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La Logistique du personnel sur la Zone 51.

(Traduction Mikerynos 2004- http://www.dreamlandresort.com)
De nombreuses personnes travaillent sur le site restreint de la zone 51, il y bien sur les militaires qui sont les plus nombreux, mais il existe aussi du personnel « civile » travaillant sur les installations, soumis aux même règles de sécurité que les militaires, mais disposant de moyens de transports gouvernementaux adaptés à leurs besoins par la route ou le ciel.
Le Bus Blanc.

C’est le célèbre « Bus blanc » qui emmène les employés tous les matins, de la ville d’Alamos et des autres ville proche de la région vers la zone 51. Il y a plusieurs arrêts non indiqués le long de la Hwy.93 ou les employés garent leurs véhicules et prennent le bus pour se rendre à leurs travails dans la zone restreinte.
Le bus entre dans la base par la route de « Groom Lake » vers 7h30, et il en ressort à 16h50. Il lui faut environ 10mm pour parcourir le trajet de l’entrée jusqu’au lieu de travail des employés à l’intérieur de la base. Ce bus porte des plaques du gouvernement américain, il est immatriculé : 86B1371, ce qui indique sa mise en service en 1986. Il est utilisé dans la région depuis 1997 et il a été remplacé par un bus plus petit à l’origine, ses vitres sont colorées et teintées.

Vous ne pouvez manquer d’apercevoir ce bus sur la route, tellement qu’il dégage de la poussière derrière lui, de plus son chauffeur ne semble pas être très inquiété par les limitations de vitesse. Lorsqu’il entre ou sort de la base, le chauffeur peut freiner afin d’éviter des étrangers mais certainement pas pour les touristes ou les curieux.
Il n’est pas conseillé de le suivre, car le shérif de « Lincoln County Sheriff» risque fort d’intervenir. Le bus suit toujours le même trajet et respect les mêmes horaires, comme sur une ligne régulière, aussi bien le matin que le soir, c’est toujours le même trajet régulier.
Le nombre d’employés qui prennent le bus est habituellement de 10 à 20 personnes, mais parfois il varie selon les activités de la base. Il est parfois « escorté » par des véhicules de la sécurité.
Les horaires :
16:40 : Les ouvriers prennent le bus à l'intérieur de la zone 51, celui-ci prend la route de «Groom Lake » jusqu’au poste de «Garde Shack »
16:48: Contrôle des laissez-passer au poste de «Garde Shack »
16:50: Le bus traverse le périmètre de la zone restreinte et prend la route.
17:05: Le bus arrive à l’interception de la route de « Groom Lake » et de la Hwy. 375.
17:18: Premier arrêt sous les arbres à « Crystal Springs » (Intersection de la Hwy. 318 et de l’Hwy 375) Approximativement 10 à 12 employés descendent du bus et rejoignent leurs véhicules qu’ils ont garés ici pour prendre la direction du nord par l’US-93 vers les villes d’Hiko, Caliente et Pioche. Le bus continue sa route vers l’Est vers l’intersection de l’Us-93
17:20: Il coupe l’US-93 et continue vers la ville d’Alamo.
17:25: Second arrêt juste au sud de «Place station in Ash Springs » d’autres employés descende pour récupérer leurs propres véhicules. Le bus continue sa route vers le sud.
17:30: Il prend alors la direction d’Alamo en passant juste derrière la station-service du « Chevron »et continue en ligne droite vers les «Three blocks», puis tourne vers le parc devant «Court Alamo Salle House Town » d'où descente les derniers passagers du bus.
Le bus se gare ici pour la nuit et les week-ends.
Quand vous regardez les distances parcourues entre les différents arrêts vous remarquerez que le conducteur du bus ne se soucie pas beaucoup de la limitation de vitesse qui est de 35mph. Cependant, le shérif de « Lincoln County Sheriff» a une forte aversion pour les touristes qui suivent l'exemple du conducteur du bus, ou qui le dérange sur son trajet.
La compagnie aérienne « JANET ». (EG&G)
« Janet » est le nom donné à la compagnie aérienne qui fait la navette entre la zone 51 et la ville de Las Vegas. Elle effectue chaques jours une vingtaine de vols et transporte entre 1000 et 1500 employés, le premier vol de la journée décolle à 4h35.
Cette compagnie aérienne appartient au groupe privé EG&G, sa flotte est composée de six Boeing 737 et cinq petits jets « Beechcraft King-air » Les avions sont tous de couleur blanche sans aucune marque distinctive ou de logo, seule une ligne rouge de chaque côté de l’appareil est peinte sur les Boeing 737. Tous les appareils sont enregistrés au département de l’Armée de l’air à Layton, UT. A Las Vegas, le terminal de cette compagnie se trouve dans une zone fermée dans un coin Nord-Ouest de l’aéroport.
Un des 6 Boeing 737 de la compagnie
Le Terminal de la « Janet » et sa flotte.
La compagnie est au dessus des lois de la DoD et a son propre terminal privé sur l’aéroport de Las vegas. Cette zone est restreinte pour toutes les personnes ne travaillant pas dans la compagnie, et son périmètre est surveillé par des gardiens armés. Sur le parking du terminal il y toujours des véhicules.
Les vols réguliers entre Las Vegas et la Zone 51 utilisent la ligne aérienne No 42, la Base Nord de AFB Edwards et de Palmdale ont aussi leurs propres terminals.

