Les témoignages des astronomes (suite)
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    Les témoignages des astronomes (suite)

    Recommander ce site ::    :: ::Par ovni :: 18/10/2006 à 19:26 :: Général

    Observations

     

    Adolescent, à Pontoise, Vallée fait une première observation : une soucoupe classique, argentée, réfléchissant le Soleil, avec une sorte de dôme transparent dessus. Un ami à lui habitant à 1 km de là voit le même objet aux jumelles. Tous deux ne s'expliquent pas leur observation, mais Vallée pense à l'époque à un prototype secret [Vallée, Interview Europe1, 20 Mai 2001].

     

    Vallée part à Lille pour une maîtrise d'astrophysique. Au cours de son travail astronomique, Vallée observe des ovnis. En 1961, il les suit et les vise au théodolite, comme nombre de ses collègues :

     

    Les objets que nous suivions au théodolite n'étaient pas spectaculaires. Ils se comportaient comme des satellites artificiels, mais leur orbite était rétrograde et l'on arrivait presque jamais à les retrouver. A cette époque, aucun pays au monde n'avait de fusée assez puissante pour lancer un satellite rétrograde. Et la probabilité était infime pour qu'il s'agisse d'astéroïdes capturés par hasard par l'attraction terrestre (les américains ont dans leurs dossiers des plaques photographiques montrant un de ces satellites inconnus sur 2 orbites successives) [Vallée, Le Collège Invisible].

     

    Mais ce qui étonne le plus Vallée, c'est le comportement des scientifiques qui l'entourent : leur unique préoccupation est d'éliminer ces observations en les niant. Après avoir apporté la preuve que de tels objets ne peuvent être des avions, il assiste un jour dans un grand observatoire à la destruction des bandes magnétiques d'objets non identifiés observés pendant la nuit. Outré, il déclarera à ce sujet : L'attitude du directeur de l'observatoire était non scientifique. A l'automne 1962, suite à ce choc, et dégoûté de la politique française en général, il décide de quitter la France.


    Etats-Unis (1962)


    Hynek et Vallée en 1978 [Science Interdite, O. P. Editions, 1997] 
     
    Arrivé aux USA, Vallée pratique l'astronomie [ne pas le confondre avec l'astronome canadien Jacques P. Vallée] à l'Université du Texas d'Austin. Il travaille à l'observatoire MacDonald, sur le 1er projet de cartographie informatisée détaillée de Mars pour la NASA.

     

    http://www.rr0.org/personne/v/ValleeJacques/


    McDonald (1968)

    James McDonald confirme cette position en 1968. Devant la Chambre des Représentants des U.S., il déclare avoir lui-même été le confident de divers astronomes et scientifiques mais déplore que ceux-ci veulent pas rendre leur témoignage public ou tout du moins souhaitent rester anonymes. Pour lui, ne pas trouver de témoignages d'astronomes n'est donc pas étonnant, d'autant que avec presque 200 fois plus de police, d'adjoints de sheriffs, de patrouilleurs d'état, etc., qu'il n’y a d'astronomes professionnels, il n'est pas surprenant que beaucoup plus de signalements d'ovnis viennent d'officiers de maintien de l'ordre que d'astronomes Auditions sur les ovnis devant la Chambre des Représentants des US, 1968.

     

    Frank Halstead (docteur)

     

    Astronome directeur de l'observatoire de Darling (Minnesota).

     

    Observation (1955) Le 1er novembre 1955, Halstead et sa femme voyagent vers la Californie à bord du Challenger, un train express de l'Union Pacific Railroad.

     

    Alors que le train fonce à travers la Vallée de la Mort dans la Californie de l'Est, à environ 100 miles à l'ouest de Las Vegas (Nevada), le couple voit un ovni. Halstead se souvient :

     

    Ma femme Ann était assise près de la fenêtre et elle attira mon attention sur un objet qu'elle voyait — quelque chose qui se déplaçait juste au-dessus de la chaîne de montagnes [Panamint]. Notre train roulait parallèlement à cette chaîne de montagnes, et cette chose se déplaçait dans la même direction que le train, juste au-dessus des montagnes.

     

    Je pensais d'abord que la chose était un blimp — vous savez, un de ces dirigeables en forme de cigare — mais alors que je le regardais, je réalisais que ça ne pouvait pas être un blimp — ils ne font que 200 pieds pieds de long environ — et cette chose était gigantesque. Elle faisait près de 800 pieds de long. Je pus estimer cela parce qu'il était tellement proche de la chaîne de montagne, où les arbres et les bosquets étaient visibles pour comparaison.

