Scepticisme ufologique: Les sceptiques et leurs arguments (suite et fin)
Page d'accueil | Forum ovni | Rechercher | Actualité ovni | Vidéo ovni | Observations ovni témoignages | Contacter le responsable

Heure et Calendrier

« Novembre 2008 »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Editorial

Ovni: Ce site sérieux présente avec pédagogie et pragmatisme, les éléments historiques les plus solides sur le phénomène Ovni et ses grandes implications.














Facebook

Le blog change d'adresse: http://ovni-ufologie.over-blog.org/

liens utiles

Recherche

Compteurs

  • 9403657 visites depuis le 26/12/05
  • 334 billets
  • Pages

    Liens

  • Ufologie.net
  • RRO.org
  • Baseovni(temoignages)
  • Forum sur les ovnis
  • Ovni investigation
  • dorejc.free.fr
  • anakinovni.ifrance.com
  • adelmon.free.fr
  • Centro Ricerche Leonardo da Vinci (italien
  • ufoinfo
  • Gruppo Accademico Ufologico
  • Le GEIPAN
  • ovni
  • ovni.zeblog.com
  • http://
  • ZeBlog
  • Partenaires

    Partenaires

    Syndicalisation

    Fils RSS

    Scepticisme ufologique: Les sceptiques et leurs arguments (suite et fin)

    Recommander ce site ::    :: ::Par ovni :: 18/11/2008 à 21:14 :: Général

    Hésitations parmi les intellectuels

    Peu d'intellectuels ont daigné, ou osé, parler des ovnis. Lorsqu'ils l'ont fait, ç'a été le plus souvent pour les jeter dans le puits des croyances "irrationnelles", avec l'astrologie, etc.

    En France, un ancêtre de cette approche classique fut Roland Barthes, dans son livre Mythologies (1957). Il épingla en trois pages la croyance aux "Martiens", qu'il qualifia de mythologie "petite-bourgeoise". Il nous faut bien admettre que ce genre de discours méprisant est encore présent en France aujourd'hui.

    Parmi ceux qui ont osé s'exprimer sur les ovnis ces dernières années, figurent l'historien Paul Veyne, professeur au prestigieux Collège de France, et Albert Jacquard, généticien et philosophe bien connu.

    Tous deux veulent bien supposer qu'il existe d'autres civilisations, mais ils rejettent encore les ovnis. La question est : combien de temps une telle attitude va-t-elle encore durer ? A une émission de télévision de la Suisse Romande, Albert Jacquard avait conclu sur une curieuse déclaration. Il avait dit que, si nous venions en contact avec une autre civilisation, il leur demanderait d'attendre 50 000 ans avant de venir nous visiter, car nous ne sommes pas prêts à les recevoir ! Ceci trahit peut-être un sentiment profond de peur devant la perspective d'une présence extraterrestre.

    Pourquoi un tel scepticisme ? L'opinion d'Isabelle Stengers et de Pierre Guérin

    Isabelle Stengers, philosophe des science belge bien connue, a donné une explication claire des racines du scepticisme scientifique, lors d'une émission de télévision de la chaîne ARTE, en 1996.Elle a souligné que, quand un phénomène se produit en dehors du domaine de la connaissance scientifique, "ils n'aiment pas cela du tout", et ils ont tendance à le disqualifier comme relevant des croyances irrationnelles. Pour Stengers, cette attitude de rejet est de nature quasiment "pathologique".


    La philosophe Isabelle Stengers

    L'astronome français Pierre Guérin, décédé en 2000, est l'un des rares scientifiques français à avoir défendu les ovnis publiquement en France. Mais il avait dû faire face à de vives critiques de la part de ses collègues, notamment Evry Schatzman, longtemps président de l'Union rationaliste et personnage important du monde scientifique, et il était devenu très pessimiste. Dans son livre OVNIS. Les mécanismes d'une désinformation (2000), paru juste avant sa mort, Guérin soutenait l'opinion que la politique américaine du secret n'était pas près de finir, car la révélation d'une présence extraterrestre serait un trop grand choc pour l'humanité.


    L'astronome Pierre Guérin

    On peut soutenir, cependant, que les attitudes négatives concernant les ovnis vont probablement se réduire, graduellement. Voici un exemple intéressant qui suggère cela. 1995 fut l'année du plus grand désarroi pour l'ufologie mondiale, avec le "scandale" du film supposé d'une autopsie extraterrestre. En France, ce furent des rugissements dans la presse. Sur la chaîne franco-allemande ARTE eut lieu un petit débat entre plusieurs scientifiques et intellectuels, parmi lesquels Paul Veyne, Henri Broch et Pierre Lagrange, réunis par le journaliste Michel Polac. Ils se moquèrent tellement du film qu'il en résulta, inévitablement, un effet très négatif sur les ovnis. En fait, ce fut un débat très médiocre, mais quelques mois plus tard, la même chaîne ARTE présenta un programme beaucoup plus sérieux et positif sur les ovnis, intitulé Chercheurs d'OVNI (17 mars 1996), avec de nombreux invités tels que le physicien Stanton Friedman, et le professeur de physique Auguste Meessen, ce qui eut pour effet de réhabiliter les ovnis comme sujet sérieux en France.


