13. Sécuriser le SecteurLe
secteur doit être sécurisé aussi rapidement que possible afin
d'empêcher le personnel non autorisé d'infiltrer le site. L'officier
responsable créera un périmètre de sécurité et établira un poste de
commandement à l'intérieur du périmètre. Le personnel autorisé sur le
site sera tenu informé du minimum absolu nécessaire afin de préparer le
vaisseau ou les débris pour le transport et se constituera en Équipes
de Sécurité Militaire.
On peut contraindre les autorités locales
à assurer le maintient de l’ordre, comme la circulation, ou le contrôle
de la foule. En aucun cas les autorités locales ne pourront accéder à
l'intérieur du périmètre et toutes les précautions nécessaires seront
prises afin qu’elles n’interfèrent pas avec l'opération.
a)
Périmètre. Il est souhaitable qu’un personnel militaire suffisant soit
utilisé pour installer un périmètre assez grand autour site, afin que
les personnes non autorisées et le personnel du périmètre puisse
observer le site. Une fois le site sécurisé, des patrouilles régulières
se déploieront le long du périmètre afin d’assurer une sécurité
complète, et une surveillance électronique sera installée afin
d’augmenter le nombre de patrouilles. Le personnel du périmètre sera
équipé de moyens de communications portables et d’ armes automatiques
avec des munitions réelles. Le personnel travaillant sur le site sera
armé. Aucun personnel non autorisé n’aura la permission d’accéder à la
zone sécurisée.
b) Poste de commandement. Idéalement, le
poste de commandement doit être aussi près que possible du site afin de
coordonner efficacement les opérations. Aussitôt que le poste de
commandement est opérationnel, contacter le Groupe Majestic12 avec
lequel seront établies des communications sécurisées.
c)
Zone du Secteur. Les périmètres du site et du secteur seront dégagés de
tout le personnel non autorisé. Les témoins seront débriefés et détenus
pour un autre débriefing par le MJ12. En aucun cas les témoins devront
être relâchés avant que leurs témoignages n'aient été entendus par le
MJ12 et qu’ils soient complètement débriefés.
d) Évaluation de Situation. Une évaluation préliminaire de la situation sera établie et un rapport préliminaire préparé. Le Groupe MJ12 sera alors informé de la situation le plus tôt possible. Le Groupe MJ12 déterminera alors si une équipe du MJ12 ou OPNAC doit être déployée sur le secteur.
Section II. RECUPERATION DE LA TECHNOLOGIE 1
4. Enlèvement et Transport Aussitôt que la communication est établie, l’enlèvement et le transport de tout le matériel commencera sous les ordres du MJ12.
a) Documentation. Si la situation le permet, un soin doit être pris pour documenter le secteur avec des photographies avant que tout ne soit enlevé. Le secteur sera contrôlé pour déterminer s’il y a des radiations ou agents toxiques. Si le secteur ne peut pas être sécurisé pendant une période prolongée, tout le matériel doit être empaqueté et transporté aussi rapidement que possible à la base militaire la plus proche. Le transport s’effectuera par camions bâchés en empruntant des routes secondaires aussi souvent que possible.
b) Vaisseaux Complets ou Fonctionnels. Les vaisseaux doivent être approchés avec extrême prudence s’ ils apparaissent fonctionnels ; de sérieuses blessures peuvent résulter de l'exposition aux radiations et aux chocs électriques. Si le vaisseau fonctionne, mais semble être abandonné, il ne peut être approché que par le MJ12 RED TEAM, personnel spécialement entraîné et portant des vêtements protecteurs. N'importe quel vaisseau qui semble fonctionner doit aussi être laissé à la disposition MJ12 RED TEAM. Le vaisseau complet et les parties de vaisseau trop grandes pour être transportés par transport bâché seront démontés si cela peut être accompli facilement et rapidement. Si la totalité des matériaux doit être emporté sur des transports avec plate-formes ouvertes, ils seront recouverts afin de camoufler leur forme.
c) Entités Biologiques Extraterrestres. Les EBEs doivent être transportées dans une base de haute sécurité le plus rapidement possible. Le plus grand soin doit être pris pour empêcher une contamination possible par des agents étrangers biologiques. Les EBEs mortes doivent être empaquetées dans de la glace à la première occasion, pour préserver les tissus. Si des EBEs vivantes sont rencontrées, elles devront être mises sous bonne garde et transportées dans une base de haute sécurité par ambulance. Tous les efforts doit être faits pour assurer la survie des EBEs. Le contact du personnel avec des EBEs vivantes ou mortes doit être réduit au minimum absolu. (Voir le chapitre 5 pour des instructions plus détaillées sur les relations avec les EBEs).