     

    Tandis que Ann et moi regardions cette chose en forme de cigare — pendant 4 ou 5 mn alors qu'il allait au rythme du train — nous remarquâmes qu'un autre objet l'avait rejoint. Ce 2nd objet apparût très soudainement à l'arrière du 1ère — c'est-à-dire, derrière lui.

     

    C'était une chose en forme de disque. En fait, les 2 objets étaient très brillants, avons-nous remarqués. Mais ce 2nd avait vraiment une forme de disque. Si mon estimation de la taille du 1ère objet était approximativement correcte, alors ce disque devait faire 100 pieds de diamètre — plat à la base avec un dôme léger sur la partie supérieure.

     

    Ma femme et moi-mêmes regardâmes leur paire pendant approximativement 2 — peut-être 3 — mn. Ils se déplaçaient à peu près à la vitesse de du train et semblaient très proches du sommet de l'arête — pas plus de 500 pieds au-dessus, dirais-je. Puis ils commencèrent à s'élever, lentement d'abord, et quelques secondes plus tard, bien plus vite. En quelques secondes, 15 ou 20, ils s'étaient élevés si haut que nous ne pouvions plus les voir depuis la fenêtre de notre train [Edwards, Frank, Flying Saucers, Serious Business, Bantam Books, 1966, pp 20-21].

     

    En 1957 il déclare : De nombreux astronomes professionnels sont convaincus que les soucoupes volantes sont des machines interplanétaires.


    Walter No. Webb

     

    Webb obtient une licence d'astronomie et devient maître de conférence au Planetarium Charles Hayden à Boston (Massachusetts).

     

    Témoignage (1951)Le 3 août 1951, Webb fait une observation :

     

    Cet été-là j'étais a counselor de nature au Camp Big Silver, le camp de Club de Garçons de Toledo (Ohio) sur les côtes de Silver Lake dans le Michigan du sud, à 3 miles au sud de Pinkney. C'était une nuit claire et sans Lune. J'avais montré à 2 garçons divers objets célestes à travers mon télescope réfléchissant 3 pouces 1/2 et pointé des constellations. Il était environ 23 h ou minuit. Soudain je remarquais une lumière luisante jaune ou rouge jaunâtre dans une trajectoire ondulée (mais sur une course droite) au-dessus des collines au sud de Silver Lake. Alors que l'objet voyageait doucement vers l'ouest de cette manière particulière, nous le regardions tous les 3 avec fascination. Il était à une élévation si basse que la trajectoire régulière comme une vague le fit plonger derrière les collines à quelques moments. D'abord je n'ai franchement pas réalisé que je pouvais être en train de regarder quelque chose d'inhabituel et pensé que l'objet était un feu d'avion. Mais quelque chose était dérangeant au sujet de cette trajectoire de vol et au moment où je réalisais que les avions ne volent pas selon des trajectoires ondulées, la chose s'apprêtait à disparaître pour de bon derrière des arbres devant nous. Je basculais le télescope vers les collines, mais c'était trop tard.

     

    J'avais vu quelque chose d'étrange dans le ciel que je n'avais pu expliquer. Aucun objet auquel que je pouvais imaginer ne suivais une trajectoire pareille. La possibilité éloignée que l'ovni ait pu être le reflet d'une lumière en déplacement au sol depuis une couche d'inversion ondulante fut rapidement rejetée. Un reflet d'inversion apparaîtrait comme un point de lumière vague dans le ciel à la brillante beaucoup réduite par rapport à sa source de lumière d'origine. Mon ovni était apparu comme un objet brillant, luisant, se déplaçant selon un schéma ondulant régulier. Il est impossible pour une couche d'inversion de produire un reflet rythmique adouci. Une couche ondulante d'air turbulant serait nécessaire, et une telle condition ne serait pas du tout capable de produire une quelconque image [Hall 1964].

     

    Hynek (1957)

     

    En 1957 Hynek doit mettre en place les stations de détection pour l'Observatoire Astronomique Smithsonien. En février il recrute le jeune Webb, qui sort du collège. Son travail est d'assister l'équipe STP au Smithsonien. Après que Sputnik 2 ait été soit lancé, c'est la course pour aux observateurs sur leurs stations de détection. Webb est affecté à une station à 10000 pieds. Le Mont Haleakala sur Maui (Hawaii). Leur station devient la 1ère hors du continent à être équipée et à disposer de personnel. Webb se souvient :

     

    ...des traînées anormales occasionnelles se montrèrent sur des photos ultérieures dans le réseau Baker-Nunn. Bud (Ledwith) commença à examiner le film de la station de détection et les rapports Moonwatch pour y chercher des traces d'ovnis. Hynek commenta des "singularités" qui apparaissaient à la fois sur les photos de détection et les observations Moonwatch.

