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Ovni: Ce site sérieux présente avec pédagogie et pragmatisme, les éléments historiques les plus solides sur le phénomène Ovni et ses grandes implications.
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Groupe d'Etude et d'Information sur les PAN, service du CNES (GEIPAN)
La France est la première (et sans doute la seule) nation à s’être doté d’un organisme officiel civil, public et indépendant, d’études des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés (PAN). Depuis 1977, le GEPAN, puis le SEPRA et maintenant le GEIPAN a rassemblé, analysé et archivé des milliers de témoignages représentant plus de 1600 cas d’observations. Les analyses sont menées grâce à une méthodologie scientifique rigoureuse mise au point dès 1980 et affinée au fil des années. La continuité des activités et la rigueur scientifique ont permis une reconnaissance mondiale de la qualité des travaux réalisés par le CNES depuis 30 ans.

Le Geipan étudie scientifiquement et officiellement les phénomènes ovni. C'est un exemple à suivre pour de nombreux pays, en France nous devons en être fier. L'important pour les responsables, c'est d'être crédible, notamment vis à vis du milieu scientifique sceptique. Cependant cela à pour conséquence de privilégier les apparences plutôt que de communiquer clairement au public certains faits incontestables. On nous dit que l'on fait des recherches sur le sujet et que pour l'instant on ne sait pas. Pourtant Jean-Jacques Velasco l'ancien responsable après ses enquêtes propose en 2004 une corrélation du phénomène ovni avec l'activité nucléaire sur Terre et présente sans détours sa préférence pour l'hypothèse extraterrestre! La suite vous la connaissez Mr Velasco fut remercié. En somme on nous dit qu'on ne sait pas alors que l'on se sépare des gens qui semblent savoir et on recommence à zéro à chaque fois. Les responsables du Cnes semblent donc davantage dans une logique de communication, soucieux de rester dans le "politiquement correct" et feront tout pour ne pas avouer l'inavouable...
Au Geipan, il y a certaines choses dont il ne faut surtout pas parler. Par exemple: Les observations du 5 novembre 1990, ce dossier est enterré depuis 18 ans et classé "A", c'est à dire clairement identifié comme une rentrée atmosphérique d'un élément de fusée soviétique. Or il apparait que ce jour là, les témoins ont vu au même moment des engins en forme de triangle dans le ciel. Nous consacrons d'ailleurs un dossier sur ce cas sur le site pour bien comprendre. Bien sûr il ne faut pas être dur et injuste avec le Geipan. Ils font de leur mieux en montrant aux gens contrairement à certaines associations douteuses et croyants folkloriques, soucoupistes que le phénomène ovni est digne d'intérêt scientifique. Il faut les encourager.
Néanmoins que se passe t-il actuellement? Les gens comptent essentiellement sur les dossiers du Cnes pour se faire une idée au sujet des Ovnis. Ce qu'ils oublient le plus souvent, c'est qu'ils n'ont accès qu'a une partie des observations en France et non dans le monde. Ils passent donc à côté de la vague belge, des ovnis de Phœnix, du crash de Roswell, des ovnis dans l'antiquité etc... Ils auront donc une vision restreinte du phénomène et ne pourront donc pas être convaincu mais au minimum troublé. Or aujourd'hui, il est évident que nous avons les éléments, les preuves pour enfin arriver à des conclusions certaines. Quand un pilote observe une soucoupe qui est repérée par radar, on ne va pas nous dire qu'il s'agit d'un phénomène, qu'on ne sait pas? De qui se moque t-on? Certes il ne faut pas faire peur aux gens avec des déclarations brutales mais faut il pour autant en dire moins que l'on en sait?
Ce qui est regrettable dans tout cela c'est que l'on fait durer un mystère qui n'en n'est plus un, que ce soit pour les enquêteurs eux-même que pour les responsables de la gendarmerie et de l'armée de l'air en charge des dossiers secrets. Car vous ne le savez peut être pas mais il existe un nombre important de cas d'observations qui restent cachés, même au Geipan où des Gendarmes, pilotes militaires ont observé des ovnis de prés. Mais les responsables de cette situation sont les scientifiques (hors cnes) qu'il faut convaincre et cela prend du temps et surtout il faut qu'une vague similaire à 1954, se présente de nouveau ce n'est pas pour tout de suite.
