La vague d'observation de 1954 (suite)
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    La vague d'observation de 1954 (suite)

    Recommander ce site ::    :: ::Par ovni :: 25/11/2007 à 22:42 :: Général

    Je pris donc la ligne européenne la plus suggestive et la plus riche, qui était précisément "Bavic", et, en faisant l’hypothèse que cette ligne apparemment droite était un grand cercle terrestre, je demandai à un ami disposant du matériel nécessaire à l’opération de calculer ce grand cercle avec la plus grande précision possible (on peut le calculer "à la main" , mais c'est une opération longue et laborieuse).


    Le résultat, je dois le dire, nous stupéfia. Qu'on en juge: le grand cercle déterminé par l’alignement Bayonne-Vichy survole successivement le Portugal, les Provinces septentrionales du Brésil, la République Argentine, la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Guinée orientale, Formose et le continent Eurasiatique. Sur six des vagues survenues depuis 1954, inclusivement, cinq sont donc embrochées par cet énigmatique grand cercle découvert à la seule lumière des observations françaises de 1954! Au moment où nous faisions cette découverte, nous avions parmi nous à Paris M. Christian Vogt, le très compétent animateur de la Commission d'Enquête CODOVNI, de Buenos Aires. II partagea notre étonnement et notre enthousiasme. Pour la première fois. un début d'ordre se laissait deviner à l’échelle planétaire dans ce phénomène condamné. II y avait donc un espoir d'en venir à bout avec les moyens traditionnels de la recherche scientifique.


    La vague américaine de l’automne 1957 restait seule en dehors de la ligne: mais elle coïncidait dans le temps avec le lancement du premier Spoutnik, et pouvait s'interpréter autrement.


    LA SIGNIFICATION DES ALIGNEMENTS


    Le fait expérimental des alignements, que chacun peut contrôler à partir des sources données dans mon livre et à l’aide de cartes, comporte un ensemble d'enseignements qu'il faut maintenant souligner:


    1) Dans le fatras des récits plus ou moins certains pris un à un, ce fait émerge comme une constatation objective, libérée de toute appréciation personnelle: pour savoir si l’alignement existe, il suffit de refaire le calcul. Les sources utilisées sont des textes publiés par la presse avant la découverte des alignements eux-mêmes. On ne peut donc supposer que les observations ont été inventées après coup pour justifier les alignements.

    2) Que l’immense multitude des observations s'organisant suivant un ordre déterminé suppose que ces observations concernent un phénomène unique, de même nature dans chaque cas, obéissant à une structure homogène.


    3) Ce phénomène unique, quel est-il? Une psychose, une hallucination, une imposture? Dans ce cas, iI faut admettre que les impostures, les hallucinations et les psychoses se propagent de façon orthodromique sur les grands cercles terrestres. On peut, si l’on veut, appeler cela le
    " bon sens ".


    4) On peut aussi, avant de se faire une opinion, s’enquérir auprès des témoins de ce qu'ils disent avoir vu. Et alors on découvre que ce phénomène apparemment si aberrant est en fait toujours le même ou, plutôt, que l’objet décrit se trouve être dans 99 % des cas l’un des objets suivants:


    a) un objet d'aspect nébuleux et de vastes dimensions, de forme allongée, lumineux la nuit, vertical à l’arrêt, s'inclinant au départ, restant incliné en cours de mouvement, émettant ou "absorbant" parfois par son extrémité inférieure un ou plusieurs objets de dimensions plus restreintes. Cet objet, que j'ai appelé le "grand cigare des nuées" en raison des nuées tourbillonnantes qui l’entourent constamment, a été observé partout dans le monde, par des paysans de la Seine-et-Marne et par des Tasmaniens, au-dessus de Los Angeles et au Venezuela. On sait que Paul Thomas en a donné une intéressante interprétation historique dans son livre "Les Extra-terrestres ".