     

    Je sais avec certitude que dans la mission de détection satellite nous avons eu un certain nombre de choses qui apparaissaient sur les films qui ne furent jamais suivies ; elles ne faisaient pas partie de la mission ! Une personne disant que les caméras Baker-Nunn n'ont jamais repéré quoi que ce soit se trompe tout simplement complètement parce que je sais que c'est arrivé... J'étais en charge du projet ! Simplement nous ne nous en préoccupions pas. Cela aurait été trop de travail d'investiguer sur des lumières étranges ; cela aurait distrait les hommes du travail qu'ils étaient supposés faire...

     

    Nous avons reçu de nombreux rapports de nos stations Moonwatch concernant les lumières étranges qui n'étaient certainement pas des satellites. Nombre de ces témoins étaient des astronomes amateurs et généralement bien au fait du ciel.

     

    Webb voit Hynek presque tous les jours à cette époque, et prend conscience de l'existence d'un noyau dur de cas d'ovnis qui ne peuvent pas être facilement expliqués un soir à la maison de Hynek en 1957 lorsque ce dernier, qui expliquait joyeusement certains signalements d'observations à des étudiants, arrive au cas suivant : Un objet a approché un pilote sur une trajectoire de collision, a viré, s'est mis en parallèle de l'avion, et est parti vers le haut, a rejoint 1 autre objet, et a foncé au loin. Webb note dans son journal ce cas-là, qui attiser sa curiosité pour le sujet.

     

    NICAP

     

    Webb finit par devenir conseiller scientifique du NICAP et un bon ami de Richard Hall. Il enquête notamment sur les affaires de Levelland en 1957, Red Bluff en 1960, l'enlèvement des Hill en 1961, Buff Ledge en 1979.

     

    APRO

     

    En 1976 il est conseiller scientifique de l'APRO pour l'astronomie.

    MUFONPar la suite Webb intègre le MUFON.

     

    Seymour L. Hess

     

     

    Directeur du département astronomie à l'Université de l'Etat de Floride, spécialiste en météorologie.

     

    Observation

     

    Le 22 mai 1950, Hess est à l'Observatoire de Lowell/Flagstaff (Arizona) pour effectuer des travaux sur les atmosphères planétaires, en congé de l'Université d'Etat de la Floride. A 12 h 15, il repère un petit objet étrange se déplaçant du Sud-Est au nord-ouest. Il envoie son fils chercher des jumelles. L'objet ressemble un peu à un disque, ou peut-être à un parachute incliné. Aucune aile n'est visible, ni moyen de propulsion. L'objet passé entre lui et un nuage, avant de disparaître (dans un nuage, pense Hess, bien que ce point il ne soit pas sûr) au bout de 3 mn d'observation.

     

    Des données météorologiques portant sur la taille des nuages bas, Hess en déduit que le plafond de nuages s'étendait à 12000 pieds au-dessus du terrain (contre l'évaluation visuelle du bureau de la météo de 6000 pieds au-dessus de terrain). L'angle du zénith était environ 45 °, ainsi la distance oblique aurait été de 17 000 pieds ou de 8000 pieds, selon quelle hauteur de nuage est acceptée. Pendant les 3 mn estimées de l'observation, le diamètre angulaire (de la taille d'une pièce de 10 cents) était compris entre 10 et 15 pieds. Cependant Hess juge que l'objet était probablement plus petit que cela.

      

    McDonald envisage ma possibilité d'un ballon ou autre dispositif dérivant librement. Cependant, Hess a noté soigneusement que les nuages dérivaient en direction du nord-est, c'est à dire perpendiculairement au mouvement de l'objet. Il a estimé comme étant dans le voisinage de 100 à 200 miles/h, pourtant aucun bruit de moteur d'aucune sorte n'était audible. Il a semblé foncé sur le fond lumineux des nuages, mais lumineux quand il l'a vu sur le ciel bleu. Aucune explication évidente en termes conventionnels n'est trouvée par McDonald.

     

    L'observation sera également discutée par G. de Vancouleurs.

     

    Références :

    McDonald, James, E. Cas n° 25, "Pourquoi les astronomes ne voient-ils jamais d'ovnis ?", déclaration pour le Symposium sur les ovnis, 29 Juillet 1968
    [Vallée 1966]
    [Bonvin]


    H. Percy Wilkins (docteur)

     

    Un des plus célèbre astronomes du monde

     

    Le 11 juin 1954, Percy Wilkins se trouve à bord d'un avion lorsqu'il aperçoit 2 objets en forme d'oeuf sortir des nuages. D'environ 15 m de large, ils réfléchissent le Soleil comme des plaques de métal poli. Ils sont bientôt rejoints par un 3ème objet.