15. Nettoyage du Secteur Une fois que tout le matériel a été enlevé du secteur central, la zone périphérique sera inspectée de fond en comble pour s'assurer que toutes les traces de Technologie Extraterrestre ont été enlevées. Dans le cas d'accident, le secteur périphérique sera examiné minutieusement plusieurs fois pour assurer que rien n'a été oublié. Le zone de recherches impliquée peut varier selon les conditions locales, à la discrétion de l'officier responsable. Quand l’officier responsable est assuré qu'aucune nouvelle preuve de l'événement ne reste sur le site, celui-ci peut être évacué.
16. Circonstances Spéciales ou Spécifiques Une possibilité existe que le vaisseau extraterrestre atterrisse ou se crash dans des zones très peuplées, où la sécurité ne peut pas être maintenue efficacement. Le plan d'Éventualité MJ-1949-04P/78 (TOP SECRET * EYES ONLY) doit être exécuté afin d’être fin prêt à faire une divulgation publique si nécessaire.
17. La technologie Extraterrestre (voir la Table à la page suivante) Figure 2 MJ Form I-007
18. Emballage et Consignes d'Emballage a) Expédition intérieure. Les échantillons individuels sont étiquetés et enveloppés de manière à être à l’épreuve de l’humidité et des moisissures et sont hermétiquement scellés Ils sont placés dans une boîte en fibres ondulées. Les parties vides de la boîte sont remplies minutieusement avec un ouatage de cellulose neutre pour empêcher le mouvement des échantillons. La boîte est scellée avec de la bande adhésive de type Kraft . Le document MJ Forms I-007 est inséré dans une enveloppe Manila scellée, marquée "MAJIC12 ACCES ONLY" et est fermement collée avec du ruban adhésif sur la partie supérieure de la boîte. Celle-ci est alors rembourrée à chaque coin, en haut et dans le fond et est placé dans une grande boîte en fibres ondulées. La boîte extérieure est entièrement scellée avec de la bande adhésive de type Kraft. Une étiquette est fixée à la boîte extérieure portant les inscriptions suivantes : destination, code de l’expéditeur et l'avertissement, "MAJIC12 ACCES ONLY".
b) Expédition De l’Etranger. Les échantillons sont empaquetés comme décrit ci-dessus sauf qu'un dessicatif et un indicateur d'humidité seront inclus dans la boîte intérieure en fibres ondulées. Ensuite, la boîte est enveloppée de manière à être à l’épreuve de l’humidité et des moisissures et scellé hermétiquement. Les échantillons sont alors empaquetés dans un deuxième carton imperméable fermé hermétiquement avec du ruban adhésif imperméable. Ce second carton est marqué "MAJIC 12 ACCES ONLY" sur tous les côtés et est placé à l’intérieur d’un double containeur de transport en bois. Le carton est sellé hermétiquement par de la bande adhésive imperméable et le container en bois est fermé par des vis. Le containeur de transport est renforcé en clouant deux clous de ¾ de pouces à environ 8 pouces de chaque extrémité. Le document d’expédition est alors marqué au poncif sur le containeur en bois.
Note. L'emballage et la procédure d'emballage détaillée ci-dessus s’appliquent seulement à des échantillons non organiques. Des informations pour le transport, l'emballage, et le chargement des échantillons organiques et des entitées non vivantes sont fournies dans le Chapitre 5, Section II de ce manuel.