    b) un objet de petites dimensions que les témoins se disant les plus rapprochés décrivent comme circulaire, hémisphérique par-dessus, changeant d'aspect par-dessous. La nuit et en vol, l’objet est généralement lumineux, le dessus rougeâtre, orangé ou doré, le dessous susceptible d'émettre des couleurs vertes, blanches, rouges, violettes, soit séparément, soit simultanément; les témoins se disant rapprochés déclarent que, dans ce dernier cas (émission simultanée de plusieurs couleurs), les sources lumineuses sont des sortes de tigelles verticales pendant sous l’objet et qui ont été vues apparaissant, disparaissant, échangeant entre elles leurs couleurs et donnant ainsi une impression de tournoiement (par exemple, le 3 octobre 1954, à Armentières, à Château-Chinon, à Montbéliard, et à d'autres dates un peu partout dans le monde). A la place des tigelles, sous l’objet principal, apparaît parfois un objet plus petit, très lumineux, solidaire du premier mais susceptible de descendre verticalement au-dessous de lui (par exemple, ce même 3 octobre, à Marcoing, à Liévin, Ablain-St-Nazaire, Milly, Champigny).

     

    c) un objet de mêmes dimensions que le précédent et de même forme par-dessus, mais ne présentant par-dessous aucun des phénomènes décrits plus haut. Cet objet est souvent aperçu au sol. Il est alors soit lumineux et de couleur rougeâtre, orange ou dorée, soit obscur, et fréquemment associé à l’objet décrit au paragraphe suivant.


    d) un être ayant les apparences de la vie, haut d'environ un mètre dix, décrit comme vêtu d'un scaphandre de couleur claire, peut-être translucide, large de corps, de "démarche" balancée et sautillante. Les témoins disant avoir aperçu l’être lui-même à travers le scaphandre parlent d'un teint sombre, peut-être pileux, d'une "tête" basse et large. Dans certains cas, les témoins disent avoir vu, associé à cet être, ou à l'objet décrit au paragraphe précédent, ou aux deux, un autre être de taille et d'aspect franchement humain. Les témoignages sont uniformes en France et en Nouvelle-Guinée, aux Etats-Unis et au Venezuela, au Brésil, et partout dans le monde, y compris en Union Soviétique (voir là aussi l’interprétation de Paul Thomas).


    Les témoins ont-ils réellement vu tout cela? L’ont-ils rêvé ou inventé? J'abandonne cette question aux historiens, me bornant à constater que leurs témoignages se portent sur des lignes droites que le hasard n'explique pas. Mais ce n'est pas tout.


    e) les témoins associent souvent, et dans toutes les parties du monde, l’observation rapprochée des objets ci-dessus à un certain nombre de phénomènes, eux aussi toujours les mêmes:
    arrêts de moteurs, extinctions de phares, interruptions de circuits électriques, électrisation et paralysie du corps humain, échauffement d'objets pouvant aller jusqu'à la dessiccation de corps mouillés et à la calcination de matières organiques: bois, feuilles, herbe, etc., agitation bruyante et magnétisation d'objets métalliques.

    f) les témoins attribuent aux objets en l’air un certain nombre de comportements caractéristiques et toujours les mêmes: mouvement en ligne droite, basculement au départ et à l’arrêt, changement de direction accompagné d'une manœuvre uniformément décrite dans le monde entier de la façon suivante: ralentissement subit, arrêt, descente en zig-zag ou feuille morte, puissant souffle vertical, accélération subite avec basculement et essor dans une nouvelle direction.


    Ce comportement complexe correspond toujours, sur la carte, à l’intersection de deux lignes.

     

    4 un bilan provisoire


    Un bilan élémentaire du "problème soucoupe" tel qu'il se présente en 1963 devrait encore mentionner les études statistiques de fréquence faites en France, au Brésil, en Espagne et aux Etats-Unis, ainsi que l’analyse fine de l’alignement "Bavic", à la suite de la saisissante série d'observations enregistrées pendant l’été 1962 dans le centre de la France. Je n'en dirai que quelques mots, car il faudrait un livre pour en parler convenablement.