     

    Chef de la section lunaire de l'Association Astronautique Britannique, Wilkins déclara à propos de la Lune :

     

    On peut observer sur le sol lunaire des ponts, des tunnels, des murs géants et artificiels. On y distingue des rayons lumineux, de larges bandes parallèles, des cratères qui changent souvent d'aspect ou qui disparaissent complètement, comme le cratère Alzahen. Signalé au début du 19ème siècle, ce cratère s'est par la suite volatilisé.

     

    Après quoi il disparu d'une manière étrange.

     

    Auteur de :

    avec Patrick Moore, The Moon, 1955.

     

    http://rr0.org/personne/Astronomes.html

    Page (1968)

     

    Si certains astronomes ont vu des ovnis qu'ils n'ont pu expliquer ce ne fut généralement pas derrière un télescope, mais comme la plupart des autres témoins, à l'œil nu, ou aux jumelles. D'autre part, la quasi-totalité des astronomes, bien que regardant le ciel fréquemment, déclare n'avoir vu aucun ovni qu'il n'aient pu expliquer a posteriori. En fait ils ne sont pas les témoins les plus propices à de telles observations, leurs observations ne représentant qu'environ 1,5 % de la couverture du ciel (en considérant un cône de 30° centré sur le zénith) Page, T. L., "Photographic sky coverage for the detection of UFOs", Science 160, 14 juin 1968, p. 1258 AAAS

    Jean-Claude Ribes
     
    Ribes naît le 11 août 1940 dans le 6ème arrondissement de Lyon. En 1947 il va à l'externat Sainte Marie. A 12 ans, il construit sa 1ère lunette d'après le Journal de Tintin. En 1957 il va au lycée du Parc, jusqu'en 1960 après avoir fait Math Sup - Math Spé. Il quitte alors Lyon pour entrer à l'Ecole Polytechnique de Paris, dont il sort diplômé en octobre en 1962.

     

    CNRS

     

    Ribes entre comme chercheur au CNRS le 1er octobre 1963. Il est attaché au Service de Radioastronomie de l'Observatoire de Paris jusqu'en 1969 et participe à la construction du radio-télescope de Nancay. En septembre 1969 il obtient son doctorat d'Etat es Sciences, puis entre au Département de radiophysique du CSIRO à Sydney (Australie) jusqu'en 1971, où il revient à l'Observatoire de Paris. Entretemps il a co-écrit un 1er livre sur la possibilité d'existence et de visites extraterrestres [2].

     

    Ribes s'intéresse à l'affaire Crowhurst, et critique aux côtés de François Ribaud le travail des enquêteurs lorsqu'ils analysèrent le journal du disparu :

     

    Il comporte le talent de ne rien dire qui soit faux, à proprement parler, mais de faire des citations tout en déformant la pensée de l'auteur, de séparer d'un contexte gênant une phrase ambiguë, d'omettre les développements ou les préambules.

     

    En 1973, suite de la vague d'observations sur la France, Ribes est contacté par Jean-Claude Bourret pour participer à une série d'émission radiophonique sur le sujet des ovnis. Le vendredi 8 mars 1974, son interview est diffusée sur France Inter. Lorsque Bourret lui demande s'il peut retenir l'hypothèse que les ovnis puissent venir d'une autre planète, Ribes répond :

     

    Bien sûr, on peut l'imaginer ! Si vraiment il s'agit d'objets ayant une conduite intelligente, ce qui semble ressortir d'un bon nombre de témoignages, je pense que l'explication extra-terrestre reste la plus rationnelle. Elle pose des problèmes : les distances et le temps nécessaire à un tel voyage. C'est très difficile à concevoir. En tous cas, si les ovnis existent, c'est une explication tout à fait rationnelle [3].

     

    A partir de 1975 il est chargé de mission scientifique à l'INAG-INSU, puis en devient le directeur-adjoint. Il est responsable de l'astronomie et de la géophysique externe, ainsi que des questions informatiques pour l'ensemble des disciplines.

     

    Lyon

     

    En 1986 il part diriger l'Observatoire de Lyon. En 1992 il est membre du Conseil Régional de la Recherche et de la Technologie de la Région Rhône-Alpes, jusqu'en 1995, où il quitte également la direction de l'Observatoire.

     

    Biraud & Ribes (1970)

     

    En 1970, les astronomes français François Biraud et Jean-Claude Ribes publient Le dossier des civilisations extraterrestres, se proposant de traiter le phénomène des ovnis de manière rationnelle et sans tabous.