Classification des observations



Technicien (brevet de technicien supérieur d'optique), Velasco vit avec son épouse sur Paris.
Gepan

En 1977, Claude Poher crée le GEPAN et souhaite la collaboration d'un technicien en instrumentation optique pour développer le SIMOVNI (il fera une thèse sur cet appareil complexe), un appareil optique chargé de reproduire les caractéristiques descriptives et de trajectoire du stimulus visuel observé par les témoins. Dubitatif après la lecture du livre Soucoupes volantes, affaire sérieuse de Frank Edwards, Vélasco décide tout de même de descendre à Toulouse et quitter l'instrumentation du futur satellite Spot pour d'enquêter sur ces apparitions étranges qui défient la science. En 1981 il y travaille toujours, aux côtés de Alain Esterle, nouveau directeur du groupe.
Direction (1983)

En 1983, le GEPAN ne correspond plus à l'image que le CNES souhaite donner de ses services. Plutôt que de risquer une confrontation ouverte avec le public et les médias, traditionnellement assez attachés aux ovnis, les autorités choisissent la douceur. Après avoir subit ne vives critiques, une réforme du groupe est menée.
Un jour, un physicien de renom, qui deviendra président du CNES, s'enferme avec Esterle dans son bureau. Lorsque Alain me demande de le rejoindre, après cet entretien, je le trouve livide. Sans ambages, il m'explique que son auguste visiteur lui à tout simplement "fortement déconseillé" pour la "poursuite de sa carrière", d'en finir avec le GEPAN. Il n'a pas le choix. A cet instant, se joue doublement le sort du Service. Si Esterle s'en va, le bureau sera purement et simplement fermé, ce que souhaite visible son aimable visiteur (le CNRS et les militaires avaient clairement fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas servir de tutelle). Mais Alain Esterle n'entend pas passer par pertes et profits ces années de recueil d'information et de création de méthodologie. Il me pose la question : "Veux-tu me succéder ?" Je lui demande 24 h de réflexion. J'étais au GEPAN responsable d'enquêtes, je ne me sentais pas les épaules assez larges pour poursuivre le travail de mes 2 précédesseurs. Pourtant, la conviction scientifique que les PAN cachaient une réalité à découvrir m'a fait accepter le pari [Vélasco 2004, p. 32].
A la fin de l'année, Vélasco est donc nommé directeur à la place d'Esterle. Il passe à l'occasion d'un grade de technicien à "ingénieur-maison".
Sous la direction de Velasco, le GEPAN, va tenir profil bas : qui entre en phase de sommeil : le Conseil Scientifique n'est plus convoqué, les Notes Techniques ne sont plus publiées, non plus que les résultats des recherches et des études. Velasco se livre seulement à quelques interviews dans les médias. Vélasco obtient une équivalence d'ingénieur, et affiche en cette occasion, et après avoir travaillé durant 2 ans au sein du GEPAN, une attitude plus ouverte à l'égard du phénomène ovni, insistant sur sa réalité et n'excluant pas l'hypothèse extraterrestre.
Au fil du temps, les cris d'alarme des ufologues hostiles au GEPAN se multiplient en France. Même le milieu scientifique manifeste de l'ostracisme : en Juillet 1988, la revue Science et Nature conteste l'existence-même du GEPAN, vu les maigres résultats obtenus en 11 années. Le CNES craint le scandale.
SEPRA (1988)

Le GEPAN disparaît, mais Vélasco se retrouve à la tête de son successeur : le SEPRA, le Service d'Expertise des Phénomènes Rares Aérospatiaux, un nouveau groupe dont les activités ne sont pas jugées prioritaires par le CNES, et vont devenir plus réduites : selon sa plaquette de présentation, l'objectif du SEPRA n'est plus d'engager lui-même des études scientifiques, mais de prendre en compte le suivi des objets satellisés rentrant dans l'atmosphère. Les Notes Techniques sont arrêtées et il n'est plus dans ses attributions d'informer le public.