Le Terminal est localisé dans le bloc 400 bloc de S.Haven St, seulement deux des blocs sont situés dans la bande Est de Las Vegas. L'accès est possible via le Nord par E.Hacienda Ave. et du Sud par E.Diablo. En dépit d'efforts évidents de masquer la vue, vous pouvez obtenir encore une vue décente du terminal de « Janet » malgré les grillages.
10 minutes après l’atterrissage d’un avion de la compagnie, vous pouvez voir une file d’employés qui partent vers le grand parking de 2000 places. Au sud du terminal se trouve le taxiway des avions de la compagnie mothballed.

Les appareils actuels de la « Janet » : 2004
Ima: N4529W (Boeing 737-275)
Le numéro de série:20785 No/construction: 335 Année: 1973
Propriétaire: Armée de l'air, P.O. Box 1504, Layton, UT 84041-6504
Date d’inscription:13 février 1996
Fonction: Le transport de personnel.
Historique: Premier vole le 07/12/1973, délivré à la Pacifique Air line le 19/12/1973 comme C-FPWB, transférés à EG&G le 03/02/1983 avec le No N4529W, propriété de la première Banque de Sécurité de l'Utah en Mars 1991, transféré au Dept. d'AF 07/012/95 et enregistré pour service 13/02/96

Ima : N5175U (Boeing 737-253 (T43A)
Numéro de série: 20689 No/construction: 334 Année: 1974
Propriétaire: Armée de l'air, P.O. Box 1504, Layton, UT 84041-6504
Date d’inscription: 17 septembre 1992
Fonction: Le transport de personnel.
Historique: Premier vole le 12/12/73, délivré à l’USAF le 12/20/73 No de série : 72-0282, transférés à EG&G en janvier 1992, entreposé à KPHX jusqu’en juillet 1992 .Convertion actuelle en 737 en septembre 1992.
Ima :N5176Y (Boeing 737-253 (T43A)
Numéro de série: 20692 No/construction: 339 Année: 1974
Propriétaire: Armée de l'air, P.O. Box 1504, Layton, UT 84041-6504
Date d’inscription: 17 septembre 1992
Historique: Premier vole le 06/02/1974, délivré à USAF le 09/02/74 (No de série : 72-0285) transféré à EG&G en janvier 1992, entreposé à KPHX jusqu’en juillet 1992 .Convertion actuelle en 737 en septembre 1992.
Ima :N5177C (Boeing 737-253 (T43A)
Numéro de série:20693 No/construction: 340 Année:1974
Propriétaire: Armée de l'air, P.O. Box 1504, Layton, UT 84041-6504
Date d’inscription: 17 septembre 1992
Historique: Premier vole le 07/02/1974, délivré à l’USAF le 27/02/1974 (No de série :72-0286), loué par Keyway et enregistré comme No N99890 en septembre 1986, en octobre 1987 enregistré comme No N57JE par Keyway. En opération pour la CIA et basé à Francfort en décembre 1989. Retour à l’USAF (No de série :72-0286) transféré à EG&G en janvier 1992, entreposé à KPHX jusqu’en juillet 1992 .Convertion actuelle en 737 en septembre 1992.
Ima :N5294E (Boeing 737-253 (T43A)
Numéro de série:20691 No/construction : 337 Année:1974
Propriétaire: Armée de l'air, P.O. Box 1504, Layton, UT 84041-6504
Date d'inscription: 17 Mars 1994
Historique: Premier vole le 24/01/1974, délivré à l’USAF 31/01/1974 (No de série : 72-0284) transféré au Dept.d'AF en mars 1994 et entreposé à KPHX jusqu'au 27/05/1994 jusqu'à sa convertion actuelle en 737, entreposé jusqu’au 26/07/1994 sous les couleurs de l’USAF
Puis repeint par la suite dans sa livrée blanche et rouge de la « Janet »
Ima:N5294M (Boeing 737-253 (T43A)
Numéro de série:20694 No/construction: 343 Année:1974
Propriétaire: Armée de l'air, P.O. Box 1504, Layton, UT 84041-6504
Date d’inscription: 17 mars 1994
Historique: Premier vole le 28/02/1974, délivré à l’USAF le 15/03/74 (No de série : 72-0287) transféré au Dept.d'AF en mars 1994 et entreposé à KPHX jusqu'au 15/04/1994 avec une couleur blanche jusqu'à sa convertion actuelle en 737. Puis repeint par la suite dans sa livrée blanche et rouge de la « Janet »