CHAPITRE 4 RÉCEPTION ET TRAITEMENT Section I. TRAITEMENT À RÉCEPTION DU MATÉRIEL 20. Désempaquetage, Déballage et Vérification Note Le désempaquetage, le déballage et la procédure de vérification des conteneurs marqués "MAJIC 12 ACCES ONLY" seront effectués par du personnel ayant l’autorisation MJ12. Les conteneurs marqués de cette manière seront stockés dans un secteur de haute sécurité jusqu'au moment où un personnel autorisé sera disponible pour ces procédures.
a) Soyez très prudent quant au désempaquetage et au déballage du matériel. Évitez d’introduire de force des outils à l'intérieur du conteneur de chargement. N'endommagez pas plus que nécessaires les matériaux d'emballage quand vous enlèverez les échantillons ; ces matériaux peuvent encore servir pour un emballage ultérieur. Stockez les matériaux intérieur d'emballage dans le conteneur de chargement. Quand vous désempaquetez et déballez les échantillons, suivez la procédure décrite ci-dessous (1) à (11) :
(1) Déballez les échantillons dans un secteur de haute sécurité pour empêcher l'accès au personnel non autorisé.
(2) Coupez les fils de métal avec un outil approprié coupant, ou tordez-les avec des tenailles avant que les courroies ne durcissent et cassent.
(3) Enlevez les vis du haut du conteneur de chargement avec un tournevis.
(4) Coupez les bandes et les cachets du double emballage de sorte que le papier imperméable soit endommagé aussi peu que possible.
(5) Soulevez les échantillons empaquetés du conteneur en bois.
(6) Coupez la bande qui scelle les volets supérieurs des cartons extérieurs, prenez soin de ne pas endommager les cartons.
(7) Coupez la bande le long du scellement supérieur et enlevez soigneusement le carton intérieur.
(8) Enlevez l'enveloppe Manila du haut du carton intérieur.
(9) Ouvrez le carton intérieur et enlevez les inserts en fibre, le dessicatif et l'indicateur d'humidité.
(10) Soulevez l'emballage scellé contenant les échantillons; arrangez-les d’ une manière ordonnée pour inspection.
(11) Placez tout le matériel d'emballage dans le conteneur de chargement pour utilisation d’un remballage futur.
DIAGRAMMES DECRIVANT LA PROCEDURE D’EMBALLAGE D’ECHANTILLONS EXTRA-TERRESTRES NON ORGANIQUES
b) Vérifiez minutieusement tous les échantillons repris plus haut par rapport au documents de transport. Vérifier soigneusement tous les échantillons des dégâts possibles survenus pendant le chargement ou la manipulation. Trier les échantillons selon le numéro de classification pour préparer leur transfert dans un Laboratoire désigné ou le ministère. Le personnel du Laboratoire ou du ministère est responsable du transport des échantillons aux secteurs désignés. Ceci sera accompli aussi rapidement que possible par transport secret escorté par du personnel de sécurité.
CHAPITRE 5 ENTITÉS BIOLOGIQUES EXTRATERRESTRES Section I. ORGANISMES VIVANTS 21. Portée a) Cette section traite des rencontres avec des Entités Biologiques Extraterrestres (EBEs) vivantes. De telles rencontres tombent sous la juridiction de MJ12 OPNAC BBS-D1 et seront traitées exclusivement par cette unité spéciale. Ce chapitre détaille les responsabilités des personnes ou unités participant au contact initial.
22 Général
Tout contact avec des entités reconnues pour être d'origine extraterrestre doit être considéré comme un sujet concernant la sécurité nationale et doit donc être classifié comme TOP SECRET. Dans tous les cas le grand public ou la presse ne doivent apprendre l'existence de ces entités. La politique officielle du gouvernement est que de telles créatures n'existent pas et qu'aucune agence du gouvernement fédéral n'est engagée à l’heure actuelle dans une étude sur les extraterrestres ou leurs artefacts. Toute déviance à cette politique est absolument interdite.
23. Contacts
Les contacts avec des EBEs peuvent être classés selon une des catégories suivantes :
a) Contacts initiés par les EBEs.Un contact possible peut avoir lieu suite à des ouvertures faites par les entités elles-mêmes. Dans ce cas il est prévu que ces contacts aient lieu dans des installations militaires ou d'autres emplacements secrets choisis selon un accord mutuel. Une telle rencontre aurait l'avantage de limiter le personnel doté des autorisations appropriées, loin des regards du public. Bien que cela ne soit pas considéré comme très probable, il existe aussi la possibilité que des EBEs atterrissent dans des zones publiques sans avis préalable. Dans ce cas l'Équipe OPNAC élaborera des histoires de couverture pour la presse et préparera des briefings pour le Président et le Chef d’Etat Major.
b) Contacts résultant du crash d’un vaisseau. Le contact avec les survivants d'accidents ou du crash d’un vaisseau par des événements naturels ou par une action militaire peut arriver sans avertissement. Dans ce cas, il est important que le contact initial soit limité à du personnel militaire pour préserver la sécurité. Les témoins civils au secteur seront arrêtés et débriefes par le MJ12. Le contact avec des EBEs par du personnel militaire n’ayant pas une autorisation MJ12 ou OPNAC doit être strictement limité à assurer la disponibilité des l'EBEs pour étude par l'Équipe OPNAC.