    TOUS LES VINGT-SIX MOIS


    Sur le premier point (rythme des fréquences), les faits sont les suivants: en se fondant sur quatre catalogues différents n'ayant de commun entre eux qu'un stock minoritaire d'observations, quatre chercheurs travaillant séparément et sans s'être concertés ont abouti au résultat identique d'une maximum très net tous les 26 mois. On voit ce qu'évoque ce cycle: c’est celui des oppositions de la planète Mars. "Elles" viendraient donc de Mars? Conclusion simpliste. D'abord, les maximums ne coïncident nullement avec les rapprochements de la planète, mais avec le troisième mois suivant l’opposition. Ensuite, le Dr Olavo Fontès, un chercheur brésilien, croit avoir décelé, se superposant au cycle de 26 mois, un second cycle, plus long, de cinq ans. Mars joue indiscutablement un rôle dans l’organisation chronologique du phénomène. Lequel? On en discute.
    Sur le second point (structure fine des alignements), les recherches actuelles sont beaucoup plus prometteuses.


    L’HISTOIRE DU VAURIAT


    Il n'est pas déraisonnable en effet, compte tenu de ce que l’on sait déjà, d'espérer que l’on pourra un jour prévoir certaines observations et dire, par exemple, à l’issue d'un calcul, que tel jour, à telle heure et à tel endroit, il se passera ceci ou cela. Cet espoir se fonde sur quelques très encourageantes réussites dont voici la plus remarquable.


    Le 29 août dernier, un peu avant 14 heures (c’est-à-dire en plein jour), quatre objets étaient observés coup sur coup à faible distance au-dessus d'un hameau du Puy-de-Dôme appelé Le Vauriat. Il y avait plusieurs témoins, dont un pilote expérimenté, membre de l’Aéro-Club d'Auvergne.


    Le journal de Clermont-Ferrand “ la Montagne ”, par qui nous fûmes alertés, donnait dans son numéro du 30 août de nombreuses et intéressantes précisions, car les objets, descendus à basse altitude, avaient manoeuvré pendant plusieurs minutes sous les yeux des témoins. Mais la précision la plus précieuse pour nous manquait: on ne disait pas où se trouvait Le Vauriat. Un de mes amis (que je ne nommerai pas parce qu'il appartient au Centre national de la Recherche scientifique) entreprit de repérer ce lieudit sur la carte du Puy-de-Dôme au 200 000e, tâche fastidieuse et sans espoir: cette carte mesure un mètre dix de long sur cinquante centimètres de large et comporte des milliers de noms (c'est la Michelin n° 73). Après avoir vainement cherché pendant une heure ou deux, il eut soudain une idée: l’alignement "Bavic" ne traverserait-il pas le Puy-de-Dôme? Si, précisément, si donc l’observation était authentique, il y avait une bonne chance pour que Le Vauriat se trouvât sur cet alignement, car la manœuvre décrite était celle d'une intersection de lignes.


    II porta donc sur la carte les coordonnées de "Bavic" qu'il traça avec beaucoup de soin, et se reporta au récit des témoins.


    "Les quatre objets, pouvait-on lire dans la Montagne, se mirent alors à décrire une sorte de ballet au-dessus de la gare..."


    La gare! Il y avait donc une voie de chemin de fer! Notre ami mit le doigt sur une extrémité de la ligne et la suivit jusqu'à ce qu'elle coupât une voie. A ce point précis, "Bavic" traversait un tout petit village. Notre ami se pencha et lut: le Vauriat. Il m'appela aussitôt au téléphone et, je dois le dire, sa voix tremblait.

    L’ABJURATION EST PRETE...


    On comprendra que le jour où nous en saurons autant sur les chronologies du phénomène que nous en savons déjà sur ses lois spatiales, ou, si l’on préfère, topographiques, la prévision deviendra possible. Mais ce résultat, s'il peut être atteint, ne le sera qu'au prix d'une étude minutieuse et de beaucoup de travail. C'est dans ce but qu'un certain nombre de chercheurs français - astronomes professionnels, techniciens de l’aéronautique, physiciens, ingénieurs - ont décidé vers la fin de 1962 de se constituer en groupe d'étude(1). Forts d'une expérience classique dans l’histoire des sciences et qui veut que les recherches nouvelles ne soient poursuivies qu'au prix des plus graves risques professionnels, ces chercheurs garderont l’anonymat. Ils savent trop ce que seraient les réactions des maîtres administratifs de l’astronomie et de la recherche spatiale française à leur égard pour risquer l’avenir de leurs travaux en les divulguant sous leur nom. De quoi s'agit-il en effet? De proclamer urbi et orbi que tel ou tel savant français travaille sur les soucoupes volantes, ou de faire progresser la connaissance? Tous les travaux effectués en France sur ce sujet condamné seront donc publiés sans nom d'auteur(2), et, s'il le faut, hautement récusés et abjurés. La formule d'abjuration est toute prête.
    Planète l'a publiée dans son numéro 8: c'est l’abjuration de Galilée.


