'univers, on peut poser les conditions de son existence et se demander si l'histoire de la Terre peut se reproduire ailleurs.
Posé en ces termes, le radiotélescope se transforme en un outil très précieux. Ainsi le plus grand radiotélescope fixe actuellement en fonctionnement est à Arecibo, sur l'île de Porto-Rico. Tellement vaste, sa parabole épouse le fond d’un volcan éteint sur lequel pousse une végétation tropicale. Avec son antenne fixe de 300 mètres de diamètre, cet instrument pourrait capter les signaux d'une civilisation identique à la nôtre à 15000 années-lumière, si elle utilise une antenne de la même puissance et sensibilité.
Pure spéculation pour les uns, hypothèse raisonnable de travail pour les autres, il est un fait qu’entrer en contact avec une civilisation extraterrestre serait très précieux. Car si cette civilisation a survécu tant à l’évolution stellaire que géologique, cela signifie qu'elle a aussi appris à survivre, que l'autodestruction n'est pas inévitable.
Mais la radioastronomie n'est pas une discipline à sensations qui émeut les média. Elle n'a qu'une utilité scientifique pour le public. Pourtant cette science n'est pas chère. En frais de fonctionnement, elle équivaut en une année de recherche au portefeuille journalier réservé à la Défense nationale d’une démocratie occidentale...
L'histoire des programmes SETI

Cela n'a pas empêché les astronomes d'essayer de capter ces éventuels signaux en provenance de civilisations extraterrestres. Tout commença en 1959, lorsque le magazine anglais Nature publia un article de deux physiciens, Giuseppe Cocconi alors à l'Université de Cornell et Philip Morrison du MIT intitulé "Searching for Interstellar Communications"[2].

l'équipe du projet OZMA. Le Pr.Frank Drake se tient debout à la 2eme place à partir de la droite.

L'antenne de 42m de Green Bank du NRAO.
Indépendamment de tout projet les deux auteurs faisaient remarquer que si des civilisations extraterrestres existaient, elles se manifesteraient probablement en émettant des signaux radioélectriques sur la raies de l'hydrogène neutre à 21 cm de longueur d'onde (1420 MHz). Leur projet tombait à pic car les premiers radiotélescopes venaient juste d'entrer en service, celui de Cambridge en 1958 et NRAO en 1959 (Arecibo sera opérationnel en 1963). C'est à cette époque que les radioastronomes prirent conscience qu'ils pouvaient non seulement étudier les radiosources naturelles mais également scruter le ciel en quête d'éventuels signaux provenant de civilisations extraterrestres.
L'année suivante, à l'observatoire radioastronomique national du NRAO de Green Bank en Virginie occidentale, le radioastronome Frank Drake assisté de deux étudiants voulurent savoir à quelle distance le radiotélescope de l'université pouvait capter l'énergie émise par la Terre. Drake trouva une distance de 20 années-lumière. Il en déduit que s'il existait une civilisation extraterrestre dans cette limite, un radiotélescope pouvait la détecter. Quand on analyse les signaux émis par la Terre en ondes radios, ses émissions sont si intenses que notre planète est devenue un million de fois plus brillante que le Soleil ! Inversement une civilisation technologique doit être détectable de la Terre. C'était la naissance du Projet OZMA 1[3]. CETI (Communication with Extra Terrestrial Intelligence) fut le premier de ces programmes, devenu depuis SETI (Search for...) car il était devenu peu probable que l'on puisse les contacter.
Pour la première tentative les radioastronomes utilisèrent le radiotélescope de 26 m de Green Bank (aujourd'hui remplacé, voir plus loin) qu'ils pointèrent vers les étoiles Tau Ceti et Epsilon Eridani. Ces étoiles étaient proches du Soleil (~12 a.l.) et présentaient un spectre similaire (G8 et K2). Pendant tout le mois de mai 1960, Drake et son équipe enregistrèrent tous les signaux de l'espace sur la raie de l'hydrogène à 21 cm. Un jour, alors qu'ils écoutèrent l'étoile Epsilon Eridani une émission fut détectée. Pour s'assurer de la réalité du signal les radioastronomes déplacèrent l'antenne de quelques degrés, l'émission cessa. Ils la redirigèrent vers Epsilon Eridani, mais l'émission avait disparu. Dix jours plus tard l'émission réapparu. Cela était-il si facile ? Avec le recul, ce phénomène dû exciter plus d'un chercheur. Il s'avéra cependant qu'un avion U2 avait survolé le site au moment des enregistrements.
Au bout d'un mois de recherche l'équipe de Drake devait se rendre à l'évidence, il n'avait capté aucun signal d'intelligence artificielle. Mais ici se pose le problème de savoir ce qu'est un signal "intelligent"... ce que nous définirons dans une autre page. Quoi qu'il en soit, cette tentative était la première d'une longue série d'écoutes.
Située à 11.9 a.l., Tau Ceti est une étoile naine jaune (G8 Vp) de la Séquence principale, de 0.82 Ms et 41% plus pâle que le Soleil. A ce jour ce système n'abrite aucune exoplanète. Il contient en revanche dix fois plus d'astéroïdes et de comètes que le système solaire. Document T.Lombry.
LE PROJET SETI ET LE SIGNAL "WOW":

Dans la nuit du 15 Août 1977 à l'université d'Etat de l'Ohio, un signal a été détecté sur le radiotélescope Big Ear de l'observatoire. Big Ear fouillait le ciel à la recherche d'un signal extra-terrestre toute les nuits et ses détections étaient reproduites sur une imprimante sous forme d'une longue liste de lettres et de chiffres, une longue file pour chacun des cinquante canaux balayés par le radiotélescope.