24. Isolement et Garde a) Les EBEs seront retenues par n'importe quels moyens et emmenées dans un endroit sécurisé aussitôt que possible. Des précautions seront prises par le personnel prenant contact avec EBEs afin de réduire au minimum le risque de maladies suite à une contamination par des organismes inconnus. Si les entités portent des combinaisons spatiales ou des appareils respiratoires de quelque sorte, un soin particulier doit être pris afin de ne pas les endommager. Tout doit être fait pour assurer le bien-être des EBEs, elles doivent être isolées de tout contact avec du personnel non autorisé. Bien qu’il ne soit pas clair de quels dispositions ou agréments pourraient être exigés par des entités non humaines, elles doivent pouvoir être satisfaites si possible. L'officier responsable de l'opération déterminera ces besoins, puisque aucune directive n'existe actuellement à ce sujet.
b) Les entités blessées seront traitées par le personnel médical assigné à l'Équipe OPNAC. Si l'équipe du personnel médical n'est pas immédiatement disponible, Les premiers soins seront administrés par le personnel du Corps Médical du site initial. Bien que l’on connaisse peu de fonctions biologiques au sujet des EBEs, l'aide sera limitée l'arrêt du saignement, le bandage de blessures et la pose d’attelles aux membres cassés. Aucun médicament de quelque sorte ne doit être administré, car l’effet de médicament sur des systèmes biologiques non humains est impossible à prédire. Aussitôt que les blessures seront considérées comme stabilisées, les EBEs seront transportées par l'ambulance fermée ou par autre moyen de transport approprié à un endroit sûr.
c) En traitant avec n'importe quelle Entité Biologique Extraterrestre vivante, il faut savoir que la sécurité a une importance primordiale. Toutes les autres considérations sont secondaires. Bien qu'il soit préférable de maintenir le bien-être physique de n'importe quelle entité, la perte d’une EBE est considérée comme acceptable si les conditions ou les retards pour préserver cette vie par n'importe quelle moyen compromettent la sécurité des opérations.
d) Une fois que l'Équipe OPNAC a pris en charge les EBEs, leur surveillance et leur transport aux endroits désignés deviennent la responsabilité du personnel OPNAC. La coopération de chacune des équipes sera prolongée dans l'exécution de ses devoirs. la PRIORITÉ ABSOLUE sera donnée à tout moment au personnel de l’Equipe OPNAC indépendamment de leur grade ou de leur statut. Personne n'a autorité pour interférer avec l'Équipe OPNAC dans l'exécution de ses missions par ordre spécial du Président des Etats-Unis.
Section II. ORGANISMES NON VIVANTS 25. Portée Idéalement, la récupération pour l'étude scientifique de cadavres et d'autre échantillons biologiques, sera effectuée par le personnel médical habitué à ce type de procédure. A cause des considérations de sécurité, une telle récupération peut être faite par du personnel non-médical. Cette section fournira des conseils pour la récupération, la conservation et le déplacement de cadavres et d’échantillons dans ce domaine.
26. Récupération et Conservation a) Le degré de décomposition des échantillons organiques variera selon le temps qu’ils sont restés à l’air libre sans protection, et peut être accéléré par des conditions météorologiques locales et l'action des prédateurs. Les spécimens biologiques seront donc enlevés du site du crash aussi rapidement que possible afin de préserver ce qu’il en reste dans des conditions aussi bonnes que possible. Un enregistrement photographique sera fait de tout les échantillons organiques avant qu'ils ne soient enlevés du site.