    Moyennant quoi, et étant bien entendu qu'elles n’existent pas, on finira peut-être par savoir ce que sont les soucoupes volantes.


    AIME MICHEL.
    1. Le Groupe d'Etude des Phénomènes Aériens et des Objets Spatiaux Insolites, 74, rue Etienne-Dollet, Cachan (Seine).
    2. Dans le bulletin du G.E.P.A.


    Bibliographie:


    - Charles Fort: "Le Livre des Damnés", traduction française parue aux Editions des Deux-Rives, Paris.
    - Jacques Bergier et Louis Pauwels: "Le Matin des Magiciens", Gallimard.
    - Edward J. Ruppelt: "Report on Unidentified Flying Objects", Ace Books, New York 1956.
    - Richard C. Borden, Electronics Division, and Tirey R. Vickers, Navigation Aid Evaluation Division (Civil Aeronautics Administration Technical Development and Evaluation Center), Indianapolis, Ind., Technical Development Report n° 180, May 1953: "A Preliminary Study of Unidentified Targets Observed on Air Trafic Control Radars".
    - Aimé Michel: "Lueurs sur les Soucoupes Volantes", Mame 1954.
    - Aimé Michel: "Mystérieux Objets Célestes", Arthaud 1958.
    - Lex Mebane: "Flying Saucers and the Straight Line Mystery", Criterion Books, New-York. (Supplément à l'édition américaine de Mystérieux Objets Célestes, p. 261).
    - Paul Thomas: "Les Extraterrestres", Plon 1962.


    Demande officielle

    En France, des parlementaires demandent par écrit au Secrétariat des Forces de l'Armée de l'Air si l'armée française a ouvert une enquête sur les "soucoupes volantes", comme l'ont fait les USA et l'URSS :

    13687. - M. de Léotard expose à M. le secrétaire d'Etat aux forces armées (air) que les récents témoignages relatifs à des "soucoupes volantes" et cigares volants" n'ont pas manqué d'intriguer l'opinion publique, sinon de l'inquiéter ; il demande : 1° si des instructions ont été données pour que ces phénomènes soient systématiquement et scientifiquement observés ; 2° si ces "soucoupes" ou "cigares" ne pourraient pas être pris en chasse pour être mieux observés, afin que le public sache exactement s'il s'agit d'autosuggestion collective à dissiper, ou s'il y a lieu de tenir compte de ces phénomènes au point de vue de la sérénité et de la défense nationale

    Source: Journal Officiel du jeudi 27 janvier 1955 

    Jean-Jacques Velasco 2004.

    Graphique de J.Vallée sur l'Automne 1954.



    Sources divers:

    http://baseovnifrance.free.fr
    http://www.rr0.org/1954.html
    http://anakinovni.ifrance.com/1954.htm


    Les ovnis dans la presse en 1954

    Comme vous allez le constater la presse n'a pas été tout le temps très sympathique avec les témoins. En tournant en dérision ces observations on a entrainé un désintérêt une lassitude de la population et on à provoqué le développement des mouvement rationalistes qui voulaient ainsi combattre les témoignages.

    1) Les "indignations" de sceptiques

    Exemple: L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Périgord Moun Pais, France, le 12 octobre 1954.





    2) les moqueries de la presse, des journalistes

    Exemple: L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Samedi-Soir, Paris, France, le 14 octobre 1954.



    Vous pouvez consulter les articles de presse "récoltés" par Patrick Gross d'ufologie.net sur cette page:

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