Une série de caractères a semblé enregistrer une transmission peu commune à la fréquence du canal 2: "6EQUJ5." Ceci a stupéfié Jerry Ehman, un professeur à l'université de Franklin à Columbus, qui surveillait les lectures cette nuit là en tant que volontaire de l'équipe de Big Ear. Il a cerclé le code pour référence ultérieure et a ajouté ce simple commentaire simple dans la marge: "Wow!" Le signal entrera alors dans la mythologie de SETI comme étant "le signal wow."
Les spécialistes du SETI expliquent cette transmission "6EQUJ5" comme ceci:
"La série "6EQUJ5" décrivait la force du signal reçu en un bref laps de temps. Dans le système utilisé alors à Big Ear, chaque nombre de 1 à 9 a représenté le niveau de signal au-dessus du bruit de fond. Afin d'avoir une échelle plus fine, le personnel a ajouté des lettres, avec chacune de A à Z représentant des niveaux de signal de plus en plus forts. 6EQUJ5 représentait un signal qui a crû avec une grande force au début puis s'est abaissé graduellement. Dans une notation plus familière, le signal a augmenté de zéro à 30 Sigmas au-dessus du bruit de fond, et puis a diminué à nouveau vers zéro, le tout dans un intervalle de 37 secondes."
Un aspect de ce signal a immédiatement attiré l'attention d'Ehman et du directeur du projet John Kraus quand ils ont vu les résultats le matin suivant: 37 secondes étaient avec précision le temps qu'il faut pour le balayage du faisceau de Big Ear pour examiner un point donné dans les cieux. Pour cette raison, n'importe quel signal venant de l'espace suivrait avec précision le modèle de ce signal: augmentation et puis diminuer sur une durée de 37 secondes. Ceci a pratiquement éliminé la possibilité que le signal ait été le résultat d'une interférence avec une radio terrestre.
Ensuite ils ont noté que le signal était intermittent. Kraus et Ehman le savaient parce que Big Ear a deux faisceaux séparés qui balayent le même secteur du ciel en succession, à plusieurs minutes d'intervalle. Mais le signal avait été capté par seulement un des faisceaux et pas par l'autre, indiquant qu'il "avait été arrêté" entre les deux balayages. Ils avaient donc eu un signal fort, focalisé, et intermittent venant de l'espace extra-atmosphérique, et pouvaient commencer à se demander si Big Ear avait détecté un signal extra-terrestre.
Pendant un mois, l'équipe de Big Ear a essayé à plusieurs reprises de retrouver le signal, mais en vain. En 1987 et à nouveau en 1989, Robert Gray a tenté de retrouver le "wow!" en utilisant le radiotélescope de 84 pieds de l'antenne META financée par la Planetary Society à l'observatoire d'Oak Ridge dans le Massachusetts, et n'a rien trouvé non plus. Pour sa dernière recherche de "wow!", Gray était parvenu à obtenir les services du Very Large Array dans le Nouveau Mexique, composé de vingt sept paraboles de 25 mètres. Cela, selon Gray, était une première: "contraire à la croyance populaire depuis le film "Contact," souligne-t-il, "le prestigieux télescope à 80 millions de Dollars n'écoute quasiment jamais les émissions des étoiles."
Pendant les deux sessions d'observation en 1995 et 1996 Gray et son collègue Kevin B. Marvel ont a passé leur temps de télescope d'étudier plusieurs scénarios. Une possibilité était que le "wow!" représente en fait une transmission faible mais régulière qui a momentanément gagnée en force du fait de la scintillation interstellaire. La sensibilité élevée du VLA garantissait qu'une telle source serait facilement détectée par les recherches de Gray. Mais en dépit de son identification de plusieurs centaines de sources radio de périodes plus faibles que "wow!" dans son voisinage, rien qui ressemble à une transmission régulière n'a été trouvé.
Un autre scénario assumait que "wow" était un signal puissant mais bref conçu pour attirer l'attention sur un signal continu plus faible. Une telle stratégie serait plus efficace en terme d'énergie que l'émission d'une balise puissante continue. Mais là encore, le VLA n'a pu détecter aucun signal même 1000 fois plus faible que le signal original.
Une autre possibilité précisée par des scientifiques de SETI est que le signal est là, mais est seulement émis par intermittence. En raison de leur temps limité de télescope, Gray et Marvel n'ont pu consacrer seulement moins d'une heure à n'importe quelle position donnée. Il se pourrait que le signal soit émis à d'autres moments, quand personne n'écoute. Le problème est en fait inévitable depuis n'importe quel endroit dans l'hémisphère Nord, puisque "wow!" était situé au-dessous de l'horizon Nord pendant la majeure partie du jour.
Pour prendre en compte cette possibilité, Gray à joint ses forces à celles de Simon Ellingsen de l'Université de Tasmanie, qui pouvait recherche le secteur pendant 14 heures consécutives. En 1997, le bail du grand télescope de Big Ear a expiré. Le télescope qui avait été le plus important pour le programme SETI (il a commencé en 1974), a été démoli pour faire place à un terrain de golf.
Robert S. Dixon, l'assistant du directeur de l'observatoire, déclara:
"C'est un aspect tragique des jugements de valeur de notre société de voir que la plus longue recherche des humains pour trouver leurs frères dans l'univers soit forcée de s'arrêter."
La ligue SETI a plus tard sauvé des morceaux du télescope Big Ear, des petits morceaux de la trame en métal qui avaient couvert la surface de l'antenne, et les a vendu pour lever des fonds pour la recherche, montés sur une plaque en bois, avec une description du signal "wow!" et le commentaire publicitaire "ces sections du réflecteur de l'antenne ont été illuminée par le célèbre signal."
Lors du 20ème anniversaire de la détection du signal, SETI a célébré l'événement, avec des commentaires comme:
"Le 15 Août 1977, le radiotélescope de Big Ear a détecté le plus célèbre, et le plus intriguant signal candidat jusqu'ici dans la recherche de signaux d'autres mondes. fameux signal "wow!" (qui a été décrit dans la série TV "X-Files") n'a jamais été répété, et n'a jamais été expliqué."