b) Le personnel impliqué dans ce type d'opération prendra toutes les précautions raisonnables pour réduire au minimum le contact physique avec les cadavres ou les restes découverts. Des gants chirurgicaux doivent être portés ou, s'ils ne sont pas disponibles, des gants de laine ou de cuir peuvent être portés pourvu qu'ils soient rassemblés pour la décontamination immédiatement après l'utilisation. Les pelles et des outils de tranchée peuvent être employés pour manipuler les restes pourvu qu’une attention soit exercée afin d’être certain qu'aucun dommage ne soit fait aux restes. Les échantillons seront manipulés à mains nues si seulement aucun autre moyen de les déplacer n’a pu être trouvé. Tout le personnel et l'équipement impliqué dans des opérations de récupération subiront des procédures de décontamination immédiatement après que ces opérations aient été achevées.
c) Les restes seront préservés contre une décomposition future si l'équipement et les conditions le permettent. Les cadavres et restes seront mis en sac ou enveloppé solidement dans des couvertures imperméables. Des toiles goudronnées ou des bâches peuvent être employées à cette fin si nécessaire. Les restes seront réfrigérés ou empaqueté avec de la glace si disponible. Tous les restes seront étiquetés, avec l’heure et la date. Les restes enveloppés seront placé sur des civières ou dans des conteneurs scellés pour un déplacement immédiat dans une zone sécurisée.
d) Les petites pièces isolées et le matériel gratté de surfaces solides seront mis dans des fioles ou d'autres petits conteneurs si disponible. Les conteneurs seront clairement marqués quant à leur contenu avec l’heure et la date enregistrée. Les conteneurs seront réfrigérés ou empaquetés avec de la glace aussitôt que possible et déménagés dans zone sécurisée.
DIAGRAMMES DES DIFFERENTS TYPE DE VAISSEAUX
ANNEXE I
RÉFÉRENCES
http://photovni.free.fr/majestic12/MAJESTIC 12 : LE RETOUR DU GROTESQUEPar Fabrice Bonvin"D’ici deux ans, Washington admettra l’existence des OVNIs. D’ici cinq ans, on interagira avec ces créatures…» Stanton Friedman, dans une interview publiée
le 6 Mai 1967 dans le Akron Beacon Journal (Ohio)
INTRODUCTION – RAPPEL Le Majestic-12 s’est offert une nouvelle cure de jouvence et la possibilité de redorer son blason : de nouvelles "preuves" font surface. Une manière d’oublier – momentanément – que les documents originaux reçus par l’équipe Moore-Shandera- Friedman sont des faux.
Permettez-moi un bref rappel historique et contextuel de cette affaire nécessaire à un meilleur éclairage de l’actualité :
Tout débute en juin 1987 quand l’existence de documents relatifs à un groupe appelé Majestic-12 est révélée par William Moore lors du Symposium du MUFON UFO Network à Washington DC. A l’origine, cette pièce de huit pages était parvenue sous la forme d’une pellicule photographique dans une enveloppe au domicile de Jaime Shandera, producteur d’une station de télévision de Los Angeles, en décembre 1984. Deux ans plus tôt, Jaime Shandera s’était joint à Moore et à Stanton Friedman pour effectuer un travail en équipe basé sur la recherche de documents officiels prouvant l’implication du gouvernement américain dans la dissimulation de la vérité sur les OVNIs (1).
Le document se compose de deux éléments totalement différents : 1. sept pages relatives à un groupe de sécurité national appelé «Majestic-12» constitué de douze hautes personnalités civiles et militaires, censé coordonner les recherches et maintenir un secret absolu sur les problème des OVNIs. Cette pellicule d’un modèle 35 mm contient un document datant du 18 novembre 1952, adressé au Président Eisenhower. Le document est censé être rédigé par l’Amiral Roscoe H. Hillenkoetter (MJ-1). Il indique qu’un groupe de sécurité nationale top-secret nommé MAJESTIC-12 fut créé à l’initiative de Truman le 24 septembre, sur recommandation du Dr Vannevar Bush et du Secrétaire d’Etat à la Défense, James Forrestal. La raison de cette action fut la découverte d’un OVNI accidenté et des dépouilles mortelles de ses quatre occupants, le 7 juillet 1947 à Roswell.
2. un mémorandum d’une page signée du Président Harry Truman adressé à James Forrestal, en date du 24 septembre 1947, relatif à une «Opération Majestic-12».