Ima :N20RA (Jet Beech 1900C)
Numéro de série:UB-42 Année: juin 1985
Propriétaire: Armée de l'air, P.O. Box 1504, Layton, UT 84041-6504
Date d'inscription: 28 juillet 1988
Historique: Transféré à la Rio Airways le 25 juin 1985 (No de série :N20RA ) saisi et entreposé à la Jet Beech en mars 1987, transféré à EG&G de la part de l'USAF le 30/10/1987, loué à EG&G par le Dept.d'AF le 30/11/1987 et enregistré au Dept.d'AF le 28/07/1988.
Ima: N27RA (Jet Beech 1900C)
Numéro de série: UB-37 Année: mars 1985
Propriétaire: Armée de l'air, P.O. Box 1504, Layton, UT 84041-6504
Date d'inscription: 28 juillet 1988
Historique: registre No N7214K, Transféré à la Rio Airways le 11 octobre 1985 (No de série :N27RA ) saisi et entreposé à la Jet Beech en mars 1987, transféré à EG&G de la part de l'USAF le 30/10/1987, enregistré au Dept d'AF le 28/07/1988. Détruit dans accident à 200km de Las Vegas le 16 mars 2004.
Le 16 mars 2004, un Beechcraft 1900C (No N27RA) de l’Air Force Materiel Command c’est crashé lors d’une mission sur la piste d’atterrissage classifiée et éloignée de la base de Nellis Range AFB et de l’aéroport de « Tonopah Test Range » (1) (Nouveau Mexique) à 200 Km au Nord-Ouest de Las Vegas. Une crise cardiaque du pilote est à l’origine de l’accident, L'enquête a révélé que celui-ci avait violé la politique fédérale et les directives de vol. Il a délibérément trompé les examinateurs médicaux. Le pilote faisait de l’hypertension et a omis de le signaler. L’accident à cinq victimes, les quatres passagers et le pilote.
(1) voir chapitre suivant.
Ima:N654BA (Beech King Air B200C)
Numéro de série: BL 54 Année:1982
Propriétaire: Armée de l'air, P.O. Box 1504, Layton, UT 84041-6504
Date d'inscription: 30 mai 1989
Historique: Un des trois B200C délivré à l’USAF et configuré comme « C-12 Huron » de mai 1984 à décembre1984. devenu spécifiquement « C-12F », « UC-12M » et la variantes « C-12R ». Avec un plafond opérationnel de 1 974 mètres, équivalant au FL350. Utilisé pour les opérations discrètes sur le continant américain.
Ima: N661BA (Beech King Air B200C)
Le numéro de série:BL 61 Année:1982
Propriétaire: Armée de l'air, P.O. Box 1504, Layton, UT 84041-6504
Date d’inscription:31 mai 1989
Fonction: Le transport de personnel.
Historique: Un des trois B200C délivré à l’USAF et configuré comme « C-12 Huron » de mai 1984 à décembre1984. devenu spécifiquement « C-12F », « UC-12M » et la variantes « C-12R ». Avec un plafond opérationnel de 1 974 mètres, équivalant au FL350. Utilisé pour les opérations discrètes sur le continant américain.
Ima: N662BA (Beech King Air B200C)
Numéro de série:BL 62
Année: 1982
Propriétaire: Armée de l'air, P.O. Box 1504, Layton, UT 84041-6504
Date d’inscription:30 mai 1989
Fonction: Le transport de personnel.
Historique: Un des trois B200C délivré à l’USAF et configuré comme « C-12 Huron » de mai 1984 à décembre1984. devenu spécifiquement « C-12F », « UC-12M » et la variantes « C-12R ». Avec un plafond opérationnel de 1 974 mètres, équivalant au FL350. Utilisé pour les opérations discrètes sur le continant américain.
Tonopah Test Range (TTR)
Tonopah Test Range et ses Installations sont localisées à 30 milles approximativement au Sud-Est de la ville de Tonopah dans le Nevada. On peut apercevoir une partie des installation a partir de la Hwy-6 ainsi que des collines des environs. Les Gardes de la sécurité sont aussi pointilleux que sur la zone de « Groom Lake » mais il viendront vous parler s’ils sont de bonne humeur.