Depuis que le Congrès Américain a mis officiellement fin au financement de SETI par la NASA 1993, la Planetary Society, la SETI League et d'autres groupes scientifiques ont essayé de privatiser cette recherche, avec un succès limité.
A ce jour nous ne connaissons pas la source du signal le plus fort et le plus clair jamais obtenu par une recherche SETI. Puisqu'il était assurément artificiel, et presque certainement d'origine spatiale, Jerry Kraus spécule qu'il a pu provenir d'une sonde spatiale (d'origine humaine, dans son idée) dont le personnel de Big Ear n'aurait pas eu connaissance. Cela ferait certainement de "wow!" un signal spatial intelligent, mais pas extra-terrestre. Et il reste toujours la possibilité que cela avait été autre chose - un vrai signal d'une civilisation extra-terrestre. A moins que le signal soit à nouveau détecté, nous ne pourrons jamais le savoir.
LA PRESSE:
L'événement a été couvert dans de nombreux journaux tout autour du monde. Voici un article du Cleveland Plain Dealer, USA, dans sa section du magazine du Dimanche, le 18 Septembre 1994.
Le signal "Wow!"
Par Barry Kawa.
Comme il l'avait fait mille fois, Jerry Ehman a jeté un coup d'oeil sur la sortie imprimante de l'ordinateur de Big Ear, ne comptant pas vraiment y trouver quoi que ce soit d'inhabituel. Mais ce que Ehman a vu en ce 15 Août 1977 - et sa réaction d'étonnement - sera enregistré dans les manuels de radioastronomie et a été discuté par les chercheurs jusqu'à nos jours. L'homme de Columbus a vu un signal si fort qu'il a catapulté l'appareil d'enregistrement de Big Ear au delà de la graduation maximale. C'est un Ehman passionné qui a alors gribouillé "wow!" sur la liste imprimée, un nom qui est resté lié à cet enregistrement.
"Je veux dire, que sans réfléchir, j'ai écrit wow!" se rappelle d'Ehman. "C'était la chose la plus significative que nous ayons vue."
Est-ce que cela avait pu être le premier contact entre l'homme et une intelligence extraterrestre? Les chercheurs de l'Université d'Etat de l'Ohio n'étaient pas sûrs. Ils ont orienté l'énorme antenne sur cette partie du ciel pendant le mois suivant, et y sont retournés périodiquement depuis. Le signal n'a pas été enregistré à nouveau. Et bien que beaucoup indiquent que ce fut un signal possible d'une intelligence extraterrestre, Ehman reste moins convaincu. "Même si c'étaient des êtres intelligents envoyant un signal, ils le feraient bien davantage qu'une fois," indique Ehman, maintenant âgé de 54 ans. "Nous devrions l'avoir revu quand nous l'avons recherché 50 fois. Quelque chose suggère que cela ait été un signal venu de la Terre qui a simplement été reflété par un débris de l'espace."
Ehman travaillait alors en tant que volontaire. Il avait travaillé à l'OSU en tant que professeur auxiliaire dans l'électrotechnique et l'astronomie, mais quand la National Science Foundation a coupé ses crédit à Big Ear en 1972, Ehman a été licencié, mais est cependant resté comme travailleur volontaire. Il a ensuite travaillé en tant que professeur à l'Université Franklin à Columbus, jusqu'à sa retraite il y a environ un an [1993]. Ehman a récemment retrouvé le personnel volontaire de Big Ear.
Maintenant, Ehman est une mini-célébrité. D'autres volontaires l'interrogent au sujet du signal "wow!" On mentionne souvent le signal lors des réunions. Les journalistes en parlent à chaque fois qu'ils écrivent au sujet de Big Ear.
"Je souhaite juste que quand j'ai parlé aux journalistes, j'aie vraiment quelque chose de plus à dire à son sujet. Je voudrais dire, "mince, c'est un signal d'une intelligence extraterrestre," dit Ehman en riant. "Honnêtement ne puis pas faire cela."
La formation scientifique d'Ehman ne le laissera pas perdre une bonne information. Mais, il dit que si le personnel de Big Ear avait pu détecter le signal "wow" encore une fois, ils auraient pu l'identifier.
Ainsi, jusqu'à ce que quelque auditeur bondisse de nouveau de son siège et que le signal "wow!" soit redécouvert, la trouvaille d'Ehman ne reste qu'une curiosité historique.
"Je peux spéculer, moi aussi, mais je n'ai rien pour soutenir mes spéculations," ajoute Ehman.
http://ufologie.net/htm/setiwowf.htm
Une brève chronologie de SETI

Compilation réalisée par Robert M. Owen (email rowen@InfoAve.Net)
1959 : Les professeurs Philip Morrison et Guiseppe Coconni publient dans le magazine Nature le premier article de l'ère moderne de SETI, "Searching for Interstellar Communication," qui souligne le potentiel de l'utilisation des ondes radios pour les communications extraterrestres.
1960 : La première recherche SETI, Le Projet Ozma, est menée par le professeur Frank Drake au National Radio Astronomy Observatory à Green Bank, WV en utilisant une antenne de 25 mètres sur la longueur d'onde de l'hydrogène neutre à 21 cm (1,420 Mhz).
1961 : L'approche optique de SETI par la recherche de faisceaux d'ondes laser continues est proposée par les professeurs Robert Schwartz et Charles Townes.
1961 : La première conférence sur SETI, Order of the Dolphin, se déroule au National Radio Astronomy Observatory à Green Bank, WV. L'agenda proposé par le Pr. Drake est devenu célèbre sous la forme de l' équation de Drake, une méthode statistique controversée permettant d'estimer le nombre de civilisations technologiques avancées présentes dans la Voie Lactée, notre galaxie.