En 1989 Vélasco est élu maire de Montgiscard (Haute Garonne). Une de ses communications de Vélasco, lors de la conférence tenue cette année-là par la SSE, indique que pas moins de 38 % des cas étudiés en France par le CNES n'ont pu être réduits à des phénomènes naturels.
En 1991, suite à l'intervention de la SOBEPS et de députés européens belges après les observations en Belgique, la Commission de l'Energie européenne décide d'instruire le dossier et parvient à la conclusion qu'une étude européenne des ovnis pourrait être envisagée avec quelque intérêt. Velasco surfe sur la vague et se place en première ligne, de sorte que c'est tout naturellement un élargissement des compétences du SEPRA que proposent les députés européens chargés du dossier.
Quelques années plus tard, pour son ouvrage OVNI, la science avance, c'est encore avec Jean-Claude Bourret que le CNES collabore : cette fois, c'est Vélasco qui s'y colle, non pas en tant que représentant officiel du CNES, mais au titre de "témoin-enquêteur". A sa sortie en 1993, on y trouve notamment une tentative de réduire l'affaire Ummo à une manipulation émanant de l'ex-Union Soviétique, sans argumentation vraiment crédible, et des déclarations très ouvertes du responsable du SEPRA qu'est alors Vélasco, telles que celle-ci :
Parmi les nombreux phénomènes aériens non identifiés qui sont rapportés en France, mais aussi dans le monde entier depuis plus de 40 ans, la plupart peuvent être ramenés à des phénomènes naturels, plus ou moins bien connus, ou à des manifestations de la technologie humaine. Un nombre infime correspond à des canulars ou des hallucinations. Il reste un nombre important de cas non élucidés : parmi ceux-ci quelques-uns sont très surprenants. Les témoignages sont crédibles et les détails nombreux. Lorsqu'on essaie d'interpréter au moyen de la science actuelle leurs aspects étranges, on est parfois conduit à imaginer des objets réels, en fait des engins utilisant des techniques plus évoluées que les nôtres, supposant l'intervention d'intelligence.
Les explications sur l'origine de ces engins avaient jusqu'à une date récente fait appel au paranormal ou à la science-fiction, ce qui donnait aux ovnis une odeur de souffre et détournait de leur étude beaucoup de scientifiques. Deux astronomes, Jean-Claude Ribes et Guy Monnet, ont présenté en 1990 une hypothèse qui n'utilise que les données de la science d'aujourd'hui, une hypothèse rationnelle. Les ovnis proviendraient d'une ou de plusieurs civilisations actuellement implantées dans notre système solaire, dans des planètes creuses artificielles. Elles y seraient parvenues à des dates indéterminées, après un long voyage hors de leur système solaire.
(...) Mon opinion qui, je le souligne, n'engage que moi, est la suivante : il existe dans notre espace des objets qui échappent à tout contrôle de la part des autorités civiles et militaires et qui utilisent des technologies qui dépassent les nôtres.
En 1995 il n'est plus maire de Montgiscard.
Pocantico (1997)

Du 29 septembre au 4 octobre 1997, Vélasco présente ses travaux d'enquêteur sur les ovnis au symposium de Pocantico.
Dernière évidence (2004) En 2004 Vélasco publie Ovnis, l'évidence, où il propose une corrélation du phénomène ovni avec l'activité nucléaire sur Terre et présente sans détours sa préférence pour l'HET. L'acte paraît courageux à nombre de tenants de cette hypothèse qui le soutiennent. Cependant, bien que faite en son nom personnel et non pas en tant que responsable du SEPRA au CNES, cette prise de position fait des vagues. On apprend peu après que, début 2004, une réorganisation du CNES à dissout le SEPRA, mais que Vélasco continue à travailler sur le sujet, en tant que chargé de mission.