De nombreux touristes journaliers sont présent sur les lieux, ils fréquente souvant la région pour essayer d’apercevoir des Bombardier B2 Spirit, B-52H, B-1B ou des F-117, ainsi que des boeing 737-200 en vols de la compagnie aérienne «Janet » qui transport une partie du personnel pour cette base.
Le complexe d’essai est assez grand, il prend beaucoup de superficie dans la région. C’est ici qu’on été transféré les F-117 basés à à Holloman AFB. C’est aussi sur ce site que se trouve les laboratoires de la firme Sandia qui travaillent sur de nombreux projets pour de nouvelles armes comme les bombes qui ont été utilisées contre les blockhaus en 1991, lors de la guerre du golfe, dans les conflits en Serbie et au Kosovo. Ainsi que d’autres nombreux projets secrets, y compris les fameux « Black Project » Sont aussi testé dans une zone appelée S-4 les armes « étrangères » comme les Sam SA-6, ZSU-23-4 et systèmes AAA européennes et russes.
Quels projets militaires ultra-secrets se cachent à Groom Lake ?
Cette base a servi de centre d’essai pour la mise au point d’avions-espions tels que le bombardier furtif "Steathl", Le fameux avion espion Lockheed I2 aux ailes démesurées, le SR-71 Blackbird capable de voler à plus de Mach 3 (trois fois la vitesse du son), les F-117A Night Hawk "l’avion furtif F-117" utilisés pour bombarder l’Irak au cour de l’opération "Desert Storm" ou encore les prototypes Lockeed XST Have Blue et Northrop Tacit Blue, tout premiers avions démonstrateurs de la technologie furtive.( Ici on été expérimentés au cours des dernières décennies outre des avions de combat soviétiques récupérés ou volés. )
Groom Lake sert de centre de conception, de mise au point, et de test pour les "Black Projects", les projets occultes et ultra-secrets de l’armée américaine. La somme allouée à ces projets est de 16 milliards de dollars par an (chiffre maintenu depuis des années), sans qu’aucun détail sur l’emploi de ces fonds ne soit fourni au Congrès. Un journaliste a dit : que la Zone 51 est "un trou noir à la surface de la Terre où l’on estime que disparaissent chaque jour des millions de dollars d’impôts sans que pratiquement aucun mot d’explication ne réussisse à s’en échapper."
L’activité du centre ne faiblit pas, et de nombreux détails prouvent effectivement que des milliards de dollars y sont dépensés : une flotte de Boeing 737, sans marque d’identification, effectue chaque jour de la semaine entre 10 et 12 rotations à partir de l’aéroport McCarran de Las Vegas ce qui suggère qu’au moins 1 500 personnes (sans compter les permanents) travaillent sur le site.
Groom Lake est le lieu d’expérimentation des dernières générations d’appareils ultra-secrets de l’USAF, ou de systèmes d’armes avancés, tout comme ce fût le cas pour l’U-2, l’A-12 (le précurseur du "Blackbird"), le SR-71, le F-117 A, et surtout tous les autres avions dont on ne connaît pas encore l’existence comme, par exemple, l’Aurora. Petite précision intéressante à ce sujet : le F-117 A n’a été dévoilé au public que 7 ans après son entrée en service opérationnel (il était déjà présent clandestinement lors de l’intervention au Panama). De nombreux experts pensent dès lors qu’il devait donc être déjà dépassé.
Maintenir un secret total sur des projets militaires augmente les dépenses de manière significative (au moins 15% selon les entreprises contractuelles) mais présente de nombreux avantages parmi lesquels celui d’éviter les "coupes sombres" du Congrès (comme pour le bombardier furtif B-2) ou celui de n’avoir aucun compte à rendre sur les travaux menés ou les sommes dépensées.
La position du gouvernement sur la zone 51