     

    Ovnis

     

    Dans un autre ouvrage [4], Ribes avance une possibilité pour expliquer la présence d'ovnis tout en excluant la possibilité de voyager plus "vite" que la lumière : ceux-ci pourraient être venus sur des sortes "d'arches stellaires" gigantesques et pourraient être embusqués dans l'endroit le plus propice du système solaire pour s'y cacher sans être repérés : la ceinture d'astéroïdes située entre les planètes Mars et Jupiter. De là, il serait ensuite aisé pour une technologie supérieure à la nôtre d'aller infester nos cieux. La théorie est citée avec bienveillance par son ami Jean-Jacques Vélasco, directeur du SEPRA, dans un livre de Jean-Claude Bourret [5].

     

    Ce dernier et Ribes ont eu l'occasion de discuter du phénomène ovni :

     

    Vélasco, au CNES, m’a raconté que lors d’une de ces enquêtes, il avait eu entre les mains des photos d’ovni appartenant à l’armée et portant la mention secret défense.

     

    Quand il a demandé pourquoi, on lui a répondu : "Vous savez, dire qu’il y a des choses inexpliquées dans notre espace aérien et qu’on ne sait pas ce que c’est, c’est gênant".

     

    Pour Ribes, le problème ovni est réel :

     

    Il y a bien un phénomène ovni. Ça existe. Beaucoup de personnes rapportent des témoignages crédibles depuis des années, dont des militaires.

     

    Effectivement, Ribes lui-même a l'occasion de parler aux militaires, en donnant régulièrement des conférences à l’Ecole de l’Air :

     

    Personne ne parle d’ovni naturellement. Mais quand je commence à aborder le sujet, certains racontent. Une fois, c’est un général qui s’est levé et qui a fait le récit d’une expérience personnelle. Des lumières l’avaient suivi alors qu’il pilotait un Mirage 4. Au sol, les radars n’avaient rien detecté.

     

    Pour Ribes, si la science et l’Etat ne veulent pas ouvertement parler du phénomène ovni, c’est par "peur du ridicule" et non par complot.

     

     Ses propres réflexions de scientifique l'incitent à considerer l'HET comme l’hypothèse la plus probable :

     

    Des planètes qui ont connu la vie très longtemps avant nous, ont très bien pu développer la technologie pour venir ici. Aujourd’hui nous savons qu’en mélangeant matière et anti-matière on peut développer une énergie incroyable. Et le monde scientifique a enfin admis que statistiquement, il y avait forcément de la vie ailleurs.

    (...) Lorsqu’on se confie entre scientifiques, les plus honnêtes admettent qu’il y a quelque chose. Mais ils ne veulent pas perdre leur crédit et ont peur pour leur carrière.

     

    En 1999, afin de défendre la recherche dans ce domaine, Ribes participe à la rédaction du "rapport COMETA" [6], en rédigeant une annexe sur les observations des astronomes.

     

    Ribes habite à Montagny-sur-Grosne (71). Il est l'auteur de 18 publications dans des revues à comité de lecture, 4 publications diverses, et de plusieurs ouvrages de vulgarisation sur le thème de la recherche de la vie extraterrestre qui l'ont fait connaitre auprès du public et des médias [7] [8] [9].

    Le Journal de Saône et Loire, 20 Août 2001.

    http://www.rr0.org/personne/r/RibesJeanClaude/

     

    Sturrock (1974)

     

    En 1974, Peter Sturrock interroge les membres de l'AIAA et découvre que nombre d'astronomes, si on leur garantit l'anonymat, relatent des observations d'ovnis comme le font d'autres témoins.

     

    Lincoln LaPaz (docteur) (1897-1985)

    Lapaz 
     
    LaPaz naît le 12 février 1897 à Wichita (Kansas). Il étudie les mathématiques au College de Fairmont (aujourd'hui Université d'Etat de Wichita) où il est également enseignant à partir de 1917. En 1920 il y obtient son B. A. Il part alors à Harvard, où il obtient un M. A. en 1922. Cette année-là il épouse Leota Ray Butler avec qui il aura 2 filles, et part enseigner au College Darthmouth jusqu'en 1925.

     

    En 1928 La Paz entre à l'Université de Chicago, obtenant un doctorat. Il rédige sa thèse sur le calcul de variations sous la direction de Gilbert Ames Bliss.

     

    Après une brève affectation en tant que National Research Fellow et comme enseignant à Chicago, il est engagé comme professeur assistant à l'Université d'Etat de l'Ohio en 1930. Il est promu professeur associé en 1936 puis professeur en 1942. Là, il s'active à développer le programme diplomant de mathématiques, dirigeant des doctorants, dont Earl J. Mickle.

     

    Durant la 2nde guerre mondiale, sur le départ de l'Université d'Etat de l'Ohio, il sert comme chercheur mathématicien au Site d'Essais du Nouveau Mexique ainsi qu'en tant que directeur technique de la Section d'Analyse des Opérations de la 2nde Air Force. C'est à cette époque que son intérêt s'oriente de la ballistique vers l'étude des météorites.