    Le professeur de physique Auguste Meessen

    "Wait and see" dans la presse scientifique

    La presse scientifique française a été le plus souvent négative sur les ovnis. Mais là aussi, les choses pourraient bien évoluer. Voici l'exemple intéressant d'Olivier Postel-Vinay, rédacteur en chef de la revue réputée La recherche. Invité à un débat sur la chaîne nationale FR3 en novembre 1995, il expliqua qu'il était venu pour "se divertir". J'étais invité également à cette émission, et je pus le rencontrer ensuite brièvement, au retour dans le train. Après une petite discussion, il conclut : "wait and see !"

    Mais cela signifie que, si et quand des nouvelles importantes seront divulguées, le monde scientifique se dépêchera d'attraper le train en marche !

    3 - Quelques signes de changement en France

    Deux initiatives récentes donnent à penser qu'il pourrait y avoir un changement d'état d'esprit en France. Le rapport du COMETA Les OVNIS et la Défense. A quoi doit-on se préparer ? fut une grosse surprise en juillet 1999, et il dut faire face à quelques réactions violemment négatives. Cependant, il attira l'attention à l'étranger, à travers le monde, car il était signé par un groupe impressionnant d'officiers supérieurs et d'ingénieurs militaires, animé par le général de l'armée de l'Air Denis Letty, et parce qu'ils avaient osé poser la question du secret américain. Ce n'était pas un document officiel mais il n'en était pas loin.

    En septembre 2001, le film OVNIS : le secret américain, diffusé sur la chaîne nationale France 2, fut bien reçu dans la presse française. Ironiquement, il fut diffusé sur la même chaîne qui avait diffusé, exactement un mois avant, le grand show annuel d'astronomie avec Hubert Reeves, où les ovnis étaient bannis ! Ce calendrier n'était peut-être pas une pure coïncidence.

    Un autre exemple d'ouverture limitée dans les médias français a été donné récemment par un journaliste influent, Franz-Olivier Giesbert, Directeur du magazine Le Point, et réalisateur dune émission culturelle à la télévision. Il avait invité le jeune astrophysicien Nicolas Prantzos, mais quand celui-ci dit "Je pense que nous sommes seuls", Giesbert lui opposa une déclaration vigoureuse, préenregistrée, du journaliste Jean-Claude Bourret, qui défend depuis longtemps la cause des ovnis. Après quoi Giesbert fit ce commentaire : "Et toc !".

    Cela dit, n'espérons pas trop, ni trop vite. Ce sont de petits signes d'un changement graduel d'état d'esprit dans les médias.

    Il y a encore des facteurs nuisant à la crédibilité des ovnis

    Malheureusement, il y a encore des facteurs négatifs pesant sur la crédibilité de l'ufologie. Chez les libraires, les ovnis sont toujours placés au rayon ésotérique, où ils sont en compétition avec l'astrologie et avec les promoteurs de révélations sensationnelles de toutes sortes. Le livre de David Icke Le plus grand secret (1999, 2001 pour la version française), qui est un best seller en France, est un bon exemple de telles révélations. De même, la France a beaucoup souffert des sectes, censées être inspirées par des extraterrestres, telles que les Raëliens, l'Ordre du temple solaire et le Mandarom. Sur une telle toile de fond, il n'est pas étonnant que l'ufologie soit jetée par les intellectuels dans le puits noir des croyances irrationnelles, en même temps que les "fausses sciences" et toutes sortes de duperies. Umberto Eco a justement dit cela récemment, dans une chronique mensuelle, dénonçant les exploiteurs de la crédulité populaire (Libération du 18 février 2002).

    Un autre exemple de croyances handicapantes est l'affaire Ummo - un paquet de lettres supposées d'origine extraterrestre, apparues en Espagne dans les années 60. Cette histoire devint populaire en France après la parution de deux livres à succès du physicien non-conformiste Jean-Pierre Petit. J'ai essayé de montrer le caractère douteux de ces révélations dans un article que l'on peut lire sur internet (voir le site http://www.ufocom.org/pages/v_fr/Ummo_GBourdais/ummo_GB0 ).

    Le "debunking" est toujours à l'œuvre, dans le monde entier


    Un bon exemple récent de "debunking", c'est à dire de mise en doute malhonnête des ovnis, a été l'annonce ridicule faite en Grande-Bretagne de la fermeture du "Bureau des Soucoupes Volantes", dans le Times du 23 avril. Elle a été propagée par les médias dans le monde entier. En France, de nombreux journaux et radios l'ont annoncée, sans se poser la moindre question. Mais quand Denis Plunket, le responsable du groupuscule en question, a dénoncé cette fausse information, personne dans la presse ne s'est donné la peine de le citer. Le debunking des ovnis se porte bien !