Une lettre de l'USAF répondant à une requête concernant la zone 51
Le gouvernement américain reconnaît l'existence du complexe de Groom Lake, mais ne se prononce pas sur ce que l'on y fait. Contrairement au reste de la NAFR, la zone entourant le lac Groom est hors-limite de façon permanente au trafic aérien civil et militaire régulier. Même les pilotes de l'armée de l'air qui s'entraînent dans la NAFR sont sévèrement réprimandés s'il s'aventurent dans la « boite » nommée R4808E entourant l'espace aérien de Groom Lake.
La sécurité au sol du périmètre est fournie par des gardes en uniformes employés par la firme EG&G qui patrouillent dans des camionnettes Jeep Cherokee blanches, ou des camionnettes Ford ou Chevrolet couleur sable. L'uniforme des gardes leur a valu le surnom de « camo dudes » (mecs en camouflage). Bien que les gardes soient armés de fusil d'assaut M-16 et qu'ils soient autorisés à les utiliser, aucun incident violent n'a été rapporté; les camo dudes se contentent habituellement d'escorter les visiteurs à l'extérieur du périmètre et d'attendre le sherif du comté de Lincoln qui leur infligera une amende d'environ 600 $. Certains ont par la suite reçu des visites d'agents du FBI [8]; d'autres ont été détenus à l'extérieur du périmètre pour avoir simplement pointé leur caméra en direction de la base. [9]. Les gardes sont aidés dans leur tâche par des détecteurs de mouvements, et par des hélicoptères HH-60 Pave Hawk.
La base n'apparaît sur aucune carte officielle du gouvernement américain; la carte topologique de la région ne mentionne que la mine abandonnée des Monts Groom, et les cartes d'aviation civile pour l'état du Nevada montrent un grand espace restreint, mais l'incluent dans l'espace aérien restreint de Nellis. De la même façon, la page de l'Atlas National montrant (en)les terres fédérales au Nevada ne fait pas la distinction entre la base de Groom Lake et le reste des installations de la NAFR. Avant d'être rendues publiques, les images prises par le satellite Corona dans les années 1960 ont été altérées. A la suite de requêtes du public dans le cadre de la loi sur l'accès à l'information, le gouvernement a répondu que ces clichés semblaient avoir été détruits (image prise par Corona). Les images prises par le satellite Terra, qui étaient disponibles au grand public, ont été retirées des serveurs web, incluant le service Terraserver de Microsoft, en 2004. Les images prises par le satellite Landsat 7 sont toujours disponibles et sont celles qui sont utilisées par le programme Google Maps. Des images d'origines autres que la NASA, telles que des images à haute-résolution russes et du système commercial IKONOS sont aussi disponibles.
Certains logiciels commerciaux permettant aux pilotes de faire leurs plans de vols listent les coordonnées des pistes de la base de Groom Lake sous le nom de Homey, Nevada, sans toutefois en préciser la teneur.
Le gouvernement de l'état du Nevada, reconnaissant le potentiel touristique, a renommé la section de la route 375 près du village de Rachel « Extraterrestrial highway » (l'autoroute des extra-terrestres).
Bien que les propriétés fédérales à l'intérieur de la base soient exemptes de taxes, les installations appartenant aux propriétaires privés ne le sont pas. Un chercheur a remarqué que la base ne déclarait qu'une valeur de 2 millions de dollars au percepteur d'impôts du comté de Lincoln, qui est incapable d'en faire l'évaluation, n'ayant pas les accréditations nécessaires pour aller sur le site. Plusieurs résidents du comté se sont plaint que la base était un injuste fardeau pour le comté, compte tenu des coûts élevés de la surveillance policière requise et du peu d'emplois fournis aux résidents du comté - la majorité des employés de la zone 51 provenant de Las Vegas.