Le groupe MAJESTIC-12 était donc composé de 12 membres occupant de très hautes fonctions à cette époque-là. En effet, le Secrétaire de la Défense, les trois premiers directeurs de la CIA, un Général de l’USAF, un autre de l’Armée et une brochette de scientifiques de très hauts niveaux figuraient sur la liste des membres.
Il s’agissait de :
Am. Roscoe H. Hillenkoetter
Dr. Vannevar Bush Secy.
James V. Forrestal
Gén. Nathan F. Twining
Gén. Hoyt S. Vandenberg
Dr. Detlev Bronk
Dr. Jerome Hunsaker
Mr. Sidney W. Souers
Mr. Gordon Gray
Dr. Donald Menzel
Gen. Robert M. Montague
Dr. Lloyd V. Berkner
James ForrestalNote : le "décès" de James Forrestal le 22 Mai 1949. Remplacé le 1er août 1950 par Walter B. Smith, comme membre permanent.
Suite à la réception de ces documents, de nombreux experts et Ufologues se sont lancés dans un débat technique et une reconstruction historique visant à les authentifier.
Il fut notamment établi que le caractère utilisé dans les documents est de type pica, très courant à l’époque, et que le document fut tapé sur une machine de marque Underwood, voire Remington. On remarqua aussi que la personne ayant dactylographié ces huit pages tapait avec deux doigts seulement, ceci étant visible au niveau des quelques fautes de frappe n’ayant pas été corrigées (le mot «liaison» a été tapé deux fois de suite «liason»). Cette faute de frappe est caractéristique chez les personnes tapant avec deux doigts (2).
Le chercheur Jean Sider a montré que l’auteur des documents avait copié le style de datation de William Moore peut-être dans le but de porter atteinte à la crédibilité de l’équipe Moore-Shandera-Friedman pour torpiller définitivement le crash de Roswell.
Puis vint le coup fatal : il fut prouvé que le mémo Truman du 24 septembre 1947 est un trucage effectué à partir d’une vraie signature du Président et d’un faux mémorandum. Même si les auteurs de la fraude restaient à identifier, ces preuves accablantes enterraient définitivement le folklorique MJ-12.
le mémo Truman du 24 septembre 1947 est un trucage
LE RETOUR Tel le mort-vivant, il resurgit en 1993, croyant pouvoir encore nous effrayer – et nous intéresser - avec ces histoires d’Aliens frigorifiés et de complots planétaires. S’agit-il d’une version revue et corrigée du MJ-12, expurgée de ces grossières erreurs ?
Ce ne sont ni le N.Y. Times ni le Washington Post qui reçurent ces nouveaux documents explosifs, mais Timothy Cooper. Un journaliste influent ? Un Ufologue de renommée mondiale ? Non, un Monsieur-tout-le-monde s’intéressant un peu aux OVNIs. C’est donc lui qui reçut les premiers documents en 1992 dans sa boîte aux lettres. D’autres individus, dont l’Ufologue Don Berliner, reçurent les cadeaux de ce Père Noël d’un type particulier. Selon Cooper, il s’agirait d’un agent des services de renseignement répondant au pseudonyme de Thomas Cantwheel.
Tim CooperLe Dr. Robert Wood et son fils, Ryan Wood se sont chargés d’investiguer (d’en faire la promotion, selon Philip Klass) ces documents et de les authentifier. Le Dr. Wood est un ingénieur à la retraite. Il travailla pour McDonnell-Douglas jusqu’en 1993. Ryan devint consultant après avoir travaillé pour Intel Corp., Compaq et Toshiba.
Pour les Wood, les documents originaux du MJ-12 rendus public par Moore, Shandera et Friedman sont authentiques. Au vu de ce qui a été exposé dans mon introduction, il est évident que cette position est difficilement défendable. Mais, bon, pourquoi ne pas jouer à l’avocat du diable ? Et vous vous en doutez, les nouveaux documents sont également authentiques à leurs yeux. C’est plus simple et logique comme ça, non ?
Sommés d’expliquer les nombreuses incohérences, erreurs des documents originaux du MJ-12, les Woods ont répondu que leurs inconsistances font justement la force de ces documents. En effet, selon eux, il n’y a pas de style "type" dans le traitement bureaucratique des documents gouvernementaux ou militaires.
Par contre, il reconnaissent qu’il y a bien des tendances et des procédures idéales.