1962: Suite aux études de l'Etoile de Barnard auxquelles il a consacré sa carrière entière, Pr. Peter van de Kamp conclut que la meilleure explication du mouvement propre de cette étoile est la présence d'une ou de plusieurs planètes. Aujourd'hui nous ne savons toujours pas s'il existe des planètes autour de l'Étoile de Barnard.
1966 : Les professeurs Carl Sagan et I.S. Shkolovskii écrivent "Intelligent Life in the Universe."
1971 : Une équipe de la NASA, Project Cyclops, est chargée de concevoir un réseau de plus de 1000 radiotélescopes dans le but de détecter des signaux du type de ceux émis depuis la Terre, jusqu'à plus de 1000 années-lumière. Les coûts empêchent à l'époque la réalisation de cette proposition.
1971 : Les Pr. Carl Sagan, Frank Drake, et Phil Morrison se joignent aux scientifiques russes à la conférence commune US-USSR sur SETI à Byurakan, en Armenie, en Union Soviétique.
1972 : La NASA publie "Project Cylops, A Design Study of a System for Detecting Extraterrestrial Intelligent Life." L'intérêt s'avère manifeste et les 10,000 copies sont distribuées rapidement.
1972 - 1973 : Les Plaques Pioneer, comportant un message sur notre Terre, et destinées à être lues au delà de notre système solaire sont lancées sur les sondes spatiales Pioneer 10 et Pioneer 11.
1973 : L'université de l'Ohio débute un projet SETI à l'observatoire Big Ear dans le Delaware, Ohio [voir l997].
1974 : Le radiotélescope d'Arecibo fait l'objet d'importantes améliorations et le Pr. Drake le teste avec une transmission historique.
1977 : Le télescope Big Ear dans l'Ohio détecte le célèbre signal à faible largeur de bande "Wow!" depuis la constellation du Sagitaire.
1977 : Les sondes spatiales Voyager 1 et Voyager 2 sont lancées. Elles portent des enregistrements d'images et de sons terrestres gravés sur des disques en or.
1978 : Le magazine Cosmic Search est publié par le Pr. John Kraus ; le Vol. 1 No. 2 contient l'article du Pr. Sagan "The Quest for Extraterrestrial Intelligence", qui eut beaucoup d'influence. La publication s'acheva en 1981, après treize numéros.
1979 : La Planetary Society est fondée par les professeurs Carl Sagan, Bruce Murray et Louis Friedman.
1979 : Le projet Search for Extraterrestrial Radio from Nearby Developed Populations (Project SERENDIP I) est lancé à l'observatoire Hat Creek de l'UC Berkeley.
1981 : L'amendement Proxmire met fin au financement par le Congrès américain du programme SETI de la NASA.
1981 : Conférence internationale sur SETI à Talliinn en Union Soviétique. Comme l'amendement Proxmire empêche les scientifiques américains d'y participer, la Planetary Society envoie des délégués US à la réunion.
1981 : La Planetary Society commence à plaider pour que la NASA conduise des recherches de signaux extraterrestres. Le Pr. Sagan, alors président de la Society, persuade le sénateur Proxmire de retirer son opposition.
1982 : La NASA débute ses recherches SETI avec le High Resolution Microwave Survey (HRMS).
1982 : Le Pr. George Gatewood mène une recherche de planètes extrasolaires à l'observatoire Allegheny à Pittsburgh, Pennsylvanie.
1983 : La valise SETI du Pr. Paul Horowitz est testée au radiotélescope d'Arecibo, Puerto Rico.
1983 : L' Union Astronomique Internationale met en place la Commission 51, dédiée à la bioastronomie et à la recherche de vie extraterrestre.
1983 : Les professeurs Samuel Gulkis et Thomas Kuiper débutent dans l'hémisphère sud, une recherche axée sur les lignes de la vapeur d'eau avec l'antenne DSN de 64 mètres en Australie.
1983 : Le Pr. Michael Papagiannis lance Bioastronomy News, la lettre officielle de la Commission 51 de l'Union Internationale Astronomique.
1983: Le P. Horowitz lance le Project Sentinel, avec l'aide de la Planetary Society, utilisant l'antenne de 26 mètres de dimaètre du radiotélescope d'Harvard dans le Massachusetts.
1984: Le SETI Institute est fondé en tant que cadre des recherches explorant tous les aspects de la vie dans l'Univers. Au départ, les activités de l'institut étaient soutenues par la NASA.
1985 : Le Mega-Channel Extraterrestrial Assay (Projet META) débute à l'observatoire Oak Ridge à Harvard Massachusetts, balayant 8.4 million de cannaux d'une largeur de 0.05 Hz. Le projet est sponsorisé par une subvention généreuse du producteur de films Steven Spielberg.
1986 : Le projet SERENDIP II de l'UC-Berkeley commence à scruter les cieux.
1987 : Robert Stephens débute une recherche Canadienne depuis l'observatoire radio de Hay River dans les Territoires Nord au Canada.
1988 : La Planetary Society organise une rencontre internationale sur SETI à Toronto au Canada.
1989 : La Planetary Society reprend la publication de "Bioastronomy News", comme l'une de ses special-interest newsletters.
1990 : L'observatoire du Columbus Optical SETI (COSETI), développé par le Pr. Stuart A. Kingsley, l'un des pionnier de l'OSETI, devient le premier établissement de recherche de SETI optique en Amérique du Nord.
1990 : Le projet META II devient opérationnel aux environs de Buenos Aires, en Argentine, avec le soutien de la Planetary Society.
1992 : L'UC Berkeley lance SERENDIP III.
1992 : Les observations HRMS de la NASA sont lancées à l'observatoire de Goldstone près Barstow en Californie et au radiotélescope d'Arecibo à Puerto Rico.
1993 : Le Pr. Kingsley organise la première Conference OSETI, sponsorisée par The International Society For Optical Engineering (SPIE).