L'incident Skylab de 1974
http://www.thespacereview.com/archive/531.pdf
Une note[13] écrite en 1974 par le directeur de la CIA William Colby à un autre administrateur de la CIA rapporte que, dans le cadre d'un programme plus large, les astronautes à bord de Skylab 4 avaient photographié par inadvertance un endroit qu'ils n'auraient pas dû ( « There were specific instructions not to do this. <CENSURÉ> was the only location which had such an instruction. » ). Bien que le nom de l'endroit en question soit obscurci dans la note, le journaliste Dwayne Day a publié un article[14] dans le magazine The Space Review de janvier 2006 où il affirme que le contexte de la note porte à croire qu'il s'agit bel et bien de Groom Lake.
La note démontre le débat entre plusieurs agences fédérales concernant le statut de ces photos ; Le ministère de la défense, d'un côté, voulant que les photos soient classifiées top-secret, et la NASA et le ministère des affaires étrangères, de l'autre, ne le voulant pas. L'objet de la note elle-même était de savoir s'il était légal de classifier des images obtenues par un programme qui ne l'était pas.
Une remarque manuscrite sur le document, probablement écrite par le directeur Colby lui-même, se lit comme suit :
« Il l'a soulevé. Disant que le ministère des affaires étrangères avait une opinion précise là-dessus, mais qu'il était tenté de me laisser décider. Je me demande si nous devons les protéger puisque :
L'URSS les a déjà grâce à leurs propres satellites ;
Qu'y est-il révélé ?
Si c'est révélé, pourquoi ne dit-on pas simplement que l'USAF y travaille ? »
La note ne dit pas ce qu'il est advenu de ces photos, mais elles ne figurent pas, avec les autres photos de Skylab 4, dans les archives nationales de Sioux Falls, Dakota du Sud.
Une Technologie d'origine extraterrestre !?
Les autorités américaines montrèrent en effet un embarras évident lorsqu'un ancien technicien du site allégua qu'il existait une activité ovni au-dessus de la Zone 51. Pour compléter cette très surprenante déclaration, cet informateur ajouta et qui plus est l'aviation américaine travaillait activement avec la technologie extraterrestre. C'est sur un plateau de télévision, en mai 1989, que Bob Lazar fit ces déclarations.
LE TEMOIGNAGE D'UN SCIENTIFIQUE BOB LAZAR:
Cet informateur devait savoir de quoi il parlait : Lazar avait occupé, sous contrat, un poste de scientifique sur la base pendant cinq mois à partir de décembre 1988. Il révéla que le gouvernement américain y conduisait un programme d'examen de neuf soucoupes volantes et tentait d'adapter la technologie extraterrestre à ses propres fins. Quand Lazar fit ce témoignage public, il opéra dans l'ombre : il se présenta sous un nom d'emprunt, "Denis", et sa voix fut modifiée électroniquement. Cette prudence lui était dictée par le fait que sa femme et lui avaient déjà fait l'objet de menaces de mort.
Les précautions prises eurent peu d'effet : dans les jours suivant l'interview, les menaces de mort se succédèrent et on tira des coups de feu sur sa voiture. En novembre de la même année, afin de prévenir ce genre d'incidents, Lazar décida de jeter le masque.
À cette occasion, il donna plus de détails encore, décrivant notamment le site ultra secret "S4", situé à l'intérieur de la Zone 51, près du Lac Papoose (voir carte), lieu où les engins extraterrestres étaient remisés. Il précisa les fonctions qui avaient été les siennes sur ce site : au sein d'une équipe de 22 ingénieurs, il avait été engagé pour tenter de comprendre le système de propulsion des ovnis.