Aussi, pour expliquer la "fraude" du document Truman du 24 septembre 1947, Bob présenta une machine nommée "pentagraphe» permettant au Président de signer plusieurs documents en même temps, d’où les signatures identiques !
Concernant les nouveaux documents, l’analyse par les Wood ne vient que de commencer. Ils ont étudié 15 documents ou 96 pages sur les 2'100 pages reçues (3). Cependant, l’utilisation d’une machine de type Underwood Portable de 1939 ne fait aucun doute pour eux.
Bien évidemment, ces documents appellent à la suspicion. Et ceci pour ces deux principales raisons : Primo, il a été prouvé que les documents MJ-12 de 1987 sont des faux. Conscient de cet acquis, comment attribuer, maintenant, une quelconque crédibilité à ces nouveaux documents ? Secundo, l’expéditeur des documents est anonyme, comme lors de l’affaire des documents originaux de 1987, ce qui ne pousse pas à un avis favorable sur l’authenticité des documents.
Néanmoins, quelques courageux Ufologues et spécialistes en tout genre ont commencé à jeter un regard critique sur ces documents.
Je vais maintenant rendre compte de l’analyse de certains nouveaux documents du MJ-12. Vous trouverez, en annexe, des extraits de ces documents :
LES ANALYSES Document #1
Nom du document : "Le Majestic-12 Group Special Operations Manual»
Nombre de pages : 23 pages
Date : Avril 1954
Reçu par : Don Berliner, 1994
Analysé par : Jan Aldrich et Collaborateurs membres du FUFOR
Le Special Operations Manual vise à donner aux équipes d’intervention les instructions et outils nécessaires à une opération de récupération d’un OVNI et de ses occupants. A noter que ce document reçu par Don Berliner ne semble pas complet.
Voici, en condensé, les principales critiques adressées au document, invalidant sérieusement l’hypothèse du document authentique : Le contenu du manuel ne répond pas aux buts qu’il se propose. Un manuel de terrain dont le but est de maîtriser une situation de récupération d’OVNI crashé n’a aucun raison d’inclure les informations suivantes : histoire des OVNIs – typologie des OVNIs – diverses informations sur la détection des OVNIs par radar – etc…
La désignation TO 12D1-3-11-1 n’est expliquée nulle part dans le manuel. La désignation utilisée par l’Armée aurait été TM (Technical Manual) suivi d’une série de numéros. La désignation de l’Air Force est TO (Technical Order) suivie de chiffres, comme c’est le cas dans le manuel. Il s’agirait maintenant d’aller voir dans l’index des Air Forces Technical Orders.
"Eyes Only» n’est pas une classification de sécurité. Toutefois, il est quelquefois utilisé comme une procédure de communication.
Comme il s’agit d’un manuel, il devrait figurer sur la couverture un "copie numéro X de X copies».
Il manque le numéro de contrôle du "Top Secret". Cela constitue une violation du règlement. Comme le SM 1-01 n’est pas un document archivé, cela signifie qu’il est encore actif. Donc, l’erreur n’a pas été corrigée durant 40 ans. Extrêmement suspect.
Les security warning sont incomplets. La plupart des manuels énumèrent les sanctions en cas de violation de sécurité.
Les pages ne sont pas numérotées. La plupart des manuels de l’époque possédaient des pages numérotées pour vérifier l’intégrité du manuel.
Paragraphe 12 c, chapitre 3. Le manuel évoque le scénario du "satellite qui s’écrase sur Terre» comme cover story d’un crash d’OVNI pour éloigner la presse. Or, en 1954, le crash d’un satellite aurait fait sensation dans la presse et les effets d’une telle déclaration aurait été contraire au but recherché.
Document #2 Nom du document : "Relationships with Inhabitants of Celestrial Bodies»
Nombre de pages : 6 pages
Date : Juin 1947
Reçu par : ? ? ?
Analysé par : Bruce Maccabee
Ce document, qui est un brouillon, traite des relations à venir entre les humains et les EBEs en cas de contacts. Il aurait été rédigé par Albert Einstein et J.Robert Oppenheimer. Excusez du peu. En 1947, Princeton abritaient ces deux sommités.
Oppenheimer dirigea, dès 1943, le Laboratoire de Los Alamos, qui devait développer la bombe atomique. Il décéda le 18 février d’un cancer de la gorge.