EducationA partir de juillet 2005, Vélasco rejoint le service "Culture Spatiale" du CNES [Espace & Culture Infos n°7, juillet-août 2005].
http://www.rr0.org/personne/v/VelascoJeanJacques/index.html
Jean Jacques Velasco ancien directeur du SEPRA, cellule du CNES, nous donne ses conclusions pour la nature des OVNI.
Voir:
http://rimarchives.free.fr/ddp.htm
A propos de "Ovnis, L'Evidence" de Jean-Jacques VELASCO, Directeur du SEPRA, avec Jacques Costagliola, Gildas Bourdais, Jean-Jacques Yvars, Gérard Deforge, Didier Gomez, Thierry Wathelet, Jean-Marc Roeder, Joël Mesnard, Bernard Bidault, le Général Dotte-Charvy, Bernard Thouanel, le Contre-amiral Gilles Pinon... - 3h30.mp3 : 1er juin 2004
G.E.I.P.A.N. (2005)

Définition:
OVNI : Objet Volant Non Identifié
PAN : Phénomène Aérospatial Non identifié
GEPAN : Groupe d'Etudes des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés
SEPRA : Service d'Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques
GEIPAN : Groupe d'Etudes et d’Information des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés
COPEIPAN : Comité de Pilotage des Etudes et de l'Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés
Ses objectifs sont:
la collecte, la saisie et l'archivage des rapports afin d'entretenir et de gérer une base de données (activité CNES) l'analyse de ces informations en faisant appel à des correspondants dans les domaines et disciplines concernés la communication aux publics intéressés, la publication de rapports périodiques et la gestion de l'accès aux archives. Le responsable CNES en charge de l'activité PAN est Jacques Patenet. Il rend compte à un Comité de Pilotage chargé de définir les grandes lignes de son activité : le COPEIPAN. Le 22 mars 2007, le GEIPAN met en ligne des versions anonymisées des procès-verbaux de Gendarmerie dont il dispose.
Jacques Patenet

Patenet naît le 28 juillet 1947. Il obtient un diplôme d'ingénieur en électronique.
CNES (1971)
En 1971, Patenet entre au CNES. En tant qu'ingénieur en électronique puis informaticien, il participera à divers projets (développement du système ARGOS, Lancements Ariane en Guyane, Mises à poste de satellites géostationnaires ; Consultant pour la mise en place du programme espagnol de satellites géostationnaies ; responsable sécurité).
A partir de 1979 Patenet fait partie des "bénévoles" du GEPAN, travaillant sur des études méthodologique.
En 1981 il part travailler au Centre Spatial Guyanais (CSG) à Kourou (Guyanne française). De retour au Centre Spatial de Toulouse (CST), il postule en 1983 pour remplacer Alain Esterle à la tête du groupe, mais c'est Jean-Jacques Vélasco qui est choisi. A partir du 1er juillet 2005, Patenet est désigné responsable du GEIPAN.
L'étude des PAN, une activité historique au CNES
Du Gepan au Geipan
En 1977, s’appuyant sur les travaux personnels d’un ingénieur du CNES, le Directeur Général du CNES crée un groupe d’étude, le Gepan.
Sa mission : entreprendre des travaux de recherches sur ce que l’on appelle communément les OVNI. Ces travaux sont menés sous l'égide d'un conseil scientifique.Les travaux du Gepan se poursuivent jusqu'en 1988, date à laquelle il est remplacé par le Sepra. La nouvelle structure a en charge les Pan mais aussi la coordination des rentrées atmosphériques artificielles, c’est-à-dire des débris d'engins spatiaux. En 2000, le Sepra revient à sa mission initiale et se recentre sur l'étude des Pan, mais ne dispose que de moyens très limités. En 2001 un audit est commandé par le Directeur général afin de statuer sur l'avenir de cette activité au CNES.