À L'INTERIEUR DU S4

Selon Lazar, le S4 était un vaste complexe souterrain occupant la surface d'une chaîne de montagne entière. Au début, il pensait travailler sur une technologie humaine très avancée. Mais lorsqu'il pénétra à l'intérieur de l'un des disques, il acquit la conviction que tout cela venait d'un autre monde car ni la forme, ni les dimensions ne semblaient provenir de la main de l'homme. "Il n'y a pas de joint physique, pas de soudure, ni boulons, ni rivets apparents" dit Lazar. "Tout objet présente une sorte de bord arrondi, comme s'il avait été moulé dans la cire, chauffé, et ensuite refroidi". Poursuivant ses descriptions, Lazar fait état de hublots, de voûtes et de tous petits sièges hauts de 30 cm. Quant à ce qui avait été identifié comme l'unité de propulsion, il s'agissait d'un objet de la taille d'un ballon de rugby, capable de produire un champ anti-gravité traversant l'engin par une tuyère verticale.


Bob lazar W2
La documentation que Lazar put consulter par ailleurs confirma ses soupçons. Il y trouva sur le site une masse étonnante d'informations relatives aux ovnis, y compris les images d'une autopsie de petits êtres grisâtres et chauves. D'après les documents compulsés par Lazar, ces extraterrestres étaient répertoriés comme venant du système stellaire Zeta Reticulli. Il y était également question d'un incident survenu en 1979, au cours duquel des extraterrestres avaient tué des gardes de la sécurité et un scientifique de la base. À la lumière de ces éléments, il ne faisait plus aucun doute pour Lazar qu'il s'agissait l à "d'engins extraterrestres, fabriqués par une intelligence extraterrestre, avec des matériaux extraterrestres". Lazar n'affirme pas catégoriquement avoir vu des extraterrestres au S4. Mais il assista en revanche à une scène étrange. Passant un jour devant une pièce dont la porte était ouverte, il vit deux hommes en blouse blanche "regarder vers le bas et s'adressant à un petit être aux longs bras... Ce fut une vision brève. Je n'ai aucune idée de ce que cela pouvait être", dit Lazar.
INFORMATIONS FIABLES ?

Lazar emploie-t-il des clichés sur les ovnis pour se faire un peu de publicité ou peut-on croire ce qu'il raconte ? Plusieurs éléments viennent toutefois corroborer ses affirmations. D'après George Knapp, qui interviewa Lazar à la télévision, plus d'une douzaine de personnes se sont depuis manifestées pour compléter et étayer ses propos.

Knapp a ainsi pu filmer le témoignage d'un homme ayant dirigé plusieurs programmes militaires de grande ampleur à la base Nellis. Ce témoin prétend que les autorités disposent d'extraterrestres et de leur technologie depuis les années 50. Hélas, cette bande vidéo ne pourra être visionnée qu'après la mort de cet homme. Aucun des autres témoins n'accepte de se montrer au jour car ils craignent des représailles.
DES MENACES DE MORT

Un journaliste d'une autre chaîne de télévision qui souhaitait enquêter sur la Zone 51 se heurta aux même réticences. Un ingénieur électricien qui affirmait avoir vu une soucoupe volante se déclara prêt à participer à une émission télévisée. Mais il se ravisa après avoir constaté la présence d'individus, vêtus de sombre, stationnant nuit et jour dans des voitures près de son domicile. Un autre témoin reçut des menaces directes.

On lui dit : "Nous savons que vous voyagez beaucoup, et ce serait tellement dommage que vous ou votre famille ne soit victime d'un accident". Si l'on observe Lazar dans ses prestations télévisuelles, il apparaît comme une personne posée, calme et sans prétentions. Il ne s'avance pas sur des domaines qui ne lui sont pas familiers. Il a de plus toujours avancé la même version des faits - chose difficile et rare en matière de faux témoignages. Toutefois, sa crédibilité peut être mise en doute car il soutient être titulaire de diplômes délivrés par deux universités américaines prestigieuses, sans jamais en avoir apporté la preuve.

Par ailleurs, il a connu une faillite commerciale et a été condamné à des travaux d'intérêt général pour avoir participé à la gérance d'une maison close. On peut également s'interroger sur les motivations de Lazar. Selon lui, il a décidé de parler parce que garder le silence aurait été une insulte à la science et aux citoyens américains. Ces nobles intentions ne l'ont pas empêché de vendre ses dessins d'engins extraterrestres sous forme de maquettes, et d'en céder les droits pour un film racontant son aventure. Mais gagner de l'argent n'est pas un crime, surtout aux Etats-Unis, et les quelques taches sur son passé ne signifient pas qu'il soit foncièrement malhonnête. Quoi qu'il en soit, un doute subsiste sur la véracité de certains de ses propos. Lazar affirme par exemple que, de 1982 à 1984, il a travaillé au Laboratoire National de Los Alamos au Nouveau-Mexique, dans le cadre de l'Initiative de Défense Stratégique "Guerre des Etoiles". Le journaliste George Knapp enquêta à ce sujet, et s'aperçut que le nom de Lazar figurait bien à l'époque sur l'annuaire du laboratoire de Los Alamos. Mais le fait a été catégoriquement démenti par les autorités militaires: selon elles, il n'y aurait aucune trace d'un tel engagement. En revanche, le gouvernement n'a jamais nié que Lazar avait travaillé à la Zone 51, ce qui est confirmé par ses déclarations d'impôt.
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