1993 : Les crédits pour la recherche HRMS de la NASA sont éliminés par le Congrès Américain.
1994 : La SETI League est fondée par Richard Factor, son Président, qui nomme le Pr. H. Paul Shuch comme Directeur Executif; la SETI League deviendra le principal programme d'observation SETI privé.
1994 : La revue SETIQuest est fondée par M. Carl Helmers, imprimeur, et M. Larry Klaes, editeur. L'idée de lancer SETIQuest fut inspirée en partie par les travaux sur OSETI du Pr. Kingsley, présenté par Klaes à Helmers. La publication se termina en 1998 après seize numéros.
1995 : La SETI league accepte les adhésions (depuis, elle compte plus de 1100 membres dans 56 pays).
1995 : Le SETI Institute lance le Project Phoenix, une continuation sur des fonds privés de la recherche ciblée HRMS de la NASA, à l'aide du radiotélescope de Parkes de 70m. en Australie, le plus grand radiotélescope de l'hémisphère sud. Les observations durent pendant six mois.
1995 : Le Billion-Channel Extraterrestrial Assay (Projet BETA) débute ses observations SETI au radiotélescope d'Harvard dans le Massachusetts.
1995 : 51 Pegasi B, première planète confirmée autour d'une étoile proche du Soleil est annoncée par les professeurs Michel Mayor et Dedier Queloz. Le tableau des exoplanètes confirmées compte plus de vingt éléments en 1999.
1996 : OSETI II, la seconde conférence SPIE a lieu sous la conduite du Pr. Kingsley.
1996 : La SETI League lance le Projet Argus, une étude du ciel complet avec 5 stations (actuellement 82, ce qui repésente certainement plus de radiotélescopes amateurs qu'il n'en existe dans le reste du monde).
1996 : "Project Cyclops, Second Printing" est publié conjointement par la SETI League et le SETI Institute.
1996 : La Planetary Society fonde le projet SERENDIP IV à l'UC Berkeley.
1996 : Après un an d'arrèt pour une mise à jour des équipements financée par la Planetary Society, un projet META II reprend ses recherches en Argentine.
1996 : Le Project Phoenix du SETI Institute poursuit ses recherches ciblées au National Radio Astronomy Observatory, à Green Bank WV.
1996 : Le projet SETI "Invitation to ETI" est lancé sur le World Wide Web. (L'invitation vient actuellement d'une soixantaine de scientifiques des projets SETI et Contact.)
1997: À l'University de Californie, Berkeley, débute l'Optical SETI Pulse Search dirigée par Dan Werthimer à l'observatoire Leuschner.
1997 : SERENDIP IV est installé au radiotélescope de 305 mètres à Arecibo, dans une configuration permettant une analyse continue de signaux, même lorsque l'instrument principal est utilisé par d'autres astronomes.
1997 : Le projet SETI de Big Ear dans l'état de l'Ohio est listé dans "The Guinness Book World Records" comme la plus longue recherche SETI de l'Histoire, juste au moment où Big Ear est démolie pour faire place à un cours de golf. Fin du projet.
1998 : Le SETI Optique devient bien accepté par la communauté SETI, jusque là dominée par les radioastronomes qui se posaient des questions sur la viabilité d'OSETI comme stratégie de recherche ; le SETI Institute et la Planetary Society effectuent maintenant des recherches de signaux optiques.
1998 : Le Projet Phoenix du SETI Institute poursuit ses recherches ciblées depuis l'Observatoire Radio d'Arecibo à Puerto Rico.
1998 : Le programme Harvard/Smithsonian Optical SETI, dirigé par le Pr. Horowitz, devient opérationnel à l'Observatoire d'Oak Ridge.
1998 : Southern SERENDIP (un autre programme SETI utilisant les composants et la stratégie de SERENDIP IV de Berkeley) débute au radiotélescope de 64m. de Parkes en Australie.
1999 : SETI@home,un nouveau programme d'économiseur d'écran qui utilise la puissance des ordinateurs personnels, offre la potentialité d'un changement complet de la conception des programmes SETI dans la suite des recherches d'ET.
Credits:
La demande d'information de l'auteur suite à la première publication a produit une grande quantité de données issues de plusieurs collaborateurs. Je regrette de ne pouvoir les citer tous, mais je souhaite remercier particulièrement la SETI League et son directeur Pr. H. Paul Shuch ainsi que son président M. Richard Factor ; M. Larry Klaes; the COSETI Research Facility, Pr. Stuart A. Kingsley, Director; The SETI Institute, Pr. Frank Drake, Président et M. Tom Pierson, Directeur Exécutif ; Pr. Allen Tough pour l'inspiration trouvée dans ses extraordinaires articles sur SETI ; The Planetary Society, Pr. Louis Friedman, Directeur Exécutif et Mme. Catherine Middleton; pour leur aide généreuse dans la préparation de ce document.
http://setileague.free.fr/general/chrono.php
SETI@home ("SETI at home", pouvant se traduire par "SETI à la maison") est un projet de calcul distribué utilisant des ordinateurs branchés sur l'Internet. Il est hébergé par le Space Sciences Laboratory de l'Université de Californie, Berkeley. SETI est un acronyme pour Search for Extra-Terrestrial Intelligence (que l'on pourrait traduire par "Recherche d'une intelligence extraterrestre"). SETI@home est accessible au public depuis le 17 mai 1999.[1],[2],[3]
Recherche scientifique
Il y avait deux buts originaux à SETI@home. Le premier était de prouver la fonctionnalité et la viabilité du calcul distribué. Le deuxième était de faire du travail scientifique en supportant une analyse observationnelle cherchant à détecter de la vie intelligente non-terrestre.
Le premier but est généralement considéré comme complètement atteint. La plate-forme BOINC, un développement du SETI@home original, supporte plusieurs projets de calcul distribué dans un vaste éventail de disciplines.