Comme ce document traite essentiellement de lois internationales et de colonisation, on peut se demander pourquoi Einstein et Oppenheimer pour la rédaction sur un tel sujet. Cela ne semble pas crédible du tout.
Le papier n’est pas cohérent dans la structure de l’exposé du problème. La première partie traite des lois internationales appliquées aux EBEs venant sur Terre. Puis, la deuxième partie passe aux commentaires sur les humains colonisants des corps célestes. Finalement on aboutit aux menaces militaires, ne provenant pas des EBEs mais des Russes.
La construction syntaxique, le raisonnement et l’exposé de la problématique sont dignes d’une composition de Forrest Gump ou d’un mauvais roman de SF.
De plus, les fautes d’orthographes et de frappes sont légions. L’étude du style de J. Robert Oppenheimer montre qu’il n’a pas dicté ou écrit ce papier, car son style est plutôt sophistiqué.
Document #3
Nom du document : "Intelligence Assessment – IPU Summary»
Nombre de pages : 7 pages
Date : 1947
Reçu par : ? ? ?
Il ne s’agit pas, pour ce document, de l’analyser mais de vous rendre attentif au fait qu’il propose un résumé des activités et du rayon d’action de l’IPU, organisme, semble-t-il, réel mais très peu connu.
Il semblerait qu’en 1947, l’IPU fut instaurée, peut-être à la suite du crash de Roswell. L’IPU dépendait de l’U.S. Army et elle a été désactivée à la fin des années 1950.
John R. Frick, de Melbourne, Floride, prétendit que l’IPU fut instaurée en avril 1945. Cette initiative aurait été prise par le fameux Général McArthur à la suite d’une rencontre avec un étranger à la Terre, qu’il aurait faite lui-même. Frick affirme que les archives de l’IPU représentent la «plus grande accumulation de preuves documentées sur la présence de forces étrangère à la Terre jamais réunies par une seule source». Les dossiers de l’IPU contiendraient plus de 2'000 rapports.
Quant à Timothy Good, il prétend que le Général Marshall fut le père de l’IPU en 1947.
CONCLUSIONS Ces nouveaux documents ont remis à l’ordre du jour une affaire qui s’est avérée extrêmement coûteuse pour la communauté ufologie en termes de crédibilité, de temps et d’argent. Et voilà que ces nouveaux documents font leurs apparitions ! De nouveau, l’expéditeur de ces documents a préféré rester dans l’ombre, ce qui est fort regrettable. Loin d’être convaincants, ils tendent à confirmer la supercherie des documents originaux de 1987.
Etant donné l’état de délabrement total de la recherche ufologique, on peut s’interroger sur la légitimité de débattre de ces nouveaux documents, contribuant à la décadence de l’Ufologie. Le milieu ufologique a définitivement mieux à faire, par l’exploration d’autres pistes, moins coûteuses, obscures ou malsaines.
Comme la plupart de nos confrères d’Outre-Atlantique semblent raffoler de ce genre de polémiques inutiles, l’affaire continue : ainsi, Tim Cooper a accepté de se soumettre à un détecteur de mensonge.
Comme pour les documents de 1987, on constate que certains documents ont été censurés. Dans les documents originaux, c’était Moore qui les avait caviardés lui-même, par peur de représailles du gouvernement, avait-il avoué.
Ou était-ce pour leur donner une apparence plus mystérieuse, plus gouvernementale ? En tout cas, la question se pose de savoir qui est l’auteur de la censure des nouveaux documents, Tim Cooper ?
Adresses utiles : DR ROBERT & RYAN WOOD
Majestic Documents
PO Box 2272,
Redwood City CA 94064
Internet : http://www.majesticdocuments.com
SOURCES
1. Sider, Jean, Ultra Top Secret, Axis Mundi, 1990
2. Sider, Jean, ,Super-magouille ou scoop du siècle ?, OVNI Présence, numéro 40, août 1988
3. Wood Ryan, Majestic UFO Documents Arrive This Summer, Sightings, 13 octobre 1999
4. Greenwood, Barry, MAJESTIC-12 FOLLIES RETURNS, U.F.O HISTORICAL REVUE, numéro 3, Janvier 1999
http://www.ovni.ch/~farfadet/Majestic12.html