Une mission étendue pour une nouvelle structure
En 2005, sur la base des recommandations de l'audit, l'activité est relancée : naît alors le Geipan. La nouvelle structure du CNES, rattachée à la Direction du Centre Spatial de Toulouse, est placée sous le contrôle d'un Comité de Pilotage indépendant du CNES, chargé d'orienter et de contrôler l'activité de la structure.
Ses missions sont les suivantes :
Collecter les témoignages d'observations de Pan terrestres et aéronautiques, de préférence par le biais de dépositions des témoins auprès des autorités : gendarmerie, police, aviation civile, armée de l'air etc. ;
analyser les témoignages, enquêter sur le terrain si nécessaire afin de tenter d'expliquer scientifiquement les observations rapportées ; archiver les témoignages collectés sur le territoire français ; et enfin, une nouveauté dans la mission du Geipan, informer le public sur ses méthodes de travail, ses résultats d'analyse.
Ce dernier point est un axe important de l'activité Pan au CNES. L’information sera diffusée au public principalement par la création d’un site Internet, dont la mise en ligne est prévue au 2nd semestre 2006.
Résultat d’un énorme travail de numérisation des archives, il contiendra l’ensemble du fond documentaire disponible, dans le respect de la législation en vigueur.
http://www.cnes.fr/web/4467-une-mission-etendue-pour-une-nouvelle-strupcture.ph


Les archives du GEIPAN disponibles sur Internet !
22 mars 2007: Mission remplie, le GEIPAN a mis en ligne les premiers documents

Ainsi que nous l’avions annoncé depuis quelques semaines, Jacques Patenet, le responsable du GEIPAN, à mis à la disposition du grand public, le 22 mars 2007, sur le site Internet du CNES quelques 400 dossiers provenant des archives du GEIPAN. (http://www.cnes-geipan.fr/geipan/ - attention, ces prochains jours le site risque d’être surchargé de demande, donc il faudra certainement patienter !) .Cela représente, selon Monsieur Patenet le quart des quelques 1600 cas observés en France depuis les années 50. Ces dossiers sont donc essentiellement des procès verbaux de la gendarmerie, expurgés des données relatives à la vie privée.
C’est donc dans un esprit de transparence totale que le GEIPAN a mis en ligne ces documents, dans l’objectif notamment, de dissiper les accusations de dissimulation lancées par quelques ufologues. Le reste, soit environ 1200 cas, sera mis dans l’avenir sur le site, avec l’objectif que tout soit bouclé pour fin 2007. Des vidéos et des photos seront ultérieurement mises en ligne. Les rapports que le GEPAN-SEPRA-GEIPAN ont établis sur des cas importants seront également mis en ligne progressivement. Ce sont quelques 100 000 pages qu’il faut scanner. Il s’agit d’un travail énorme, non seulement il faut scanner les documents mais aussi en retirer toutes les informations relatives à la vie privée. Le budget, très limité, du GEIPAN ne permet d’employer pour ce travail qu’une seule personne. Dans ces conditions, nous ne pouvons que féliciter Jacques Patenet et sa très petite équipe pour la volonté qu’il démontre à réaliser cette tâche.
Il est important de préciser que seule la France, parmi toutes les nations au monde, a mis volontairement ses archives « ovni » à la disposition du public sur le net. Si en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, des documents officiels sont divulgués, c’est sous la pression de la loi relative à l’information. Pour que le document soit rendu public, il est nécessaire qu’une personne en fasse la demande, éventuellement par voie judiciaire. On constate que si le document est inconnu, personne ne pourra le réclamer et que si l’administration ne s’exécute pas, faire un procès pose des problèmes d’ordre financier ! Notons que sous ces pressions, certaines parties des archives notamment de Blue Book, ont été mises à la disposition du public aux USA, après avoir été « expurgées ». Mais c’est très limité, et en tout état de cause suite à la pression des ufologues américains et aux lois de ce pays.
Nous pouvons donc que nous féliciter, et c’est aussi grâce à l’action quotidienne des ufologues Français, que notre pays soit innovateur à nouveau en ce domaine, tout comme il le fut en étant la première nation au monde à se doter officiellement d’un organisme chargé de l’étude du phénomène ovni, dès 1967.