Le deuxième but est, jusqu'ici, un échec. Aucune preuve de signal radio extraterrestre n'a été trouvée par SETI@home. Cependant, une absence de preuve n'étant pas une preuve d'absence, le projet se poursuit.
SETI@home effectue la recherche de transmission radio extraterrestre à partir des observations faites par le radiotélescope d'Arecibo, Puerto Rico. Les données sont prises "passivement" pendant que le télescope est utilisé pour d'autres projets scientifiques. Elles sont digitalisées, emmagasinées et expédiées aux installations de SETI@home en Californie. Par la suite, elles sont divisées en petites unités de fréquence et temps qui sont analysées à l'aide d'un logiciel afin d'y déceler un signal, c'est-à-dire une variation qui se distingue du bruit cosmique et qui contient de l'information.
Le point crucial de SETI@home est que les millions d'unités produites sont envoyées à des ordinateurs personnels qui utilisent le logiciel et qui, une fois l'analyse terminée, retournent les résultats à la source. Ainsi, une analyse de données nécessitant un temps de calcul faramineux pour un seul ordinateur devient faisable par la "distribution" de la tâche à une grande communauté d'internautes. Le logiciel recherche quatre types de signaux[réf. nécessaire] qui pourraient se distinguer du bruit cosmique :
Des pics dans la densité spectrale de puissance,
Des montées et descentes de forme gaussienne dans la puissance de transmission, qui pourraient représenter le passage du lobe principal du radiotélescope sur une source radio, Des triplets (trois pics de puissance dans un rang). Des modulations du signal qui pourraient représenter une transmission à bande étroite.
Un signal radio extraterrestre peut être affecté de bien des manières par le milieu interstellaire et par le mouvement de la source par rapport à la Terre. Le signal potentiel est donc traité de plusieurs façons (bien que toutes les méthodes de détection ne soient pas exploitées) afin d'avoir les meilleures chances possibles de le distinguer du bruit cosmique ambiant. Un signal radio extraterrestre intelligent provenant d'une autre planète ayant une vitesse et une accélération différente de la Terre subira une variation de fréquence en fonction du temps. Le logiciel SETI@home recherche également ces variations.
Le logiciel fonctionne un peu comme lorsque l'on tourne le bouton de fréquence d'un poste de radio pour capter différents canaux. Si le signal augmente, cela attire l'attention. De manière plus technique, le logiciel implique quantité d'analyses digitales, principalement via des transformées de Fourier discrètes avec des chirps de périodes et durées différentes.
Résultats
Bien que le projet n'ait détecté aucun signal d'une intelligence extraterrestre, il a identifié plusieurs candidats à certains endroits dans le ciel où des pics d'intensité sont difficilement attribuables à du bruit cosmique[4]. Ces positions ont été notées pour analyses ultérieures. À ce jour, le principal candidat a été annoncé le 1ier septembre 2004. Il se nomme Radio source SHGb02+14a.
L'astronome Seth Shostak a affirmé[5], en se basant sur l'Équation de Drake, qu'il s'attend à obtenir un signal concluant entre 2020 et 2025. Ceci signifierait que, malgré l'insuccès du projet durant près de dix ans, un effort prolongé pourrait être fructueux.
Bien que le projet n'ait pas atteint le but de trouver une intelligence extraterrestre, il a prouvé à la communauté scientifique que les projets de calcul distribué, utilisant des ordinateurs personnels connectés à l'Internet, sont des outils d'analyse considérables qui peuvent rivaliser avec les plus puissants superordinateurs[6].
Technologie
SETI@home (version 4.45)N'importe qui possédant un ordinateur ayant un accès à l'Internet peut participer à SETI@home en exécutant un programme gratuit qui télécharge et analyse les données d'un radiotélescope.
Les données sont enregistrées sur des rubans de 36 Gigabytes à l'Observatoire d'Arecibo, Puerto Rico. Chacun des disques possède 15,5 heures d'observations qui sont par la suite envoyées à Berkeley[7]. Arecibo n'ayant pas de connexion Internet à large bande passante, les données doivent être envoyées par la poste.
Une fois à Berkeley, les données sont divisées en unités de temps et de fréquence de 107 secondes[8] (approximativement 0,35 Megabyte). Ces "unités de travail" (work units) sont alors envoyées partout dans le monde, via l'Internet et à partir du serveur de SETI@home, afin d'être analysées.Le logiciel d'analyse peut rechercher des signaux ayant le dixième de la force de ceux qui pouvaient être détectés lors d'autres recensements. Ceci s'explique par l'utilisation d'un algorithme informatique puissant nommé coherent integration (que l'on pourrait traduire par intégration cohérente) qui demande une puissance de calcul que nul autre projet SETI n'aurait.
Les unités de travail analysées sont normalement renvoyées automatiquement à Berkeley. Elles y sont stockées dans une banque de données par des ordinateurs dédiés au projet. Les interférences sont éliminées et une panoplie d'algorithmes est utilisée afin de chercher les signaux les plus intéressants.
Logiciel
SETI@home classique (version 3.08)Le logiciel de calcul distribué SETI@home fonctionne soit sous forme d'écran de veille, soit de manière continue pendant que l'utilisateur travaille, utilisant une certaine puissance du processeur qui ne serait pas utilisée autrement.
La plate-forme initiale supportant le logiciel, nommée désormais "SETI@home classique" (SETI@home classic), fut utilisée du 17 mai 1999 au 15 décembre 2005. Elle ne pouvait faire fonctionner que le projet SETI@home. Elle a été remplacée par le Berkeley Open Infrastructure for Network Computing (BOINC, pouvant se traduire par "Infrastructure ouverte pour le calcul distribué de Berkeley") qui permet aux utilisateurs d'analyser plus de types de signaux et de participer à d'autres projets de calcul distribué en même temps que celui de SETI@home. La discontinuation du SETI@home classique a empêché les ordinateurs Macintosh utilisant des systèmes d'exploitation pré-OS X de pouvoir participer au projet.