    Le problème du secret américain

    La journaliste britannique Georgina Bruni, auteur d'un excellent livre sur l'atterrissage supposé d'un ovni près de la base aérienne de Rendlesham, a révélé une conversation privée qu'elle a eue avec l'ancien premier ministre Margaret Thatcher. Lorsqu'elle lui demanda ce qu'il en était des ovnis, Mme Thatcher lui répondit : "Il faut obtenir les informations exactes, et ensuite on ne peut pas en parler au peuple". Georgina Bruni a justement pris cette formule comme titre de son livre : You Cannot Tell the People (2000, non traduit).

    Beaucoup d'ufologues ont dénoncé depuis longtemps l'étrange attitude négative des services gouvernementaux américains au sujet des ovnis. Il serait beaucoup trop long de raconter ici cette histoire. Citons juste deux livres américains récents, bien documentés (non traduits), pour ceux qui seraient intéressés :

    UFOs and the National Security State de Richard Nolan (2000) et UFO-FBI Connection du physicien Bruce Maccabee (2000).

    Au cœur de cette question se trouve la fameuse affaire de Roswell, avec des centaines de témoins, et d'autres qui sont encore découverts, presque chaque année. Les explications douteuses de l'armée de l'Air paraissent de moins en moins crédibles, même pour les grands médias, et la question devient : combien de temps encore vont-ils être capables de maintenir le grand secret sur les ovnis ?

    La longue route vers la levée du secret ?

    Des milliers de pages de documents officiels ont été divulgués en vertu de la Loi sur la Liberté de l'information (FOIA, Freedom of Information Act), depuis les années 70 aux Etats-Unis. De nombreux témoins, civils ou militaires, se sont manifestés et ont parlé publiquement sur les opérations secrètes. En plus de cela, des documents controversés ont été mis en circulation, tels que les fameux papiers "MJ-12", dépassant maintenant les 2 000 pages. Stanton Friedman et de Dr Robert Wood sont parmi les chercheurs actifs sur ces documents. Bien que ceux-ci soient déclarés faux par les autorités, ils paraissent pourtant provenir des services secrets, et semblent contenir un mélange bizarre de vérités et de mensonges, sur les secrets relatifs aux ovnis. Il serait beaucoup trop long de les détailler ici. J'ai essayé de faire connaître tout cela en France dans mon livre OVNIS : la levée progressive du secret (2001).

    Aux Etats-Unis, il y a des initiatives intéressantes allant dans le sens d'une levée du secret sur les ovnis. Les études privées continuent avec vigueur, comme le montrent par exemple le livre de Richard Hall The UFO Evidence (nouvelle édition 2001), ou le livre du physicien Peter Sturrock The UFO Enigma (1999), qui a présenté l'étude d'un groupe de travail rassemblé par Laurance Rockefeller en octobre 1997.

    Le même Rockefeller a fait des efforts sérieux, en privé, pour attirer l'attention du président Clinton et de son conseiller scientifique Jack Gibbons, dans les années 1993-94, mais cet effort fut compromis par l'étude négative de l'armée de l'Air sur Roswell, comme le raconte le chercheur Grant Cameron, qui a obtenu la correspondance sous FOIA. Celle-ci met en lumière comment même un Président peut être tenu à l'écart des grands secrets sur les ovnis.

    D'autres efforts de valeur sont, par exemple, la collecte de témoignages de pilotes par le Dr Richard Haines et le NARCAP (National Aviation Reporting Centre on Anomalous Phenomena), les enquêtes de NIDS (National Institute for Discovery Science), un organisme privé financé par Robert Bigelow à Las Vegas. NIDS semble jouer un rôle ambigu, qui pourrait être de contribuer à une politique de levée progressive du secret. Une autre initiative intéressante a été en 2001 l'action controversée du Dr Steven Greer baptisée "Disclosure Project" : un mélange de témoignages, certains très bons et d'autres moins bons.

    Divulgation progressive dans les médias ?

    Dans le passé, il est clair que les médias américains, en particulier les grands journaux, ont eu une longue histoire de coopération avec le gouvernement. Cela est raconté dans un livre révélateur, The Missing Times de Terry Hansen (2000), et aussi, sur un mode plus anecdotique, dans Hollywood Versus the Aliens de Bruce Rux (1997).

    Les grands médias ont aidé, sans nul doute, la politique du secret. Cependant, il est possible que certains films et séries de télévision, tels que Star Trek, aient été conçus pour appuyer une politique d'information graduelle sur les ovnis et les aliens. Un développement nouveau et intéressant est l'annonce que Steven Spielberg produit une importante série de télévision sur les ovnis et les enlèvements, appelée Taken, qui doit être diffusée à la fin de 2002.

    Le réseau Internet est aussi, sans aucun doute, un puissant facteur pour libérer et accélérer l'information. Mais il reste un facteur inconnu : l'"agenda" de ces mystérieux "aliens", et leur présence qui se renforce, semble-t-il, à travers le monde. Que veulent-ils ? Nous ne le savons pas encore.

    mars 2002

    http://www.ufocom.org/UfocomS/GB_Saint_Marin02/GB_Saint_Marin_2002.htm