Tout comme ce fut le cas lors de la conférence de Nick Pope à Paris, ou le débat fut très sérieux, d’un excellent niveau, certains passionnés vont certainement se plaindre de ne pas trouver sur le site du GEIPAN, des « scoop » du genre « nous détenons des débris d’ovni ou des cadavres d’ET ! ». La volonté de Jacques Patenet et d’Yves Sillard est de porter à la connaissance du public, la réalité des faits, les documents dont ils disposent et non pas de se prononcer sur des faits en général invérifiables, comme on en trouve en un nombre élevé dans la littérature américaine traitant du dossier ovni. Rappelons également que Nick Pope a évoqué lors de sa conférence à Paris un certain nombre de problème qu'il avait rencontré lorsqu'il dirigeait le bureau ovni du Ministère de la Défense de Grande Bretagne. Selon Jacques Patenet, présent, il nous a confirmé rencontrer les mêmes problèmes actuellement et dans son service en France.
Pierre Tréfouret, directeur de la communication, à souligné dans une déclaration à l’AFP que le CNES n’entrerait pas dans la polémique et qu’il se contenterait de fournir des données au grand public et à la communauté scientifique.
Le 22 mars marque l'ouverture sur le Net des archives du CNES sur les soucoupes volantes. Trente ans de témoignages et d'observations.
Soixante-dix ans après le premier cas d'ovni officiellement recensé en France, le Centre National d'Etudes Spatiales, le CNES, va donc ouvrir un site dédié aux PAN, les phénomènes aérospatiaux non identifiés. « Dans un premier temps, ce site permettra de découvrir plus de 3 000 documents écrits », précise Jacques Patenet qui conduit le projet. « 80% sont des procès-verbaux de gendarmerie, le reste étant des résultats d'enquêtes et d'expertises d'échantillons que nous avons rédigés. »
Au CNES, Jacques Patenet est responsable du GEIPAN, le Groupe d'Etude et d'Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés. « Avant de mettre les documents administratifs en ligne », précise-t-il « nous avons du établir un cadre juridique et supprimer notamment toutes les informations relatives à la vie privée des témoins. »
Les autres difficultés étaient d'ordre plus technique. Il a fallu en effet numériser plus de 100 000 documents dont certains étaient très anciens. Il a fallu aussi développer une banque de données et sécuriser l'accès.
La fin des rumeurs
Attendu depuis plusieurs années par les amateurs d'ufologie et des scientifiques, ce site ne permettra pas apparemment de découvrir des scoops. « Beaucoup de passionnés se font des illusions sur le contenu de ces archives mais nous ne pensons pas que les ufologues y trouveront des cas inédits. Les exemples les plus célèbres sont déjà connus », tient-on à préciser au CNES. Ces archives permettront néanmoins d'avoir accès aux données brutes sur lesquelles le GEIPAN a fait ses enquêtes. Dans 55% des cas, le témoin a aperçu une météorite, un morceau de fusée. 30% des cas sont inexploitables et 15 % sont de vrais PAN qui résistent à l'analyse.
Cette publication mettra peut-être un terme aux rumeurs et différends qui opposent le CNES aux ufologues. « On nous a reproché de cacher des informations car pendant près de vingt ans nous n'avons rien diffusé. La
raison est qu'il n'y avait pas la volonté de faire l'effort nécessaire pour les diffuser. Suite à la réorganisation du GEIPAN, nous avons mis en place un comité de pilotage et le président du CNES a décidé qu'il fallait travailler dans une meilleure transparence », explique Jacques Patenet.
Les propos de Jean-Jacques Velasco, responsable du SEPRA, ancêtre du GEIPAN jusqu'en 2004, ont entretenu la confusion. En avril de la même année, il prétend dans son livre "Ovnis, l'évidence", publié aux éditions Carnot, que des extra-terrestres surveillent nos installations nucléaires. Une opinion loin d'être partagée par les scientifiques. Un rapport concluant l'étude officielle des ovnis par l'Armée de l'Air américaine, de 1948 à 1969, révélait l'absence d'intérêts scientifique et militaire.