     

    En 1945, il rejoint la faculté de l'Université du Nouveau Mexique et fonde l'Institut de Météorisme. A partir de cette date il devient également Directeur du Département de Mathématiques et d'Astronomie.

    1ère observationLaPaz dirigeant la récupération d'une météorite tombée dans le comté de Norton (Nebraska) en 1948 [Université du Nouveau Mexique]  


    Le 10 Juillet 1947, La Paz, voit un énorme objet de forme elliptique voler dans le ciel près de Fort Sumner (Nouveau Mexique), alors qu'il conduit avec sa femme et ses enfants. Il voit un objet lumineux inconnu effectuant une sorte d'oscillation sous les nuages. Sa luminosité est plus forte que celle de la planète Jupiter et sa forme est régulière et elliptique. La nature de l'objet est inconnue de l'astronome.

     

    USAFRoswell

     

    Lapaz va également devenir consultant de l'USAF au Nouveau Mexique. En septembre, le CIC le recrute pour déterminer la vitesse et trajectoire de ce qui s'est écrasé près de Roswell (Nouveau Mexique). Dans son enquête, avec l'assistance du sergent Lewis Rickett, La Paz découvre ce qu'il appelle un "endroit d'impact" à 5 miles au Nord-Ouest du principal champ de débris qui, d'après son rapport, contient des débris supplémentaires ainsi que du sable apparemment crystallisé par une chaleur intense [Lewis Rickett, dans Roswell Incident: Updated] [UFO Crash At Roswell par Kevin D. Randle].

     

    Il passent en tout 3 semaines à interroger des témoins et effectuer les calculs qui feront partie du rapport officiel de LaPaz pour le Pentagone. Rickett ne verra pas ce rapport, mais LaPaz lui confie penser que l'objet en question était une sonde interplanétaire non pilotée.

     

    Les 27 et 28 Avril 1948, Joseph Kaplan visite l'OSI à a base de l'USAF de Kirtland et la base de Sandia de l'AEC à Los Alamos, sous les ordres de Theodore von Karman, secrétaire de l'AFSAB. Le but de ces visites, d'après un memo secret de l'USAF, est d'examiner les rapports d'enquêtes et les circonstances entourant les "phénomènes aériens non-identifiés" observés dans la région, et de faire des recommandations quant au besoin d'investigation scientifique sur ces cas. Les docteurs Kaplan et LaPaz rencontrent divers membres du personnel de sécurité de Los Alamos le 28 Avril, afin que Kaplan puisse tenter de s'assurer de la nature des observations d'ovnis faites par des membres du projet de l'AEC et des inspecteurs du Service de Sécurité de l'AEC. Il semble être impressionné, et indique qu'il va immédiatement soumettre son rapport au docteur von Karman.

     

    En 1948, Rickett rencontre à nouveau LaPaz, à Albuquerque. Ce dernier est toujours convaincu que l'objet écrasé près de Corona venait d'une autre planète. Dans toutes les réunions qu'il a eut avec diverses agences gouvernementales, dit-il, il n'a jamais rien appris qui contredise cette position.

     

    2nde observation


    Peinture de Mrs Lapaz 
     
    Le 12 Décembre 1948, La Paz est témoin d'une boule de feu verte [Hynek] [COMETA 1999] [Good 1987].

    Le 16 Février 1949, une conférence secrète est tenue à Los Alamos pour discuter du phénomène ovni, en particulier les "boules de feu vertes" qui ont été largement signalées dans la région. Parmi les scientifiques et militaires présents se trouve Edward Teller et La Paz, dont l'opinion d'expert est demandée au cours de la conférence. LaPaz est absolument convaincu que ces "boules de feu vertes" ne sont pas des boules de feu conventionelles ou des météorites, et décrit sa propre observation du 12 Décembre 1948 :

    La boule de feu apparut dans toute son intensité instantanément — il n'y eut pas d'accroissement de la luminosité... Sa couleur, estimée être quelque part autour de la longueur d'onde de 5200 Å, était un vert brillant, comme je n'en ai jamais observé dans des chutes de météores auparavant. Le trajet était presque aussi horizontal que quelqu'un puisse en juger visuellement... Juste avant la fin... la boule de feu verte éclata en fragments, toujours de vert brillant.

     

    Clyde Tombaugh discutant des satellites proches de la Terre avec La Paz, le 3 mars 1954 [Albuquerque Journal]  


    LaPaz exclut aussi d'autres types de météores ou boules de feu non conventionnelles et quitte la conférence convaincu que le phénomène n'est pas explicable [Good 1987]. L'enquête sur ce phénomène est confiée à La Paz, sous la forme du projet Twinkle.