Le 3 mai 2006, de nouvelles unités de travail pour une nouvelle version de SETI@home, appelée "SETI@home Augmenté" (SETI@home Enhanced), ont été distribuées. Ainsi, les ordinateurs fournissent la puissance pour un travail beaucoup plus intensif qu'à l'origine du projet. Cette nouvelle version est deux fois plus sensible au signaux gaussiens ainsi qu'à certains types de signaux modulés que la version originale (BOINC) du logiciel. Elle a été optimisée au point où elle analyse plus rapidement que les versions précédentes certaines unités de travail. Cependant, d'autres unités de travail (les meilleures, scientifiquement parlant) vont demander un temps d'analyse plus long.
Notons que certaines applications de SETI@home, optimisées pour des types particuliers de processeurs, furent accessibles. On y réfère comme étant les "exécutables optimisés" (optimized executables). À ce jour, la plupart de ces applications sont optimisées pour les processeurs Intel[9]. SETI@home a également été utilisé comme outil pour effectuer des tests de performance sur des stations de travail. Plus précisément comme test en stress en utilisant le processeur à puissance maximale pendant une période soutenue. Cela est particulièrement utile pour le surfréquençage.
Statistiques
Avec plus de 5,2 millions de participants depuis son lancement, ce projet de calcul distribué est celui qui a recueilli le plus de participants jusqu'ici. On est bien au-dessus des intentions initiales, qui visaient l'utilisation de 50 000 à 100 000 ordinateurs personnels. Depuis le 17 mai 1999, le projet a accumulé plus de deux millions d'années de temps d'analyse d'ordinateur. Avec 1,7 million d'ordinateurs utilisés (4 janvier 2008), SETI@home peut calculer 364,8 TeraFLOPS [2]. En comparaison, le plus rapide superordinateur actuel, Blue Gene, obtient une vitesse avoisinant les 500 TeraFLOPS.
Toile d'araignée
Partout dans le monde, la toile d’araignée du réseau SETI@Home s’est répandue. Il suffit de se plonger dans les entrailles du net pour constater que nul pays n’en échappe. Le projet SETI@Home fonctionne autour de sites Web locaux à l’esthétisme banal. Truffé d’informations techniques concernant le téléchargement, le contenu est pourtant médiocre. Les articles en ligne sont souvent de pâles traductions de ceux disponibles sur le site de la maison mère. Beaucoup abordent complaisamment la démarche poursuivie sans livrer des éléments précis sur le résultat des recherches. Aucun débat, aucune contradiction, le bouclage de l’information semble de mise.
Aucun signal
Le but de Seti@home est de capter un signal pouvant être qualifié comme "intelligent" externe à la planète terre. Mais la route y menant n’est pas réductible à un jeu de probabilité. La perspective de remporter le jackpot s’apparente à une « chance introuvable ». Nulle procédure ne saurait y répondre. Le pronostic est à la mesure de l’enjeu dont l’équation frôle le ridicule. Comment croire que des petits "hommes vert" pourraient tomber du ciel ? A tout bien considérer, le hasard joue un rôle essentiel sinon exclusif.
Beaucoup d’usagers enthousiastes à l’idée d’accueillir directement chez eux une flamme de vie exogène, ne voyant rien venir, ont pris la tangente. D’autres maintiennent le cap mais le « turn over » est impressionnant. Le taux de renouvellement d’une année sur l’autre n’atteint pas les vingt pour cent, sans compter tous ceux qui agacés de voir des bandes défiler à l’infini sur leur ordinateurs finissent par se déconnecter.
Afin de maintenir la fidélité de l’internaute, comme pour n’importe quel logiciel, des nouvelles versions de Seti@home sont régulièrement proposées. Après les versions I et II, la nouvelle version 3.03 de Seti@home devrait permettre d’accroître la largeur de la bande analysée et étendre la recherche à d'autres parties du ciel en utilisant divers radiotélescopes dans le monde.
A ce jour, plus de 4 millions d’utilisateurs participeraient au programme.
Fièvres passagères
Plusieurs fois, des incidents ont fait croire à la finalité du projet. Plus d’une fois, des signaux étranges ont été isolés. La détection d'un signal intelligent n'est cependant pas chose aisée. Un pic dans une fréquence très étroite peut en être la signature. Après avoir enregistrées les coordonnées de la source, il faut rechercher d'autres événements présentant les mêmes caractéristiques spectrales. Selon un protocole établi, les vérifications se portent sur les signaux les plus puissants et ceux détectés à plusieurs reprises au même endroit. L’opération est répétée à plusieurs reprises en direction du foyer trouble.
De guerre lasse, chaque fois qu’un fil d’espoir s’est fait jour, le verdict était implacable : nul signal exogène à l’horizon ! En septembre 2003, un écho radio a été observé à trois reprises sur les écrans. Après examen, des chercheurs relevèrent des interférences avec des satellites de télécommunications. Autre confusion : les pulsars, ces étoiles effondrées qui émettent des pulsations dans des directions précises à des intervalles réguliers. Selon une curieuse ironie, le premier pulsar ainsi repéré a été baptisé LGM-I (Little Green Man : petit homme vert).
Malgré l’ampleur de sa couverture médiatique, le projet Seti@home est toujours d’un rendement nul eu égard aux objectifs assignés.
Financement
Le financement du projet Seti@home s’est avéré une entreprise douloureuse. La NASA ne concourt pas au financement du programme. Certes l’Agence spatiale manque parfois d’audace mais, dans ce cas, sa prudence se justifie. Comment expliquer aux contribuables l’utilisation de leurs impôts à destination d’un projet qui se joue aux frontières du possible ? Comment ne pas soulever aussi le problème de son coût rédhibitoire ? Envoyer un message par ondes radio revient aussi cher en énergie que de poser à bord d’une onde spatiale 1015 bit de données gravées à l’échelle mondiale soit l’équivalent de 30 millions de livres !