Le phénomène des objets volants non-identifiés qui avait passionné le grand public et des experts dans les années 70, connaît aujourd'hui un certain désintérêt. Cela n'empêche pas le GEIPAN de vouloir améliorer la collecte des données « en élargissant l'assiette potentielle de témoins et en sensibilisant notamment les astronomes amateurs et les pilotes civils et militaires ».
Car après cette première version, le GEIPAN prévoit de consigner sur son site d'archives les nouveaux cas d'observation. A terme, il devrait aussi publier photos, vidéos, et documents sonores.

Ovnis, que la lumière soit Jacques Patenet Responsable du GEIPAN au CNES
Source : http://www.cnes.fr/
1977. Le phénomène "ovni" n'est certes pas nouveau, mais il a pris une forte ampleur médiatique durant la dernière décennie, nourrissant les interrogations du grand public. La direction générale du CNES ouvre alors un service dédié à l’étude objective de ces phénomènes. Après 30 ans de collecte de témoignages et d’enquêtes sur le terrain, le Groupement pour l’Etude et l’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés (GEIPAN) a recueilli une importante masse de documents.
Procès-verbaux de gendarmerie, rapports d’expertises, croquis réalisés par les témoins, mais aussi séquences vidéo et audio... Aujourd'hui, le GEIPAN publie ses archives sur Internet. Plus de 1 600 cas d'observations de ce qu'on préfère appeler les "PANS" pour "Phénomènes aérospatiaux non identifiés", y sont répertoriés ou le seront dans les prochains mois. L’occasion de rencontrer son responsable, Jacques Patenet.
Ne dites surtout pas à Jacques Patenet qu’il travaille sur les ovnis. En scientifique rigoureux, il vous rétorquera que le simple fait de qualifier ces phénomènes d’« Objets Volant Non Identifiés », c’est déjà commencer à tordre les faits.
« L’écrasante majorité des témoignages fait simplement état de phénomènes lumineux se déplaçant dans le ciel ». Prétendre d’emblée qu’il s’agit objets, c’est, comme le chat voulant attraper le rond de lumière d’une lampe de poche, s’exposer à bien des désillusions.
C’est pourquoi Jacques Patenet préfère parler de « Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés », des « PANS » donc, si on veut abréger.
Certes, cela sonne moins bien qu’ovni, mais c’est beaucoup plus juste. C’est d’ailleurs de ces pans que le service de Jacques Patenet tire son nom, le GEIPAN : Groupe d’Etude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés.
La création de l’ancêtre de ce service remonte à 1977. Le phénomène ovni n’était certes pas nouveau, mais il avait pris une forte ampleur médiatique durant la décennie précédente, nourrissant les interrogations du grand public.
« C’est la raison pour laquelle la direction générale du CNES a considéré qu’il était de sa responsabilité d’ouvrir un service, le GEPAN (sans « i » à l’époque), dédié à l’étude objective de ces phénomènes. » À partir de 1988, ce service s’appellera SEPRA, « Service d’Etude des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques », avant de devenir GEIPAN en 2005.
Aujourd’hui, le site Internet du GEIPAN met en ligne tous les témoignages qui lui ont été transmis de 1988 à nos jours. Peu à peu, la base de données remontera le temps et devrait arriver jusqu’en 1954, pour totaliser environ 6 000 témoignages recensés dans près de 3 000 procès-verbaux, lesquels concernent quelque 1 650 cas.
« Nous publierons absolument tous les documents en notre possession sur ces cas, à l’exception des bilans d’évaluation des témoins établis par des psychologues et relevant du secret médical, ainsi que tout élément permettant d’identifier les témoins, comme la loi nous y oblige. »
Jacques Patenet le certifie : aucun cas n’a été laissé de côté parce qu’il serait trop dérangeant pour une prétendue vérité officielle.
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