     

    Le 27 Décembre 1951, LaPaz déclare que le projet Twinkle est un échec et y met un terme.

    Dans un article du 5 Mai 1952 de Life Magazine est décrite l'observation de La Paz en 1947 : L'objet "...montrait une sorte de mouvement vacillant" puis disparut derrière des nuages. Il réapparut et "se projeta contre les nuages sombres donnant la plus forte impression de luminosité propre." L'objet se déplaça alors lentement du Sud au Nord et 2 mn et demi derrière un ban de nuages. D'après les calculs de La Paz, confirmés par sa femme, qui avec leurs 2 filles étaient avec lui, l'objet faisait 235 pieds de long et 100 pieds d'épaisseur. Sa vitesse horizontale variait entre 120 et 180 miles/h et son ascension verticale entre 600 et 900 miles/h.

     

    En 1953, Lapaz devient Directeur de la Division d'Astronomie de l'Université du Nouveau Mexique, jusqu'en 1962. En 1966, Lapaz quitte la direction de l'Institut de Météorisme où il est remplacé par le docteur James D. Wray.

     

    La Paz meurt de cause naturelle le 19 octobre 1985 à Albuquerque (Nouveau Mexique).

     

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    Friedrich Wilhelm Herschel (sir) (1738-1822)

    Hershel  


    Herschel naît à Hanovre (Allemagne) le 15 novembre 1738. La musique constitue une part importante de son éducation, ce qui devient évident quand il devient membre de la fanfare des Gardes Hanovriens. Il entre dans l'armée mais n'y sert que peu de temps, sa santé fragile le rendant inapte à la vie militaire.

    Angleterre (1757)En 1757 son père l'aide alors à quitter l'Allemagne pour l'Angleterre, où il s'installe. Là, celui que l'on appelle "William" Herschel entâme une carrière musicale comme employé d'un orchestre militaire, puis devient professeur de musique et organiste à la Chapelle Octagon, à Bath. Il compose et donne des concerts, avec un certain succès. En 1772 il convainc sa soeur Caroline de le rejoindre comme choriste, bientôt suivie de son frère Alexandre.

    Cependant, Herschel développe un intérêt grandissant pour l'astronomie qui devient vite sa passion première. Il loue un petit télescope à réflexion, le 1er d'une série qu'Hershell possèdera, de plus en plus gros. En 1773, manquant d'argent pour en acheter un nouveau, il commence à en construire un avec l'aide de son frère et sa soeur. Le projet aboutit à la réalisation de son plus grand télescope, un réflecteur de 48 pouces qu'il construit à l'aide d'un don de 4000 livres du roi George 3.

    Le téléscope de 20 pieds de Hershel  

     Cependant la plupart de ses observations enregistrées seront faites avec son télescope à réflexion de 20 pieds. Son grand zèle et sa nature méthodique vont faire de Hershel l'un des observateurs les plus notables de l'histoire de l'astronomie. Son étude systématique du ciel et l'un de ses accomplissements les plus importants. C'est au cours de cette étude qu'en 1777, il signale avoir observé des boules de feu.

    Uranus (1781)Le 13 Mars 1781, alors qu'il inspecte le ciel avec un télescope à réflexion de 7 pouces, il observe un objet inhabituel, se présentant avec une forme de disque aplati. Herschel pense avoir découvert une comète. Il poursuit ses observations et calculs durant des mois, découvrant une orbite résidant bien au-delà de Saturne et largement circulaire. La "comète" de Herschel est en fait une planète. Différents noms sont suggérés, y compris son propre nom, "Herschel". Ce dernier, cependant, veut l'appeler "Georgium Sidus," en hommage à George 3. Ce nom, cependant, n'a pas la faveur de la communauté astronomique, et la planète est finalement nommée Uranus, dieu mythologique des cieux. Herschel est fait chevalier ainsi que astronome du roi par George 3. Il reçoit une pension de 200 livres/an qui lui permet d'être astronome à plein temps.

    Le 4 mai 1783, Hershel observe un point brillant vu dans l'obscurité de la Lune... qui vu dans le télescope ressemblait à une étoile de la 4ème magnitude telle qu'elle apparaît à l'oeil nu [Philosophical Transactions (Volume LXXVII) for 1787 < Lowes, 1927 < Rosenberg, Samuel, "'Ancient' UFO Reports", "UFOs in History", Scientific Study of Unidentified Flying Objects, 1969].

    En 1785 il introduit la théorie discoïdale du système stellaire, anticipant la forme de notre galaxie. Il pense que toutes les nébuleuses sont des amas d'étoiles qu'il appelle nébuleuses îles.

    Le 19 avril 1787, il observe dans la partie de sombre de la Lune un "volcan" où a lieu une activité lumineuse, qu'il interprète comme une éruption.