Faute de financement public, des appels ont été lancés à destination de Fondations et de mécènes privés. Alors que la Silicon Valley est réputée pour ses entrepreneurs audacieux et des investissements astronomiques, la constitution d’un tour de table de seulement quelques centaines de milliers de dollars n’a pas été simple. L'Université de Berkerley et la prestigieuse Planetary Society concourent au programme.
Mais au-delà de donations symboliques (Sun Microsystem fournit des stations de travail, la Paramount Pictures a donné 50 000 $ en accompagnement de la sortie de Star Trek IX), les fonds récupérés sont plutôt maigres.
Compte tenu d’un équilibre financier précaire, les particuliers sont sollicités alors qu’ils le sont déjà par le biais de leurs ordinateurs personnels. Si, par exemple, un ordinateur neuf est calé au programme SETI sur la base de 6 heures par jour, le coût de la charge induite revient au terme d’une année au minimum à 25 % de son prix d’achat. Comment alors demander aux particuliers de cracher encore au bassinet ?
Ce d’autant plus que l’apport de millions d’ordinateurs privés permet in fine d’éviter la construction et la maintenance d'un ordinateur unique dédié à SETI@home dont le coût s’élèverait à des dizaines de milliards d'euros par an.
Quelle destination ?
Les ondes émises en 1974, à partir du télescope d’Arecibo, ont pour destination, les parages de l’amas globulaire Messier 13, à 20 000 années lumière de la Terre. Pourquoi a-t-on choisi l’amas globulaire Messier 13 ? Pourquoi a-t-il été décidé de lancer un message en direction de cette constellation alors que d’autres points de mire pouvaient tout aussi bien faire l’affaire ? Quelles étaient les motivations qui commandaient ce choix exclusif ?
Certes la cible d’impact est large. Pas moins de 350 000 étoiles peupleraient M13 ! Cependant rien n’interdisait un autre choix, par exemple, un lieu d’accueil plus proche de la terre ?
Quel message ?
Selon Douglas Vaskoch, rédacteur officiel des messages interstellaires : « Il s’agit de concevoir un message interstellaire qui soit le témoignage fidèle de l’humanité dans toute sa complexité. »
Quel pourrait-en être le contenu ? Fallait-il rallier le corset du politiquement correct en montrant la Terre selon un jour idyllique ? Fallait-il faire cas des monstres qu’elle a engendrés ? Un message à caractère uniquement scientifique ne serait-il pas mieux adapté ? Pour répondre à ces questions, Douglas Vaskoch invite régulièrement scientifiques et lettrés à en débattre.
Curieux paradigme
La faiblesse du projet SETI tient à sa construction intellectuelle dont l’ordonnancement repose sur un curieux paradigme. De fait, le paradoxe de Fermi fait toujours recette. « Si les extraterrestres reçoivent des ondes, ils répliqueront en retour ! » Le postulat consiste à considérer les extraterrestres selon que nous sommes. Si d’aventure ils existent, ils devraient se nourrir des ingrédients chimiques et physiques à l’origine de la vie sur Terre. C’est le principe même d’un monde anthropique où tout est considéré depuis la terre, sans aucune place laissée à l’imagination.
Supposer les extraterrestres dotés d’une logique pareille à la nôtre tient du parti pris. Certes toutes les hypothèses sont possibles, nulle à exclure. Mais pourquoi se nourriraient-ils seulement de nos schémas mentaux ? Peut-être n’ont-ils aucune perception de « l’autre » alors que « l’autre » constitue dans nos sociétés la cheville ouvrière du lien social ? Peut-être n’éprouvent-ils pas la nécessité de répondre à nos messages ? Peut-être reçoivent-ils des messages en provenance d’innombrables planètes, pourquoi traiter ceux là plutôt que d’autres ? Peut-être connaissent-ils depuis des lustres l’existence de la Terre sans pour autant souhaiter se mettre en rapport ? Peut-être se moquent-ils de notre planète ? Peut-être la jugent-ils tel un corps malade dont ils craignent de possibles contagions ? Rien n’indique donc que notre logique soit partagée outre monde ? Un jour peut-être faudra-t-il se « désosser mentalement » en purgeant les idées préconçues qui parcourent notre esprit ? En somme, chercher les manières de créer un lien dont on n’a aucune idée de ce qu’il peut être.
A sa manière, le professeur Jean Heidmann apporte une réponse : « Si l’on apprend l’existence de composant extraterrestre, cela proviendrait davantage de fuites captées selon un incroyable hasard plutôt que d’un message dûment lancé. « Capter plutôt que recevoir ! » suggère-t-il.
Conclusion
Le programme Seti@home ne consisterait-il pas à détourner l’attention des Internautes passionnés par l’exploration de l’univers ? S’agit-il d’une manipulation, d’un programme de désinformation ? Comment expliquez le paradoxe entre la précision des observations d'ovnis réalisées par des amateurs et le fait que la communauté scientifique scrute hasardeusement une partie du ciel à la recherche d’un écho radar ? Depuis peu, le débat fait rage. Selon un commentaire relevé sur un forum : « le programme Seti@home, c'est comme espérer capter des appels téléphoniques à New York en tendant un micro à l'extrême ouest de la Bretagne. On n'entendrait que... le bruit des vagues (…). Cela occupe les gens un moment. Quand on ne veux pas que les gens s'intéressent à une question, on dirige leurs rêves ailleurs ».
Si le soupçon est alimenté par les pratiques de la NASA, notamment, le debunking (procédé consistant à trouver une explication triviale à toute observation d’ovni)
http://fr.wikipedia.org/wiki/SETI%40home
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