    Lors d'une éclipse totale de la Lune le 22 octobre 1790, Herschel découvre plus de 150 points lumineux de couleur rouge sur la surface lunaire, avec un télescope qui ne grossit que 320 fois.

    Au cours de ses observations, il découvre de grandes quantités de portions ternes de lumière et catalogue ces objets (des nébuleuses) méthodiquement. En 1800 il s'intéresse au spectre solaire, et découvre une part de l'énergie qui n'est pas dans le spectre visible : l'infrarouge.

    John, le fils de Herschel, emène l'instrument de son père en Afrique du Sud où il peut observer le ciel de l'hémisphère Sud. Ce dernier publie un catalogue en 1864. Sur les 5097 objets, 4630 sont découverts par William et son fils John Herschel. Le catalogue est appelé Le Catalogue Général des Nébuleuses. En 1888 ce catalogue est revu et étendu par L. E. Dreyer. Il contient alors 7840 nébuleuses et amas. Après cette révision il est renommé "Nouveau Catalogue Général" (New General Catalog ou NGC). La plupart des objets non stellaires sont toujours connus de par le NGC.

    Les observations et découvertes de Herschel sont nombreuses. Il observe les tâches solaires et confirme la nature gazeuse du Soleil. Outre la planète Uranus, il découvre aussi 2 de ses satellites, ainsi que 2 autres de Jupiter.

    Ses travaux principaux concernes les étoiles. Deux découvertes de 1ère importance sur le mouvement du système solaire dans l'espace et la preuve que les étoiles binaires se déplacent autour d'un centre de gravité commun. Il découvre près de 1000 étoiles doubles.

    Il décède à Slough (Angleterre) le 25 Août 1822.

    Auteur de :

    1786. [XXVII.] Catalogue of One Thousand new Nebulae and Clusters of Stars. By William Herschel, LL.D.F.R.S. Read April 27, 1786. Philosophical Transactions of the Royal Society of London, Vol. LXXVI (76), p. 457-499.
    1789. [XX.] Catalogue of a second Thousand of new Nebulae and Clusters of Stars; with a few introductory Remarks on the Construction of the Heavens. By William Herschel, LL.D.F.R.S. Read June 11, 1789.Philosophical Transactions of the Royal Society of London, Vol.
    LXXIX (79), p. 212-255.
    1802. [XVIII.]
    Catalogue of 500 new Nebulae, nebulous Stars, planetary Nebulae, and Clusters of Stars; with Remarks on the Construction of the Heavens. By William Herschel, LL.D.F.R.S. Read July 1, 1802.Philosophical Transactions of the Royal Society of London, Vol. XCII (92), p. 477-528.
    1783. On the Proper Motion of the Sun and Solar System; With an Account of several Changes That Have Happened among the Fixed Stars since the Time of Mr. Flamstead. By William Herschel, Esq. F. R. S.Philosophical Transactions of the Royal Society of London, Vol.
    LXXIII (73), p. 247-283.
    Références :

    Angus Armitage, 1962. William Herschel. Thomas Nelson and Sons, London.
    Günther Buttmann, 1961. Wilhelm Herschel, Leben und Werk [William Herschel, Life and Work]. Wissenschaftliche Verlagsgesellschaft Stuttgart. In German.
    Heinz Gärtner, 1996. Er durchbrach die Schranken des Himmels - Das Leben des Friedrich Wilhelm Herschel [He breaked through the barriers of the heaven - the life of F.W. Herschel]. Edition Leipzig.
    Jürgen Hamel, 1988. Friedrich Wilhelm Herschel. BSB Teubner, Leipzig.
    In German.

    http://rr0.org/personne/Astronomes.html

    E. Walter Maunder


     
    Astronome renommé ayant signalé des ovnis.

    Le 17 Novembre 1882, Maunder se trouve à l'observatoire royal de Greenwich (Angleterre), lorsqu'il voit un grand disque circulaire ou ovale de lumière verdâtre passant d'un horizon à l'autre à allure constante en 2 mn.

    Lui et plus d'une centaine de témoins de l'observatoire observent l'objet se déplacer en douceur, mais plus vite qu'aucun des corps astronomiques observés. Il semble aussi s'allonger, suggérant qu'il s'agit peut-être d'un disque changeant d'angle. Maunder décrira l'objet ainsi :

    Il s'agissait sans aucun doute d'un corps. Rien ne pouvait moins ressembler à la hâte d'un gros météore ou d'une boule de feu que la progression régulière de cette "torpille".

    Références :Jones, R. V. "The Natural Philosophy of Flying Saucers," Physics Bulletin 19, juillet 1968, pp. 225-230. http://rr0.org/personne/Astronomes.html